Le Dakarois Quotidien N°726 – 29/04/2026
Le Dakarois Sports N°726 – 29/04/2026
🔴 EXPLOIT AUX ÉTATS-UNIS : SABOU GUEYE COURONNÉE APRÈS UNE SAISON DOMINANTE
Une délégation de l’Alliance pour la République (APR) s’est présentée, ce lundi, devant Serigne Mountakha Mbacké à Touba. La démarche, sans connotation politique affichée, visait à solliciter les prières du guide religieux en faveur de l’ancien président Macky Sall, dont le nom est évoqué pour prendre la succession d’António Guterres au secrétariat général des Nations unies. Au fil de l’entretien, le khalife a mêlé gratitude et réserve, rappelant que le destin relève de la seule volonté du Créateur.
Reçue par la plus haute autorité mouride, la mission conduite par plusieurs cadres de l’APR a d’abord tenu à dissiper tout malentendu. Son porte-parole, Babacar Gaye, a souligné que la visite n’avait rien de partisan, avant de rappeler l’attachement constant du guide religieux à l’ancien chef de l’État. Selon lui, l’ambition de Macky Sall de briguer le poste de secrétaire général de l’ONU s’inscrit dans le prolongement naturel de son parcours : après avoir gouverné le Sénégal et préservé la paix, il aspirerait désormais à mettre son expérience au service de la communauté internationale et de l’islam.
En retour, Serigne Mountakha Mbacké n’a pas tari d’éloges à l’égard de Macky Sall, mais il a immédiatement recentré le propos sur la souveraineté divine. Il a affirmé que l’issue de toute entreprise dépend uniquement de Dieu, maître absolu de l’univers, et que les humains ne disposent d’autre recours que l’invocation. Le khalife a confié avoir déjà élevé des prières par le passé pour l’ancien président, l’ayant confié spirituellement à Serigne Touba. Il a précisé avoir imploré pour que Macky Sall obtienne ce qu’il convoite, tout en laissant à Dieu le soin de l’accorder, à la condition expresse que cette réalisation lui soit bénéfique.
À l’occasion de la cérémonie officielle de la Ziarra générale, Serigne Moustapha Sy Al Amine a livré un message ferme à l’endroit de ceux qu’il accuse de s’attaquer publiquement aux confréries (tarikha) au Sénégal. Dans un contexte marqué par des débats de plus en plus vifs sur les pratiques religieuses, le guide religieux a tenu à rappeler le rôle central des confréries dans la structuration de l’islam sénégalais et dans la stabilité sociale du pays.
Dans son intervention, Serigne Moustapha Sy Al Amine a évoqué une émission diffusée récemment sur une chaîne de télévision de la place, au cours de laquelle un invité se serait permis de remettre en cause les fondements des tarikhas. Sans citer directement de nom, il a dénoncé ce qu’il considère comme des dérives inquiétantes, appelant à plus de responsabilité dans les prises de parole publiques, notamment sur des sujets aussi sensibles que la religion.
Le marabout s’est longuement attardé sur la signification des confréries dans le contexte sénégalais. Il a rappelé que celles-ci ne sont pas de simples organisations religieuses, mais des institutions profondément ancrées dans l’histoire et la culture du pays. Selon lui, les tarikhas jouent un rôle essentiel dans la transmission des valeurs spirituelles, la cohésion sociale et l’encadrement des fidèles. À ce titre, toute tentative de les discréditer reviendrait, selon ses propos, à fragiliser des repères fondamentaux de la société.
Dans un ton particulièrement ferme, Serigne Moustapha Sy Al Amine a mis en garde ceux qu’il qualifie de « farfelus », qui, selon lui, s’autorisent à porter atteinte aux fondements de l’islam. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’orthodoxie religieuse et de respecter les héritages spirituels légués par les grandes figures religieuses du pays. Pour lui, la liberté d’expression ne saurait justifier des propos de nature à semer la confusion ou à créer des tensions au sein de la communauté musulmane.
Au-delà de la question religieuse, le guide religieux a également abordé l’actualité sociale, notamment la récente grève des transporteurs. Il a salué la décision de lever le mot d’ordre, soulignant l’importance des concertations qui ont permis d’aboutir à une issue favorable. Il a rappelé, à cette occasion, le rôle des médiations et des discussions dans la résolution des crises, appelant à privilégier le dialogue comme outil principal de régulation sociale.
Dans la même dynamique, Serigne Moustapha Sy Al Amine a exhorté les autorités publiques à renforcer les cadres de concertation avec les différents acteurs sociaux. Selon lui, une gouvernance apaisée passe nécessairement par l’écoute, la prise en compte des préoccupations des citoyens et la recherche de solutions consensuelles aux problèmes qui se posent.
À travers cette intervention, le guide religieux a ainsi voulu rappeler à la fois l’importance du respect des valeurs religieuses et la nécessité de préserver la cohésion sociale. Entre mise en garde contre les dérives discursives et appel au dialogue dans la gestion des affaires publiques, son message s’inscrit dans une volonté de maintenir l’équilibre entre tradition, foi et stabilité nationale.
Le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) a rendu public, ce mardi 7 avril 2026, son rapport de gestion annuel, mettant en lumière une mobilisation quasi intégrale des ressources allouées au secteur des médias au Sénégal. À travers cette publication, les autorités entendent illustrer leur engagement à soutenir durablement un écosystème médiatique en mutation, confronté à des défis économiques, technologiques et structurels.
Prenant la parole lors de la présentation, Habibou Dia a rappelé que le FADP constitue un levier stratégique pour accompagner l’ensemble des sous-secteurs de l’information, qu’il s’agisse de la presse écrite, de l’audiovisuel ou des médias communautaires. Il a insisté sur la vocation du fonds à renforcer la viabilité économique des entreprises de presse tout en promouvant le professionnalisme et la qualité de l’information.
Sur une enveloppe budgétaire globale arrêtée à 1 900 000 000 FCFA, le montant effectivement décaissé s’élève à 1 899 990 007 FCFA, soit un taux d’exécution quasi parfait. Le reliquat, estimé à 9 993 FCFA, a été reversé au Trésor public, traduisant, selon les responsables, une gestion rigoureuse des deniers alloués au secteur.
