SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 Fillettes de moins de 5ans mutilées

Le 15 février 2025, un drame a eu lieu dans la région de Sédhiou, au Sénégal, où 11 fillettes âgées de cinq mois à cinq ans ont été excisées collectivement dans le département de Goudomp. Cet acte barbare, qui intervient après la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), a suscité une profonde indignation au sein de la communauté nationale et internationale.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ONU Femmes ont immédiatement réagi, exprimant leur consternation face à cette nouvelle violation des droits fondamentaux des filles. Dans un communiqué publié le 21 février 2025, les agences des Nations Unies ont dénoncé cette pratique néfaste qui continue de faire des victimes, malgré les efforts considérables du Gouvernement sénégalais pour éradiquer les MGF.
« Il est difficile de comprendre qu’une violation aussi grave des droits fondamentaux des filles ait lieu dans un pays pionnier dans la lutte contre les MGF », a déclaré Arlette Mvondo, Représentante d’ONU Femmes au Sénégal. Cette condamnation s’ajoute aux nombreuses prises de position des acteurs internationaux qui jugent inacceptable ce retour en arrière, sachant que le Sénégal a été l’un des premiers pays en Afrique à adopter des lois strictes contre les MGF.
Les MGF, en plus des souffrances physiques et des risques mortels qu’elles engendrent, laissent des séquelles psychologiques profondes et irréversibles. Les conséquences peuvent inclure des infections, des complications à la naissance, et une vie marquée par des douleurs chroniques. Mais au-delà des souffrances corporelles, c’est toute la dignité des filles qui est bafouée.
Les Nations Unies rappellent que les MGF portent atteinte aux droits humains les plus fondamentaux, notamment le droit à l’intégrité physique, à la sécurité et à la dignité. « L’excision n’est pas seulement une atteinte à l’intégrité physique des filles, c’est une négation de leur avenir », a insisté Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF au Sénégal.
Les agences de l’ONU appellent le Gouvernement sénégalais à prendre des mesures fermes pour appliquer la loi et pour faire face à l’impunité qui entoure trop souvent ces pratiques. Bien que les autorités sénégalaises aient adopté la loi 99-05, criminalisant l’excision, la pratique continue de se répandre, parfois avec la complicité de certains membres des communautés locales.
Le Sénégal, par l’intermédiaire de ses ministères, de ses collectivités territoriales et de la société civile, a pris des mesures importantes pour lutter contre les MGF, mais des actions plus déterminées sont encore nécessaires pour mettre fin à cette pratique néfaste.
L’UNFPA et l’UNICEF s’engagent à soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de lutte contre les MGF. Ces organisations appellent à une intensification des efforts pour garantir que plus aucune fille ne soit victime de mutilations. À l’approche de l’échéance des Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2030, le Sénégal doit renforcer son engagement pour l’élimination totale des MGF. « Un seul cas est de trop », a averti Tracey Hebert-Seck, Représentante de l’UNFPA au Sénégal.
Le Gouvernement sénégalais doit maintenant intensifier ses efforts pour assurer une application stricte des lois, poursuivre les auteurs de ces actes et renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés, notamment celles où l’excision reste encore une pratique courante.
L’excision collective de ces 11 fillettes est un appel à l’action pour tous les Sénégalais et pour la communauté internationale. Ce crime odieux ne doit pas rester impuni. C’est un combat que nous devons mener collectivement pour garantir un avenir libre de violences pour toutes les filles et les femmes du Sénégal.

Ledakarois

Khaby Lame nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF : Rencontre avec le Président Diomaye Faye

Le tiktokeur sénégalo-italien Khaby Lame, figure mondiale de l’influence sur les réseaux sociaux, a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF ce vendredi 31 janvier 2025, à l’issue de sa visite de quatre jours au Sénégal. Cette désignation a été marquée par une rencontre officielle avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui l’a accueilli cet après-midi au palais présidentiel.

Accompagné des directeurs des bureaux pays et régional de l’UNICEF, Khaby Lame a exprimé sa volonté ferme de se consacrer à la défense des droits des enfants et de promouvoir activement leur éducation ainsi que leur bien-être à l’échelle mondiale. Le tiktokeur, devenu une véritable icône de la plateforme TikTok avec ses vidéos simples et humoristiques, a vu sa célébrité croître au point d’atteindre 162,8 millions d’abonnés. À seulement 24 ans, Khaby Lame est désormais reconnu non seulement pour ses talents de créateur, mais également pour son engagement à utiliser sa notoriété au service de causes humanitaires.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, tout en exprimant ses félicitations et son remerciement à Khaby Lame, a salué son attachement profond à ses racines sénégalaises et son implication dans la défense des droits des enfants. Selon le chef de l’État, soutenir les enfants et leur garantir un avenir meilleur constitue un investissement crucial pour le développement du pays. Le Président Faye a réaffirmé la détermination du gouvernement à renforcer les initiatives en faveur de la protection des enfants et du développement humain à travers tout le Sénégal, pour garantir un avenir prospère aux jeunes générations.

