Kaolack : Journées culturelles d’intégration et de valorisation des cultures locales, une initiative de l’ASDES

« Nous organisons aujourd’hui une journée culturelle, un volet essentiel de notre programme et un pilier central dans notre démarche contre la soudure et l’endettement. Nous pensons qu’il est impossible de se développer sans accorder une place centrale à la culture. C’est pourquoi, chaque année, avec nos partenaires, nous organisons des journées culturelles pour mettre en valeur les richesses culturelles des zones où nous intervenons. Cela permet aux populations et aux acteurs de s’approprier les valeurs culturelles de leurs communautés, susceptibles de contribuer au développement local », a expliqué Djibril Thiam, coordonnateur national d’Action de Carême Suisse au Sénégal.

Ce programme est déployé dans 11 des 14 régions du Sénégal. La calebasse de solidarité, une initiative phare, représente une stratégie globale visant à regrouper les forces des communautés pour lutter contre la soudure et l’endettement.

« Sur le plan national, nous comptons 2 200 calebasses de solidarité, regroupant environ 70 000 membres, dont 90 % sont des femmes. L’importance de cette stratégie réside dans la solidarité, perçue comme un élément essentiel du développement communautaire », a ajouté M. Thiam.

Il a également annoncé la fin d’un programme en 2024 et l’élaboration d’un nouveau plan pour la période 2025-2028. « Notre objectif est d’étendre notre couverture à l’ensemble des régions du Sénégal et d’augmenter le nombre de bénéficiaires de 70 000 à au moins 110 000. Nous sommes convaincus que les communautés locales disposent du potentiel nécessaire pour organiser et développer davantage la stratégie de la calebasse de solidarité. »

L’ASDES (Association Sénégalaise pour le Développement Économique et Social) est un partenaire clé de ce programme. « Dans notre dispositif de financement appelé cluster, nous sélectionnons des partenaires dynamiques, et l’ASDES s’est toujours distinguée par son efficacité. Elle intervient dans plusieurs communes du pays et enregistre un grand nombre de bénéficiaires, notamment dans la région de Kaolack », a conclu M. Thiam.

Ce projet illustre l’importance de conjuguer culture et développement dans une dynamique solidaire pour un avenir durable.

« Valorisation de l’arachide : Priorité à la transformation industrielle pour une économie durable – Pape Makhtar Touré »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, cette semaine, un conseil interministériel consacré à la campagne de commercialisation agricole 2024/2025. À l’issue de cette rencontre, le prix plancher de l’arachide a été fixé à 305 FCFA le kilogramme.

Pour Pape Makhtar Touré, président de la Fédération des énergies positives pour un renouveau (Fep/Dekkil Kaolack), cette augmentation est à saluer, même si, selon lui, la véritable rupture passerait par la valorisation industrielle des produits agricoles au lieu de se limiter à leur commercialisation.

« Le pôle Centre, qui regroupe les régions de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine, est connu pour ses productions record d’oléagineux, en particulier l’arachide. Dans un passé récent, le Sine-Saloum était surnommé le bassin arachidier, ce qui témoigne de l’importance de cette culture dans la zone », a-t-il rappelé.

Selon M. Touré, l’augmentation de 25 FCFA par kilogramme est significative, car elle équivaut à 25 000 FCFA supplémentaires par tonne. Il estime que plus de 120 milliards de francs CFA seront mobilisés par l’État pour cette campagne de commercialisation, ce qui représente une avancée notable. « Comme mentionné dans l’Agenda de Transformation Nationale Sénégal 2050, l’agriculture doit être le levier de notre économie. Nous disposons des ressources en terres et en eau pour faire décoller ce secteur », a-t-il souligné.

M. Touré a également salué la priorité accordée par l’État à la collecte locale et l’interdiction d’exporter des graines à valeur semencière. « Le Sénégal doit avant tout reconstituer son capital semencier arachidier. Cette logique doit être étendue à tous les produits subventionnés grâce aux fonds publics. Nous ne pouvons pas investir des milliards dans les semences, les engrais et le matériel agricole, pour ensuite brader ces produits aux exportateurs », a-t-il déploré.

Il a conclu en insistant sur la nécessité de privilégier la transformation locale des produits agricoles : « Le pays doit sortir de la commercialisation à tout va et se tourner résolument vers la transformation. Avec la Société nationale de commercialisation des oléagineux (SONACOS), présente dans presque tout le pays, nous disposons déjà d’une base solide. Mais au-delà de cette entreprise, l’État doit encourager la création de coopératives locales pour la production, la transformation et la commercialisation à travers des mini-unités industrielles paysannes. Cette approche permettrait non seulement d’ajouter de la valeur au produit intérieur brut (PIB), mais aussi de renforcer notre souveraineté alimentaire. »

Sédhiou : Taslima lance un projet de promotion et de valorisation de la littérature traditionnelle

La cité religieuse de Taslima, située dans la région de Sédhiou (sud), a récemment lancé un projet ambitieux visant à promouvoir la littérature en langues locales. Sous l’égide de son khalife général, l’ancien ministre El Hadj Makhily Diaby Gassama, cette initiative vise à valoriser la créativité intellectuelle traditionnelle et à préserver la richesse culturelle des langues maternelles.

