Tribunal de Dakar : Samuel Sarr renvoyé au parquet après son déferrement

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous la présidence d’Abdoulaye Wade, a été déféré ce mardi matin devant le procureur par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Cependant, son dossier a fait l’objet d’un retour de parquet, selon des sources judiciaires, reportant ainsi son face-à-face avec le procureur à une date ultérieure, probablement ce mercredi.

L’ancien ministre a été interpellé vendredi dernier à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass par la police de l’air et des frontières. Cette arrestation fait suite à une interdiction de sortie du territoire émise à son encontre par les gendarmes de la SR de Dakar.

Samuel Sarr est cité dans une affaire de présumé détournement de fonds, bien que les détails exacts des accusations portées contre lui restent encore à clarifier. Il est actuellement assisté par son avocat, Me Baboucar Cissé, qui assure sa défense dans cette procédure.

Ce développement judiciaire intervient alors que les autorités poursuivent leurs investigations sur les allégations portées contre l’ancien ministre. Plus d’informations devraient être révélées lors de sa prochaine comparution devant le procureur.

Tribunal de Dakar : Mamadou Diop condamné pour chantage à des vidéos compromettantes

Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a récemment jugé une affaire poignante mettant en lumière les dérives dangereuses des relations toxiques et du chantage émotionnel. Mamadou Diop, commerçant de son état, a comparu devant la justice pour extorsion de fonds et détention d’images contraires aux bonnes mœurs. Ce dernier avait menacé sa petite amie, Aminata Sall, de diffuser des vidéos compromettantes d’elle sur les réseaux sociaux si elle ne cédait pas à ses demandes financières. Ce cas, qui s’est soldé par une condamnation, soulève des préoccupations quant à la manipulation et à l’abus de confiance au sein des relations amoureuses.

Tout a commencé lors d’une rencontre fortuite à une foire à Rosso. Mamadou Diop et Aminata Sall, tous deux commerçants, se sont rapprochés et ont rapidement entamé une relation amoureuse. La jeune femme, persuadée de la sincérité des intentions de son partenaire, a accepté de lui prêter une somme de 500 000 FCfa, destinée à constituer la dot nécessaire pour officialiser leur union. Cependant, après avoir reçu l’argent, Mamadou n’a plus montré d’intérêt pour le mariage, détournant cette somme pour ses besoins personnels.

Consciente d’avoir été trompée, Aminata a exigé le remboursement de l’argent prêté. C’est à ce moment que la relation a pris une tournure inquiétante. Mamadou, plutôt que de restituer la somme, a menacé de publier des vidéos intimes qu’elle lui avait envoyées au cours de leur relation, exigeant d’elle des montants supplémentaires sous la menace.

Sous la pression, Aminata a d’abord cédé, versant à Mamadou près de 700 000 FCfa, en puisant dans ses économies et en sollicitant l’aide de ses proches. Cette situation de chantage, devenue insupportable pour la jeune femme, a finalement été dénoncée aux autorités, conduisant à l’arrestation de Mamadou Diop en septembre 2024.

Au cours de son procès, Mamadou a reconnu les faits, admettant qu’il n’avait jamais eu l’intention de rendre publiques les vidéos compromettantes. Cependant, il avait utilisé ces menaces pour extorquer de l’argent à Aminata, expliquant qu’il traversait une période financièrement difficile. « Il n’a jamais été question de publier les images, je voulais juste récupérer de l’argent », a-t-il affirmé devant le tribunal.

Face à la gravité des accusations et après délibération, le tribunal a condamné Mamadou Diop à deux ans de prison avec sursis et l’a sommé de rembourser la somme restante de 127 000 FCfa à Aminata Sall. Le procureur, ayant requis une peine ferme de deux ans, avait souligné la nature pernicieuse du chantage et ses conséquences psychologiques sur la victime.

Cette affaire, bien qu’elle se soit soldée par une condamnation, met en lumière un problème social préoccupant : l’utilisation des moyens numériques à des fins de chantage dans les relations intimes. Il rappelle également la nécessité pour les victimes de ce type de manipulation de chercher de l’aide et d’oser dénoncer les abus subis.

