Turquie-Indonésie : Un partenariat renforcé pour la reconstruction de Gaza

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé l’engagement de son pays à collaborer avec l’Indonésie dans les efforts de reconstruction de la bande de Gaza, durement touchée par plus de 15 mois d’attaques israéliennes. Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue indonésien, Prabowo Subianto, Erdogan a salué la position de Jakarta sur la question palestinienne et a insisté sur l’urgence d’une solution politique durable.

Lors de son discours, Erdogan a souligné que la stabilité régionale ne pourra être atteinte tant que Gaza et les Palestiniens ne trouveront pas la paix. Il a rappelé que les destructions causées par les attaques israéliennes s’élèvent à près de 100 milliards de dollars, un coût considérable qui, selon lui, devrait être supporté par l’« auteur » des destructions, en référence à Israël.

Le président turc a également insisté sur la nécessité de créer un État palestinien souverain, basé sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. « L’établissement d’un État palestinien souverain et territorialement intact ne peut plus être retardé », a-t-il déclaré, en appelant la communauté internationale à agir rapidement.

Au-delà de la question palestinienne, les dirigeants turc et indonésien ont abordé plusieurs sujets visant à renforcer les relations bilatérales entre leurs pays. Erdogan et Subianto ont discuté de plans économiques ambitieux, avec pour objectif d’augmenter leur commerce bilatéral à 10 milliards de dollars et de le rendre plus équilibré.

Cette coopération s’étend à divers secteurs stratégiques, notamment l’industrie, la défense et les infrastructures, marquant ainsi une volonté commune de renforcer leurs liens sur le long terme.

L’engagement d’Ankara et de Jakarta en faveur de la Palestine ne se limite pas aux paroles. La Turquie et l’Indonésie ont déjà fourni une aide humanitaire significative à Gaza et comptent poursuivre leurs efforts, notamment à travers des initiatives de reconstruction.

Explosion meurtrière dans une usine de munitions en Turquie : au moins 12 morts

Une explosion dévastatrice survenue ce mardi 24 décembre a coûté la vie à au moins 12 personnes et blessé 4 autres dans une usine de munitions située dans la province de Balikesir, au nord-ouest de la Turquie. L’incident, qualifié de “dysfonctionnement technique” par les autorités, s’est produit peu avant 8h30 (heure locale), provoquant des dégâts considérables et une onde de choc qui a en partie détruit l’usine.

Le gouverneur de Balikesir, Ismail Ustaoglu, a confirmé le décès de douze employés et indiqué que les blessés avaient été hospitalisés, sans que leur état de santé ne soit jugé critique. Les pompiers ont rapidement maîtrisé l’incendie déclenché par l’explosion, permettant l’évacuation complète des lieux.

Des images relayées par les médias locaux montrent des panneaux de métal déformés et des éclats de verre projetés aux alentours du site. L’usine, spécialisée dans la production de munitions et d’explosifs à usage civil, est située à un kilomètre du village le plus proche. Bien que la piste du sabotage ait été écartée, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l’incident.

Cette usine n’en est pas à son premier drame. En 2009 et 2014, deux explosions s’y étaient déjà produites, causant la mort de deux personnes et blessant une quarantaine d’autres. Plus récemment, en juin 2023, une explosion dans une usine d’explosifs à Ankara avait fait cinq morts, tandis qu’un accident dans une usine de feux d’artifice à Sakarya, en juillet 2020, avait entraîné la mort de sept personnes et blessé près de 130.

Ce nouvel incident met en lumière les risques persistants dans les installations industrielles en Turquie, notamment celles impliquant des matériaux dangereux. Les autorités turques sont appelées à renforcer les mesures de sécurité pour prévenir de telles tragédies.

Alors que le pays est encore sous le choc, l’explosion de Balikesir suscite une réflexion sur les normes de sécurité dans les industries sensibles, ainsi que sur l’impact humain et environnemental de ces accidents.

Renforcement des relations bilatérales entre le Sénégal et la Turquie : un accord historique signé à Ankara

Lors de sa visite officielle en Turquie, Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a marqué une nouvelle étape dans les relations entre le Sénégal et la Turquie. Après une visite au mausolée de Mustafa Kemal Atatürk, père fondateur de la République turque, le Président Faye a été accueilli avec les honneurs au Palais présidentiel d’Ankara par le Président Recep Tayyip Erdoğan. Les deux chefs d’État ont eu un entretien en tête-à-tête avant de signer un protocole d’accord majeur, visant à doubler le volume des échanges commerciaux entre les deux pays dans les prochaines années.

