Le Dakarois Quotidien N°785 – 24/07/2026
Le Dakarois Sports N°785 – 24/07/2026
🔴 JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE : DAKAR PRÊT À ÉCRIRE UNE PAGE HISTORIQUE
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a été désigné nouveau président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette désignation est intervenue à l’occasion du sommet ordinaire de l’organisation sous-régionale tenu à Freetown, en Sierra Leone.
Le chef de l’État sénégalais succède au président sierra-léonais Julius Maada Bio, dont le mandat d’un an à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement est arrivé à son terme. La passation de charges s’est déroulée au cours d’une cérémonie officielle marquée par la remise du marteau de commandement, symbole de la présidence tournante de l’organisation.
En transmettant officiellement les attributs de la présidence à son successeur, Julius Maada Bio a salué la continuité du leadership au sein de la CEDEAO et exprimé sa confiance dans la capacité du président sénégalais à conduire les travaux de l’organisation durant son mandat.
À l’issue de la cérémonie, le président sierra-léonais a également réagi sur ses plateformes numériques en adressant un message de félicitations à Bassirou Diomaye Faye. Le qualifiant de « jeune frère », Julius Maada Bio lui a souhaité plein succès dans l’exercice de cette responsabilité qu’il a décrite comme stratégique pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.
Cette désignation intervient à un moment particulièrement important pour la CEDEAO, confrontée à de nombreux défis liés à la sécurité, à la stabilité politique, à l’intégration économique et aux relations avec l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Au cours du sommet de Freetown, les chefs d’État ont notamment débattu des perspectives de réforme de l’organisation, du renforcement de la coopération régionale face aux menaces sécuritaires ainsi que des mécanismes destinés à consolider l’intégration économique et politique de l’espace communautaire.
Avant son élection à la présidence en exercice de la Conférence, Bassirou Diomaye Faye avait déjà appelé les États membres à bâtir une « CEDEAO rénovée », plus proche des populations et davantage tournée vers des actions concrètes en faveur de la paix, de la sécurité, de l’emploi des jeunes et du développement économique.
En accédant à la tête de l’instance suprême de la CEDEAO, le président sénégalais aura la responsabilité de coordonner les grandes orientations politiques de l’organisation, de conduire les travaux des sommets des chefs d’État et de représenter la communauté dans les principales initiatives diplomatiques régionales et internationales.
Cette nouvelle responsabilité conforte le rôle du Sénégal au sein des institutions ouest-africaines et intervient dans un contexte où Dakar entend jouer un rôle actif dans la relance du dialogue régional, le renforcement de la coopération entre les États membres et la recherche de solutions aux crises qui affectent l’Afrique de l’Ouest.
Le Fonds monétaire international (FMI) a conclu, le 22 juin 2026, une mission technique effectuée au Sénégal du 15 au 19 juin. Conduite par Mme Mercedes Vera Martin, cheffe de mission pour le Sénégal, cette visite a permis d’évaluer la situation macroéconomique du pays et d’échanger avec les autorités sur les réformes nécessaires pour faire face aux défis économiques actuels.
À l’issue de cette mission, les services du FMI ont salué l’engagement des autorités sénégalaises à corriger les vulnérabilités révélées par les erreurs de déclaration de certaines données économiques. L’institution a notamment mis en avant les réformes destinées à renforcer la gestion des finances publiques, la gouvernance budgétaire, la transparence ainsi que l’unification des fonctions de gestion de la dette publique.
Selon le FMI, l’économie sénégalaise a fait preuve de résilience malgré un contexte international difficile. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel a atteint 6,7 % en 2025, soutenue principalement par le développement du secteur des hydrocarbures. Le déficit du compte courant s’est également réduit de manière significative grâce à la progression des exportations de pétrole et à la baisse des importations.
Sur le plan budgétaire, le déficit global est passé de 13,4 % du PIB en 2024 à 6,4 % en 2025. Cette amélioration est attribuée en grande partie à la rationalisation des dépenses publiques. Toutefois, le FMI estime que les vulnérabilités liées aux finances publiques et à la dette restent élevées, appelant à la poursuite des efforts de consolidation.
