Trump met en garde le Hamas et exige la libération des otages

Le président des États-Unis, Donald Trump, a lancé un avertissement ferme au Hamas, exigeant la libération immédiate des otages toujours détenus à Gaza. Dans un message diffusé sur son réseau social Truth et relayé par Radio-Canada, il a affirmé que c’était le « dernier avertissement » et a exigé la restitution des corps des victimes.

Dans son message, Trump a réitéré son soutien inconditionnel à Israël, déclarant : « J’envoie à Israël tout ce dont ils ont besoin pour finir le travail, aucun membre du Hamas ne sera en sécurité si vous ne faites pas ce que je dis. » Il a également conseillé aux chefs du Hamas de quitter Gaza « tant qu’ils pouvaient encore le faire. »

Il s’est aussi adressé directement à la population gazaouie, affirmant qu’un « bel avenir » l’attendait, mais à condition que les otages soient libérés. « Si vous gardez des otages, vous êtes morts ! Prenez une bonne décision », a-t-il martelé en lettres capitales, insistant sur la nécessité d’une réponse immédiate.

Ce n’est pas la première fois que Trump adopte une posture menaçante envers Gaza. Depuis son retour sur la scène politique, il a multiplié les déclarations musclées à l’égard du Hamas, notamment en janvier avant son investiture et en février dernier, promettant des représailles sévères si les otages n’étaient pas relâchés.

En réponse, Salama Marouf, chef du bureau de presse du gouvernement à Gaza, a rejeté les accusations américaines et dénoncé l’occupation israélienne comme étant la véritable cause du conflit. Il a également évoqué les tensions croissantes en Cisjordanie et à Jérusalem comme preuves de l’injustice subie par le peuple palestinien.

Le conflit israélo-palestinien continue de susciter un vif intérêt au Sénégal, un pays connu pour son engagement en faveur du dialogue et de la paix au Moyen-Orient. Dakar a toujours plaidé pour une solution négociée et le respect des droits du peuple palestinien, tout en entretenant des relations diplomatiques avec les différentes parties concernées.

Alors que la situation reste tendue, l’appel de Trump risque d’alimenter encore davantage les tensions, renforçant les divisions et les incertitudes sur l’avenir du conflit.

Suspension de l’aide américaine : Abdoul Mbaye appelle Trump à dévoiler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés

La récente décision du président américain de suspendre l’aide financière à plusieurs pays jugés « mal gouvernés » continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent face à cette annonce, celle de l’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, se distingue par une proposition audacieuse : plutôt que de couper l’aide, Donald Trump devrait utiliser les moyens du renseignement américain pour révéler les avoirs des dirigeants de ces pays.

Dans un post publié sur Facebook, Abdoul Mbaye, également président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), a réagi en ces termes : « Donald Trump a décidé de ne plus aider en dollars les pays mal gouvernés. Nul ne peut le lui reprocher. Qu’il les aide plutôt en dévoilant les avoirs de leurs dirigeants, anciens ou en fonction, en immeubles et comptes bancaires à travers le monde. »

L’ancien chef du gouvernement sénégalais met en avant la puissance du renseignement américain, qu’il juge capable de traquer et d’exposer les richesses accumulées par certains dirigeants. Il estime que ces fonds, souvent détournés, pourraient être réinvestis pour financer le développement des pays concernés : « Ces avoirs récupérés suffiront à financer nos émergences », a-t-il ajouté.

Cette déclaration s’inscrit dans la ligne des combats menés par Abdoul Mbaye contre la corruption et la mauvaise gouvernance en Afrique. L’ancien Premier ministre, connu pour ses prises de position en faveur de la transparence, plaide régulièrement pour des réformes structurelles permettant de mieux gérer les ressources publiques.

Si l’idée de révéler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés venait à être prise en compte par l’administration américaine, elle pourrait provoquer un séisme politique dans plusieurs États. Les populations, souvent victimes des détournements de fonds publics, pourraient ainsi mieux identifier les responsables des crises économiques et sociales qu’elles traversent.

Trump se dit “confiant” sur un accord avec Moscou et soutient l’envoi de troupes européennes en Ukraine

Washington, Président américain Donald Trump a exprimé mardi son optimisme quant à la possibilité d’un accord entre Washington et Moscou après des discussions entre responsables américains et russes à Riyad. S’exprimant depuis la Floride, il a également déclaré être “totalement favorable” à l’envoi de troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine, une prise de position qui risque de faire réagir sur la scène internationale.

Donald Trump s’est dit “davantage confiant” quant à la possibilité d’un règlement du conflit entre la Russie et l’Ukraine, après les échanges qui ont eu lieu dans la capitale saoudienne. Bien que les détails de ces discussions restent flous, elles marquent une tentative de dialogue entre Washington et Moscou, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année.

Le camp républicain, dont Trump reste une figure dominante, a souvent critiqué la gestion du conflit par l’administration Biden, l’accusant d’entretenir un soutien militaire coûteux à Kiev sans chercher de véritable solution diplomatique. Trump, qui ambitionne un retour à la Maison-Blanche, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’il mettrait rapidement fin à la guerre s’il revenait au pouvoir.

L’ancien président a également surpris en soutenant l’idée d’un déploiement de troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine. “Je suis totalement favorable à cette idée”, a-t-il déclaré, sans préciser s’il envisageait un rôle direct des États-Unis dans une telle mission.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs responsables européens restent prudents sur un éventuel engagement militaire en Ukraine au-delà du soutien en armement et en formation. Un déploiement de troupes européennes pourrait en effet représenter une escalade majeure du conflit, risquant d’entraîner une confrontation plus directe avec la Russie.