Dans le détail, la répartition des financements révèle une nette priorité accordée au secteur privé. Les entreprises de presse privées ainsi que les radios communautaires ont capté la part la plus importante des ressources, avec un montant global de 1 098 750 000 FCFA, représentant 57,8 % de l’enveloppe totale. Ce choix traduit une volonté manifeste de soutenir les acteurs les plus exposés aux contraintes du marché et aux mutations du paysage médiatique.
Les médias publics n’ont pas été en reste. Des structures comme Agence de Presse Sénégalaise, Radiodiffusion Télévision Sénégalaise et Agence de Distribution de la Presse ont bénéficié d’un financement global de 609 341 031 FCFA, soit 32,1 % du budget. Cette allocation vise à consolider le rôle de service public de ces organes, tout en améliorant leurs capacités opérationnelles.
Un accent particulier a également été mis sur la formation, considérée comme un pilier essentiel pour l’avenir du secteur. À ce titre, le Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information a reçu 125 750 000 FCFA, soit 6,6 % des ressources, afin de renforcer les compétences des professionnels des médias et d’adapter leur savoir-faire aux exigences du numérique et de l’information moderne.
Par ailleurs, les organes de régulation et de gouvernance ont bénéficié d’un appui financier non négligeable. Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie et la Commission de la Carte Nationale de Presse se sont vu attribuer un montant cumulé de 86 298 976 FCFA, représentant 4,5 % de l’enveloppe. Cette dotation vise à renforcer les mécanismes de régulation, de contrôle et de professionnalisation du secteur.
Enfin, les dépenses de fonctionnement du FADP ont été contenues à 28 200 000 FCFA, soit 1,5 % du budget global. Une maîtrise saluée par les autorités, qui y voient le signe d’une gestion sobre et orientée vers l’efficacité.
Le Dakarois Quotidien N°709 – 02/04/2026
Le Dakarois Sports N°709 – 02/04/2026
🔴 VIOLENCES APRÈS GUÉDIAWAYE FC – AS PIKINE : LA LSFP SANCTIONNE ET SAISIT LA JUSTICE
À l’occasion de la prière de la Korité célébrée à la Grande Mosquée de Dakar, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a délivré un message fort centré sur la cohésion sociale, la solidarité et la ضرورة de prolonger les enseignements du mois sacré de Ramadan dans la vie quotidienne des Sénégalais.
Devant une foule nombreuse de fidèles venus accomplir la prière de l’Aïd el-Fitr, le chef de l’État a salué l’atmosphère de recueillement, de partage et de fraternité qui a marqué les trente jours de jeûne. Il a mis en avant ce qu’il a qualifié de « force de la nation », illustrée par l’unité et la résilience du peuple sénégalais. Dans un contexte où les appels à l’unité se multiplient, il a insisté sur l’image d’une société soudée, profondément attachée à ses valeurs de solidarité, de respect mutuel et de fraternité.
Dans son allocution, le président a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas limiter ces valeurs au seul cadre du Ramadan. Selon lui, l’enjeu majeur réside dans la capacité collective à faire perdurer cet esprit au-delà de cette période spirituelle. Il a ainsi invité les citoyens à cultiver le sens des responsabilités, à renforcer leur engagement civique et à œuvrer ensemble pour le développement économique et social du pays. Ce message s’inscrit dans une volonté de consolidation du vivre-ensemble, considéré comme un pilier essentiel de la stabilité nationale.
Le chef de l’État a également tenu à adresser un message de fraternité à l’ensemble des Sénégalais, sans distinction de confession religieuse. Il a souligné que les valeurs de foi, de paix et de solidarité constituent un socle commun qui transcende les différences et renforce l’unité nationale. Cette ouverture a été perçue comme un appel à préserver l’harmonie interreligieuse, caractéristique majeure de la société sénégalaise.
Profitant de cette tribune solennelle, le président de la République a exprimé ses condoléances à la suite des pertes enregistrées au sein des forces de défense et de sécurité. Il a rendu un hommage appuyé aux soldats récemment tombés dans le nord de Sindian, en Casamance, saluant leur engagement et leur sacrifice pour la nation. Dans un ton empreint d’émotion, il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Le Collectif des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes en spécialisation du Sénégal (COMES) a réagi publiquement au décès d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de formation en chirurgie dentaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans un communiqué, le Collectif affirme suivre avec une « attention soutenue » l’évolution de ce dossier, qualifiant la disparition de leur collègue de drame survenu dans un contexte national déjà marqué par un « déficit criant de spécialistes de santé ».
Le COMES indique avoir pris connaissance du communiqué du Procureur de la République, selon lequel les éléments disponibles à ce stade de l’enquête ne corroborent pas les rumeurs faisant état de violences physiques exercées sur la victime. Toutefois, le Collectif rappelle que les conclusions de l’autopsie ont permis d’écarter l’hypothèse d’une cause naturelle isolée et orientent vers l’existence d’un « mécanisme traumatique majeur ».
Pour les médecins en spécialisation, une question essentielle demeure sans réponse : quelle est l’origine de ce traumatisme ? Cette interrogation, posée publiquement, traduit leur volonté d’obtenir des explications précises et transparentes sur les circonstances exactes du décès. Le COMES rejette catégoriquement toute hypothèse laissant entendre que la victime aurait pu s’infliger elle-même un traumatisme physique mortel. Le Collectif estime qu’il est inconcevable qu’un jeune étudiant de 20 ans, engagé dans un parcours exigeant en chirurgie dentaire et porteur des espoirs de sa famille, ait volontairement causé sa propre mort.
Au-delà de l’émotion suscitée au sein de la communauté médicale, cette prise de position souligne l’ampleur de l’inquiétude dans le milieu universitaire. Le COMES appelle les autorités judiciaires à conduire la suite de l’enquête avec rigueur, justesse et impartialité, afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès et d’identifier, le cas échéant, les responsabilités.
