Sénégal-Rwanda : Vers une coopération renforcée pour la paix en Afrique

Dans le cadre de sa diplomatie active, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré son engagement à œuvrer pour une coopération renforcée et une paix durable sur le continent africain. À l’occasion d’un entretien avec son homologue rwandais, Paul Kagame, le chef de l’État sénégalais a mis en avant l’importance des efforts conjoints pour la stabilité régionale.

Le président Faye a souligné la nécessité d’unir les forces en faveur de la stabilité et de la sécurité en Afrique. « Je me suis entretenu avec le Président Paul Kagamé autour des efforts conjoints déployés en faveur de la paix et de la stabilité dans notre région, sous l’égide de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) », a-t-il déclaré. Cette discussion témoigne d’une volonté commune de favoriser le dialogue et les solutions pacifiques face aux défis sécuritaires qui touchent plusieurs régions du continent.

L’entretien entre les deux dirigeants a également permis de consolider les relations bilatérales entre Dakar et Kigali. « Nous avons réaffirmé notre volonté commune de renforcer une coopération exemplaire entre le Sénégal et le Rwanda », a précisé le président sénégalais. Cette coopération pourrait se traduire par des échanges accrus dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la gouvernance, l’économie, la sécurité et la diplomatie.

Depuis son investiture, le président Bassirou Diomaye Faye affiche une ambition claire : positionner le Sénégal comme un acteur majeur de la paix et de l’intégration régionale en Afrique. En s’impliquant dans les initiatives de l’EAC et de la SADC, le pays entend jouer un rôle déterminant dans la résolution des conflits et la promotion du développement durable sur le continent.

Cette rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Paul Kagame marque ainsi une étape importante dans le renforcement des relations entre le Sénégal et le Rwanda, tout en illustrant leur engagement mutuel en faveur d’une Afrique plus stable et prospère.

Lutte sénégalaise : Vers une relance encadrée après des semaines de suspension

Après plusieurs semaines d’interruption due à des problèmes sécuritaires, la lutte sénégalaise semble entrevoir un nouvel élan. Selon la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), une réunion stratégique décisive est prévue ce mardi 18 mars 2025, à l’initiative de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye. L’objectif : poser les bases d’une reprise encadrée et sécurisée des combats dans l’arène nationale.

Depuis le 18 février, date de la suspension de la couverture sécuritaire, les acteurs de ce sport traditionnel emblématique attendent des réponses claires sur l’avenir de la saison. La réunion regroupera plusieurs parties prenantes : le président du Comité national de gestion (CNG) de la lutte, des représentants du secteur, ainsi que des délégués des ministères de l’Intérieur et des Forces armées.

Cette rencontre vise à évaluer les conditions de sécurité nécessaires pour une reprise effective des combats, tout en adoptant des mesures concrètes pour lutter contre les violences et l’indiscipline qui gangrènent ce sport depuis quelques années. L’objectif est double : restaurer l’image de la lutte sénégalaise et rassurer les amateurs, de plus en plus préoccupés par les incidents survenus lors des dernières manifestations.

Les passionnés espèrent des décisions fortes, capables d’assainir durablement le milieu, d’assurer la sécurité des compétitions et de permettre un retour serein du public dans les arènes. Pour eux, la lutte ne se résume pas à un simple spectacle sportif, mais représente un pan important de la culture et de l’identité nationale.

CEDEAO : Vers une monnaie unique régionale, l’ECO au cœur des discussions à Abuja

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu, le 3 mars 2025 à Abuja, la 11e réunion du Conseil de convergence. Ce rendez-vous stratégique a rassemblé les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des États membres pour examiner les avancées et les défis liés à l’intégration économique régionale, notamment la mise en place de la monnaie unique, l’ECO.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre des Finances du Nigeria, Adebayo Olawale Edun, a réaffirmé la nécessité de concrétiser le projet de monnaie unique afin d’accélérer l’intégration économique de la région. « Une monnaie unique est essentielle pour conduire le programme d’intégration économique de la CEDEAO et améliorer la vie des peuples ouest-africains », a-t-il déclaré.