Trump a par ailleurs exprimé sa “déception” face aux réactions de Kiev concernant l’absence de l’Ukraine aux discussions de Riyad. Les autorités ukrainiennes ont critiqué cette réunion entre Américains et Russes, estimant qu’aucune négociation sur l’avenir de leur pays ne devait se faire sans leur participation.

“Je pense que j’ai le pouvoir de mettre fin à la guerre”, a insisté Trump, laissant entendre qu’il serait capable de négocier directement avec Vladimir Poutine. Une position qui alimente les spéculations sur sa stratégie diplomatique en cas de victoire à la présidentielle de novembre 2024.

Ces déclarations de Donald Trump pourraient marquer un tournant dans la position américaine sur le conflit ukrainien, du moins si l’ancien président parvient à retrouver le pouvoir. Sa volonté affichée de négocier avec Moscou et d’impliquer davantage l’Europe dans la gestion du conflit pourrait modifier en profondeur les équilibres diplomatiques actuels.

New York : Eric Adams renforce sa coopération avec l’administration Trump sur l’immigration

Le maire de New York, Eric Adams, a annoncé jeudi son intention de collaborer plus étroitement avec l’administration Trump sur la question de l’immigration, quitte à remettre en cause le statut de “sanctuaire” de la ville. Cette décision, qui inclut la réouverture des portes de la prison de Rikers Island aux agents fédéraux de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), suscite une vive controverse.

Eric Adams a rencontré jeudi Tom Homan, responsable de la politique d’expulsion massive des migrants en situation irrégulière sous l’administration Trump. À l’issue de leur échange, le maire a déclaré vouloir “travailler ensemble pour expulser de notre ville les gangs violents de migrants”. Il a également confirmé la mise en œuvre d’un décret présidentiel rétablissant la présence des agents de l’ICE à Rikers Island, une prison qui n’accueillait plus de bureaux de cette agence fédérale depuis l’adoption du statut de “sanctuaire” en 2014.

“Nous travaillons à la mise en œuvre d’un décret présidentiel qui rétablira la possibilité pour les agents de l’ICE d’opérer à Rikers Island”, a écrit Eric Adams sur X. Selon lui, cette coopération vise principalement à renforcer les enquêtes criminelles contre “les criminels violents et les gangs”.

Le maire de la plus grande ville des États-Unis, qui a accueilli plus de 230 000 migrants depuis 2022, justifie ce rapprochement par la nécessité d’une meilleure coordination entre les forces locales et fédérales. Il a également évoqué l’intégration de davantage de détectives de la police new-yorkaise au sein des agences fédérales pour lutter contre l’immigration clandestine et la criminalité qui en découlerait.

Depuis plusieurs mois, Eric Adams aligne progressivement sa position sur l’immigration sur celle du président Donald Trump, une évolution qui suscite de nombreuses critiques au sein du camp démocrate.

L’affaire prend une tournure politique encore plus explosive après l’intervention de l’administration Trump dans un dossier judiciaire impliquant le maire. Lundi, le ministère de la Justice a demandé aux procureurs fédéraux de Manhattan d’abandonner les poursuites pour corruption visant Eric Adams, arguant que celles-ci l’empêchaient de se concentrer pleinement sur la lutte contre l’immigration illégale.

Cette demande a conduit à la démission de la procureure fédérale en charge du dossier, alimentant les soupçons d’un arrangement politique entre le maire et la Maison-Blanche. Plusieurs élus progressistes du conseil municipal de New York dénoncent une “démarche inquiétante” et une compromission des valeurs de la ville.

“L’annonce d’Eric Adams ne fait que renforcer l’inquiétude au sujet d’un maire qui donne la priorité aux intérêts de l’administration Trump plutôt qu’à ceux des New-Yorkais”, ont réagi des élus démocrates dans un communiqué commun.

En réponse à ce virage, la ministre américaine de la Justice Pam Bondi a annoncé mercredi l’ouverture de poursuites contre les autorités de l’État de New York, l’accusant de maintenir un “rôle de sanctuaire” qui entraverait les efforts fédéraux en matière d’expulsion.

L’ONG Immigrant Defense Project a pour sa part dénoncé un “marchandage politique” dans lequel Eric Adams chercherait à “s’attirer les faveurs du président Donald Trump” afin d’obtenir l’abandon des charges de corruption qui pèsent contre lui.

Cette décision marque un changement majeur pour une ville qui s’est longtemps positionnée comme un refuge pour les migrants, notamment sous l’administration de Bill de Blasio. En acceptant de rouvrir Rikers Island aux agents de l’ICE et de renforcer la coopération avec Washington, Eric Adams prend le risque de se mettre à dos une partie de l’électorat new-yorkais, majoritairement démocrate.

Alors que les tensions entre New York et le gouvernement fédéral s’intensifient, cette nouvelle alliance entre la mairie et l’administration Trump pourrait redéfinir la politique migratoire de la ville dans les mois à venir. Reste à voir si ce rapprochement servira réellement la lutte contre la criminalité ou s’il s’agit d’un simple calcul politique du maire en quête de protection face à ses propres démêlés judiciaires.

Gel de l’aide américaine : opportunité ou menace pour l’Afrique souverainiste ?

La récente décision du président Donald Trump de suspendre pour 90 jours l’aide publique au développement des États-Unis suscite de vives réactions à travers le monde. Si cette mesure inquiète de nombreux États dépendants des financements étrangers, elle est perçue sous un autre angle par certains économistes et dirigeants africains. Pour des leaders souverainistes comme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Niger et Mali –, ce gel pourrait, paradoxalement, constituer une opportunité pour affirmer leur indépendance économique.