Le voile commence à se lever sur les circonstances du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu le 9 février 2026. Après plusieurs jours marqués par l’émotion, les interrogations et les rumeurs sur le campus, le rapport d’autopsie établi par le laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique de l’Hôpital général Idrissa Pouye (HOGIP) apporte des précisions déterminantes. Les conclusions médicales décrivent un enchaînement de lésions graves, résultant de traumatismes multiples d’une violence exceptionnelle.
Selon les constatations des médecins légistes, le corps présentait d’importantes atteintes concentrées majoritairement sur le côté gauche. Le thorax et l’abdomen ont subi un choc massif, provoquant une contusion profonde à la fois au niveau de la poitrine et du ventre. Ce type de traumatisme traduit un impact d’une grande intensité, capable d’affecter simultanément plusieurs organes internes.
La tête portait également les stigmates d’un choc violent. Les examens ont révélé une commotion cérébrale accompagnée d’une hémorragie sous-durale du côté gauche, c’est-à-dire un saignement localisé entre le cerveau et le crâne. Bien qu’aucune fracture du crâne n’ait été observée, une lésion cutanée à l’arrière du cuir chevelu témoigne d’un impact significatif. Une hémorragie sous-durale est une atteinte grave, susceptible d’entraîner une détérioration rapide des fonctions vitales en l’absence d’une intervention médicale immédiate.
Les lésions thoraciques apparaissent parmi les plus sévères. La dixième côte gauche était fracturée en deux points distincts. Un fragment osseux s’est enfoncé dans le poumon gauche, provoquant des plaies profondes et une hémorragie interne massive. Cette perforation a entraîné un hémothorax, c’est-à-dire une accumulation importante de sang dans la cavité thoracique, comprimant les poumons et perturbant gravement la respiration. La onzième côte gauche était également fracturée à l’arrière, confirmant la violence de l’impact subi au niveau du flanc.
Le muscle cardiaque présentait lui aussi une contusion, signe qu’un choc direct ou indirect a atteint la région thoracique avec suffisamment de force pour affecter le cœur. Les médecins ont relevé la présence d’un hématome situé derrière cet organe vital. Une telle lésion, combinée aux autres traumatismes, aggrave considérablement le risque de défaillance circulatoire.
L’examen abdominal a mis en évidence des atteintes tout aussi alarmantes. Le rein gauche était gravement lésé au niveau de son hile, zone par laquelle transitent les principaux vaisseaux sanguins. Cette atteinte a provoqué une importante accumulation de sang autour de l’organe. La rate, quant à elle, présentait deux plaies distinctes responsables d’un saignement interne abondant dans la cavité abdominale. Or, la rate est un organe richement vascularisé : sa rupture entraîne rapidement une hémorragie massive pouvant conduire à un choc hémorragique fatal.
À ces blessures internes s’ajoutaient des dermabrasions, notamment sur le bras gauche, ainsi qu’une plaie ouverte mesurant environ 3,5 centimètres sur le flanc droit. Ces lésions externes, bien que moins déterminantes que les atteintes internes, confirment la brutalité des faits.
Dans leur ensemble, les constatations médico-légales décrivent un tableau de polytraumatismes sévères. Les organes vitaux — cerveau, poumon, cœur, rein et rate — ont été simultanément touchés, chacun présentant des lésions susceptibles, à elles seules, d’engager le pronostic vital. La combinaison de fractures costales, de perforations pulmonaires, d’atteintes viscérales et d’hémorragies internes massives rendait la survie extrêmement improbable sans une prise en charge chirurgicale immédiate et lourde.
Le rapport conclut ainsi que le décès résulte de ces traumatismes multiples et des hémorragies internes qu’ils ont provoquées. Si l’autopsie éclaire désormais les causes médicales de la mort, elle ne se prononce pas sur les circonstances exactes des faits. Il appartient désormais à l’enquête judiciaire d’établir les responsabilités et de déterminer les conditions dans lesquelles un tel enchaînement de violences a pu se produire.
Au-delà des termes scientifiques, le document met en évidence l’ampleur des blessures subies. Les lésions décrites sont médicalement incompatibles avec la vie en l’absence d’une intervention rapide et massive. Ce constat, aussi froid que précis, souligne la gravité extrême des traumatismes ayant conduit au décès d’Abdoulaye Ba.
Un drame s’est produit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où un étudiant en deuxième année à la faculté de médecine a perdu la vie à la suite des violents affrontements survenus récemment sur le campus universitaire. Selon les informations recueillies, le corps sans vie de la victime a été acheminé et se trouve actuellement à l’hôpital Principal de Dakar, plongeant la communauté universitaire dans une profonde consternation.
Le décès de cet étudiant intervient dans un contexte de fortes tensions marquées par des manifestations estudiantines, des interventions répétées des forces de défense et de sécurité, ainsi que des heurts ayant dégénéré en scènes de violence. Depuis plusieurs jours, l’UCAD est le théâtre d’échanges de projectiles, d’usage de gaz lacrymogènes et d’incidents graves ayant affecté la vie académique et la sécurité des étudiants.
Pour l’heure, les circonstances exactes de la mort de l’étudiant n’ont pas encore été officiellement établies. Les autorités n’ont pas communiqué sur les causes précises du décès, ni sur le moment exact où le drame s’est produit. Cette absence d’informations alimente l’émotion et les interrogations au sein du campus, où étudiants, enseignants et personnels administratifs réclament des éclaircissements rapides et transparents.
Une enquête devrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur ce décès tragique, déterminer les causes réelles de la mort et situer les responsabilités dans ces violences qui ont pris une tournure dramatique. Plusieurs voix s’élèvent déjà pour demander une investigation indépendante et rigoureuse, afin que les faits soient établis et que justice soit rendue si des manquements ou des abus sont avérés.
Ce décès ravive le débat sur la gestion sécuritaire des crises universitaires et sur la nécessité de privilégier le dialogue plutôt que la confrontation. De nombreux acteurs du monde universitaire estiment que l’université doit rester un espace de savoir, de débat et de formation, et non un théâtre de violences mettant en danger la vie des étudiants.