Au cœur de cet accord, la création d’un Conseil stratégique de haut niveau, destiné à porter le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie de 500 millions à 1 milliard de dollars. Cette ambition reflète la volonté des deux pays de renforcer leur coopération économique, tout en diversifiant les secteurs d’intervention. Parmi les domaines prioritaires, l’agriculture, l’énergie, l’enseignement supérieur et la défense sont mis en avant, illustrant une vision commune pour un partenariat gagnant-gagnant.

Au-delà de l’accord stratégique, plusieurs mémorandums d’entente ont été signés entre les ministres sénégalais et turcs. Ces accords couvrent des secteurs clés pour le développement des deux nations, tels que la mécanisation agricole, l’énergie et les hydrocarbures, l’urbanisme et l’éducation. Ces engagements réciproques témoignent d’une coopération qui va au-delà des simples échanges commerciaux, intégrant des volets structurants pour le développement socio-économique.

Cette visite d’État s’est conclue par des déclarations conjointes des deux chefs d’État, qui ont réaffirmé leur volonté de bâtir un avenir commun pour les peuples sénégalais et turc. Le dîner officiel offert par le couple présidentiel turc en l’honneur du Président Faye et de la Première Dame a été le point d’orgue de cette journée, symbolisant l’amitié et la confiance mutuelle entre les deux nations.

Avec cet accord, le Sénégal et la Turquie renforcent leur partenariat et s’engagent dans une collaboration durable. La signature de ce protocole d’accord marque un tournant dans les relations bilatérales et ouvre la voie à des projets de grande envergure dans des secteurs stratégiques. Ce rapprochement, basé sur des intérêts mutuels et une vision partagée de développement, constitue un modèle pour les relations diplomatiques en Afrique et au-delà.

Cet engagement bilatéral promet de stimuler non seulement le commerce, mais aussi les opportunités d’investissement, l’innovation et la croissance économique, propulsant ainsi les relations sénégalo-turques vers de nouveaux sommets.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Turquie pour renforcer la coopération bilatérale

Après une visite fructueuse en Arabie Saoudite, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce jeudi en Turquie pour une visite officielle de deux jours, à l’invitation de Son Excellence le Président Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite, qui intervient dans un contexte de renforcement des relations bilatérales entre les deux nations, est l’occasion d’approfondir les échanges diplomatiques et commerciaux entre le Sénégal et la Turquie.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a été accueilli avec les honneurs à l’aéroport international d’Ankara, où des responsables turcs de haut niveau l’ont accueilli. Cette visite s’inscrit dans la continuité des efforts de coopération que le Sénégal et la Turquie entretiennent depuis plusieurs années. En effet, la Turquie a joué un rôle important dans le développement des infrastructures sénégalaises, à travers des partenariats stratégiques dans des secteurs clés comme la construction, les technologies de l’information, l’éducation et l’énergie.

Le programme de cette visite prévoit une série de rencontres avec les représentants du gouvernement turc, ainsi que des chefs d’entreprises turques intéressés par des opportunités d’investissement au Sénégal. Un forum économique sera également organisé pour promouvoir les échanges entre les deux pays, avec un accent particulier sur les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et de l’industrie.

Durant leur rencontre officielle, les présidents Faye et Erdoğan aborderont des questions d’intérêt mutuel, notamment la coopération dans le domaine de la sécurité, la lutte contre le terrorisme, et le développement durable. Le renforcement des relations éducatives et culturelles sera également discuté, avec la volonté d’encourager les échanges académiques et les partenariats culturels.

Le Président Faye a exprimé son désir de voir le partenariat entre le Sénégal et la Turquie se développer, déclarant que la Turquie représente « un partenaire stratégique pour le Sénégal, avec qui nous partageons des valeurs de coopération et de développement mutuel ». Les deux dirigeants devraient signer plusieurs accords de coopération, consolidant ainsi le cadre juridique et économique entre les deux nations.

Les liens entre le Sénégal et la Turquie se sont intensifiés ces dernières années, avec des échanges commerciaux en hausse et une coopération accrue dans divers domaines. Cette visite officielle est une preuve supplémentaire de la solidité de cette relation et de la volonté des deux pays de promouvoir un partenariat gagnant-gagnant.

La visite du Président Bassirou Diomaye Faye en Turquie témoigne d’une volonté de bâtir des ponts entre les nations et de placer le Sénégal comme acteur stratégique en Afrique de l’Ouest. Le Président Faye quittera Ankara ce vendredi pour poursuivre son programme international, marqué par des initiatives de coopération pour un développement durable au bénéfice du peuple sénégalais.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye en Visite Officielle en Arabie Saoudite et en Turquie : Focus sur la Diplomatie Économique

Le Président de la République du Sénégal, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce matin pour entamer une visite officielle en Arabie Saoudite, du 27 au 31 octobre 2024, à l’invitation de Son Altesse Royale le Prince héritier Mohammed ben Salmane. Cette visite sera marquée par la participation du Chef de l’État au Future Investment Initiative Forum, un événement international consacré aux opportunités d’investissement et aux perspectives économiques mondiales.

