Violents affrontements à l’université Iba Der Thiam : un étudiant perd un œil

Les affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre à l’Université Iba Der Thiam de Thiès ont pris une tournure tragique.

Mady Ndiaye, président de l’amicale des étudiants ressortissants de Pikine, a perdu son œil gauche lors des violences survenues.

Les étudiants manifestaient contre leurs conditions d’apprentissage et l’absence de réponses aux engagements du gouvernement, quand l’incident a eu lieu. L’amicale des étudiants et d’autres organisations appellent désormais à la justice et à la réparation des préjudices subis.

Thiès – Manifestation à l’Université Iba Der Thiam : Un étudiant perd un œil

La tension est montée d’un cran ce mardi à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, où des affrontements ont éclaté entre les étudiants et les forces de l’ordre. Lors de ces échauffourées, Mamadou Mady Ndiaye, un étudiant, a été grièvement blessé et a perdu un œil, selon plusieurs témoins sur place.

En réaction, la Conférence des étudiants de l’université a exigé justice et dénoncé l’usage excessif de la force par les forces de sécurité. « Nous ne pouvons pas accepter que la répression devienne la réponse systématique aux revendications étudiantes. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables répondent de leurs actes », a déclaré un porte-parole des étudiants.

Les étudiants manifestaient pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’étude, notamment le manque d’infrastructures, les retards dans le paiement des bourses et l’insuffisance des équipements pédagogiques. Cette mobilisation s’inscrit dans un climat général de mécontentement dans plusieurs universités sénégalaises.

Face à cette escalade, des voix s’élèvent pour réclamer une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et prévenir de nouveaux drames.

Tensions à l’université Iba Der Thiam : Les étudiants réclament la finalisation des chantiers en cours

Les étudiants de l’université Iba Der Thiam de Thiès ont exprimé leur frustration ce mardi 11 février 2025, après une série de violents affrontements avec les forces de l’ordre. En colère contre les conditions précaires d’études et de vie sur le campus, les étudiants ont exigé la finalisation des chantiers en cours qui, selon eux, n’ont que trop tardé.

Depuis la création des pavillons universitaires il y a plus de six ans, seuls deux pavillons sont opérationnels : le pavillon A, destiné aux garçons, et le pavillon B, réservé aux filles. Ces infrastructures ne sont pas suffisantes pour répondre aux besoins des milliers d’étudiants qui fréquentent l’université chaque année. « Les conditions de vie sont devenues invivables. Une chambre abrite plus de 12 étudiants, certains doivent même partager un lit. Les restaurants et les sanitaires sont débordés », a dénoncé le porte-parole de l’Amicale des étudiants.

Les étudiants ont souligné que le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, leur avait promis du temps pour achever les chantiers, mais aucun progrès n’a été constaté. « Il y a plusieurs mois, nous avons organisé des points de presse pour alerter les autorités, mais nous n’avons eu aucune réponse », ont-ils ajouté, frustrés par le manque de réactivité des responsables.

Face à cette situation de blocage, les étudiants ont décidé de manifester pour faire entendre leur voix. Ils insistent sur le fait qu’ils ne réclament que le minimum pour pouvoir poursuivre leurs études dans des conditions décentes. « Nous avons négocié, tenté toutes les voies possibles, mais rien n’a changé. Nous réclamons juste un cadre de vie et d’étude acceptable », ont-ils martelé.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Les étudiants ont dénoncé la violence de cette intervention, affirmant qu’ils protestaient pacifiquement pour une cause légitime. « L’université est un lieu de savoir, pas un champ de bataille. L’intervention des forces de l’ordre sur le campus est inacceptable », ont fustigé les manifestants. Plusieurs étudiants ont été blessés lors des affrontements et ont dû être évacués vers l’infirmerie de l’université.

Malgré la répression, les étudiants restent déterminés dans leur lutte. Ils ont affirmé qu’ils continueront à exiger la reprise des travaux pour garantir des conditions d’étude dignes de ce nom. « Nous allons porter cette question devant les autorités compétentes, mais notre lutte ne fait que commencer », ont-ils averti.

L’hébergement des étudiants à l’UIDT : Transformation des salles de télé en dortoirs pour pallier la surpopulation

La récente visite du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Abdourahmane DIOUF, à l’Université Iba DER Thiam de Thiès (UIDT) a mis en lumière les défis majeurs auxquels sont confrontés les étudiants en matière d’hébergement. L’UIDT, avec une capacité d’accueil largement dépassée, doit faire face à une population estudiantine estimée à près de 4 000, alors qu’elle dispose seulement de 212 lits sur son plus grand campus, la VCN.

Pour répondre à cette problématique pressante, les étudiants, représentés par les présidents des amicales des étudiants des différentes facultés, ont initié une démarche auprès du Crous de l’UIDT. Il y a trois ans, une demande a été formellement introduite pour la transformation des salles de télé, notamment la chambre-54 dans le pavillon des garçons et une chambre similaire dans le quartier des filles, en dortoirs. Cette initiative, conduite par Serigne Abdou Karim Ndong et Adama Sow Kébé, a été soutenue par des négociations avec les autorités compétentes.

Suite à ces démarches, les salles de télé ont été équipées en matelas et ont été mises à la disposition des étudiants qui étaient auparavant contraints de dormir dans les couloirs faute de logements. Cette mesure a permis de soulager la situation précaire de nombreux étudiants en offrant un abri temporaire à ceux dans le besoin.

Cependant, cette solution reste insuffisante face à l’ampleur du problème. L’UIDT s’efforce de trouver des alternatives pour améliorer les conditions de vie des étudiants. Des projets sont en cours, notamment la construction d’un nouveau pavillon pouvant accueillir jusqu’à 1 000 lits supplémentaires. De plus, un nouveau restaurant sera mis en service pour fournir jusqu’à 4 000 repas par jour aux étudiants.

Cette visite du ministre a donc été l’occasion de prendre la mesure de ces défis et d’annoncer des mesures concrètes à venir pour résoudre une partie des problèmes auxquels sont confrontés les étudiants de l’UIDT. La mobilisation des étudiants et l’appui des autorités sont essentiels pour garantir des conditions de vie et d’étude dignes au sein de l’université.

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