L’économiste Papa Demba Thiam voit dans cette suspension un signal fort qui pourrait favoriser un changement de paradigme dans la gestion économique des pays africains. Dans un entretien accordé à Le Soleil, il qualifie Trump « d’allié objectif et stratégique » pour les gouvernements africains qui prônent la souveraineté et la responsabilisation économique.

Selon lui, le président américain rejette ce qu’il appelle « la fabrique de pauvreté institutionnalisée » entretenue par certaines bureaucraties multilatérales et bilatérales. En adoptant une approche axée sur le pragmatisme des affaires, Trump pousse les États africains à revoir leur modèle économique et à s’engager dans des stratégies de développement autonomes basées sur des partenariats public-privé solides.

L’autre point positif relevé par l’économiste est l’idée que le développement ne devrait pas reposer uniquement sur les financements publics. Il estime qu’aucun État au monde ne finance à lui seul son développement. « Un État-stratège se donne les moyens conceptuels et financiers pour développer des stratégies de croissance qui offrent des opportunités d’investissement irrésistibles », explique-t-il.

Dans cette logique, l’argent public devrait servir à créer un environnement économique favorable à l’investissement privé plutôt qu’à perpétuer une dépendance aux aides extérieures. Cette vision rejoint celle défendue par plusieurs dirigeants africains, notamment Ousmane Sonko et les chefs d’État de l’AES, qui militent pour une souveraineté économique renforcée.

La suspension temporaire de l’aide américaine constitue donc un véritable test pour les économies africaines. Pour les pays qui ont construit leur budget sur ces aides, le choc pourrait être brutal. En revanche, pour ceux qui cherchent à s’émanciper de la tutelle financière étrangère, cette situation représente une occasion de démontrer leur capacité à bâtir une économie résiliente et durable.

Le défi sera de mettre en place des chaînes de valeurs nationales, régionales et internationales capables d’attirer des investissements tout en garantissant une croissance inclusive. Si les États africains parviennent à relever ce défi, cette décision de Trump pourrait, contre toute attente, marquer un tournant positif pour le continent.

Plutôt qu’une catastrophe annoncée, le gel de l’aide américaine pourrait être un catalyseur pour un changement structurel dans la manière dont les États africains envisagent leur développement. Il appartient désormais aux gouvernements concernés de transformer cette contrainte en opportunité, en renforçant leur souveraineté économique et en repensant leurs stratégies de croissance.

Loin d’être une fatalité, cette situation pourrait bien être le début d’une ère où l’Afrique cesse d’être dépendante de l’aide internationale pour devenir un acteur économique pleinement autonome et respecté sur la scène mondiale.

Trump veut « prendre le contrôle » de Gaza : une initiative explosive

L’ancien président américain Donald Trump a créé la controverse en annonçant son intention de « prendre le contrôle » de la bande de Gaza. Lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, il a évoqué un projet ambitieux visant à transformer Gaza en une région prospère, qu’il compare à « la Côte d’Azur du Moyen-Orient ». Cette déclaration intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu, alors que des négociations sont en cours pour prolonger le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Trump a mis en avant une volonté de reconstruction massive de Gaza, incluant le déblaiement des ruines et la neutralisation des explosifs non détonés. Il a également affirmé vouloir se rendre sur place prochainement pour promouvoir ce qu’il considère comme une initiative de paix et de développement économique. Toutefois, il n’a pas précisé comment les États-Unis comptent « prendre le contrôle » de ce territoire sous blocus israélien et gouverné par le Hamas.

Benyamin Netanyahou a salué cette annonce, estimant qu’elle pourrait marquer un tournant historique dans la région. Il a évoqué une possible coopération avec l’Arabie saoudite pour stabiliser Gaza, bien que Riyad ait immédiatement rejeté cette hypothèse, réaffirmant que toute normalisation avec Israël passerait par la création d’un État palestinien indépendant.

L’annonce de Trump a été vivement critiquée sur la scène internationale. Aux États-Unis, l’opposition démocrate a dénoncé une manœuvre politique. Le sénateur Chris Murphy a ironisé : « Nous ne prendrons pas le contrôle de Gaza », accusant Trump de détourner l’attention des enjeux électoraux américains.

Les dirigeants palestiniens ont quant à eux rejeté catégoriquement cette initiative. Le Hamas a dénoncé une tentative d’« occupation pure et simple », tandis que l’Autorité palestinienne a averti que ce projet risquait d’aggraver l’instabilité au lieu d’apporter une solution durable. L’ambassadeur palestinien à l’ONU a souligné que les habitants de Gaza veulent reconstruire leur territoire eux-mêmes, sans ingérence étrangère.

Alors que la trêve entre Israël et le Hamas demeure fragile, cette annonce pourrait compromettre les efforts de paix en cours. Le plan de reconstruction de Gaza, négocié sur cinq ans, est déjà incertain, et l’émissaire américain Steve Witkoff a lui-même reconnu que la situation sur place pourrait rester critique pendant de longues années.

En voulant imposer une vision unilatérale et controversée, Donald Trump risque de provoquer une nouvelle crise géopolitique. Plutôt que de garantir la paix et la prospérité, son projet pourrait envenimer encore davantage les tensions au Moyen-Orient.

Arrestations massives de migrants : L’administration Trump relance sa politique stricte d’immigration

À partir de ce mardi 21 janvier 2025, l’administration du président américain Donald Trump entamera une vaste opération d’arrestations de migrants en situation irrégulière à travers le pays. Cette mesure, annoncée par Tom Homan, ancien directeur de l’Agence de contrôle des frontières et de l’immigration (ICE), devenu responsable des frontières dans cette nouvelle administration, marque un retour aux politiques migratoires strictes du président Trump, comme promis lors de sa campagne.