Khaby Lame, en prenant cette fonction d’ambassadeur, devient ainsi un porte-voix influent dans la sensibilisation des jeunes générations aux questions liées à la protection des enfants et à l’accès à l’éducation. En tant qu’icône mondiale, il représente un modèle d’influence positive, capable de mobiliser des milliers de jeunes autour de causes sociales essentielles.

Khaby Lame, nouveau visage de l’UNICEF : quand la simplicité devient un message universel

L’influenceur sénégalo-italien Khaby Lame, célèbre pour ses vidéos muettes qui tournent en dérision les absurdités du quotidien, vient d’être nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF. Cette nomination, annoncée lors d’une cérémonie officielle en présence de sa famille et des représentants de l’UNICEF, marque une nouvelle étape dans l’engagement du jeune homme en faveur des causes humanitaires.

Avec plus de 240 millions d’abonnés à travers le monde, Khaby Lame est devenu une icône du numérique. Son humour sans paroles, porté par son célèbre geste de la main, lui a permis de toucher un public mondial. Aujourd’hui, il met cette notoriété au service d’une cause noble : la défense des droits des enfants.

« Le vrai changement réside dans l’action ! » a-t-il déclaré lors de son investiture. Un engagement qu’il illustre déjà par sa participation à plusieurs initiatives menées par l’UNICEF.

Avant même d’être officiellement nommé, Khaby Lame a visité un programme de l’UNICEF au Sénégal, son pays d’origine, pour s’immerger dans les réalités du terrain. Au cours de son séjour, il s’est engagé sur plusieurs thématiques cruciales :

• L’éducation : en mettant en lumière les défis que rencontrent les jeunes pour accéder à une instruction de qualité.

• La protection des enfants : en sensibilisant sur les droits fondamentaux des plus vulnérables.

• L’environnement : en apportant son soutien à des projets de lutte contre les changements climatiques.

Son message est clair : il est temps d’agir pour garantir un avenir meilleur aux enfants du monde entier.

En rejoignant les rangs des 26 ambassadeurs de bonne volonté de l’UNICEF, Khaby Lame s’inscrit dans une tradition d’engagement aux côtés de figures emblématiques comme Audrey Hepburn, Lionel Messi ou encore Serena Williams.

Mais son approche, fondée sur la simplicité et l’accessibilité, apporte une nouvelle dynamique. Là où d’autres utilisent des discours éloquents, Khaby prouve que l’on peut faire passer des messages forts sans dire un mot.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale renforce les partenariats avec l’OMS et l’Unicef

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a poursuivi ses audiences de prise de contact avec les acteurs clés du secteur de la santé, démontrant ainsi son engagement à renforcer les partenariats pour améliorer les services de santé au Sénégal.

Lors de rencontres successives, le Ministre a accueilli le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Jean-Marie Vianny Yameogo, accompagné de son équipe, ainsi que la représentante résidente de l’UNICEF, Silva Danailov. Ces échanges marquent une étape importante dans le renforcement des liens entre le ministère de la Santé et les partenaires techniques et financiers.

L’objectif de ces rencontres est de consolider la collaboration entre le gouvernement sénégalais et ces organisations internationales, afin de mettre en œuvre des programmes et des initiatives visant à améliorer la santé et le bien-être des populations. Le Ministre Sy a exprimé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec l’OMS et l’UNICEF pour relever les défis majeurs du secteur de la santé au Sénégal.

Ces échanges ont également permis de discuter des priorités nationales en matière de santé publique, des besoins spécifiques du pays et des stratégies pour renforcer les systèmes de santé et fournir des services de qualité à tous les citoyens.

Le Ministre a souligné l’importance de ces partenariats pour atteindre les objectifs de développement durable liés à la santé, ainsi que pour faire face aux défis émergents tels que la pandémie de COVID-19 et d’autres menaces sanitaires.

En consolidant ces partenariats avec des organisations internationales de premier plan telles que l’OMS et l’UNICEF, le Sénégal renforce sa capacité à répondre aux besoins de santé de sa population et à progresser vers une couverture sanitaire universelle et des soins de santé de qualité pour tous.

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