Ziguinchor : les travailleurs municipaux en sit-in pour réclamer l’application des augmentations salariales

Les agents municipaux de Ziguinchor ont décidé de hausser le ton. Ce mercredi 24 septembre, ils ont observé un sit-in devant la mairie pour exiger le paiement effectif de leurs nouvelles rémunérations. Cette revendication s’appuie sur l’accord signé le 10 juillet 2025, qui prévoit l’alignement des salaires des agents municipaux sur ceux de la fonction publique d’État.

D’après Habib Ngoundiam, secrétaire général des travailleurs des collectivités territoriales, section de Ziguinchor, cette mesure concerne directement 103 agents, dont 52 fonctionnaires. L’application de l’accord représente une enveloppe globale estimée à environ 11 millions de francs CFA par mois. Interrogé par téléphone, il a assuré que la mairie dispose de ressources suffisantes pour s’acquitter de ces obligations. « Nous savons ce que nous collectons chaque jour. La mairie est capable de régler cette question », a-t-il déclaré, rappelant que le budget annuel de l’institution s’élève à près de 5 milliards de francs CFA.

Le syndicaliste a tenu à souligner que cette revalorisation n’est pas une faveur accordée par les autorités municipales, mais bien une obligation légale découlant d’un accord dûment signé. « Ce sont des engagements que la mairie doit respecter. Elle n’a pas le choix », a-t-il insisté, en appelant les responsables locaux à faire preuve de sérieux dans la gestion de cette question salariale.

Dans l’attente d’une réponse officielle de la part de la municipalité, les travailleurs ont affirmé leur détermination à poursuivre leur mouvement. Ils préviennent qu’ils maintiendront la pression tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Cette mobilisation traduit un malaise persistant au sein des collectivités locales, où les questions liées aux conditions de travail et à la rémunération demeurent un sujet sensible.

Syndicat des travailleurs municipaux : La bataille pour la succession de Sidya Ndiaye

Le Syndicat unique et démocratique des travailleurs municipaux (SUDTM) s’apprête à organiser son premier Congrès le 24 février prochain. Cet événement revêt une importance capitale, car il marquera le début d’une bataille pour la succession de feu Sidya Ndiaye, ancien secrétaire général de l’organisation, décédé le 14 juin dernier. Sidya Ndiaye occupait également le poste de secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (FGTS), ce qui ajoute une dimension stratégique à la lutte pour sa succession au sein de la centrale syndicale.

Selon les informations fournies par Le Quotidien, la bataille pour la succession de Sidya Ndiaye s’annonce rude, avec des prétendants se manifestant déjà. Moussa Cissokho s’est ainsi auto-proclamé secrétaire de la FGTS/B, tandis que plusieurs membres de la centrale syndicale considèrent Mballo Dia Thiam comme le successeur naturel du défunt. Cette situation crée des tensions au sein du syndicat, avec des divergences sur la légitimité des candidatures.

Mbaye Sow, secrétaire général départemental de Rufisque du SUDTM, exprime clairement les préoccupations des travailleurs face à cette situation. Il souligne que certains candidats revendiquent la position de secrétaire général sans avoir contribué au développement de la centrale syndicale. Selon lui, seul le choix des travailleurs permettra de résoudre ce différend et de garantir une direction légitime et représentative des intérêts des travailleurs.

En attendant le Congrès du SUDTM, prévu pour régler la succession de Sidya Ndiaye, Mbaye Sow espère que cet événement permettra de mettre fin aux querelles internes et de se concentrer sur les préoccupations des travailleurs. Il souligne également que la performance de la FGTS/B lors des dernières élections de représentativité des centrales syndicales, où elle s’est classée parmi les cinq premières, a attisé les ambitions et les rivalités au sein du syndicat.

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