Lors d’une interview sur Fox News, Tom Homan a confirmé que ces opérations concerneront plusieurs grandes villes, y compris Chicago, connue pour son statut de « sanctuaire » en faveur des migrants. Selon le Wall Street Journal, entre 100 et 200 agents de l’ICE seront mobilisés pour ces arrestations, qui pourraient s’étendre sur toute la semaine.

L’objectif annoncé de cette initiative est de « faire respecter la loi » en priorisant l’arrestation des criminels étrangers. Toutefois, Tom Homan a précisé que tous les migrants en situation irrégulière seront ciblés, sans exception.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique d’immigration plus stricte voulue par Donald Trump, qui avait promis, lors de sa campagne, d’expulser des millions de migrants sans papiers. Si ses partisans affirment que ces mesures sont nécessaires pour renforcer la sécurité publique et le respect des lois, elles suscitent également une vive controverse.

De nombreux défenseurs des droits humains dénoncent une politique « inhumaine » qui risque de briser des familles, souvent installées aux États-Unis depuis des années. Les autorités locales de certaines villes, principalement dirigées par des Démocrates, se préparent à résister à ces opérations.

Chicago, où les autorités municipales ont réaffirmé leur engagement à protéger les migrants sans papiers, pourrait devenir l’un des principaux points de tension. Les responsables locaux dénoncent une tentative d’intimidation politique visant les villes sanctuaires.

Cette initiative pourrait marquer le début d’une série d’actions visant à remodeler les politiques migratoires américaines. Les observateurs s’attendent à une intensification des tensions entre l’administration Trump et les États ou municipalités démocrates qui protègent les migrants.

Trump annonce vouloir expulser tous les immigrés en situation irrégulière aux États-Unis

Lors d’une interview diffusée dimanche sur NBC News, l’ancien président américain et candidat à la prochaine élection présidentielle, Donald Trump, a affirmé qu’il souhaitait expulser l’ensemble des immigrés en situation irrégulière des États-Unis s’il était réélu.

Interrogé sur son projet, Trump a confirmé son ambition en déclarant : « Je pense que nous devons le faire, et c’est dur, c’est une chose très compliquée à faire. » Cette déclaration marque un durcissement de son discours sur l’immigration, un thème clé de ses précédentes campagnes présidentielles.

L’expulsion massive d’immigrés en situation irrégulière est un projet qui suscite de vives critiques. Selon des estimations, environ 11 millions de personnes vivraient aux États-Unis sans statut légal. La mise en œuvre d’une telle politique nécessiterait des ressources considérables, notamment pour identifier, arrêter et expulser ces individus.

Des organisations de défense des droits humains dénoncent une vision jugée inhumaine et irréaliste. « Ces personnes contribuent à l’économie américaine et sont souvent installées depuis des décennies. Les expulser serait un acte cruel qui pourrait déchirer des familles et déstabiliser des communautés entières », a déclaré un porte-parole de l’American Civil Liberties Union (ACLU).

Donald Trump a déjà fait de la lutte contre l’immigration illégale un pilier de sa campagne en 2016, avec la promesse emblématique de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Cette nouvelle proposition pourrait séduire son électorat conservateur, pour qui la sécurisation des frontières reste une priorité.

Cependant, ce discours pourrait aussi éloigner une partie des électeurs modérés, qui jugent cette approche trop extrême. Les démocrates, pour leur part, dénoncent une tactique visant à attiser la peur et à diviser le pays.

Outre les enjeux politiques, les défis logistiques et juridiques rendent ce projet difficilement réalisable. Les expulsions de masse pourraient se heurter à des obstacles constitutionnels, notamment en ce qui concerne les droits des individus présents sur le sol américain.

Cette annonce intervient alors que la campagne présidentielle de 2024 bat son plein, avec des enjeux qui dépassent largement la question de l’immigration. Pour Trump, cette déclaration semble destinée à galvaniser sa base électorale, tout en relançant les débats sur une question qui divise profondément les États-Unis.

Fox News déclare Donald Trump vainqueur des élections présidentielles américaines malgré l’attente des résultats officiels

Dans un mouvement audacieux et surprenant, Fox News, la chaîne de télévision reconnue pour sa proximité avec les cercles conservateurs, a annoncé ce mercredi que Donald Trump était le vainqueur de l’élection présidentielle américaine. Cette déclaration repose sur la projection par la chaîne de victoires pour l’ancien président dans deux États clés, la Pennsylvanie et le Wisconsin, qui sont cruciaux pour l’issue du scrutin.

Fox News se démarque ainsi en étant, pour le moment, le seul média majeur à proclamer une victoire de Trump. Contrairement à d’autres réseaux d’information et agences de presse américaines qui continuent d’attendre la confirmation des résultats dans ces États, Fox News semble confiant dans sa décision. La Pennsylvanie et le Wisconsin, souvent considérés comme des bastions fluctuants pouvant décider du vainqueur en raison de leur poids en voix électorales, ont été scrutés de près tout au long de la campagne.

Cette annonce pourrait bien avoir des répercussions importantes. D’une part, elle renforce la polarisation du paysage médiatique américain, où chaque camp perçoit ses sources d’information comme des piliers de validation de ses propres convictions. D’autre part, la déclaration anticipée pourrait influencer la perception des électeurs et, potentiellement, susciter des réactions variées, allant de la satisfaction à la contestation dans un contexte déjà tendu.