Alors que l’émotion reste vive à l’UCAD, la communauté universitaire est en deuil et appelle à l’apaisement. Les autorités sont désormais attendues sur des mesures urgentes pour garantir la sécurité des étudiants, rétablir un climat serein sur le campus et éviter que de tels drames ne se reproduisent. Nous y reviendrons au fur et à mesure de l’évolution de cette affaire.
La Division des Investigations Criminelles (DIC) a porté un coup majeur à un réseau criminel d’une rare gravité, impliqué dans l’exploitation sexuelle de mineurs et opérant entre le Sénégal et la France. À l’issue d’une vaste enquête menée dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, quatorze individus ont été déférés devant le Parquet pour des faits d’une extrême violence, mettant en cause des pratiques pédocriminelles organisées et transnationales.
Selon un communiqué officiel de la Police nationale, les investigations ont permis de mettre au jour une organisation criminelle structurée depuis 2017, spécialisée dans ce que les enquêteurs décrivent comme une « formation au sexe de jeunes garçons ». Les victimes, toutes mineures, auraient été progressivement conditionnées et exploitées sexuellement pour le compte d’hommes, majoritairement de nationalité étrangère et pour la plupart séropositifs. Les actes reprochés incluent des rapports sexuels non protégés, filmés, et destinés à alimenter un circuit criminel dont les ramifications dépassaient largement les frontières sénégalaises.
Au cœur de ce dispositif se trouve un ressortissant français identifié comme Pierre Robert, présenté par les enquêteurs comme le principal instigateur et donneur d’ordres. Ce dernier a été interpellé en avril 2025 à Beauvais, en France. D’après les éléments de l’enquête, il coordonnait les activités du réseau à distance, fournissant des instructions précises et finançant les opérations à travers des virements d’argent adressés à ses relais locaux.
L’enquête conduite par la DIC, en étroite collaboration avec les autorités judiciaires françaises, a permis l’arrestation de quatorze individus, tous de nationalité sénégalaise. Les chefs d’accusation retenus sont particulièrement lourds. Ils portent notamment sur la pédophilie en bande organisée, le proxénétisme, le viol sur des mineurs de moins de quinze ans, les actes contre nature ainsi que la transmission volontaire du VIH Sida. Des infractions qui exposent les mis en cause à de lourdes peines au regard du Code pénal sénégalais.
Parmi les personnes déférées figurent quatre individus présentés comme des « formateurs au sexe ». Lors de leurs auditions, ils auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés, déclarant avoir agi sur instructions directes de Pierre Robert, en contrepartie de rémunérations financières régulières. Dix autres suspects, soupçonnés d’avoir joué divers rôles dans la logistique, le recrutement ou la mise en relation des victimes, ont également été interpellés et présentés à la justice.
Dans le cadre de cette opération de grande envergure, plusieurs perquisitions ont été menées simultanément dans différentes zones du pays, notamment aux Almadies et à Ouakam à Dakar, ainsi qu’à Kaolack et à Tivaouane Peulh. Ces interventions ont permis la saisie de divers objets et supports susceptibles de servir de preuves matérielles dans la procédure en cours, renforçant les charges retenues contre les suspects.
La Police nationale souligne que cette affaire est le fruit d’une coopération judiciaire exemplaire entre le Sénégal et la France. Une délégation française composée de juges d’instruction, de greffières et d’officiers de police judiciaire a été dépêchée à Dakar afin de travailler conjointement avec les enquêteurs de la DIC. Cette collaboration a permis de croiser les informations, d’identifier les acteurs clés du réseau et de démanteler une organisation criminelle dont l’ampleur et la brutalité ont profondément choqué.
Au-delà de la procédure judiciaire en cours, cette affaire met en lumière la persistance de menaces graves pesant sur les enfants et la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des mineurs. Elle rappelle également l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux, dont les victimes restent les plus vulnérables.
La Brigade de Recherches de Keur Massar a procédé à l’interpellation de douze individus de nationalité sénégalaise dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, de mise en danger de la vie d’autrui et de transmission volontaire du VIH à travers des rapports sexuels non protégés.
Selon des sources sécuritaires, l’affaire trouve son origine dans l’exploitation d’un renseignement signalant les agissements d’un individu séropositif qui aurait continué à entretenir des relations sexuelles non protégées, en toute connaissance de son état de santé. Les investigations menées par les éléments de la Brigade de Recherches ont conduit à son interpellation le 4 février 2026.
Soumis à un test de dépistage sur réquisition, un certificat médical établi par un médecin atteste qu’il est porteur du virus du VIH. Lors de son audition, il aurait reconnu être conscient de sa séropositivité et aurait déclaré avoir eu des rapports sexuels non protégés avec plusieurs partenaires, rencontrés notamment via des groupes WhatsApp.
Deux de ses partenaires, interpellés le même jour, ont également déclaré connaître leur statut sérologique positif, tout en admettant avoir continué à entretenir des relations sexuelles non protégées avec d’autres partenaires.
La poursuite de l’enquête a permis l’arrestation de cinq autres individus le 5 février, puis de quatre supplémentaires le 6 février, portant à douze le nombre total de personnes interpellées dans ce dossier.
D’après les premiers résultats des dépistages, six des personnes arrêtées ont été déclarées séropositives, deux sont en attente de confirmation médicale, tandis que quatre ont été déclarées séronégatives.
La Gendarmerie nationale indique que l’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des responsabilités et de déterminer les circonstances exactes des faits.
Au-delà du volet judiciaire, cette affaire relance la question de la responsabilité individuelle en matière de santé publique, ainsi que de l’importance du dépistage, de la prévention et de la protection lors des rapports sexuels.





La Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a procédé, le vendredi, à l’arrestation de Pape Cheikh Diallo, animateur et présentateur de l’émission Quartier Général, selon des informations exclusives obtenues par Seneweb. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une enquête de grande envergure portant sur un réseau présumé d’homosexuels opérant dans la banlieue dakaroise.