L’institution financière internationale met également en garde contre les risques pesant sur les perspectives à court terme. La hausse des cours mondiaux du pétrole, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, pourrait accroître les pressions sur les finances publiques sénégalaises en raison du coût des subventions énergétiques non ciblées. À cela s’ajoutent les incertitudes économiques mondiales et le durcissement des conditions de financement, susceptibles d’accentuer les tensions budgétaires.
Les échanges entre les services du FMI et les autorités ont porté sur l’impact de cette conjoncture internationale, les besoins de financement du Sénégal pour le reste de l’année ainsi que les réformes destinées à soutenir la croissance, renforcer les filets de protection sociale et améliorer la gouvernance.
Le gouvernement sénégalais a réaffirmé son souhait de conclure un nouveau programme avec le FMI. Les discussions devraient se poursuivre autour de mesures visant à réduire les vulnérabilités liées à la dette, consolider les finances publiques, améliorer la gouvernance et promouvoir une croissance inclusive et durable.
Au cours de son séjour, la délégation du FMI a rencontré le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan Cheikh Diba, le ministre chargé du Budget Bassirou Sarr, le ministre chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération Allé Nar Diop, ainsi que le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, François Sène.
Le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour se prononcer sur la question de l’installation de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, mettant ainsi un terme à la saisine qui visait à contester ou à clarifier la légalité de cette installation.
Dans sa décision, la haute juridiction a estimé que le litige soulevé ne relevait pas de son champ de compétence, renvoyant ainsi la question vers les instances habilitées à en connaître. Cette position du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par de nombreux débats autour du statut et des fonctions du leader du parti Pastef.
Un élément a particulièrement retenu l’attention des observateurs : le juge Cheikh Ndiaye n’a pas pris part aux délibérations ayant conduit à cette décision. Cette absence intervient après la polémique suscitée par sa rencontre avec Ousmane Sonko à Toubab Dialaw, une rencontre qui avait alimenté les interrogations et les critiques de certains acteurs politiques et membres de la société civile sur l’impartialité de la juridiction.
L’absence du magistrat lors de l’examen du dossier apparaît ainsi comme une mesure visant à éviter toute controverse supplémentaire et à préserver la crédibilité de la décision rendue par le Conseil constitutionnel.
Cette décision risque toutefois de relancer le débat sur les mécanismes institutionnels compétents pour trancher les questions relatives au mandat parlementaire et à l’installation des députés, dans un contexte où les enjeux politiques demeurent particulièrement élevés.
Les réactions des différents acteurs politiques sont désormais attendues, alors que cette affaire continue d’alimenter les discussions sur la scène politique sénégalaise.
Le député et président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, est convoqué ce lundi à 16 heures à la Section de recherches de la Gendarmerie nationale. L’information a été rendue publique par l’intéressé lui-même à travers une publication sur sa page Facebook.
Selon Thierno Alassane Sall, cette convocation s’inscrit dans le cadre du dossier relatif à l’affaire ASER-AEE POWER. L’ancien ministre indique qu’il compte remettre aux enquêteurs de nouveaux éléments reçus d’Espagne, susceptibles d’éclairer davantage cette procédure judiciaire.
Cette audition intervient dans le prolongement d’une démarche qu’il avait engagée auprès du Pool judiciaire financier. À la suite de cette saisine, une enquête avait été ouverte afin de faire la lumière sur les faits évoqués dans ce dossier.
Pour rappel, le député avait déjà été entendu une première fois par les enquêteurs de la Section de recherches lors d’une longue audition portant sur cette même affaire. La transmission de ces nouveaux éléments pourrait constituer une étape importante dans l’évolution des investigations en cours.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement dévoilé ce lundi 1er juin 2026 la composition du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Alamine Mohamed Lo. Cette nouvelle équipe gouvernementale, rendue publique par le décret n°2026-1130, marque une étape majeure dans la reconfiguration de l’exécutif sénégalais après plusieurs semaines de spéculations et dans un contexte politique marqué par le retrait du parti PASTEF du gouvernement ainsi que par l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale.