Les experts en politique se demandent si l’annonce de Fox News est une tentative de redonner un élan à la campagne de Trump et de renforcer son discours, ou si elle s’appuie sur des données précises qui seront bientôt confirmées par d’autres sources.

Pour l’instant, les autres grands médias, tels que CNN, The New York Times, et Associated Press, n’ont pas encore emboîté le pas à Fox News. Ils préfèrent attendre la finalisation des décomptes et la certification des résultats. Selon les dernières estimations de ces médias, la course reste encore trop serrée pour annoncer un vainqueur avec certitude.

L’attention se porte donc sur les autorités électorales de chaque État, qui continuent à vérifier les bulletins et à gérer les éventuels recours. Les Américains, quant à eux, sont suspendus aux annonces officielles, conscients que chaque minute ajoute à la tension autour de ce moment décisif pour l’avenir du pays.

En attendant, la décision de Fox News d’appeler la victoire pour Donald Trump, bien qu’elle ne soit pas soutenue par d’autres médias pour le moment, constitue un chapitre de plus dans l’histoire mouvementée de cette élection et souligne la complexité et la volatilité du processus électoral américain.

Kamala Harris surpasse Donald Trump dans les paris après le débat présidentiel : les investisseurs réagissent

La cote de Donald Trump a chuté de manière significative mercredi parmi les parieurs, au lendemain d’un débat présidentiel télévisé qui l’a opposé à la vice-présidente Kamala Harris. De nombreux observateurs ont jugé que Harris en était sortie victorieuse, une opinion qui semble refléter la tendance sur les plateformes de paris et dans les marchés financiers.

Bien que les résultats des nouveaux sondages tardent à être publiés, les parieurs ont rapidement réagi. Selon les analystes de Brown Brothers Harriman, « la réaction initiale des parieurs suggère que la vice-présidente Harris a pris l’avantage lors du débat d’hier soir face à l’ancien président Trump. »

Jusqu’ici en retrait face à son adversaire républicain, Harris est passée en tête sur la plateforme de paris en ligne Smarkets. Mercredi, vers 14H30 GMT, sa probabilité de succès électoral atteignait 51,2%, contre 48,1% pour Donald Trump. Un renversement net, puisque mardi matin, Trump était encore crédité de 52,3% de chances de victoire contre 46,3% pour Kamala Harris.

Les autres plateformes de paris ont confirmé cette tendance, avec Harris devançant également Trump sur Bovada et Bet365. « Si cette tendance se poursuit, la candidate démocrate pourrait devenir favorite pour l’emporter lors du scrutin de novembre », a commenté Bet365.

Cette dynamique a eu des répercussions sur le marché boursier, où l’action du groupe de médias de Donald Trump, Trump Media and Technology Group (TMTG), a subi une chute spectaculaire de 12,27% à 15H50 GMT. Le titre est désormais à son plus bas niveau depuis la fusion de TMTG avec un véhicule coté en mars, ayant perdu près de 80% de sa valeur depuis son sommet de cette période.

Les investisseurs ont progressivement pris leurs distances avec TMTG, notamment après que Donald Trump a recommencé à publier sur la plateforme X (anciennement Twitter), concurrençant directement son propre réseau social Truth Social. De plus, le retrait de Joe Biden de la course à la Maison Blanche au profit de Kamala Harris et la montée en puissance de la vice-présidente dans les sondages n’ont fait qu’amplifier ce mouvement.

La situation pourrait encore évoluer avec l’approche de la fin de la période de « lock-up », qui empêche actuellement les investisseurs détenant des actions de TMTG avant son introduction en Bourse de les vendre. À partir de fin septembre, Donald Trump pourra lui-même vendre tout ou partie de ses actions, dont il détient actuellement environ 57%. Avec la dégringolade du titre, la valeur de sa participation a chuté de plus de sept milliards de dollars, réduite aujourd’hui à environ 1,9 milliard.

La prochaine période de campagne s’annonce donc cruciale pour Donald Trump, non seulement sur le plan politique, mais également financier, alors que Kamala Harris semble prendre l’ascendant dans cette course vers la Maison Blanche.

Élection Présidentielle Américaine : Kamala Harris contre Donald Trump

Le compte à rebours est lancé pour l’élection présidentielle américaine du 5 novembre prochain, où la vice-présidente démocrate Kamala Harris affrontera l’ex-président républicain Donald Trump. À 100 jours du scrutin, les sondages montrent une course serrée et pleine d’incertitudes.

Bien que Kamala Harris n’ait pas encore été officiellement désignée par son parti, tout indique qu’elle sera choisie lors de la convention nationale du 19 au 22 août. Depuis qu’elle a remplacé Joe Biden, sa popularité a considérablement augmenté, rendant peu probable l’émergence d’un autre candidat démocrate.

Cependant, l’avance accumulée par Donald Trump après le débat de Joe Biden en juin dernier exige une unité sans faille du camp démocrate pour espérer l’emporter. Toute autre candidature démocrate pourrait compromettre cette unité retrouvée avec Kamala Harris, qui, malgré sa position d’outsider, semble avoir une carte à jouer.

Les sondages montrent des résultats variés mais indiquent tous une course serrée. Le sondage New York Times/Siena College du 21 juillet montrait Joe Biden en retard de trois points sur Donald Trump (44 % contre 47 %). Depuis le retrait de Biden, Kamala Harris a réussi à réduire cet écart. Selon une enquête du 27 juillet, Harris n’est plus qu’à deux points derrière Trump (46 % contre 48 %).

Divers autres sondages confirment cette tendance. HarrisX/Forbes place Trump deux points devant Harris (46 % contre 48 %), tandis que CNN/SSRS estime cet écart à trois points (46 % contre 49 %). À l’inverse, Ipsos/Reuters voit Harris devancer Trump de deux points (44 % contre 42 %). Morning Consult donne également une légère avance à Harris, avec un point d’avance.