Toutefois, M. Edun a reconnu les défis posés par un contexte économique mondial difficile, marqué par des tensions géopolitiques, une inflation persistante et des finances publiques sous pression. Il a insisté sur l’urgence d’adopter des réformes économiques pour mobiliser davantage de ressources intérieures, dynamiser le secteur privé et optimiser la gestion des ressources naturelles.

Le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, a mis en lumière les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale, notamment les tensions commerciales et les fluctuations monétaires, rendant ainsi la convergence économique plus complexe. « Cette situation nécessite des politiques budgétaires et monétaires coordonnées pour renforcer la résilience de nos économies », a-t-il souligné.

Malgré les efforts consentis ces dernières années, le chemin vers la mise en œuvre de l’ECO demeure semé d’embûches. Dr Touray a rappelé les particularités de la région, caractérisée par la coexistence d’une union monétaire et d’États aux structures économiques diverses, rendant le processus de convergence long et complexe.

Cette 11e session ordinaire du Conseil de convergence a été l’occasion de débattre sur plusieurs questions essentielles, notamment :

• La consolidation du programme de coopération monétaire de la CEDEAO.

• Les étapes vers l’adoption de l’ECO.

• Les conclusions de la réunion du Comité technique des politiques macroéconomiques.

• Le projet de règlement sur la gestion de la dette publique et le cadre harmonisé de la comptabilité publique.

Dr Touray a réaffirmé l’engagement de la Commission de la CEDEAO à soutenir les États membres dans leurs efforts de convergence économique. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale pour atteindre les objectifs communs. « La célébration cette année du cinquantenaire de la CEDEAO doit être une occasion historique de réaffirmer notre engagement en faveur de l’intégration régionale », a-t-il déclaré.

Cependant, la réunion d’Abuja s’est tenue dans un contexte particulier, marqué par le retrait récent du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO, officialisé le 29 janvier 2025. Ce départ met en lumière les défis politiques et économiques qui pèsent sur l’organisation régionale et soulève des questions sur l’avenir de l’intégration monétaire.

Affaire Tabaski Ngom : Vers une levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop ?

L’enquête sur le présumé détournement de 700 millions de francs CFA impliquant l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom connaît une accélération. Le parquet judiciaire financier a saisi le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, afin de demander la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Louga, Moustapha Diop, cité dans ce dossier.

L’affaire a éclaté en janvier dernier, après une enquête menée par PressAfrik révélant un détournement de fonds depuis les caisses de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Une partie des fonds aurait été versée à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur, Mbaye Ngom, et de celui de Dame Ibrahima Ndiaye.

Déjà, plusieurs personnes mises en cause sont dans le viseur de la justice. Momath Bâ, ancien directeur général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (Aprosi), a échappé à la détention après avoir versé une consignation de 90 millions de francs CFA à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Contrairement à Momath Bâ, la situation de Moustapha Diop semble plus délicate. Son statut de député lui confère une immunité parlementaire, mais celle-ci pourrait être levée si le ministre de la Justice donne suite à la requête du parquet et saisit l’Assemblée nationale.

Si cette levée est actée, le député-maire de Louga pourrait être entendu par le juge d’instruction du pool judiciaire financier, qui cherche à établir les responsabilités exactes dans cette affaire.

L’évolution du dossier dépend désormais du ministre de la Justice et d’une éventuelle saisine du Parlement. Une levée de l’immunité de Moustapha Diop marquerait un tournant majeur dans cette enquête, laissant entrevoir de possibles poursuites judiciaires à son encontre.

Samuel Sarr face à la Chambre d’accusation le 4 mars : vers un nouveau rebondissement judiciaire

L’ancien ministre de l’Énergie et ex-directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, est au centre d’une affaire judiciaire défraie la chronique. Incarcéré depuis le 28 novembre 2024 pour abus de confiance dans la gestion de la société, un préjudice estimé à plus de 8 milliards de francs CFA, il tente aujourd’hui d’obtenir sa mise en liberté provisoire.