De son vrai nom Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo, âgé de 44 ans, l’animateur a été mis en cause à la suite des déclarations de Doudou Lamine Dieng, banquier de profession, interpellé antérieurement par les forces de l’ordre. Au cours de son audition, ce dernier a affirmé entretenir une relation de couple avec Pape Cheikh Diallo, citant l’animateur comme l’un des membres du réseau faisant l’objet des investigations.
Conduit devant les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar, Pape Cheikh Diallo a été interrogé sur les faits qui lui sont reprochés. Selon des sources proches du dossier, il aurait reconnu les éléments retenus contre lui, renforçant ainsi les soupçons des enquêteurs et l’orientation prise par l’enquête depuis les premières interpellations.
Au total, douze personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire. Parmi elles, sept seraient porteuses du VIH/sida, d’après les informations recueillies par Seneweb. Les mis en cause ont été placés en garde à vue et poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH par rapports sexuels non protégés et mise en danger de la vie d’autrui. Ces qualifications pénales, particulièrement lourdes, traduisent la gravité des faits reprochés et la complexité du dossier en cours d’instruction.
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a été informé de l’évolution de l’enquête et suit de près la procédure. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes des faits allégués.
Vingt-quatre heures après l’effondrement tragique survenu dans la commune de Bembou, dans le département de Saraya, le bilan humain continue de s’alourdir. Un nouveau corps a été extrait des décombres ce dimanche, portant à six le nombre de personnes décédées. Sur le terrain, l’espoir de retrouver d’éventuels survivants s’amenuise au fil des heures, tandis que les opérations de secours ont été provisoirement suspendues pour des raisons de sécurité.
Le drame s’est produit le samedi 24 janvier, aux environs de 10 heures, sur le périmètre de la société minière AfriGold, situé à l’ouest du village de Gamba-Gamba, dans le sud-est du Sénégal. Selon des sources sécuritaires relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), un groupe de mineurs artisanaux s’était introduit clandestinement sur ce site d’exploitation industrielle à la recherche d’or.
Alors que plusieurs d’entre eux s’activaient au fond des fosses d’extraction, les parois, déjà fragilisées par des travaux antérieurs et l’instabilité du sol, se sont brusquement effondrées. Pris au piège sous des tonnes de sable et de gravats, plusieurs mineurs ont été ensevelis sur le coup.
Dans les minutes qui ont suivi l’accident, la solidarité des orpailleurs présents sur les lieux a permis de dégager huit personnes des décombres. Parmi elles, quatre étaient déjà décédées. Les blessés, quant à eux, ont été évacués en urgence vers des structures sanitaires de la zone avant l’arrivée des forces de défense et de sécurité.
Les recherches se sont poursuivies tout au long de la journée de dimanche. Elles ont conduit à la localisation et à l’extraction de nouveaux corps, portant le bilan provisoire à six morts. Toutefois, l’absence d’un recensement précis des personnes présentes au moment de l’effondrement complique l’évaluation réelle du nombre de victimes. Les autorités n’excluent pas la possibilité que d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres.
Face à l’ampleur des dégâts et à l’instabilité persistante du terrain, les équipes de secours ont été contraintes de suspendre les opérations de fouilles ce dimanche soir, afin d’éviter de nouveaux accidents. Les recherches devraient reprendre lundi, sous réserve de conditions de sécurité jugées acceptables.
Ce nouveau drame relance une fois de plus la problématique de l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou, régulièrement endeuillée par des accidents similaires. Malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de sécurisation menées par l’État, de nombreux jeunes continuent de risquer leur vie dans des sites non sécurisés, attirés par l’espoir d’un gain rapide.
Dans l’attente de la reprise des recherches, les populations de Bembou et des villages environnants restent plongées dans la consternation, tandis que les familles des victimes vivent dans l’angoisse et l’incertitude.
Après le sacre historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a offert ce mardi 20 janvier 2026 une réception officielle en leur honneur au Palais de la République. L’événement, empreint de solennité et d’émotion, a rassemblé l’ensemble des joueurs, le staff technique, les membres de la Fédération, ainsi que les autorités publiques et plusieurs personnalités du monde culturel et sportif.
Fidèle à sa promesse faite après la victoire des Lions, le chef de l’État a dévoilé l’ampleur des récompenses destinées à l’équipe nationale. Chaque joueur a reçu une prime de 75 millions de FCFA, accompagnée d’un terrain de 1 500 mètres carrés sur la Petite Côte. Il s’agit là d’un geste concret qui illustre la reconnaissance de la Nation pour le travail acharné, le courage et la discipline dont ont fait preuve les Lions tout au long de la compétition. Les membres de la Fédération ont également été gratifiés d’une prime de 50 millions de FCFA et d’un terrain de 1 000 mètres carrés, tandis que les autres membres de la délégation ayant accompagné l’équipe au Maroc ont reçu 20 millions de FCFA et 500 mètres carrés sur la Petite Côte.
Au-delà des joueurs et du staff, le président Diomaye a pensé au personnel du ministère des Sports, annonçant l’attribution d’une enveloppe de 305 millions de FCFA destinée aux primes de l’ensemble des agents, ainsi que la remise de terrains pour les membres de la délégation ministérielle ayant accompagné l’équipe lors de la finale. Ce geste traduit non seulement la valorisation des performances sportives, mais aussi une reconnaissance du rôle de tous ceux qui ont contribué au succès de l’équipe sur le plan logistique et organisationnel.
La cérémonie a été marquée par une ambiance chaleureuse et festive. Les joueurs, visiblement émus mais souriants, ont défilé devant la tribune présidentielle, acclamés par les applaudissements nourris des invités et des proches. La remise des récompenses s’est déroulée après les décorations officielles qui avaient élevé les joueurs et le sélectionneur Pape Thiaw au rang de Commandeurs de l’Ordre national du Lion, symbolisant la reconnaissance de la Nation pour leur exploit historique.
En offrant ces primes substantielles et des terrains sur la Petite Côte, le président Diomaye a voulu inscrire ce sacre dans la mémoire collective des Sénégalais et rappeler que le sport, lorsqu’il est pratiqué avec abnégation et esprit d’équipe, constitue un vecteur de fierté nationale et d’unité. Cette réception, alliant solennité, récompense matérielle et hommage symbolique, restera sans doute gravée dans l’histoire du football sénégalais, tout comme la victoire elle-même.