La participation du Président Faye au Future Investment Initiative Forum souligne l’importance de l’Arabie Saoudite dans la stratégie économique sénégalaise, notamment pour attirer des investissements dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Ce forum, souvent surnommé « Davos du désert », rassemble chaque année les leaders mondiaux, des investisseurs et des décideurs de premier plan. Il vise à explorer les opportunités d’investissement et à répondre aux enjeux économiques et environnementaux du XXIe siècle.

La délégation sénégalaise inclura plusieurs ministres et acteurs économiques stratégiques, mettant ainsi en avant la volonté du Sénégal de renforcer ses partenariats avec le monde arabe et d’attirer des capitaux étrangers pour accélérer son développement.

À la suite de son passage en Arabie Saoudite, le Président Faye se rendra en Turquie du 31 octobre au 2 novembre 2024, répondant à l’invitation du Président turc, M. Recep Tayyip Erdoğan. Cette étape s’inscrit dans un contexte de rapprochement entre les deux pays, marqué par des initiatives de coopération en matière de commerce, d’infrastructures et de défense.

Les relations sénégalo-turques ont pris une ampleur significative ces dernières années, avec une série d’accords bilatéraux visant à faciliter les échanges et les investissements. Le programme de la visite devrait inclure des discussions sur de nouveaux projets d’infrastructure, l’ouverture d’opportunités commerciales et la collaboration dans les secteurs technologique et éducatif.

Avec ces deux étapes cruciales, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye réaffirme son engagement à positionner le Sénégal comme un acteur influent sur la scène internationale, en diversifiant les alliances économiques et en consolidant les partenariats stratégiques. Ces initiatives s’inscrivent dans la vision d’un Sénégal émergent et dynamique, capable de saisir les opportunités de la mondialisation tout en valorisant ses ressources et ses potentialités.

Cette tournée pourrait marquer une nouvelle ère pour la diplomatie sénégalaise, alors que le pays se positionne comme un modèle de stabilité et de croissance en Afrique de l’Ouest. Les résultats attendus de cette visite, qu’il s’agisse d’accords de coopération ou de promesses d’investissements, devraient apporter une impulsion significative au développement économique et social du Sénégal.

Le Sénégal condamne fermement l’attentat en Turquie : le président Bassirou Diomaye Faye exprime solidarité et soutien

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a fermement dénoncé l’attentat tragique survenu ce mercredi 23 octobre en Turquie, qui a causé la mort de cinq personnes et fait 22 blessés. L’attaque, perpétrée devant le siège de Turkish Aerospace Industries (TUSAS) à proximité d’Ankara, a bouleversé la communauté internationale.

Dans un communiqué, le président Faye a exprimé son indignation face à cet « acte lâche et barbare », réaffirmant son rejet total du terrorisme. Il a tenu à adresser un message de compassion et de solidarité au peuple turc et à son homologue, le président Recep Tayyip Erdogan.

« Je condamne fermement l’attaque terroriste en Turquie. C’est un acte lâche et barbare. Au nom du peuple sénégalais, j’exprime notre compassion et notre solidarité au président Erdogan, aux familles des victimes et au peuple turc ami », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais a également prié pour le repos des âmes des victimes et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a réaffirmé la volonté du Sénégal de continuer à soutenir les efforts internationaux pour éradiquer le terrorisme sous toutes ses formes.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes en Turquie, où les forces de sécurité poursuivent des efforts intenses pour contenir les menaces terroristes. La solidarité exprimée par le Sénégal vient renforcer les liens entre les deux pays, déjà unis par des relations diplomatiques et économiques de longue date.

Le Sénégal, tout en partageant la douleur du peuple turc, réitère son engagement en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde, dénonçant toutes formes de violences extrémistes.

Sénégal : Le Fisc réclame 24 milliards aux entreprises Turques Summa et Limak

Il y a quelques mois, le journal sénégalais Libération dévoilait que le fisc réclamait 4 milliards de francs CFA à Summa. Cependant, ce montant n’est qu’une fraction de ce que la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) réclame à trois entreprises turques majeures impliquées dans la gestion aéroportuaire et la construction au Sénégal. En effet, selon Sika Finances, les entreprises Summa, Limak, et Summa Sénégal doivent un total de 24 milliards de francs CFA en arriérés de paiement.

