Le Dakarois Quotidien N°520 – 24/07/2025
Étiquette : tricherie
Tricherie au baccalauréat à Salikégné : trois candidats exclus pour usage de téléphone portable
L’édition 2025 du baccalauréat au Sénégal connaît déjà ses premiers cas de fraude, illustrant la persistance des tentatives de contournement des règles malgré les dispositifs de surveillance renforcés. À Salikégné, localité située dans le département de Kolda, trois candidats ont été pris en flagrant délit de tricherie au centre d’examen installé au lycée de la commune.
Les faits se sont produits au sein du jury 1321. Selon les informations confirmées par le président du jury, Dr Assane Seck, le premier incident a eu lieu au cours de l’épreuve de philosophie. Un des candidats, muni de son téléphone portable, tentait de consulter des contenus en rapport avec le sujet lorsque sa manœuvre a été découverte par un surveillant. Alerté, le président du jury s’est immédiatement rendu dans la salle pour constater l’infraction.
Quelques heures plus tard, au moment des épreuves de langue vivante 1, deux autres candidats ont également été surpris, chacun avec un téléphone portable dissimulé sur eux. Les surveillants, particulièrement vigilants après le premier cas détecté, ont pu identifier les fraudeurs avant qu’ils n’aient le temps d’utiliser leurs appareils pour tricher.
Face à ces violations graves du règlement, les autorités du centre d’examen n’ont pas tergiversé. Les trois candidats ont été exclus sur-le-champ du centre, conformément aux dispositions réglementaires de l’Office du Baccalauréat qui prévoient la radiation immédiate des auteurs de fraude. Dans le rapport transmis au niveau central, le président du jury a dressé un compte rendu détaillé des circonstances et des objets saisis.
Le chef du centre, qui est également proviseur du lycée de Salikégné, a informé les forces de sécurité locales afin d’envisager les suites pénales que pourraient encourir les mis en cause. Ces exclusions rappellent la fermeté avec laquelle les autorités éducatives ont décidé de traiter cette année toute tentative de fraude. L’interdiction stricte de l’utilisation de téléphones portables dans les salles d’examen fait partie des mesures phares mises en place pour préserver l’intégrité et la crédibilité de cet examen national.
Ces incidents à Salikégné illustrent les difficultés persistantes auxquelles les autorités font face dans leur lutte contre la tricherie, malgré les campagnes de sensibilisation et le renforcement des contrôles. Ils constituent aussi un avertissement aux autres candidats tentés de recourir à des moyens illicites dans l’espoir de décrocher le précieux sésame.
Tricherie au Bac blanc : trois mois ferme pour l’assistant du censeur du lycée Blaise Diagne
Le tribunal de Dakar a rendu son verdict ce mardi dans l’affaire de fuite des sujets lors du Baccalauréat blanc au lycée Blaise Diagne. K. A. Guèye, assistant du censeur, a été condamné à deux ans de prison dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 100 000 francs CFA. Il est reconnu coupable d’avoir facilité la diffusion anticipée des épreuves à un groupe d’élèves.
L’affaire, qui a secoué la communauté éducative, remonte à la session de cette année. D’après l’enquête, l’assistant aurait transmis les sujets à des candidats avant les examens, compromettant ainsi la crédibilité de cette session préparatoire.
Huit élèves, dont quatre filles, ont également comparu. L’une d’elles était absente à l’audience. Tous ont reconnu les faits et ont été condamnés à une amende de 50 000 francs CFA chacun.
Cette affaire relance le débat sur l’éthique scolaire et la rigueur nécessaire même lors des examens blancs. Si le ministère de l’Éducation nationale ne s’est pas encore prononcé, cette décision pourrait entraîner un durcissement des règles encadrant ces évaluations.
K. A. Guèye purgera donc trois mois de prison ferme. Les élèves impliqués, eux, pourraient faire face à d’éventuelles sanctions disciplinaires en plus de leur condamnation pécuniaire.
Aminata Touré dénonce une prétendue tricherie au conseil constitutionnel et menace de porter plainte
Aminata Touré, candidate à l’élection présidentielle, a accusé le Conseil constitutionnel d’une « grande tricherie » lors de la vérification de ses parrainages. La commission de contrôle de parrainages aurait signalé une région manquante dans les parrainages d’Aminata Touré, en particulier à Saint-Louis. Cependant, Mimi Touré conteste vigoureusement cette allégation, affirmant avoir remis tous ses parrainages des 14 régions sur une clé USB au greffe de la juridiction constitutionnelle.
Face à la presse, Aminata Touré a demandé des éclaircissements sur cette situation, menaçant de porter plainte contre X si des explications satisfaisantes ne sont pas fournies. Elle a également réfuté l’information selon laquelle son dossier contiendrait « 10 400 parrains non retrouvés sur le fichier électoral » après le contrôle.
Confiante de la validité de sa candidature, Aminata Touré a promis d’apporter le double du nombre de parrainages manquants dans les 48 prochaines heures. Elle a affirmé avec assurance que le président Macky Sall ne peut pas l’empêcher d’être candidate.
La situation souligne les tensions croissantes autour du processus de vérification des parrainages et met en évidence l’importance cruciale de chaque détail dans la course présidentielle. La menace de porter plainte met en évidence la détermination d’Aminata Touré à défendre sa candidature contre toute irrégularité alléguée.