L’élection se jouera dans les États-clé tels que l’Arizona, la Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan et la Géorgie. Selon une étude de l’Emmerson College pour le site The Hill, Trump mène dans presque tous ces États, sauf le Wisconsin où les candidats sont à égalité. L’Arizona montre un écart plus significatif, avec Trump en avance de quatre points.

Les électeurs indécis seront cruciaux, représentant 7 % des votants en Arizona, en Pennsylvanie et en Géorgie, et même 9 % dans le Michigan. Ces indécis pourraient basculer le résultat de l’élection à la dernière minute.

Avec encore 100 jours avant l’élection, de nombreux rebondissements peuvent survenir. Kamala Harris sera-t-elle officiellement désignée candidate démocrate ? Sa dynamique actuelle va-t-elle perdurer ? Un éventuel débat pourra-t-il changer la donne ? Le rôle de Robert F. Kennedy Jr., en tant que troisième candidat, pourrait-il influencer le résultat final ?

L’élection présidentielle de 2024 promet d’être l’une des plus disputées et imprévisibles de l’histoire récente des États-Unis. Restez attentifs aux développements à venir.

PRÉSIDENTIELLE AUX ÉTATS-UNIS : Joe Biden se retire de la présidentielle et soutient Kamala Harris

Le président des États-Unis, Joe Biden, a annoncé ce dimanche qu’il ne se représentera pas pour sa propre réélection en novembre prochain. Il a déclaré son soutien à sa vice-présidente, Kamala Harris, pour l’élection présidentielle à venir.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) quelques minutes après l’annonce de son retrait, Joe Biden a exprimé son soutien inconditionnel à Kamala Harris. « Ma toute première décision en tant que candidat du parti en 2020 a été de choisir Kamala Harris comme vice-présidente. Et c’est la meilleure décision que j’ai prise. Aujourd’hui, je souhaite offrir mon plein soutien et mon approbation à Kamala pour qu’elle soit la candidate de notre parti cette année », a écrit le président. Il a également exhorté les démocrates à « s’unir et battre Trump ».

Avec le retrait de Joe Biden, le Parti démocrate doit maintenant se rassembler autour de Kamala Harris, qui espère devenir la première femme présidente des États-Unis.

La campagne électorale de novembre s’annonce intense, avec un duel attendu contre le candidat républicain, probablement Donald Trump, qui a déjà fait connaître ses critiques acerbes contre l’administration Biden.

Tentative d’Assassinat de Donald Trump lors d’un Meeting de Campagne

L’ancien président américain Donald Trump a échappé de justesse à une tentative d’assassinat lors d’un meeting de campagne à Butler, en Pennsylvanie, samedi dernier. L’événement, qui marquait son dernier rassemblement avant la convention républicaine, a été interrompu par des tirs à 18h08 locales. Vêtu d’une chemise blanche et d’un blazer sombre, Trump a été touché à l’oreille par une balle alors qu’il dénonçait l’immigration illégale, selon des témoins.

La fusillade a duré dix-sept secondes, pendant lesquelles plusieurs coups de feu ont été tirés depuis une position élevée à l’extérieur du rassemblement. Les agents des services secrets ont rapidement réagi, protégeant Trump et neutralisant le tireur présumé, identifié comme Thomas Matthew Crooks, 20 ans, de Bethel Park, Pennsylvanie. Crooks a été tué sur place.

L’incident a également causé la mort d’un participant au meeting et a blessé gravement deux autres personnes. Trump, bien que légèrement blessé à l’oreille, a été prompt à rassurer ses partisans sur les réseaux sociaux après l’attaque, décrivant comment il avait senti la balle le frôler. Après un examen médical de précaution, il a confirmé son intention de se rendre à la convention républicaine à Milwaukee.

Le président Joe Biden a été informé de l’incident et a condamné l’acte de violence, affirmant qu’il n’y avait pas de place pour de telles actions aux États-Unis. Les détails sur les motivations du tireur restent flous, bien que des témoins aient rapporté avoir signalé des activités suspectes avant les tirs.

L’attentat a suscité une vive émotion à travers le pays, ravivant les débats sur la sécurité des personnalités politiques et l’accès aux armes à feu aux États-Unis.

Trump évacué d’un meeting de campagne après des détonations, du sang visible sur son oreille

L’ex-président américain Donald Trump, candidat républicain à l’élection présidentielle de novembre, a été évacué samedi d’un meeting de campagne en Pennsylvanie après que des détonations ont été entendues. Des journalistes de l’AFP présents sur place ont constaté du sang visible sur son oreille.

Le porte-parole du Secret Service, chargé de la sécurité des présidents et ex-présidents, a rapidement assuré que Donald Trump « est en sécurité ». Cet incident s’est produit lors du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain pour affronter le président sortant démocrate Joe Biden.

Donald Trump venait de commencer son discours lorsqu’il a été mis au sol par les agents du Secret Service. Après quelques instants, il s’est relevé, entouré par les agents qui l’ont escorté de l’estrade jusqu’à sa voiture. Il a levé le poing en l’air en signe de défi sous les acclamations de ses partisans.

« On a vu beaucoup de gens se jeter à terre, l’air confus. J’ai entendu les coups de feu, ça sonnait comme quelque chose entre des pétards et un pistolet de petit calibre », a déclaré à l’AFP John Yeykal, un sympathisant présent sur les lieux.

La Maison Blanche a annoncé que le président Joe Biden a été informé de la situation.