Composé de vingt-six ministres et de quatre ministres délégués, le nouveau gouvernement se caractérise par un équilibre entre continuité et renouvellement. Plusieurs figures de l’équipe sortante conservent leurs portefeuilles tandis que de nouvelles personnalités font leur entrée dans l’exécutif pour accompagner les ambitions affichées par le chef de l’État en matière de transformation économique, de souveraineté nationale et de réforme institutionnelle.
Parmi les nominations les plus marquantes figure celle de Yankoba Diémé au ministère des Forces armées. Ce département stratégique sera au cœur des enjeux de sécurité nationale et de défense dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
Le portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité publique est confié à Mohamedou Makhtar Cissé. Ancien directeur général de la Senelec et ancien ministre sous le régime précédent, il effectue un retour remarqué au sein de l’appareil d’État avec la responsabilité de l’administration territoriale, de la sécurité intérieure et de l’organisation des scrutins électoraux.
La diplomatie sénégalaise sera désormais conduite par Cheikh Niang, nommé ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Sa mission sera notamment de consolider le rayonnement diplomatique du Sénégal sur la scène internationale et de renforcer les relations avec les partenaires stratégiques du pays.
L’une des nominations les plus commentées reste celle de Moussa Sarr au poste de ministre de la Justice, garde des Sceaux. Avocat réputé du barreau sénégalais, Me Moussa Sarr hérite d’un département sensible chargé notamment de la modernisation de la justice, du renforcement de l’État de droit et de la conduite des réformes judiciaires attendues par de nombreux acteurs.
Au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba conserve un rôle central dans la gestion de la politique économique nationale. Il sera assisté par deux ministres délégués, Bassirou Sarr pour les questions budgétaires et Alenard Diop pour l’économie, la planification et la coopération.
Dans le secteur de l’enseignement supérieur, Boubacar Camara prend les commandes d’un département essentiel pour la formation des ressources humaines et le développement de la recherche scientifique. L’éducation nationale reste sous la responsabilité de Moustapha Mamba Guirassy.
Le secteur énergétique est confié à El Hadji Abdourahmane Diouf, qui devra poursuivre les grands projets liés au pétrole, au gaz et à l’électricité. Quant à Serigne Guèye Diop, il conserve un portefeuille stratégique dans le cadre des ambitions industrielles et commerciales du pays.
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement reste dirigé par Cheikh Tidiane Dièye, tandis qu’Ibrahima Sy poursuit sa mission à la tête du département de la Santé et de l’Hygiène publique.
Dans le domaine de l’aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana conserve la responsabilité de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Les Infrastructures sont désormais confiées à Dethié Fall, dont l’expérience politique et administrative sera mise à contribution pour accélérer les grands projets structurants.
Le gouvernement enregistre également l’arrivée de Bakary Sarr comme ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, avec en plus la mission de porte-parole du gouvernement.
L’agriculture et l’élevage, secteurs considérés comme prioritaires dans la stratégie de souveraineté alimentaire du Sénégal, sont confiés à Serigne Oumar Ba. Il sera épaulé par Ousmane Diagne, nommé ministre délégué chargé de l’Élevage, répondant ainsi à une revendication de longue date des acteurs du secteur.
Le numérique est placé sous la responsabilité de Samba Diouf, tandis que Mamoudou Lamine Dianté prend en charge la Fonction publique, le Travail et la Réforme du service public.
Parmi les nouvelles figures de l’exécutif figurent également Djireye Clotilde Coly, nommée à la tête de la Jeunesse et des Sports, ainsi qu’Alpha Thiam, chargé de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Il sera assisté par Mame Coumba Diop pour les questions liées aux industries créatives et au patrimoine historique.
Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle est confié à Idrissa Samb, alors que Cheikh Oumar Ciss dirigera le département des Mines et de la Géologie. L’Environnement et la Transition écologique reviennent à Aliou Gory Diouf.
Les Transports terrestres et aériens seront pilotés par Abdou Khadre Ndiaye, tandis que le secteur des Pêches et de l’Économie maritime est confié à Ami Mbengue Ndao.
Par ailleurs, le chef de l’État a nommé Papa Assane Touré au poste de ministre, secrétaire général du Gouvernement. Cette fonction stratégique place l’inspecteur général d’État au cœur de la coordination administrative de l’action gouvernementale.
La première réunion du nouveau gouvernement est déjà programmée. Le président Bassirou Diomaye Faye présidera le Conseil des ministres le vendredi 5 juin 2026 au Palais de la République. Cette rencontre permettra de définir les priorités immédiates de l’exécutif et de fixer la feuille de route de la nouvelle équipe gouvernementale dans un contexte politique inédit marqué par la coexistence d’un gouvernement sans représentants de PASTEF et d’une Assemblée nationale présidée par Ousmane Sonko.
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). À l’issue de la 68ᵉ session ordinaire de l’organisation sous-régionale, tenue récemment, le pays a été désigné pour assurer la présidence de la Commission de la Cédéao pour la période 2026-2030.
Dans cette perspective, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de porter la candidature du général d’armée aérienne (2S) Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’institution. L’annonce a été faite ce dimanche à travers un communiqué du ministère de l’Intérieur et des Affaires étrangères, précisant que cette proposition sera soumise à l’approbation des chefs d’État et de gouvernement lors du prochain sommet de la Cédéao prévu en juillet 2026.
Selon les autorités sénégalaises, ce choix illustre la volonté de Dakar de mettre à la disposition de la communauté ouest-africaine une personnalité dotée d’une solide expérience dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de l’intégration régionale. Le gouvernement souligne notamment les qualités de leadership, d’intégrité et de commandement du candidat, ainsi que sa connaissance approfondie des défis auxquels la sous-région est confrontée.
Actuel ministre des Forces armées, Birame Diop dispose d’un parcours militaire particulièrement riche. Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs postes stratégiques au sein de l’appareil sécuritaire sénégalais. Il a notamment été chef d’état-major général des Armées, chef d’état-major particulier du président de la République et chef d’état-major de l’Armée de l’air. Ces différentes responsabilités lui ont permis d’acquérir une expertise reconnue dans la gestion des questions de défense, de stabilité et de coopération internationale.
Sa candidature intervient dans un contexte marqué par d’importants défis pour la Cédéao, confrontée ces dernières années à des crises sécuritaires persistantes, à des transitions politiques complexes dans certains États membres et aux enjeux liés à l’approfondissement de l’intégration économique régionale. Le futur président de la Commission aura ainsi la lourde responsabilité de contribuer au renforcement de la cohésion de l’organisation et à la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.
Si sa candidature est validée par les dirigeants ouest-africains, Birame Diop succédera au diplomate gambien Omar Alieu Touray, qui dirige la Commission de la Cédéao depuis juillet 2022. Son accession à ce poste constituerait une nouvelle illustration de l’influence diplomatique du Sénégal au sein des instances régionales et de son rôle historique dans les mécanismes de coopération et de paix en Afrique de l’Ouest.
L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai à la tête de Assemblée nationale du Sénégal, à l’issue d’un vote largement dominé par la majorité parlementaire de Pastef. Sur les 133 députés ayant pris part au scrutin, 132 ont voté en faveur de l’ancien chef du gouvernement, soit 99,25 % des suffrages exprimés. L’opposition parlementaire, qui a boycotté la séance, dénonce un « braquage institutionnel » et un « coup d’État constitutionnel ».
Cette élection intervient seulement 72 heures après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, après plusieurs mois de tensions et de divergences au sommet de l’État. Ce changement brutal à la tête du gouvernement a immédiatement provoqué une reconfiguration du paysage politique sénégalais.