Le Sénégal est de nouveau au sommet du football africain. Quatre ans après son premier sacre continental, la sélection sénégalaise a remporté, ce dimanche, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en s’imposant face au Maroc (1-0) au terme d’une finale intense et indécise. Un succès historique, scellé en prolongation par un but décisif de Pape Gueye, qui permet aux “Lions de la Téranga” d’ajouter une deuxième étoile sur leur maillot.
Dans un stade incandescent et devant des millions de téléspectateurs à travers le continent, les deux meilleures équipes du tournoi ont livré un duel de haut niveau. Le Maroc, solide et bien organisé, a longtemps résisté aux assauts sénégalais, s’appuyant sur une défense rigoureuse et un jeu de transition rapide. De son côté, le Sénégal a imposé sa puissance physique, sa maîtrise tactique et son expérience des grands rendez-vous, sans toutefois parvenir à faire la différence dans le temps réglementaire.
Les 90 minutes se sont achevées sur un score nul et vierge, reflet d’une confrontation équilibrée où chaque détail comptait. Il aura fallu attendre la prolongation pour voir le sort de la finale basculer. À un moment clé, Pape Gueye a surgi pour libérer tout un peuple. Profitant d’une action collective bien construite, le milieu sénégalais a trouvé l’ouverture et inscrit le but de la délivrance, faisant exploser de joie les supporters sénégalais.
Ce but a suffi au bonheur du Sénégal, qui a ensuite fait preuve d’une grande maturité pour conserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final. Solides défensivement, disciplinés et solidaires, les Lions ont résisté aux dernières tentatives marocaines, confirmant leur statut de référence sur le continent.
Avec ce nouveau titre, le Sénégal entre un peu plus dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette deuxième étoile vient récompenser la continuité d’un projet sportif ambitieux, basé sur la stabilité, le talent et un esprit de groupe remarquable. De génération en génération, les Lions de la Téranga s’imposent désormais comme l’une des grandes nations du football africain.
Au-delà du trophée, ce sacre symbolise la fierté d’un pays et la consécration d’une équipe qui a su porter haut les couleurs nationales. Le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, et le continent entier reconnaît désormais la place qu’il occupe parmi l’élite du football africain.
Le Sénégal s’est qualifié pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en dominant l’Égypte (1-0), ce mercredi soir au stade Ibn Batouta de Tanger. Au terme d’une demi-finale âprement disputée, les Lions de la Teranga ont fait parler leur force mentale, leur discipline tactique et leur expérience pour venir à bout d’une formation égyptienne fidèle à sa réputation de solidité et de résilience.
Dans une rencontre à haute intensité, marquée par une bataille tactique de tous les instants, les hommes d’Aliou Cissé ont longtemps dû faire preuve de patience. Face à un bloc égyptien très compact, difficile à manœuvrer, le Sénégal a monopolisé le ballon sans toutefois parvenir à concrétiser ses occasions en première période. Les Pharaons, bien organisés défensivement, ont fermé les espaces et misé sur des transitions rapides, rendant chaque offensive sénégalaise complexe à conclure.
Malgré plusieurs situations franches manquées avant la pause, les champions d’Afrique 2021 n’ont jamais perdu leur calme. Fidèles à leur plan de jeu, ils ont continué à presser, à imposer un rythme soutenu et à faire circuler le ballon avec maîtrise. Cette domination progressive a fini par payer en seconde période, lorsque le Sénégal a trouvé la faille sur une action décisive, conclue par un but qui a fait exploser de joie les supporters présents dans les tribunes.
Ce but, fruit d’une persévérance collective, a changé la physionomie du match. Dos au mur, l’Égypte a tenté de réagir, multipliant les efforts pour revenir au score. Mais la défense sénégalaise, solide et disciplinée, a parfaitement résisté aux assauts adverses. Portés par une grande sérénité mentale, les Lions ont su gérer leur avantage jusqu’au coup de sifflet final, sans céder à la pression d’une équipe égyptienne connue pour sa capacité à renverser les situations.
Pour les Pharaons, l’élimination est cruelle mais honorable. Les coéquipiers de Mohamed Salah quittent la compétition avec les honneurs après avoir livré un match courageux et engagé. Longtemps en place, ils n’ont finalement pas réussi à contenir la constance et la détermination sénégalaise, s’inclinant sur la plus petite des marges.
Cette victoire revêt une dimension symbolique forte pour le Sénégal, qui retrouve une nouvelle fois l’Égypte à un stade décisif de la compétition. Elle ravive surtout le rêve d’un deuxième sacre continental, quatre ans après le triomphe historique de 2021, déjà face aux Pharaons. Les Lions de la Teranga confirment ainsi leur statut de référence du football africain, capables de s’imposer autant par le jeu que par la force mentale.
Qualifié pour la grande finale, le Sénégal affrontera dimanche prochain le vainqueur de l’autre demi-finale opposant le Maroc, pays hôte, au Nigeria. Un rendez-vous capital au cours duquel les Lions tenteront d’écrire une nouvelle page glorieuse de leur histoire et de confirmer leur ambition de régner durablement sur le football africain.
De nouveaux éléments viennent alourdir le dossier judiciaire de Farba Ngom. La ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Yassine Fall, a révélé ce mardi des faits jugés particulièrement graves lors d’un point de presse tenu au Building administratif Président Mamadou Dia. Face aux journalistes, elle est longuement revenue sur la situation de l’ancien député-maire des Agnam, actuellement détenu, en apportant des précisions inédites sur les conditions de sa détention.
Selon la ministre, Farba Ngom a été retrouvé en possession de deux téléphones portables à l’intérieur même de sa cellule, en violation flagrante des règles en vigueur dans les établissements pénitentiaires. Cette découverte, a-t-elle souligné, soulève de sérieuses interrogations quant au respect du régime carcéral et à la sécurité au sein de l’administration pénitentiaire. Yassine Fall a insisté sur le caractère illégal de la détention de tels objets, rappelant que les téléphones portables sont strictement interdits en milieu carcéral en raison des risques qu’ils représentent pour l’ordre, la sécurité et le bon déroulement des procédures judiciaires.
