Abdoulaye Fall trace les premiers jalons de son mandat à la tête de la FSF

À peine élu président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), Abdoulaye Fall a adressé un message fort et rassembleur à l’ensemble des acteurs du football national. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le nouveau patron du football sénégalais a exprimé sa profonde gratitude envers ceux qui lui ont accordé leur confiance, tout en dessinant les grandes lignes de son projet à venir.

Dès les premières lignes de sa déclaration, Abdoulaye Fall a tenu à remercier toutes les composantes du football sénégalais : clubs, ligues, supporters, encadreurs, dirigeants, et passionnés. « Ce mandat, je le dédie à l’unité et à la stabilité du football sénégalais », a-t-il affirmé, insistant sur sa volonté d’associer tous les acteurs, « de la base au sommet », à la dynamique qu’il entend insuffler.

Convaincu que les défis qui attendent la FSF nécessitent une synergie des efforts, Abdoulaye Fall a lancé un appel à l’unité et au travail : « Le travail commence dès à présent. Construisons un football plus fort, plus juste et plus ambitieux autour du contrôle passe. » Par cette formule, il semble faire référence à la nécessité de rigueur dans la gestion, d’équité dans la compétition, et de cohérence dans les orientations stratégiques.

L’élection d’Abdoulaye Fall intervient dans un contexte où le football sénégalais connaît à la fois des succès notables — notamment avec les récents sacres continentaux — mais aussi des interrogations sur la gouvernance, la structuration des compétitions locales, et la valorisation du football amateur.

Ses premières décisions seront donc scrutées de près, tant par les observateurs que par les passionnés. Reste à voir comment le nouveau président parviendra à concilier ambitions, réformes et attentes, dans un univers où la passion rime souvent avec pression.

Projet de Loi de Finances Initiale 2026 : Cheikh Diba trace les grandes lignes d’une nouvelle gouvernance budgétaire

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a donné le coup d’envoi officiel de la préparation du Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2026 à travers une circulaire rendue publique le 23 juillet dernier. Ce document, relayé par le journal Libération, fixe les orientations majeures de la politique budgétaire nationale pour le prochain exercice, dans un contexte marqué par des défis économiques persistants et une volonté affirmée de transformation structurelle.

Face aux urgences économiques et sociales, mais aussi à la nécessité de poursuivre les efforts de rationalisation des finances publiques, le ministre Diba a articulé la stratégie budgétaire 2026 autour de quatre grands piliers :

L’adoption d’une politique fiscale innovante, efficace, efficiente et équitable pour accroître la mobilisation des ressources internes ; La consolidation budgétaire à court terme, dans le cadre de la poursuite de la politique d’assainissement des finances publiques ; Une gestion active et rigoureuse de la dette publique, afin de préserver la soutenabilité budgétaire ; L’intégration des projets structurants de l’Agenda 2050 dans les allocations sectorielles, pour garantir leur financement optimal.

Ces priorités s’inscrivent, selon Cheikh Diba, dans « la continuité et le renforcement des réformes déjà initiées » et visent à « une redistribution plus équitable des fruits de la croissance économique ».

L’un des points saillants de la circulaire ministérielle est l’institutionnalisation de l’évaluation ex-ante obligatoire pour tout projet d’investissement public d’un montant égal ou supérieur à 500 millions de francs CFA. En dessous de ce seuil, les projets devront être justifiés par une note conceptuelle, soumise aux comités de maturation et de sélection des projets, et accompagnée de documents techniques validés.

Avant toute inscription dans le Programme d’Investissements Publics (PIP), chaque projet devra disposer d’une étude de faisabilité complète, validée par un comité spécialisé. Une exigence qui vise à rationaliser les investissements, à éviter les éléphants blancs, et à garantir la pertinence économique et sociale des initiatives financées sur fonds publics.

Autre nouveauté majeure : la circulaire met fin à la reconduction systématique des crédits budgétaires, notamment pour les projets d’investissement. En lieu et place, le ministère réaffirme son engagement dans la budgétisation à base zéro, une méthode exigeant une justification détaillée de chaque dépense projetée.

Les institutions constitutionnelles et les ministères sont ainsi appelés à procéder à une évaluation rigoureuse des besoins, avec obligation de produire une note explicative par activité, catégorie et ligne budgétaire. Ce document devra accompagner les avant-projets de budgets transmis en amont des conférences budgétaires prévues dans les prochaines semaines.

Remaniement Ministériel au Sénégal : Le Président Bassirou Diomaye Faye Trace une Nouvelle Trajectoire

Le paysage politique sénégalais subit des transformations majeures avec l’annonce d’un remaniement ministériel initié par le président Bassirou Diomaye Faye. Ce remaniement marque une rupture nette avec certains cadres de l’ère Macky Sall et implique des changements significatifs dans la composition du gouvernement.

Parmi les modifications les plus remarquables, on note l’éviction de Oumar Demba Bâ, ex-ministre-conseiller diplomatique et collaborateur de l’ancien président Macky Sall. Il est remplacé par Sonar Ngom, ancien secrétaire général au ministère des Affaires étrangères. Ce changement illustre la volonté du président Faye de constituer une équipe gouvernementale qui reflète sa propre vision et ses priorités politiques.

Ce remaniement intervient dans un contexte où le président Faye semble chercher à s’entourer d’une nouvelle équipe, renforçant ainsi sa gouvernance et réalignant les forces politiques autour de sa direction. Ces ajustements visent à répondre aux aspirations de renouvellement et à établir une confiance renouvelée au sein du gouvernement sénégalais.

Il est à noter que ce remaniement ministériel pourrait avoir des implications importantes sur la politique intérieure et extérieure du Sénégal, ainsi que sur la dynamique politique dans le pays. Les observateurs seront attentifs à la manière dont ces changements influenceront la gouvernance et les politiques publiques à l’avenir, alors que le président Faye cherche à imprimer sa marque sur la direction du pays.

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