Les conséquences de cet événement sur la campagne électorale restent encore incalculables. Ces derniers jours, l’attention était focalisée sur les doutes quant à l’état physique et mental de Joe Biden, 81 ans, et sa capacité à affronter Donald Trump, 78 ans, surtout après leur débat du 27 juin, marqué par une performance jugée calamiteuse du candidat démocrate. Environ 20 parlementaires ont désormais appelé Biden à se retirer.

La vice-présidente Kamala Harris, envisagée comme une possible alternative, a réaffirmé samedi sa loyauté et sa confiance en Joe Biden lors d’un événement de campagne à Philadelphie, peu avant le meeting de Donald Trump dans le même État clé de Pennsylvanie.

« Il s’agit de l’élection la plus existentielle, la plus lourde de conséquences et la plus importante de notre vie et nous avons toujours su qu’elle serait difficile », a déclaré Kamala Harris. « Mais si nous savons une chose de notre président, Joe Biden, c’est que c’est un battant. Donc nous allons continuer à nous battre, à nous mobiliser et en novembre nous allons gagner. Nous allons gagner. »

Joe Biden, lui-même, a répété vendredi dans le Michigan qu’il restait dans la course. « Je suis candidat et nous allons gagner », a-t-il affirmé à ses partisans à Detroit. Il a également reçu le soutien de Bernie Sanders, figure de la gauche américaine.

Malgré la prestation désastreuse de Biden lors du débat, les sondages indiquent que cette performance n’a pas significativement modifié les préférences électorales. Cependant, Biden continue de montrer un retard persistant dans certains États décisifs, ce qui reste une tendance inquiétante pour les démocrates.

Avec les récents événements et les incertitudes entourant les deux principaux candidats, l’élection présidentielle de novembre s’annonce comme l’une des plus imprévisibles de l’histoire récente des États-Unis.

Débat Présidentiel Américain de 2024 : Biden et Trump s’affrontent sur CNN

Ce vendredi 28 juin 2024 a marqué un moment crucial dans la course à la Maison-Blanche avec le débat très attendu entre Joe Biden et Donald Trump. Organisé exceptionnellement tôt, à quatre mois du scrutin présidentiel du 5 novembre, cet affrontement a captivé l’attention nationale.

Joe Biden, âgé de 81 ans, avait préparé minutieusement sa défense à Camp David, visant à contraster avec son prédécesseur tout en rassurant sur sa vigueur et ses capacités. Cependant, dès les premières minutes du débat, lors d’une question sur la dette publique, Biden a semblé désorienté, peinant à articuler ses réponses. Ce moment de faiblesse a suscité des inquiétudes quant à sa capacité à mener un second mandat, alimentant les critiques des analystes et des observateurs.

En revanche, Donald Trump s’est montré étrangement discipliné, délivrant ses arguments avec assurance et captivant son auditoire avec son style caractéristique. Malgré des raccourcis et des inexactitudes notables, Trump a maintenu un rythme rapide qui a souvent dépassé les modérateurs. Même sur des sujets sensibles comme l’avortement, il a réussi à arrondir les angles en affirmant son soutien à certaines exceptions, promettant de ne pas entraver l’accès à la pilule abortive.

Le débat a également abordé les politiques internationales, notamment l’Ukraine et le Proche-Orient. Trump a affirmé sa volonté de résoudre les conflits sans toutefois fournir de détails concrets, tandis que Biden a été critiqué pour son prétendu manque de soutien envers Israël.

À mesure que le débat progressait, les échanges devenaient de plus en plus tendus, chaque candidat accusant l’autre d’être le « pire président » de l’histoire. Biden a attaqué Trump sur ses condamnations pénales et ses scandales personnels, tandis que Trump a riposté en évoquant les problèmes judiciaires du fils de Biden, Hunter.

À la clôture du débat, les critiques envers Biden étaient sévères. Au sein même du Parti démocrate, des voix se sont élevées pour exprimer des inquiétudes, certaines appelant même à sa retraite de la course présidentielle. Julian Castro, ancien maire de San Antonio, a souligné que Biden n’avait pas réussi à dépasser une barre fixée très bas.

Malgré les efforts de figures démocrates comme Kamala Harris et Gavin Newsom pour limiter les dégâts, les faiblesses révélées lors du débat pourraient peser lourdement dans les mois à venir, laissant les démocrates à la recherche de stratégies pour renforcer leur position face à un Trump déterminé.

En conclusion, le débat de ce jour a clairement mis en lumière les enjeux cruciaux de l’élection présidentielle à venir, avec des implications potentiellement décisives pour l’avenir politique des États-Unis.

Procès Trump : Son Avocat Clame son Innocence

Lundi, lors du procès pénal à New York concernant des paiements dissimulés pour acheter le silence d’une ancienne star de films X avant les élections présidentielles de 2016, l’un des avocats de Donald Trump a déclaré que l’ancien président était « totalement innocent ».

Todd Blanche, l’avocat de Trump, a pris la parole devant le jury pour la première fois et a affirmé que « le président Trump n’a commis aucune infraction ». Il a également déclaré que ce dossier n’aurait jamais dû aller jusqu’au procès. « Il est présumé innocent, il est totalement innocent », a-t-il ajouté.

Ce procès fait suite à des allégations selon lesquelles Donald Trump aurait été impliqué dans des paiements dissimulés visant à acheter le silence de l’ancienne star de films pour adultes juste avant les élections présidentielles de 2016. Ces paiements auraient été effectués pour étouffer des allégations d’une relation entre Trump et l’actrice.