La ministre de la Justice a également précisé que ces téléphones auraient servi à Farba Ngom pour entretenir des échanges avec certaines personnalités politiques ainsi qu’avec des organes de presse. Des communications qui, selon elle, posent un véritable problème au regard de la procédure judiciaire en cours, mais aussi du principe d’égalité devant la loi. « Aucun détenu ne doit bénéficier de privilèges particuliers, quelle que soit sa position sociale ou politique », a martelé la Garde des Sceaux, réaffirmant la volonté de l’État de faire respecter strictement la loi.
Ces révélations interviennent dans un contexte déjà tendu autour du dossier Farba Ngom, qui continue de susciter de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique. Pour Yassine Fall, cette affaire doit être traitée avec rigueur et transparence, sans pression ni interférence extérieure. Elle a assuré que toute la lumière sera faite sur les circonstances ayant permis l’introduction de ces téléphones en détention et que des sanctions seront prises si des complicités internes sont établies.
La ministre a enfin réitéré l’engagement des autorités à renforcer les contrôles dans les établissements pénitentiaires afin d’éviter de telles dérives à l’avenir. Elle a rappelé que le respect des règles carcérales est une condition essentielle pour garantir la crédibilité de la justice et la confiance des citoyens dans les institutions de la République.
Avec ces nouvelles accusations, le dossier Farba Ngom prend une tournure supplémentaire, ajoutant une dimension disciplinaire et sécuritaire à une affaire judiciaire déjà complexe, dont les développements continuent d’être suivis de près par l’opinion nationale.
Face à la crise de la dette qui préoccupe le Sénégal, le philosophe et universitaire Souleymane Bachir Diagne a livré une réflexion approfondie sur le rôle stratégique de la souveraineté dans un contexte mondial marqué par la domination des marchés financiers. Pour lui, la souveraineté ne doit plus se limiter à un slogan ou à une rhétorique politique, mais se traduire concrètement en « capacité de négociation » face à la brutalité du capital mondial et à la complexité des rapports de force internationaux.
Au micro de la RTS, Souleymane Bachir Diagne a insisté sur le fait que l’endettement du Sénégal concerne chaque citoyen et dépasse le simple cadre technique et comptable. Selon lui, l’accord avec le Fonds Monétaire International (FMI) ne se résume pas à un document de chiffres et de conditions : il constitue un sceau de crédibilité sur l’échiquier économique mondial. « Des investisseurs lient leur propre confiance dans l’économie sénégalaise au programme FMI », a-t-il souligné, expliquant que le pays ne peut ignorer l’importance symbolique et stratégique de cet accord dans la stabilisation et le financement de son économie.
Le philosophe a proposé une redéfinition pragmatique de la souveraineté dans le contexte contemporain. Aucun État n’est totalement autonome dans un monde globalisé et interconnecté, rappelle-t-il. « La souveraineté doit être convertie en capacité de négociation », affirme-t-il, insistant sur le fait que la posture d’indépendance ne suffit plus. Pour illustrer ses propos, il a évoqué la Grèce, victime de rapports de force asymétriques avec le FMI, et a expliqué que réussir à négocier implique de transformer la volonté de souveraineté en outil stratégique de dialogue.
Souleymane Bachir Diagne a également mis en lumière l’importance du temps dans toute négociation. « Dans une négociation, le temps est une arme », a-t-il déclaré, précisant que le Sénégal, confronté à des échéances immédiates, doit se montrer rapide et efficace, alors que le FMI dispose d’une capacité d’attente. Cette asymétrie de temporalité confère un avantage considérable à la partie qui peut patienter, obligeant le pays à se présenter à la table des discussions avec des arguments solides et des ressources mobilisées.
Malgré la rudesse du contexte, le philosophe a voulu souligner les aspects positifs de la situation. Selon lui, la crise a contraint l’État sénégalais à explorer ses propres ressorts et à mobiliser davantage de ressources internes. Chaque progrès dans la collecte et la gestion des fonds nationaux enrichit ainsi la « corbeille » de négociation du Sénégal, transformant la crise en un catalyseur de maturité étatique et d’autonomie stratégique.
Pour Souleymane Bachir Diagne, la souveraineté sénégalaise ne se mesure pas à la vigueur des discours officiels ou aux déclarations politiques, mais à la capacité concrète du pays à ajuster ses ambitions aux contraintes du système financier international, sans se renier. Dans ce contexte, « patience, pragmatisme et rigueur interne » constituent les véritables instruments de l’autonomie et de la crédibilité de l’État sur la scène mondiale.
En somme, l’universitaire invite le Sénégal à dépasser la vision purement symbolique de la souveraineté pour en faire un levier d’action, transformant chaque défi financier en opportunité stratégique et chaque contrainte extérieure en moteur de renforcement institutionnel et économique.
La région de Kédougou a accueilli, durant deux jours, des travaux décisifs pour l’avenir de la gouvernance locale au Sénégal. Sous la conduite de Moussa Balla Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, acteurs institutionnels, élus locaux et représentants de la société civile ont posé les jalons de ce qui est présenté comme l’Acte IV de la décentralisation, une réforme d’envergure appelée à transformer en profondeur l’organisation et le fonctionnement des territoires.
Après dix-huit mois de travail préparatoire, de concertations et de consultations intensives à l’échelle nationale, le gouvernement sénégalais affiche une ambition assumée : faire du Sénégal une référence continentale en matière de gouvernance locale. Pour les autorités, il ne s’agit plus de simples ajustements techniques, mais d’un changement structurel destiné à corriger les limites observées dans les précédents actes de la décentralisation et à répondre aux nouvelles exigences du développement territorial.