Pour récupérer cette somme conséquente, les autorités sénégalaises n’ont pas hésité à employer des méthodes fortes. Selon Sika Finances, le fisc sénégalais a saisi de nombreux équipements de ces entreprises, incluant des camions, des engins de construction, des centrales à béton, des pelles hydrauliques et mécaniques, des chargeurs et des bulldozers.

La nouvelle politique fiscale stricte du Sénégal n’a pas épargné l’entreprise française Eiffage Génie Civil Marine. Deux semaines avant les saisies effectuées sur les entreprises turques, Eiffage a été redressée à hauteur de 17,6 milliards de francs CFA.

Cette politique fiscale rigoureuse ne se limite pas aux entreprises de construction et de gestion aéroportuaire. Les comptes de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) ont également été bloqués pour des raisons similaires. Des médias privés ont subi le même sort, témoignant de la détermination des autorités sénégalaises à recouvrer les arriérés fiscaux.

Ces actions illustrent la fermeté des autorités sénégalaises face aux entreprises en défaut de paiement fiscal. Le recouvrement de ces arriérés est crucial pour les finances publiques du pays, mais les méthodes employées soulèvent des questions sur leur impact à long terme sur l’investissement étranger au Sénégal. Les entreprises concernées devront désormais s’ajuster à cette nouvelle réalité fiscale stricte imposée par Dakar.

Crise des étudiants africains en Turquie : Appels à l’action contre le racisme

La situation des étudiants africains inscrits à l’Université Karabük en Turquie est devenue alarmante, avec des témoignages faisant état de discrimination et de violences racistes croissantes. Aïssatou Sow, une des étudiantes sénégalaises, alerte sur les tensions grandissantes au sein de la communauté estudiantine africaine, comptant environ 5000 membres, dont 300 Sénégalais.

Selon les dires de Sow rapportés par L’Observateur, les étudiants africains vivent généralement en bonne entente avec les autochtones, mais certains incidents racistes ont commencé à émerger. Cette montée du racisme serait attribuée à la méconnaissance et à la méfiance envers les Africains, accentuées par la concentration importante de cette communauté dans la ville de Karabük.

La tension a atteint son paroxysme lors des élections municipales, lorsque le Président turc Tayyip Erdogan a prévu de visiter la région. Des habitants méfiants ont exprimé leurs préoccupations, tandis que des publications sur les réseaux sociaux ont alimenté la stigmatisation des Africains. Notamment, un post accusant un Nigérien d’avoir transmis le VIH/Sida à sa petite amie turque a déclenché des manifestations de rejet de la communauté africaine.

Depuis lors, les étudiants africains sont devenus la cible de violences verbales et physiques dans les rues, créant un climat d’insécurité et de peur parmi la communauté estudiantine.

Face à cette situation préoccupante, des appels à l’action contre le racisme et la discrimination se multiplient. Les étudiants africains demandent aux autorités turques de prendre des mesures concrètes pour assurer leur sécurité et mettre fin à la stigmatisation. De plus, une sensibilisation accrue à la diversité et à la tolérance est nécessaire pour favoriser une cohabitation pacifique entre les différentes communautés.

Il est impératif que les autorités turques prennent ces préoccupations au sérieux et agissent rapidement pour protéger les droits et la sécurité des étudiants africains en Turquie, ainsi que pour promouvoir une société plus inclusive et respectueuse de la diversité.

Situation précaire des Sénégalais en Turquie : L’ONG Horizons sans Frontières lance un appel urgent aux autorités

Selon Boubacar Sèye, président fondateur de l’ONG Horizons sans Frontières, de nombreux ressortissants sénégalais se trouvent dans une situation précaire en Turquie, avec plus d’une vingtaine actuellement incarcérés dans les prisons turques.

La principale préoccupation réside dans les difficultés administratives rencontrées par ces Sénégalais. En effet, ils doivent s’acquitter de frais élevés, soit plus de 700 dollars, pour obtenir ou renouveler leurs cartes de séjour. Malgré cela, 90% des demandes sont rejetées sans aucun remboursement. De plus, ceux qui obtiennent ces cartes de séjour ne reçoivent qu’une durée de validité de trois mois, alors qu’ils ont souscrit à une assurance d’un an.

L’ONG rapporte également que ces cartes de séjour ne garantissent pas la libre circulation des détenteurs sur le territoire turc. Les autorités turques peuvent les annuler à tout moment via leur site web officiel, ce qui a conduit à des situations où des Sénégalais se sont retrouvés bloqués à l’aéroport lors de leur retour de voyage.

