Université Gaston Berger : grève de 48 heures des travailleurs pour protester contre la suppression des quotas réservés à leurs enfants

À l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, le climat social s’est tendu ces derniers jours. Les travailleurs de l’établissement ont observé une grève de 48 heures, les jeudi 16 et vendredi 17 octobre 2025, pour dénoncer la suppression des quotas d’inscription réservés aux enfants du personnel universitaire. Cette décision, jugée injuste et brutale, a provoqué la colère des syndicats, qui parlent d’une attaque frontale contre les droits acquis de longue date par les travailleurs de l’université.

Selon les syndicalistes, cette mesure a déjà un impact concret : plus de 40 dossiers d’inscription sont actuellement bloqués, compromettant la rentrée universitaire des enfants concernés. Ibrahima Traoré, membre du syndicat des travailleurs de l’UGB, a décrit la situation comme alarmante. « Aujourd’hui, 24 dossiers sont en souffrance au niveau de notre rectorat. Il s’agit de 42 enfants de travailleurs qui risquent d’être exclus pour ne pas être inscrits. Nous affirmons que c’est injuste », a-t-il déclaré, dénonçant une situation qu’il qualifie de « honte » pour une institution censée promouvoir la justice et l’équité.

Les travailleurs estiment que l’université renie ses engagements et efface des avantages sociaux acquis de haute lutte. « Nous ne pouvons plus attendre, il n’y a pas d’autre démarche possible que celle de riposter », a insisté M. Traoré, avant de marteler : « Les acquis restent des acquis, nous ne ferons pas marche arrière. »

L’intersyndicale de l’Université Gaston Berger, qui regroupe les principales organisations de travailleurs, a ainsi décidé de paralyser le rectorat et le Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) pendant deux jours. L’objectif est de faire pression sur les autorités universitaires pour qu’elles reviennent sur leur décision et rétablissent les quotas réservés aux enfants du personnel.

Cette mobilisation met en lumière un malaise plus profond au sein des universités publiques sénégalaises, où les tensions sociales se multiplient sur fond de réformes administratives et budgétaires. Pour les syndicalistes, il ne s’agit pas simplement d’un privilège perdu, mais d’un symbole du respect dû aux agents qui, depuis des années, participent activement au fonctionnement et au rayonnement de l’université.

Alors que la grève a temporairement ralenti les activités de l’UGB, les travailleurs promettent de poursuivre leur combat si aucune solution n’est trouvée. Ils exigent un dialogue franc avec les autorités universitaires et le ministère de l’Enseignement supérieur afin de préserver ce qu’ils considèrent comme un droit légitime.

La rentrée universitaire, prévue dans les prochains jours, risque ainsi d’être perturbée si le conflit persiste, laissant planer une incertitude sur l’avenir des enfants concernés et sur la stabilité sociale au sein de l’Université Gaston Berger.

Université Gaston Berger : les étudiants de Sédhiou sous la menace d’expulsion faute de loyer payé

À quelques semaines de la reprise des cours, l’avenir académique des étudiants originaires de Sédhiou inscrits à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis se retrouve sérieusement compromis. Ces jeunes, regroupés au sein de leur amicale, font face à une menace d’expulsion en raison de cinq mois d’arriérés de loyer pour l’immeuble qu’ils occupent collectivement.

Réunis à Sédhiou lors d’une conférence de presse, ils ont tiré la sonnette d’alarme et lancé un appel pressant aux autorités locales et aux bonnes volontés. En première ligne de leurs sollicitations figure le maire de la ville, Abdoulaye Diop, à qui ils demandent un soutien urgent. « Depuis trois ans, nous ne recevons plus la subvention de la mairie qui nous permettait de régulariser nos factures de location. Nous remercions le maire Abdoulaye Diop pour son appui par le passé et réitérons notre demande d’accompagnement, car depuis cinq mois, nous n’arrivons plus à payer », a déclaré El Hadji Cissé, président de l’amicale des étudiants.

Le problème, selon eux, ne date pas d’hier. L’absence de subventions régulières fragilise leur quotidien, au point d’en pousser certains à l’abandon. « Beaucoup de jeunes ont été contraints de quitter leurs études à cause de ce problème de logement, particulièrement les nouveaux bacheliers », alerte Sidou Cissé, un ancien étudiant qui suit encore de près la situation.

Malgré la patience du propriétaire des lieux, la situation atteint aujourd’hui ses limites. Sans solution rapide, le spectre d’une expulsion plane, ce qui risquerait d’entraîner des abandons massifs, en particulier parmi les nouveaux étudiants récemment orientés à Saint-Louis.