L’intervention de l’avocat de Trump lors du procès souligne la position ferme de l’ancien président sur son innocence dans cette affaire. Alors que le procès se déroule, l’issue de cette affaire reste incertaine, mais la défense de Trump est déterminée à prouver son innocence devant le jury.

Trump vise à éliminer Haley lors du « Super Tuesday » pour se concentrer sur un match retour avec Biden

Donald Trump, ancien président des États-Unis, est déterminé à utiliser le « Super Tuesday » comme une démonstration de force pour évincer définitivement sa dernière rivale républicaine, Nikki Haley, et se préparer à affronter Joe Biden.

Le « Super Tuesday » est un événement majeur de la politique américaine, où 15 États organisent simultanément leurs primaires présidentielles. De nombreux observateurs estiment cependant que cette journée revêt une dimension différente cette année, avec des résultats largement prévisibles.

Côté républicain, seuls deux candidats restent en lice. Donald Trump, âgé de 77 ans, est le grand favori malgré ses ennuis judiciaires. À l’exception d’une récente primaire à Washington remportée par Nikki Haley, Trump a remporté toutes les primaires depuis janvier, réduisant ainsi considérablement la concurrence républicaine.

Nikki Haley, 52 ans, est désormais la seule candidate restante à contester Trump. Elle a axé sa campagne sur la promesse de ramener un sentiment de « normalité » après le mandat tumultueux de Trump, mais les électeurs républicains semblent préférer le statu quo.

Malgré quelques victoires symboliques, Nikki Haley a enregistré plusieurs défaites cuisantes, et la perspective de continuer à concourir dépendra probablement des résultats du « Super Tuesday ».

De son côté, Donald Trump ne ménage pas ses critiques envers Haley, affirmant qu’elle « perdra chaque État » mardi. Il est déterminé à remporter la nomination républicaine le plus rapidement possible afin de se concentrer sur un affrontement avec Joe Biden.

Pour Trump, le temps presse, car il doit faire face à des ennuis judiciaires, avec un premier procès pénal prévu pour le 25 mars à New York. Il compte sur une victoire dès le « Super Tuesday » ou au plus tard le 19 mars.

Côté démocrate, Joe Biden, âgé de 81 ans, est candidat à sa réélection et fait face à une opposition minime. Les primaires de mardi semblent donc être une formalité pour lui.

Dans l’ensemble, le « Super Tuesday » s’annonce comme un tournant clé dans la course présidentielle de 2024, avec Trump cherchant à éliminer rapidement ses adversaires pour se concentrer sur un affrontement potentiel avec Biden.

États-Unis : Ron DeSantis se retire de la course à l’investiture républicaine et soutient Trump

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a annoncé dimanche se retirer de la course à l’investiture républicaine, déclarant qu’il soutiendra Donald Trump. Son retrait laisse la voie libre à un duel entre l’ancien président, favori des sondages, et son ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, pour affronter Joe Biden lors de la présidentielle américaine en novembre.

Les primaires républicaines accueilleront un duel : Donald Trump face à Nikki Haley. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis a annoncé dimanche 21 janvier se retirer de la course à l’investiture républicaine, et qu’il soutiendrait Donald Trump en vue de l’élection présidentielle de novembre. 

« Je suspends aujourd’hui ma campagne », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur X (ex-Twitter). « Il est clair selon moi que la majorité des électeurs républicains de la primaire veulent donner une autre chance à Donald Trump. » 

L’équipe de campagne de Donald Trump s’est dite « honorée » du soutien de Ron DeSantis, et a appelé tous les républicains à « se rassembler » derrière l’ancien président.

Défaite dans l’Iowa 

Pressenti il y a quelques mois comme étant le principal adversaire à l’ancien président américain, Ron DeSantis était parfois donné gagnant face à Donald Trump pour l’investiture républicaine dans les enquêtes d’opinion début 2023.

Souvent qualifié d’étoile montante de son parti l’année dernière, Ron DeSantis a peu à peu perdu la dynamique qui l’avait porté.

Le gouverneur de Floride, aux positions dures sur l’immigration et l’avortement, est arrivé deuxième lors du caucus de l’Iowa lundi, loin derrière Donald Trump, avec 21 % des voix contre 51 % pour l’ancien président. 

Il avait déjà annulé ce week-end toutes ses interviews télévisées, laissant augurer de sa décision.

« Je ne peux pas demander à nos bénévoles de donner de leur temps et de leur argent si nous n’avons pas un chemin clair vers la victoire », a-t-il justifié dans sa vidéo. 

« J’ai eu des désaccords avec Donald Trump, comme sur la pandémie de coronavirus », mais « Trump est meilleur que le sortant actuel, Joe Biden », a ajouté l’homme de 45 ans.

Le sénateur noir américain Tim Scott a également jeté l’éponge cette semaine et annoncé soutenir Donald Trump.

« Les électeurs méritent d’avoir leur mot à dire », défend Nikki Haley

Ce nouveau forfait, qui intervient à deux jours des primaires dans l’État américain du New Hampshire, fait de l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley, le dernier obstacle à la nomination de Donald Trump, ultra-favori, comme candidat de son parti.

Nikki Haley est arrivée troisième dans l’État de Iowa (19 % des voix), mais pourrait bénéficier du soutien des nombreux électeurs indépendants du New Hampshire.

« Ron DeSantis est un bon gouverneur, et je lui souhaite le meilleur », a réagi dans un communiqué Nikki Haley, 52 ans. « Jusqu’ici, un seul État a voté. La moitié des voix sont allées à Donald Trump, l’autre non. Les électeurs méritent d’avoir leur mot à dire quant à savoir si nous nous dirigeons sur une route à nouveau faite de Trump et Biden. »

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