Objectifs et Actions du Projet

Intitulé “Génétique des textes, des productions du Mandé et d’ailleurs”, ce projet se déroulera en trois phases :

  1. Recensement des productions littéraires en langue mandingue : La première étape consistera à identifier et à recenser toutes les œuvres littéraires produites dans cette langue.
  2. Collecte et rassemblement des écrits : Une fois recensés, ces écrits seront collectés et regroupés en vue de leur valorisation ultérieure.
  3. Édition des œuvres sélectionnées : La dernière phase du projet consistera à éditer ces œuvres littéraires, qu’elles soient poétiques, satiriques, épistolaires ou morales, afin de les rendre accessibles au public et de préserver leur importance culturelle.

Importance de la Valorisation des Langues Locales

Makhily Diaby Gassama, fervent défenseur de la promotion des langues locales dans l’éducation, souligne l’importance de réformer les programmes éducatifs pour refléter les intérêts des populations. Il met en lumière l’extraordinaire production littéraire de poètes wolofs tels qu’Alioune Thioune, Mor Tâla Fall et Serigne Mbaye Diakhaté, soulignant ainsi la richesse culturelle des langues maternelles.

Ambition et Portée du Projet

Au-delà des frontières du Sénégal, ce projet ambitieux s’étendra en Gambie, en Guinée-Bissau et en Guinée-Conakry, s’inscrivant dans une idéologie panafricaine. Son objectif est de transcender les limites imposées par les Occidentaux et de préserver les valeurs culturelles et sociales de la région.

Appel à l’Engagement

Makhily Diaby Gassama invite le gouvernement et les passionnés de littérature locale à se joindre à cette initiative pour le bien-être de la nouvelle génération. Cette démarche représente un pas important vers la préservation et la célébration de la diversité linguistique et culturelle dans la sous-région, offrant ainsi une plateforme pour mettre en valeur le patrimoine littéraire traditionnel et promouvoir les langues locales.

Valorisation des Sélectionneurs Nationaux : Une Priorité pour le Football Sénégalais

Le président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor, a récemment souligné l’importance de valoriser les sélectionneurs nationaux pour continuer sur la voie du succès dans le domaine du football. Lors d’un atelier de partage organisé par la Direction technique nationale, il a mis en avant l’expertise locale comme un moteur essentiel des résultats impressionnants obtenus par le Sénégal ces dernières années.

À travers cette initiative, Me Senghor vise non seulement à promouvoir l’échange des connaissances entre les différents acteurs du football sénégalais mais aussi à optimiser les méthodologies de travail pour une performance accrue. Selon lui, la coordination efficace des efforts est la clé pour atteindre des performances de haut niveau.

Le président de la Fédération sénégalaise de football s’est également félicité de l’ascension fulgurante du football sénégalais au cours de la dernière décennie. Cette période a été marquée par de nombreux succès continentaux, témoignant de la qualité croissante du football pratiqué au Sénégal.

Me Senghor a également annoncé avec enthousiasme le lancement prochain du championnat de Futsal au Sénégal. Cette nouvelle compétition marque une étape supplémentaire dans le développement du sport au Sénégal et offre de nouvelles opportunités pour les jeunes talents de s’exprimer et de se développer.

La déclaration de Me Augustin Senghor met en lumière l’importance accordée à la valorisation des sélectionneurs nationaux et à l’optimisation des méthodes de travail pour le développement continu du football sénégalais. Avec l’annonce du lancement du championnat de Futsal, l’avenir semble prometteur pour le football au Sénégal, qui continue de gravir les échelons sur la scène continentale et internationale.

Valorisation des Tenues Traditionnelles : Une Proposition pour Réaffirmer l’Identité Culturelle du Sénégal

Suite à la récente photo officielle du gouvernement sénégalais où les ministres étaient vêtus de costumes occidentaux, une voix s’est élevée pour promouvoir la valorisation des tenues traditionnelles africaines lors des événements officiels. Anta Babacar Ngom, candidate malheureuse à la présidentielle de 2024, a souligné l’importance de refléter la richesse culturelle du Sénégal à travers les habits portés par les membres du gouvernement.

Anta Babacar Ngom a exprimé son désir de voir les ministres et le chef de l’État revêtir des tenues traditionnelles africaines lors des conseils des ministres et d’autres occasions officielles. Elle a plaidé en faveur de la confiance accordée aux artisans locaux pour la confection de ces tenues, mettant ainsi en valeur leur talent et leur savoir-faire.

Cette proposition s’inscrit dans une démarche visant à réaffirmer l’identité culturelle du Sénégal et à promouvoir son riche patrimoine. En portant des tenues traditionnelles, le gouvernement pourrait véhiculer un message fort sur l’attachement du pays à ses traditions et à sa culture.

L’initiative d’Anta Babacar Ngom met également en lumière l’importance de la représentativité culturelle dans les institutions officielles. En embrassant les tenues traditionnelles africaines, le gouvernement pourrait renforcer le lien avec la population et susciter un sentiment de fierté nationale.

Il reste à voir si cette proposition sera prise en considération par le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement. Toutefois, elle soulève des questions importantes sur la manière dont les institutions peuvent contribuer à la préservation et à la promotion de la culture sénégalaise dans un monde en constante évolution.

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