Les cas de chantage à des images compromettantes, souvent appelés « revenge porn », sont en augmentation au Sénégal, à mesure que les technologies de communication se répandent. Ce phénomène met à mal l’intégrité des relations amoureuses et pose la question de la protection de la vie privée à l’ère numérique. Si cette affaire a connu un dénouement judiciaire, elle illustre également le chemin à parcourir pour sensibiliser la société aux dangers de la manipulation émotionnelle et aux abus de confiance dans les relations amoureuses.

Face à cette situation alarmante, il est essentiel de renforcer l’éducation et les mécanismes de protection autour des droits à l’intimité et de mettre en place des mesures pour prévenir et punir ces dérives.

Tribunal de dakar : Bah Diakhaté accuse Ousmane Sonko de tromperie sur sa déclaration de patrimoine

L’activiste Bah Diakhaté, lors de son interrogatoire ce lundi devant le tribunal des flagrants délits, a lancé des accusations graves contre l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant d’avoir trompé les Sénégalais dans sa déclaration de patrimoine. Diakhaté affirme que Sonko n’a pas mentionné un de ses immeubles dans cette déclaration.

Devant le juge, Bah Diakhaté a brandi des titres de propriété au nom d’Ousmane Sonko, indiquant que ce dernier avait revendu en 2018 un immeuble à une certaine Astou pour la somme de 100 millions de francs CFA. « Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a vendu un immeuble à un inspecteur des impôts, » a-t-il révélé.

Du côté de la défense, Me Amadou Sall a argumenté que son client, Bah Diakhaté, agissait en tant que lanceur d’alerte. « Il alerte l’opinion sur des faits cachés. Et le président Bassirou Diomaye Faye a informé sur l’adoption d’une loi protégeant les lanceurs d’alerte, » a déclaré l’avocat.

Toutefois, le représentant du ministère public a exprimé des doutes quant à la véracité des déclarations de Bah Diakhaté.

Affaire Cheikh Yérim et l’ex-capitaine Touré : Verdict du Tribunal de Dakar

Le rideau est tombé sur l’affaire qui a secoué les milieux médiatiques et juridiques, opposant le journaliste Cheikh Yérim Seck, Xavier Pryen, Directeur général des Éditions Harmattan, et l’ex-capitaine Seydina Oumar Touré. Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict ce mercredi 8 mai, mettant ainsi fin à un chapitre tumultueux de cette saga judiciaire.

Le juge, après avoir délibéré publiquement et contradictoirement à l’égard de la partie civile, a reconnu Xavier Pryen coupable de diffamation et Cheikh Yérim Seck complice de ce chef. Les deux prévenus ont été condamnés à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis. De plus, Seydina Oumar Touré, en tant que partie civile, s’est vu accorder une compensation de 5.000.000 FCFA à titre de dommages et intérêts pour préjudices.

La responsabilité civile des Éditions Harmattan, éditeur du livre contenant les propos diffamatoires, a également été reconnue par le tribunal. Elles devront garantir le paiement de la somme due à Seydina Oumar Touré. En outre, le tribunal a ordonné la publication de sa décision dans trois quotidiens nationaux, aux frais des prévenus, ainsi que la condamnation aux dépens.

Cette décision marque une victoire pour l’ancien capitaine de la gendarmerie, assisté de son avocat Me Moussa Sarr, qui a su défendre son honneur face aux accusations portées à son encontre dans le livre « Macky Sall face à l’histoire » de Cheikh Yérim Seck. Ce dernier avait notamment mentionné des éléments pouvant incriminer Seydina Oumar Touré, l’accusant d’avoir joué un rôle dans l’affaire opposant Adji Sarr à Ousmane Sonko.

Cette affaire met en lumière l’importance du respect de la présomption d’innocence et de la responsabilité dans la diffusion d’informations, en particulier dans le contexte sensible des affaires judiciaires et politiques. Elle souligne également la nécessité pour les médias et les auteurs de travailler avec rigueur et responsabilité dans le traitement des sujets sensibles, afin d’éviter les conséquences dommageables de la diffamation et de la calomnie.

Incendie au tribunal de Dakar : Piste accidentelle et auteure du feu arrêtée

L’incendie survenu ce jeudi matin au tribunal hors classe de Dakar a suscité diverses réactions, certaines spéculations circulant sur les réseaux sociaux, évoquant des théories du complot en lien avec la loi d’amnistie générale récemment adoptée par l’Assemblée nationale. Cependant, selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la brigade de gendarmerie de Dakar-ville (Thiong), la piste criminelle semble être écartée.