En outre, M. Sèye évoque des conditions de détention précaires pour les ressortissants sénégalais. Ceux qui voient leurs cartes de séjour annulées sont souvent arrêtés dans des lieux publics, stations de bus ou de métro, lieux de travail ou même à leur domicile. Ils peuvent être détenus pendant jusqu’à 12 heures dans des conditions déplorables, sans accès à l’eau ni à la nourriture.

Selon les informations recueillies par Horizons sans Frontières, les autorités turques établissent de faux rapports médicaux pour regrouper les étrangers dans des centres de détention, où ils sont traités de manière inhumaine.

L’ONG appelle donc les autorités consulaires du Sénégal en Turquie à intervenir rapidement pour soulager la situation de ces compatriotes et à vérifier les allégations concernant les conditions de détention. Par ailleurs, elle souligne que les prisons turques sont surchargées, citant l’exemple de la prison d’Iroum Askale où plus de 20 Sénégalais sont actuellement incarcérés, et où les détenus sont dépouillés de leurs biens personnels.

Face à cette situation alarmante, l’ONG Horizons sans Frontières lance un appel urgent aux nouvelles autorités sénégalaises pour prendre des mesures appropriées afin d’assurer la protection et le bien-être des Sénégalais établis en Turquie. Elle exprime également ses vœux de réussite aux autorités dans leurs efforts visant à garantir un meilleur avenir pour la diaspora sénégalaise, qui joue un rôle crucial dans l’économie du pays.

Restriction des exportations vers Israël : La Turquie exprime son soutien aux Palestiniens

La Turquie a pris une décision significative en restreignant ses exportations vers Israël en réponse aux récents événements survenus dans la région de Gaza. Cette mesure vise à exprimer le soutien de la Turquie aux Palestiniens et à protester contre les actions d’Israël dans la région.

La décision a été annoncée mardi matin par le ministère turc du Commerce, qui a déclaré que ces restrictions resteraient en vigueur jusqu’à ce qu’Israël déclare un cessez-le-feu immédiat et autorise un accès continu de l’aide humanitaire à Gaza. Cette décision fait suite au blocage par Israël d’une demande turque de largage d’aide humanitaire sur Gaza.

Les restrictions portent sur 54 produits, notamment des matériaux de construction et du carburant d’aviation. Le ministère turc affirme que la vente de produits ou services susceptibles d’être utilisés à des fins militaires par Israël est interdite depuis longtemps.

En réaction, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël prendrait les mesures nécessaires à l’encontre de la Turquie, dénonçant une violation des accords commerciaux bilatéraux.

Ces derniers développements interviennent dans un contexte de tensions déjà exacerbées entre la Turquie et Israël. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié Israël de « terroriste » à plusieurs reprises et a rappelé l’ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv en novembre dernier.

La décision de restreindre les exportations vers Israël survient également alors que la politique intérieure turque est sous pression, avec des manifestations dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la poursuite des relations commerciales avec Israël.

Cette décision de la Turquie risque d’aggraver les tensions dans la région et de compliquer les efforts visant à trouver une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Elle souligne l’importance des enjeux politiques et économiques liés à ce conflit, qui continuent d’avoir des répercussions régionales et internationales majeures.

Municipales en Turquie: l’opposition en passe de remporter une large victoire

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan espérait voir son parti remporter le scrutin à Istanbul et à Ankara. Mais les premiers résultats laissent entrevoir une large victoire de l’opposition, au-delà même des deux plus grandes villes turques.

L’opposition turque est en passe, dimanche 31 mars, de remporter une large victoire à travers le pays et de conserver Istanbul et Ankara, les deux plus grandes villes du pays. C’est exactement le scénario que Recep Tayyip Erdogan redoutait : non seulement les maires d’opposition à Istanbul et Ankara l’emportent une seconde fois face à un candidat du pouvoir – qui plus est, en s’emparant de la majorité au conseil municipal – mais ils augmentent leur score par rapport à 2019. Et ce, alors même que ces maires n’étaient soutenus que par leur parti, le CHP. Il y a cinq ans, ils avaient été élus grâce à une alliance de partis d’opposition.

Autrement dit : Recep Tayyip Erdogan a face à lui deux rivaux capables de rassembler les voix de l’opposition au sens large et dont la popularité rivalise avec la sienne. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, pour lequel un destin national pourrait s’être ouvert dimanche soir, à quatre ans de la prochaine présidentielle.

L’ambiance est donc joyeuse et résolument confiante ce dimanche soir au siège du CHP. De larges sourires sont visibles sur les visages des responsables du parti. Le maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, a annoncé sa réélection. « Nous sommes en première position avec une avance de plus d’un million de voix (…) Nous avons gagné l’élection », a-t-il déclaré devant la presse, précisant que ces résultats portaient sur 96% des urnes.