Devant les acteurs territoriaux réunis à Kédougou, le ministre Moussa Balla Fofana a insisté sur la portée historique de cette réforme. Selon lui, l’Acte IV vise une évolution profonde du système de décentralisation, capable de hisser le Sénégal à un niveau supérieur par rapport aux standards africains actuels. « C’était notre ambition : mettre la décentralisation sénégalaise à un niveau qui peut même dépasser celui des autres nations africaines et faire du Sénégal un pays cité en exemple pour le sérieux et la profondeur de l’évolution de sa gouvernance locale », a-t-il déclaré.
Fruit d’un dialogue permanent avec les faîtières des élus locaux, l’administration territoriale et les organisations de la société civile, la réforme repose sur quinze axes majeurs, dont les grandes orientations commencent à se dessiner. Si l’ensemble des points n’a pas encore été rendu public, le ministre a levé le voile sur plusieurs piliers appelés à impacter directement le quotidien des collectivités et des citoyens.
Au cœur de l’Acte IV figure la question de la souveraineté financière des collectivités territoriales. Le gouvernement entend instaurer une nouvelle fiscalité locale spécifique, destinée à renforcer l’autonomie financière des municipalités et à réduire leur dépendance vis-à-vis des transferts de l’État central. L’objectif est de permettre aux communes de disposer de ressources propres suffisantes pour planifier et mettre en œuvre leurs politiques de développement.
La réforme prévoit également une professionnalisation accrue de la gestion locale. La création d’une véritable fonction publique locale et de services techniques performants est envisagée afin de mieux prendre en charge des domaines clés comme l’urbanisme, l’aménagement du territoire et la gestion des équipements publics. Cette approche vise à doter les collectivités de compétences techniques solides, capables de répondre aux défis croissants de l’urbanisation et du développement durable.
L’amélioration de l’offre de services publics constitue un autre axe central de l’Acte IV. Une refonte des organigrammes municipaux est annoncée, avec pour ambition d’assurer aux citoyens des services de proximité plus efficaces, mieux organisés et plus accessibles. Il s’agit, pour l’État, de rapprocher davantage l’administration des populations et de restaurer la confiance entre les collectivités et les administrés.
La question de la cohérence territoriale est également au cœur des réflexions. Le gouvernement entend corriger les découpages jugés illogiques ou non viables, afin de garantir à chaque commune une cohérence technique et sociale. Pour les autorités, une collectivité territoriale ne peut plus être conçue comme une simple entité administrative. Elle doit être économiquement viable, techniquement fonctionnelle et socialement acceptée par les populations qu’elle administre.
En lançant ce chantier de l’Acte IV de la décentralisation, sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre, Moussa Balla Fofana ouvre la voie à une nouvelle ère de développement territorial. Une vision dans laquelle le progrès du Sénégal ne sera plus uniquement impulsé depuis Dakar, mais porté par l’ensemble des territoires, de Kédougou à Saint-Louis, en passant par les zones les plus enclavées du pays.
Le Sénégal poursuit son aventure à la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Les Lions de la Téranga ont validé leur billet pour les demi-finales en venant à bout du Mali sur le score étriqué mais précieux d’un but à zéro. Une victoire arrachée au terme d’un quart de finale intense, engagé et parfois tendu, qui permet au Sénégal d’atteindre le dernier carré de la compétition pour la septième fois de son histoire.
La rencontre débute sur un rythme élevé, imposé par des Aigles du Mali très entreprenants. Dès la 3ᵉ minute, le Sénégal frôle le scénario catastrophe. Lancé dans la surface, Lassine Sinayoko s’écroule après un contact avec Kalidou Koulibaly et réclame un penalty. Le stade retient son souffle, mais après consultation de la VAR, l’arbitre décide de ne pas sanctionner le défenseur sénégalais. Un premier tournant dans ce quart de finale sous haute tension.
Piqués mais lucides, les Lions choisissent ensuite la prudence. Le Mali monopolise le ballon dans les premières minutes et tente d’installer son jeu, s’appuyant sur une circulation rapide et des projections vers l’avant. Le Sénégal, bien regroupé, procède par transitions rapides. Sur le flanc gauche, El Hadji Malick Diouf se montre particulièrement actif, multipliant les accélérations et provoquant son vis-à-vis, sans toutefois parvenir à concrétiser ses centres.
La bataille se déplace progressivement au milieu de terrain, où l’impact physique et l’intensité montent d’un cran. À la 22ᵉ minute, Iliman Ndiaye allume la première vraie mèche sénégalaise. Par une percée axiale pleine de détermination, il casse les lignes maliennes et sert Pape Gueye, dont la frappe est déviée in extremis par la défense. Le Sénégal prend confiance et commence à gagner les duels.
Au fil des minutes, les Lions haussent leur niveau de jeu. Plus agressifs à la récupération, plus précis dans les transmissions, ils finissent par prendre l’ascendant psychologique sur leurs adversaires. Le Mali, toujours dangereux, tente de répondre par des frappes lointaines et des incursions rapides, mais se heurte à une défense sénégalaise solide et bien organisée autour de Koulibaly.
Le moment décisif survient finalement lorsque Iliman Ndiaye, déjà très en vue, fait parler son sang-froid et son sens du but. Profitant d’un ballon mal repoussé et d’un léger flottement dans la défense malienne, l’attaquant sénégalais ajuste parfaitement le gardien et libère tout un peuple. Un but d’orfèvre, à l’image de la maîtrise et de la maturité affichées par le Sénégal dans cette phase cruciale de la compétition.
En seconde période, les Aigles du Mali jettent toutes leurs forces dans la bataille pour revenir au score. Les occasions se multiplient, la pression s’intensifie, mais les Lions font preuve d’une grande solidarité défensive. Le bloc reste compact, les replis sont rapides et les interventions décisives. Le Sénégal gère son avantage avec intelligence, sans jamais céder à la panique.
Au coup de sifflet final, c’est toute l’expérience et la résilience sénégalaise qui sont récompensées. En s’imposant face à un Mali combatif et ambitieux, les Lions confirment leur statut de grande nation du football africain et poursuivent leur rêve continental. Désormais qualifié pour les demi-finales, le Sénégal se rapproche un peu plus d’un nouveau sacre et envoie un message fort à ses futurs adversaires : les champions sont toujours là.