Dans la foulée de ce limogeage, El Malick Ndiaye, jusque-là président de l’Assemblée nationale, a écourté un déplacement officiel en Égypte afin de rentrer à Dakar et remettre sa démission. Très proche d’Ousmane Sonko, il a ainsi ouvert la voie à l’installation de ce dernier au perchoir.
La désignation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale est toutefois loin de faire l’unanimité. Au cœur de la controverse : son statut de député.
Élu lors des législatives de novembre 2024, Sonko avait ensuite été nommé Premier ministre, une fonction incompatible avec celle de parlementaire. À l’époque, il avait choisi de « suspendre » son mandat de député sans jamais siéger officiellement à l’Assemblée nationale.
Pour l’opposition, cette décision équivaut à une renonciation définitive à son siège parlementaire, ce qui rendrait illégale sa réintégration puis son accession au perchoir. Les partisans de Sonko rejettent catégoriquement cette interprétation, soutenant que la Constitution ainsi que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale autorisent pleinement son retour.
Parmi les voix les plus critiques figure Thierno Alassane Sall, député du groupe des non-inscrits, qui avait dénoncé une tentative de « provoquer une crise institutionnelle majeure » à travers l’installation de Sonko à la tête du Parlement.
Avec cette élection, Ousmane Sonko conserve une position stratégique majeure dans les institutions sénégalaises malgré son départ de la Primature. Cette nouvelle configuration politique pourrait toutefois accentuer les tensions entre le pouvoir, l’opposition et certains acteurs de la société civile, alors que le débat sur la légalité de cette nomination continue d’alimenter la scène politique nationale.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a nommé ce lundi Al Amine Lo au poste de Premier ministre, mettant ainsi fin aux spéculations qui entouraient la succession d’Ousmane Sonko. Cette désignation intervient seulement 72 heures après le limogeage du chef du gouvernement sortant et la dissolution de l’équipe gouvernementale.
Jusqu’à sa nomination, Al Amine Lo occupait les fonctions de Secrétaire général du gouvernement, un poste stratégique qui lui a permis de suivre de près l’ensemble des dossiers administratifs et institutionnels de l’État. Connu pour sa discrétion et sa maîtrise des rouages de l’administration publique, il accède désormais à la tête du gouvernement dans un contexte politique particulièrement sensible.
Cette nomination intervient à la suite d’un épisode politique majeur marqué par la fin de la collaboration entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko au sommet de l’Exécutif. Le départ de ce dernier, annoncé vendredi par décret présidentiel, avait provoqué une onde de choc dans le paysage politique sénégalais, tant les deux hommes avaient incarné ensemble l’alternance politique de mars 2024 sous la bannière de Pastef.
Depuis cette décision, les interrogations étaient nombreuses sur l’orientation que le chef de l’État entendait donner à la nouvelle phase de son mandat. En choisissant Al Amine Lo, Bassirou Diomaye Faye opte pour un profil davantage technocratique et institutionnel, loin des joutes politiques qui ont marqué les derniers mois de cohabitation au sein de l’Exécutif.
Le nouveau Premier ministre aura la lourde responsabilité de former une nouvelle équipe gouvernementale et de poursuivre la mise en œuvre des réformes engagées depuis l’arrivée au pouvoir du régime actuel. Il devra également faire face à plusieurs défis majeurs, notamment la situation économique du pays, les attentes sociales des populations, la question de la gouvernance publique ainsi que les réformes institutionnelles en cours.
Cette nomination ouvre ainsi une nouvelle séquence politique au Sénégal. Elle marque le début d’une recomposition au sommet de l’État après la rupture entre les deux figures centrales de l’alternance de 2024. Les prochains jours seront particulièrement scrutés, notamment avec l’annonce attendue de la composition du nouveau gouvernement et les premières orientations que donnera Al Amine Lo à son action à la Primature.
À travers ce choix, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir assurer la continuité de l’État tout en imprimant une nouvelle dynamique à son quinquennat, dans un contexte où les attentes des Sénégalais restent fortes sur les plans économique, social et institutionnel.
Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce dimanche au pavillon spécial de l’Aéroport International Blaise Diagne les 15 supporters sénégalais graciés par Mohammed VI après plusieurs mois de détention au Maroc.
Les supporters avaient été arrêtés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 et avaient passé environ quatre mois en détention avant de bénéficier de la Grâce Royale accordée par le souverain marocain à l’occasion de l’Aïd el-Kébir.
Cette réception officielle, organisée dès leur arrivée sur le sol sénégalais, témoigne de l’importance accordée par les autorités sénégalaises à cette libération. Le Chef de l’État a tenu à réserver un accueil chaleureux aux supporters libérés, entourés de leurs proches et de plusieurs responsables officiels.

La grâce accordée par le Roi Mohammed VI a été largement saluée au Sénégal comme un geste de fraternité et d’humanité, illustrant la solidité des relations historiques entre Dakar et Rabat.

Au-delà de l’aspect diplomatique, le retour des supporters marque également la fin d’une longue attente pour leurs familles, qui espéraient depuis plusieurs mois une issue favorable à leur situation.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a mis fin, ce vendredi 22 mai 2026, aux fonctions du Premier Ministre Ousmane Sonko, entraînant de facto la dissolution de l’ensemble du gouvernement. La décision, formalisée par le décret n° 2026-128, marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise.
Les membres du gouvernement sortant ont été instruits d’expédier les affaires courantes dans l’attente de la constitution d’une nouvelle équipe gouvernementale. Aucune indication n’a été donnée à ce stade sur le calendrier de nomination d’un nouveau Premier Ministre.
Cette rupture consomme officiellement les tensions qui opposaient depuis plusieurs mois le chef de l’État et son Premier Ministre, figures jadis alliées du mouvement Pastef, dont les divergences s’étaient progressivement étalées sur la scène publique.
Une délégation de l’Alliance pour la République (APR) s’est présentée, ce lundi, devant Serigne Mountakha Mbacké à Touba. La démarche, sans connotation politique affichée, visait à solliciter les prières du guide religieux en faveur de l’ancien président Macky Sall, dont le nom est évoqué pour prendre la succession d’António Guterres au secrétariat général des Nations unies. Au fil de l’entretien, le khalife a mêlé gratitude et réserve, rappelant que le destin relève de la seule volonté du Créateur.
Reçue par la plus haute autorité mouride, la mission conduite par plusieurs cadres de l’APR a d’abord tenu à dissiper tout malentendu. Son porte-parole, Babacar Gaye, a souligné que la visite n’avait rien de partisan, avant de rappeler l’attachement constant du guide religieux à l’ancien chef de l’État. Selon lui, l’ambition de Macky Sall de briguer le poste de secrétaire général de l’ONU s’inscrit dans le prolongement naturel de son parcours : après avoir gouverné le Sénégal et préservé la paix, il aspirerait désormais à mettre son expérience au service de la communauté internationale et de l’islam.
En retour, Serigne Mountakha Mbacké n’a pas tari d’éloges à l’égard de Macky Sall, mais il a immédiatement recentré le propos sur la souveraineté divine. Il a affirmé que l’issue de toute entreprise dépend uniquement de Dieu, maître absolu de l’univers, et que les humains ne disposent d’autre recours que l’invocation. Le khalife a confié avoir déjà élevé des prières par le passé pour l’ancien président, l’ayant confié spirituellement à Serigne Touba. Il a précisé avoir imploré pour que Macky Sall obtienne ce qu’il convoite, tout en laissant à Dieu le soin de l’accorder, à la condition expresse que cette réalisation lui soit bénéfique.
À l’occasion de la cérémonie officielle de la Ziarra générale, Serigne Moustapha Sy Al Amine a livré un message ferme à l’endroit de ceux qu’il accuse de s’attaquer publiquement aux confréries (tarikha) au Sénégal. Dans un contexte marqué par des débats de plus en plus vifs sur les pratiques religieuses, le guide religieux a tenu à rappeler le rôle central des confréries dans la structuration de l’islam sénégalais et dans la stabilité sociale du pays.