Au CHP, on est d’autant plus satisfait que la victoire est aussi assurée dans la capitale, Ankara. Le maire sortant d’opposition Mansur Yavas apparaît largement en avance pour remporter très confortablement un deuxième mandat. Il a d’ailleurs revendiqué sa victoire. « Les élections sont terminées, nous continuerons de servir Ankara et [ses] six millions d’habitants sans discrimination », a promis l’élu du parti social-démocrate.

« Les électeurs ont choisi de changer le visage de la Turquie » après 22 ans de domination du parti islamo-conservateur AKP, a estimé dimanche Ozgur Ozel, le chef du CHP au soir des élections municipales. « Ils ont voulu ouvrir la porte à un nouveau climat politique dans notre pays », a-t-il relevé.

« Il y a dix mois, on a perdu. C’est pour ça que tous les regards sont tournés vers Imamoglu. C’est le dernier espoir de l’opposition. S’il perd à Istanbul, l’opposition pourrait bien ne plus rien gagner pendant 50 ans.

Reportage dans un bureau de vote d’IstanbulAnne Andlauer

Silence dans le parti de Erdogan

Grand silence en revanche pour l’instant du côté de l’AKP, le parti pouvoir. Certaines de ses places fortes comme Bursa, la 4e plus grande ville turque, a rejoint dimanche Istanbul, Ankara et Izmir dans le camp de l’opposition. Balikesir, Denizli ou encore Afyonkarahisar pourraient passer à l’opposition. Si l’on regarde l’ensemble de la carte, c’est toute la région égéenne, les provinces intérieures et pas seulement les littoraux qui paraissent être en train de basculer du côté de l’opposition.

Du point de vue de Recep Tayyip Erdogan, les résultats sont bien une déception cuisante mais aussi une source d’inquiétude pour l’avenir de sa formation, l’AKP, dont les scores se dégradent d’une élection à l’autre.

Violences

Le scrutin a été marqué par des violences à travers le pays, faisant au moins trois morts. Dans le sud-est du pays, des affrontements ont eu lieu entre des personnes armées de pistolets, bâtons et pierres et ont fait un mort et 11 blessés. Dans un autre incident, un candidat a été tué et quatre autres personnes ont été blessées dans des affrontements, selon l’agence de presse d’État Anadolu.

À Sanliurfa (sud-est), 16 personnes ont été blessées, toujours selon Anadolu, un autre candidat a été poignardé dans l’ouest du pays et une personne a été abattue par balle et deux autres ont été blessées dans la nuit à Bursa (nord-ouest).

Le parti pro-kurde DEM, archi-favori dans nombre de localités de la région, dit avoir recensé des irrégularités « dans presque toutes les provinces kurdes ». Il a notamment dénoncé l’inscription suspecte, selon lui, de plusieurs dizaines de milliers de membres des forces de l’ordre sur les listes électorales des régions kurdes. Une délégation d’observateurs venue de France s’est même vue refuser l’accès à un bureau de vote de la région, selon l’association d’avocats MLSA.

Victoire de l’opposition aux élections municipales en Turquie : un tournant politique majeur à Istanbul et Ankara

Les élections municipales en Turquie ont pris une tournure historique alors que l’opposition semble sur le point de remporter des victoires significatives à Istanbul et Ankara, selon des résultats partiels diffusés par les médias officiels dimanche soir.

À Istanbul, Ekrem Imamoglu, le maire sortant, maintient une avance avec 50,4% des voix, tandis que son rival recueille 40,9%, sur plus de 71% des bulletins dépouillés. À Ankara, Mansur Yavas est en tête avec 58,6% des voix, contre 33,5% pour son adversaire, sur 46,4% des bulletins de vote.

Ces résultats préliminaires suggèrent un glissement significatif du soutien populaire vers l’opposition dans deux des plus grandes villes du pays. Istanbul et Ankara sont des bastions politiques clés en Turquie, et ces élections municipales revêtent une importance particulière en tant que baromètre de l’opinion publique à l’égard du président Recep Tayyip Erdogan et de son parti, le Parti de la justice et du développement (AKP).

Si ces tendances se confirment, la victoire de l’opposition dans ces villes pourrait marquer un revers significatif pour l’AKP, qui a longtemps dominé la scène politique turque. Cela pourrait également avoir des implications plus larges pour le paysage politique national et la dynamique du pouvoir en Turquie.

Cependant, il convient de noter que ces résultats ne sont que partiels et que la situation pourrait évoluer à mesure que davantage de bulletins de vote sont dépouillés. Il faudra donc attendre les résultats officiels pour confirmer les tendances observées jusqu’à présent lors de ces élections municipales hautement attendues en Turquie.