Selon une source de Seneweb, l’incendie a débuté vers 9 heures dans un local adjacent au magasin de stockage du matériel utilisé par le personnel chargé du nettoyage du tribunal. L’auteure présumée de l’incendie, A. Dacosta, membre du personnel de nettoyage, a été arrêtée par la gendarmerie de Thiong.

D’après les informations recueillies, la suspecte avait aménagé un espace dans le local pour préparer des beignets qu’elle vendait au tribunal. Aux environs de 9 heures ce 7 mars 2024, alors qu’elle préparait ses beignets, l’huile a pris feu, provoquant une propagation rapide des flammes. Prises de panique, les femmes présentes dans le local ont rapidement évacué les lieux, alertant ensuite les services de sécurité, qui ont à leur tour contacté les sapeurs-pompiers. L’incendie a été maîtrisé vers 11 heures.

Bien que des dégâts matériels importants aient été signalés, aucun décès ni blessé n’ont été enregistrés. Les premiers éléments de l’enquête indiquent clairement que l’incident est d’origine accidentelle, écartant ainsi les spéculations liées à des motivations criminelles. Les autorités poursuivent leur travail pour élucider tous les détails de cette affaire.

Ousmane Sonko ‘reporte’ le déferrement de Me Moussa Diop

Me Moussa Diop ne sera pas déféré. En cause : le délibéré du tribunal de Dakar ce 12 décembre sur la réintégration d’Ousmane Sonko dans les listes électorales.

Me Moussa Diop devrait être déferré devant le procureur. L’ancien directeur de la société nationale de transport Dakar Dém Dikk qui a fait des révélations explosives impliquant le président Macky Sall et son ancien ministre des mines Aly Ngouille Ndiaye au sujet d’un deal autour d’une exploitation de diamant au nord du Sénégal, n’a pas varié dans ses déclarations devant les enquêteurs de la sûreté urbaine.

L’enquête qui s’est terminée vers 2 heures du matin, a été bouclée. ‘’SourceA’’ qui donne l’information, a donné les raisons pour lesquelles le leader de ‘’AG Jotna’’ n’a pas pu faire face au Parquet ce mardi, alors qu’il devait y être déféré.

Selon le journal, les autorités judiciaires n’ont pas voulu déférer l’avocat au moment où le procès d’Ousmane Sonko se tient devant le tribunal d’instance hors classe de Dakar. Car, ajoute la même source, la situation serait difficile à gérer si les partisans des deux opposants qui ne s’apprécient pas du tout, se retrouvent le même jour au Temple de Thémis.

Maître Moussa Diop est poursuivi pour actes de nature à jeter le discrédit sur les institutions et diffusion de fausses nouvelles. Il refuse pour le moment de révéler les sources qui lui ont filé les documents brandis devant la presse.

Tribunal de Dakar : La tension monte entre les avocats de Sonko et le juge dès l’ouverture du procès

L’audience très attendue opposant Ousmane Sonko à l’État du Sénégal a débuté ce mardi au Tribunal de première instance de Dakar, avec pour enjeu la radiation ou la réintégration de l’opposant sénégalais sur les listes électorales.

Dès le début, des malentendus ont marqué le début de l’audience, principalement dus à une confusion sur le lieu de l’audience. Les avocats de Sonko, conduits par Me Bamba Cissé, se sont initialement rendus à la Salle 4, entraînant un retard dans le démarrage des débats.

Le juge, en charge de l’audience, a accordé quatre heures de temps de parole à chaque partie. Les avocats de l’opposant, au nombre de plus de trente, ont réclamé cinq heures, sans succès, donnant lieu à des échanges tendus. Me Ousseynou Fall, avocat de Sonko, a accusé le juge de partialité, provoquant une réplique ferme de ce dernier, qui a exigé le retrait des propos.

On note la présence de figures politiques, notamment des alliés de Sonko comme Déthié Fall. Alors que les débats se poursuivent, notre équipe suit l’évolution de l’audience minute par minute, s’engageant à fournir des mises à jour en temps réel sur les développements de cette affaire cruciale pour Ousmane Sonko.

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