Les étudiants rappellent les aides ponctuelles de certaines personnalités, à l’image de Dr Labaly Touré et du footballeur Salif Sané, mais soulignent que ces soutiens restent insuffisants face à l’ampleur de leurs difficultés. Pour eux, seule une intervention institutionnelle durable — impliquant la mairie, les élus locaux et le ministère de l’Enseignement supérieur — pourra mettre un terme à ce calvaire et leur permettre de poursuivre sereinement leurs études.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : une étudiante emportée par une noyade, la communauté universitaire sous le choc

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis est plongée dans la consternation après le décès tragique de Mademoiselle Ndèye Thioro Cissé Ndiaye. Cette étudiante, inscrite en première année de Licence en Sciences juridiques et politiques, a perdu la vie suite à une noyade survenue dans des circonstances qui n’ont pas encore été précisées.

Dans un communiqué empreint d’émotion, l’amicale des étudiants de sa filière a fait part de sa profonde tristesse face à cette disparition brutale. Le texte rappelle que, bien qu’arrivée récemment à l’université, Ndèye Thioro Cissé Ndiaye s’était distinguée par sa courtoisie, son sérieux et son engagement exemplaire dans ses études. Ses camarades la décrivent comme une jeune femme déterminée, respectueuse et toujours disponible, dont la gentillesse avait marqué tous ceux qui l’avaient côtoyée.

Le drame soulève une vive émotion parmi les étudiants et les personnels de l’UGB. Depuis l’annonce de son décès, de nombreux messages de solidarité affluent sur les réseaux sociaux et dans les groupes d’échanges des étudiants. Les promotions successives de la filière Sciences juridiques et politiques se sont associées aux prières collectives pour le repos de son âme.

Dans ce contexte de deuil, l’amicale des étudiants a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de la défunte, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble des étudiants de la promotion P35. Elle a exprimé son soutien et sa compassion à tous ceux qui partagent la douleur de cette perte.

L’université a par ailleurs rappelé qu’elle met à la disposition des étudiants un accompagnement psychologique pour les aider à surmonter le traumatisme provoqué par cette disparition. Des précisions devraient être apportées prochainement sur les circonstances exactes de l’accident.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : Hommage à prospère C. Senghor, inhumé à Cabrousse

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) pleure la perte tragique de l’un de ses étudiants, Prospère C. Senghor, décédé des suites de blessures infligées lors des affrontements du 10 Février dernier entre étudiants et forces de l’ordre. Dans un dernier adieu empreint de tristesse et de recueillement, Prospère a été inhumé dans son village natal de Cabrousse, situé dans le département de Oussouye, région de Ziguinchor.

Accompagné par des membres de l’administration de l’UGB, le corps professoral, ainsi que ses camarades étudiants, Prospère a été conduit à sa dernière demeure. Pour Mor Fall, secrétaire général de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le décès de Prospère représente une perte immense pour l’université. Il a souligné les qualités exemplaires de Prospère en tant qu’étudiant, décrivant sa disparition comme une tragédie pour toute la communauté universitaire.

Le Pr Abdoulaye Dème, directeur de l’UFR des Sciences Appliquées et Technologies où Prospère était inscrit, a témoigné de la brillance académique de ce dernier, louant son dévouement et son sérieux dans ses études. Il a également exprimé la tristesse qui règne au sein de la communauté universitaire depuis les événements tragiques qui ont coûté la vie à deux étudiants.

Souleymane Diallo, secrétaire général de la commission sociale des étudiants de l’UGB, a rappelé que Prospère manifestait pacifiquement pour réclamer justice pour leur camarade Alpha Yoro Tounkara. Ses camarades ont exprimé leur refus catégorique que l’université devienne un lieu de violence et de décès prématurés.

L’inhumation de Prospère C. Senghor à Cabrousse a marqué la fin d’un parcours trop tôt interrompu. Sa mémoire restera vivante au sein de la communauté universitaire de l’UGB, tandis que ses proches et ses camarades se souviendront de lui comme d’un étudiant exemplaire, plein de promesses et de détermination.

Nouveau drame à l’Université Gaston Berger : un étudiant blessé lors des manifestations succombe à ses blessures

Une nouvelle tragédie frappe l’Université Gaston Berger de Saint-Louis alors qu’un autre étudiant, Prosper Célestin Senghor, est décédé des suites de blessures subies lors des récentes manifestations. Cette nouvelle perte survient peu de temps après le décès d’Alpha Yoro Tounkara, plongeant davantage la communauté universitaire dans le deuil et la consternation.

Cette nouvelle tragédie soulève une fois de plus des questions sur la sécurité et le bien-être des étudiants lors des manifestations. Les récentes tensions politiques qui ont secoué le pays ont malheureusement eu des conséquences tragiques pour la communauté universitaire, avec la perte de deux jeunes vies prometteuses.

Les autorités de l’université ainsi que les étudiants sont profondément attristés par cette nouvelle perte et expriment leurs condoléances à la famille et aux proches de Prosper Célestin Senghor. Des appels à la retenue et à la résolution pacifique des conflits sont lancés dans l’espoir d’éviter de futures tragédies et de préserver la sécurité et la stabilité de l’environnement universitaire.

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