Les analystes politiques estiment que ces élections municipales pourraient marquer un tournant dans la politique turque, reflétant un mécontentement croissant à l’égard du gouvernement actuel et ouvrant la voie à de nouveaux acteurs sur la scène politique. La victoire de l’opposition pourrait également revitaliser le débat sur la démocratie et les libertés civiles en Turquie, dans un contexte où ces questions ont été de plus en plus contestées ces dernières années.

En fin de compte, l’issue de ces élections municipales aura des répercussions non seulement sur la politique intérieure turque, mais aussi sur les relations du pays avec la communauté internationale. Les observateurs nationaux et internationaux surveilleront de près le déroulement de ces élections et leurs conséquences à long terme.

Washington donne son feu vert à la vente des F-16 réclamés par la Turquie

Après des mois de tractations, le gouvernement américain a donné vendredi son feu vert à la vente d’avions de chasse F-16 à la Turquie, pour un montant de 23 milliards de dollars, dans la foulée de la ratification par Ankara de l’adhésion de la Suède à l’Otan.

Ankara les réclamait ardemment depuis plusieurs années. Le gouvernement américain a donné, vendredi 26 janvier, son feu vert à la vente d’avions de chasse F-16 à la Turquie, pour un montant de 23 milliards de dollars, dans la foulée de la ratification par Ankara de l’adhésion de la Suède à l’Otan.

La vente prévoit l’acquisition par la Turquie de 40 nouveaux F-16 et par la Grèce de 40 F-35 pour un montant de 8 milliards de dollars, a fait savoir le département d’État vendredi. Ce dernier a formellement notifié, comme l’exige la loi américaine en cas de cession d’armement américain à un gouvernement étranger, le Congrès de cette double vente vendredi en fin de journée.

Avant de conclure ce contrat, les États-Unis ont attendu que les instruments de ratification par la Turquie de l’adhésion suédoise à l’Otan soient physiquement déposés à Washington, a précisé un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat, témoignant du caractère ultra-sensible des négociations qui ont prévalu à cet accord.

En tant que dépositaires du Traité de l’Atlantique nord, tous les instruments de ratification doivent être déposés dans la capitale fédérale américaine, qui accueillera en juillet un sommet pour les 75 ans de l’Alliance atlantique.

Conclusion du bras de fer d’Erdogan

L’affaire des F-16 pour la Turquie, qui en a besoin pour moderniser sa force aérienne, est l’histoire d’une longue saga qui émaillé les discussions entre les États-Unis et la Turquie dans le sillage de la candidature suédoise à l’Alliance atlantique.

Le Parlement turc a approuvé mardi l’adhésion de Stockholm, mettant fin à vingt mois de tractations qui ont testé la patience des alliés occidentaux d’Ankara, désireux de faire front uni face à Moscou dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mené un bras de fer exigeant d’abord de la Suède une série de réformes et posant ensuite comme condition cette vente simultanée d’avions F-16 américains.

Pour satisfaire les exigences d’Ankara, la Suède a réformé sa Constitution et adopté une nouvelle loi antiterroriste, la Turquie accusant la Suède de mansuétude envers des militants kurdes réfugiés sur son sol, considérés pour certains comme terroristes par Ankara.

La Suède avait annoncé en mai 2022, dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine en février, sa candidature à l’Otan, en même temps que la Finlande, devenue en avril le 31e membre de l’organisation.

Réticences chez les démocrates                     

Si le gouvernement américain a toujours été favorable à la vente de F-16 à la Turquie, des élus au Congrès notamment démocrates s’y étaient opposés et bloquaient le dossier arguant du bilan négatif des droits de l’homme en Turquie et des tensions avec la Grèce.

Et ils avaient directement liés ce contrat à la ratification turque. De ce fait, l’administration Biden s’était retenue jusqu’à ce vendredi d’en notifier le Congrès. 

L’influent président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Ben Cardin, a fait part, dans un communiqué diffusé vendredi soir, de son accord pour la vente, soulignant n’avoir « pas pris cette décision à la légère ».

Le Congrès a le pouvoir de la bloquer en votant une résolution conjointe, mais personne ne s’y attend, la condition de la ratification de l’adhésion suédoise étant à présent levée.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a mené une intense séquence diplomatique entre Athènes et Ankara pour obtenir cet accord, allant jusqu’à répéter par trois fois au président turc lors d’un déplacement à Ankara, juste après le séisme en février 2023, qu’il n’y aurait pas d’avions sans ratification, selon le responsable.

Par ailleurs, l’accord a nécessité au préalable qu’Athènes s’engage à ne pas faire obstruction à la vente. En échange, la Grèce recevra de façon simultanée des F-35, modèle plus perfectionné que celui négocié son voisin turc.