Dans son intervention, Serigne Moustapha Sy Al Amine a évoqué une émission diffusée récemment sur une chaîne de télévision de la place, au cours de laquelle un invité se serait permis de remettre en cause les fondements des tarikhas. Sans citer directement de nom, il a dénoncé ce qu’il considère comme des dérives inquiétantes, appelant à plus de responsabilité dans les prises de parole publiques, notamment sur des sujets aussi sensibles que la religion.
Le marabout s’est longuement attardé sur la signification des confréries dans le contexte sénégalais. Il a rappelé que celles-ci ne sont pas de simples organisations religieuses, mais des institutions profondément ancrées dans l’histoire et la culture du pays. Selon lui, les tarikhas jouent un rôle essentiel dans la transmission des valeurs spirituelles, la cohésion sociale et l’encadrement des fidèles. À ce titre, toute tentative de les discréditer reviendrait, selon ses propos, à fragiliser des repères fondamentaux de la société.
Dans un ton particulièrement ferme, Serigne Moustapha Sy Al Amine a mis en garde ceux qu’il qualifie de « farfelus », qui, selon lui, s’autorisent à porter atteinte aux fondements de l’islam. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’orthodoxie religieuse et de respecter les héritages spirituels légués par les grandes figures religieuses du pays. Pour lui, la liberté d’expression ne saurait justifier des propos de nature à semer la confusion ou à créer des tensions au sein de la communauté musulmane.
Au-delà de la question religieuse, le guide religieux a également abordé l’actualité sociale, notamment la récente grève des transporteurs. Il a salué la décision de lever le mot d’ordre, soulignant l’importance des concertations qui ont permis d’aboutir à une issue favorable. Il a rappelé, à cette occasion, le rôle des médiations et des discussions dans la résolution des crises, appelant à privilégier le dialogue comme outil principal de régulation sociale.
Dans la même dynamique, Serigne Moustapha Sy Al Amine a exhorté les autorités publiques à renforcer les cadres de concertation avec les différents acteurs sociaux. Selon lui, une gouvernance apaisée passe nécessairement par l’écoute, la prise en compte des préoccupations des citoyens et la recherche de solutions consensuelles aux problèmes qui se posent.
À travers cette intervention, le guide religieux a ainsi voulu rappeler à la fois l’importance du respect des valeurs religieuses et la nécessité de préserver la cohésion sociale. Entre mise en garde contre les dérives discursives et appel au dialogue dans la gestion des affaires publiques, son message s’inscrit dans une volonté de maintenir l’équilibre entre tradition, foi et stabilité nationale.
Le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) a rendu public, ce mardi 7 avril 2026, son rapport de gestion annuel, mettant en lumière une mobilisation quasi intégrale des ressources allouées au secteur des médias au Sénégal. À travers cette publication, les autorités entendent illustrer leur engagement à soutenir durablement un écosystème médiatique en mutation, confronté à des défis économiques, technologiques et structurels.
Prenant la parole lors de la présentation, Habibou Dia a rappelé que le FADP constitue un levier stratégique pour accompagner l’ensemble des sous-secteurs de l’information, qu’il s’agisse de la presse écrite, de l’audiovisuel ou des médias communautaires. Il a insisté sur la vocation du fonds à renforcer la viabilité économique des entreprises de presse tout en promouvant le professionnalisme et la qualité de l’information.
Sur une enveloppe budgétaire globale arrêtée à 1 900 000 000 FCFA, le montant effectivement décaissé s’élève à 1 899 990 007 FCFA, soit un taux d’exécution quasi parfait. Le reliquat, estimé à 9 993 FCFA, a été reversé au Trésor public, traduisant, selon les responsables, une gestion rigoureuse des deniers alloués au secteur.
