La famille d’un patient hospitalisé à l’Hôpital Général Idrissa Pouye (HOGIP), ex-CTO, vit un véritable choc. Venue chercher des soins et du réconfort pour un proche gravement malade, elle affirme avoir été confrontée à une erreur médicale majeure qui aurait pu lui coûter la vie.
Selon les informations recueillies auprès d’un parent du patient, contacté par Seneweb, l’homme souffre d’une anémie sévère et est actuellement admis au service de cardiologie. Dans le cadre de sa prise en charge, une transfusion sanguine a été décidée. La première poche administrée correspondait bien à son groupe sanguin, O positif. C’est lors de l’administration de la seconde poche que l’incident se serait produit : le médecin aurait transfusé au patient une poche de sang de groupe A positif, incompatible avec le sien.
Le témoignage du proche est sans équivoque. Il affirme que l’erreur n’a pas été détectée par l’équipe médicale, pourtant en possession du dossier du malade, mais par l’entourage présent au chevet du patient. « C’est moi qui ai fait la remarque », explique-t-il. Après vérification, le médecin se serait rendu compte de la faute et aurait présenté ses excuses. Pour la famille, cet épisode traduit une défaillance grave dans le respect des protocoles élémentaires de sécurité, notamment le contrôle strict de la compatibilité sanguine avant toute transfusion.
Au-delà de cet acte précis, les proches du patient dénoncent un malaise plus profond dans la prise en charge au sein de l’établissement. Ils évoquent une dégradation de la qualité des soins et une surveillance jugée insuffisante, en particulier durant les week-ends et les gardes de nuit. Ces périodes seraient marquées, selon eux, par un suivi relâché des malades, augmentant les risques d’erreurs et de complications.