Athènes avait vivement contesté la vente d’avions de combat F-16 à Ankara en raison des différends territoriaux qui l’opposent depuis longtemps à la Turquie dans la région de la Méditerranée orientale, riche en ressources énergétiques.

Ce nouvel élargissement de l’Otan n’est cependant pas tout à fait terminé. Il reste à la Hongrie de ratifier l’adhésion suédoise, malgré les promesses de Budapest qu’elle ne serait pas le dernier pays à donner son feu vert.

« Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a une fois de plus montré qu’il était le membre le moins fiable de l’Otan », a déploré le sénateur Ben Cardin.

À Washington, on dit s’attendre à ce que cela prenne encore quelques semaines mais que la Hongrie s’est engagée à aller de l’avant, ce qui permet d’envisager une cérémonie de levée de drapeaux lors d’une prochaine ministérielle de l’Otan, à son siège de Bruxelles en avril.

Turquie : Le Président de l’Adana Demirspor Réfute les Allégations de Mbaye Niang

Le président de l’Adana Demirspor, Murat Sancak, a vivement réagi aux déclarations de l’attaquant sénégalais Mbaye Niang, qui avait évoqué des retards de paiement dans un entretien avec le journal L’Equipe. Sancak a catégoriquement nié ces allégations, qualifiant les propos de Niang de mensonges.

Dans sa réponse, Sancak a déclaré : « Vous mentez ! On ne vous doit qu’un euro d’arriérés de salaire. Si vous aviez des créances, vous auriez pu résilier votre contrat et partir. C’est pourquoi, lorsque vous avez dit que vous vouliez partir, nous vous avons répondu : ‘apportez vos frais de transfert et partez’. Bonne chance, nous attendons les offres avec impatience. »

Les affirmations de Mbaye Niang ont jeté une lumière crue sur la tension présumée entre le joueur et le club turc. Niang avait également exprimé son désir de retourner en Ligue 1, qualifiant cela de priorité en raison de sa familiarité avec le championnat français et de ses performances passées.

La controverse met en évidence les complexités des relations entre les joueurs et les clubs, mettant en évidence la nécessité d’une communication transparente pour éviter les malentendus et les litiges. La réaction du président Sancak souligne la sensibilité entourant ces questions financières dans le monde du football professionnel. La saga entre Mbaye Niang et l’Adana Demirspor pourrait potentiellement influencer le marché des transferts, avec Niang cherchant apparemment une nouvelle opportunité en Ligue

💥 SCÈNE INCROYABLE EN TURQUIE !!! (Images)

Le président d’Ankaragücü, Faruk Koca, qui est entré sur le terrain après le match Ankaragücü contre Rizespor, a donné un coup de poing à l’arbitre Halil Umut Meler à cause de la décision de la VAR contre son équipe.

Turquie: le président Erdogan rejette les appels de Washington à rompre les liens avec le Hamas

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a opposé samedi 2 décembre une fin de non-recevoir aux appels de l’administration américaine pressant la Turquie de rompre ses liens avec le mouvement islamiste palestinien Hamas. En visite cette semaine dans le pays, le sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et de l’intelligence financière, Brian Nelson, a fait part de la « profonde » inquiétude de Washington au regard des liens entretenus par Ankara avec le Hamas. Des liens et un soutien revendiqués par le président Erdoğan.

Vis-à-vis du Hamas, la position de la Turquie ne souffre d’aucune ambiguïté : les autorités d’Ankara le considèrent comme un acteur légitime. Un « parti politique qui a gagné des élections », selon le président Erdoğan, qui qualifie aussi le mouvement islamiste palestinien de « groupe de libérateurs qui protègent leur terre ». 

L’incursion sanglante du 7 octobre contre Israël n’y a rien changé : la Turquie a certes condamné toutes les attaques contre les civils, mais sans jamais citer nommément le Hamas dans ses condamnations. Et alors qu’il qualifie Israël « d’État terroriste », le président turc a déclaré ce week-end qu’il ne « considèrerait jamais le Hamas comme un groupe terroriste, quoi qu’ils en disent ». Autrement dit, malgré les pressions américaines, la Turquie ne fermera pas les bureaux du Hamas installés sur son territoire et n’expulsera pas ses membres.

Depuis le début du conflit, les États-Unis n’ont pas détecté de flux financiers en direction du Hamas via la Turquie. Mais l’existence de tels liens est connue depuis longtemps. Ces dernières années, des ONG, des banques et des entreprises turques ont été accusées, voire condamnées par la justice américaine ou sanctionnées par le Trésor américain pour soutien financier au Hamas. 
RFI

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