Dans le détail, la répartition des financements révèle une nette priorité accordée au secteur privé. Les entreprises de presse privées ainsi que les radios communautaires ont capté la part la plus importante des ressources, avec un montant global de 1 098 750 000 FCFA, représentant 57,8 % de l’enveloppe totale. Ce choix traduit une volonté manifeste de soutenir les acteurs les plus exposés aux contraintes du marché et aux mutations du paysage médiatique.
Les médias publics n’ont pas été en reste. Des structures comme Agence de Presse Sénégalaise, Radiodiffusion Télévision Sénégalaise et Agence de Distribution de la Presse ont bénéficié d’un financement global de 609 341 031 FCFA, soit 32,1 % du budget. Cette allocation vise à consolider le rôle de service public de ces organes, tout en améliorant leurs capacités opérationnelles.
Un accent particulier a également été mis sur la formation, considérée comme un pilier essentiel pour l’avenir du secteur. À ce titre, le Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information a reçu 125 750 000 FCFA, soit 6,6 % des ressources, afin de renforcer les compétences des professionnels des médias et d’adapter leur savoir-faire aux exigences du numérique et de l’information moderne.
Par ailleurs, les organes de régulation et de gouvernance ont bénéficié d’un appui financier non négligeable. Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie et la Commission de la Carte Nationale de Presse se sont vu attribuer un montant cumulé de 86 298 976 FCFA, représentant 4,5 % de l’enveloppe. Cette dotation vise à renforcer les mécanismes de régulation, de contrôle et de professionnalisation du secteur.
Enfin, les dépenses de fonctionnement du FADP ont été contenues à 28 200 000 FCFA, soit 1,5 % du budget global. Une maîtrise saluée par les autorités, qui y voient le signe d’une gestion sobre et orientée vers l’efficacité.
Le Dakarois Quotidien N°709 – 02/04/2026
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🔴 VIOLENCES APRÈS GUÉDIAWAYE FC – AS PIKINE : LA LSFP SANCTIONNE ET SAISIT LA JUSTICE
À l’occasion de la prière de la Korité célébrée à la Grande Mosquée de Dakar, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a délivré un message fort centré sur la cohésion sociale, la solidarité et la ضرورة de prolonger les enseignements du mois sacré de Ramadan dans la vie quotidienne des Sénégalais.
Devant une foule nombreuse de fidèles venus accomplir la prière de l’Aïd el-Fitr, le chef de l’État a salué l’atmosphère de recueillement, de partage et de fraternité qui a marqué les trente jours de jeûne. Il a mis en avant ce qu’il a qualifié de « force de la nation », illustrée par l’unité et la résilience du peuple sénégalais. Dans un contexte où les appels à l’unité se multiplient, il a insisté sur l’image d’une société soudée, profondément attachée à ses valeurs de solidarité, de respect mutuel et de fraternité.
Dans son allocution, le président a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas limiter ces valeurs au seul cadre du Ramadan. Selon lui, l’enjeu majeur réside dans la capacité collective à faire perdurer cet esprit au-delà de cette période spirituelle. Il a ainsi invité les citoyens à cultiver le sens des responsabilités, à renforcer leur engagement civique et à œuvrer ensemble pour le développement économique et social du pays. Ce message s’inscrit dans une volonté de consolidation du vivre-ensemble, considéré comme un pilier essentiel de la stabilité nationale.
Le chef de l’État a également tenu à adresser un message de fraternité à l’ensemble des Sénégalais, sans distinction de confession religieuse. Il a souligné que les valeurs de foi, de paix et de solidarité constituent un socle commun qui transcende les différences et renforce l’unité nationale. Cette ouverture a été perçue comme un appel à préserver l’harmonie interreligieuse, caractéristique majeure de la société sénégalaise.
Profitant de cette tribune solennelle, le président de la République a exprimé ses condoléances à la suite des pertes enregistrées au sein des forces de défense et de sécurité. Il a rendu un hommage appuyé aux soldats récemment tombés dans le nord de Sindian, en Casamance, saluant leur engagement et leur sacrifice pour la nation. Dans un ton empreint d’émotion, il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement aux blessés.