Le Commissariat central de Ziguinchor a mis la main sur un important réseau de trafic de drogue, à l’issue d’une opération menée à environ 450 kilomètres au sud de Dakar. Trois individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs et trafic international de cocaïne, après la découverte de soixante-dix boulettes de cette drogue dure, soigneusement dissimulées sous forme d’amulettes.
Selon la Police nationale, tout est parti de l’interpellation, le 8 novembre dernier, d’un véhicule de transport en commun à l’entrée de la ville de Ziguinchor. À bord, un passager en provenance de la Guinée-Bissau transportait une ceinture d’amulettes enveloppées dans du cuir, contenant en réalité soixante-dix boulettes de cocaïne. L’homme a été immédiatement arrêté par les éléments de la Police, qui ont ouvert une enquête pour remonter la filière.
Les investigations se sont rapidement orientées vers d’autres complices présumés. Grâce à un travail de renseignement approfondi, les enquêteurs ont réussi à identifier le véritable propriétaire de la cargaison. Ce dernier a été localisé et appréhendé à Mbour, à quelque 80 kilomètres au sud de Dakar, en compagnie d’un acolyte qu’il avait chargé de récupérer le colis à Ziguinchor. Lors de cette arrestation, les forces de l’ordre ont également saisi deux téléphones portables, une moto et un portefeuille contenant une importante somme d’argent.
Une perquisition menée au domicile du principal suspect a permis de découvrir d’autres éléments compromettants. Les policiers y ont trouvé trois téléphones portables supplémentaires, un ordinateur portable, un lot de reçus de versements bancaires, une balance électronique, un pistolet factice et un coupe-coupe. Autant d’indices qui confirment, selon les enquêteurs, l’existence d’une activité illicite bien organisée et d’un réseau à ramifications transfrontalières.
Lors de son interrogatoire préliminaire, le principal mis en cause a tenté de se disculper, affirmant ne pas connaître le contenu des amulettes. Il a toutefois reconnu que celles-ci étaient destinées à des personnes se trouvant à l’étranger, censées trouver un moyen pour les récupérer. Une explication jugée peu crédible par les enquêteurs, qui estiment avoir affaire à une filière bien structurée entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, plaque tournante connue du trafic de stupéfiants en Afrique de l’Ouest.