Toutefois, cette demande a été rejetée par le parquet, qui a émis un avis défavorable à sa libération, malgré la volonté de la défense d’accepter un contrôle judiciaire. Suite à ce refus, ses avocats se tourneront vers la Chambre d’accusation le 4 mars prochain pour contester cette décision et plaider une nouvelle fois en faveur de la libération de leur client.

Ce développement marque une étape cruciale dans ce dossier sensible qui implique d’importantes sommes d’argent et met en lumière la gestion des ressources énergétiques au sein de West African Energy. D’un côté, la défense insiste sur la présomption d’innocence de Samuel Sarr et estime que son maintien en détention est infondé. De l’autre, le parquet semble considérer que son incarcération est nécessaire au bon déroulement de l’enquête.

L’audience du 4 mars sera donc décisive pour l’avenir de l’ancien ministre. En attendant, l’affaire continue de faire réagir l’opinion publique, entre soutien de ses proches et critiques sur la gestion des fonds de West African Energy.

Farba Ngom : l’Assemblée nationale en marche vers une levée d’immunité parlementaire dans une affaire de blanchiment de capitaux

Le député sénégalais Farba Ngom, par ailleurs maire des Agnam et figure influente de l’Alliance pour la République (APR), est au cœur d’une procédure de levée d’immunité parlementaire. Cette action, initiée à la suite d’accusations de blanchiment de capitaux, soulève une vive polémique sur la scène politique nationale.

Selon des rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Farba Ngom est suspecté d’avoir orchestré un vaste réseau de transactions financières douteuses. L’élu est accusé d’avoir utilisé des sociétés écrans pour effectuer des transferts financiers totalisant plus de 125 milliards de francs CFA. Les autorités soupçonnent des flux financiers injustifiés entre ses comptes personnels, ceux de ses proches et plusieurs sociétés partenaires.

Malgré ces accusations graves, Farba Ngom clame son innocence. Il affirme ne pas avoir été informé officiellement de la démarche judiciaire et n’avoir reçu aucune convocation.

L’Assemblée nationale a enclenché le processus de levée de l’immunité parlementaire, une étape nécessaire pour permettre aux autorités judiciaires d’enquêter sur le député.

Le bureau de l’Assemblée et la conférence des présidents se sont réunis pour examiner la demande. Une commission ad hoc, composée de onze membres, sera constituée ce jeudi 16 janvier 2025 afin d’entendre Farba Ngom. La plénière prévue le lendemain, vendredi 17 janvier, devra ratifier cette commission et statuer sur la levée de l’immunité parlementaire.

Face à cette tourmente, Farba Ngom peut compter sur le soutien indéfectible de son parti, l’APR. Ce même jeudi, un grand rassemblement est organisé au siège de l’APR, sur la Route de Ouakam, à Dakar. Cet événement, présenté comme une démonstration de force, vise à mobiliser les militants et à afficher un soutien ferme au député.

Le contexte de cette affaire est d’autant plus sensible qu’elle intervient dans une période où la classe politique sénégalaise est marquée par une montée des tensions et des accusations croisées.

La levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, si elle est actée, marquerait une étape significative dans cette affaire. Elle mettrait également en lumière la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la lutte contre les pratiques financières illicites. Cependant, elle pourrait aussi exacerber les tensions politiques, l’opposition dénonçant souvent des procédures judiciaires utilisées comme levier politique.

Air Sénégal : Le vol périlleux vers le redressement

Dans son dossier exclusif intitulé « Redressement sous tension », le journal L’Observateur met en lumière les graves difficultés auxquelles fait face Air Sénégal, la compagnie aérienne nationale. Avec une dette abyssale de 100 milliards de francs CFA et un capital social limité à 40 milliards de francs CFA, la situation financière de l’entreprise est alarmante. Alors que Tidiane Ndiaye vient d’être nommé à la tête de la compagnie, les espoirs de relance s’accompagnent de nombreux défis structurels.

Air Sénégal croule sous un passif économique accablant. Selon L’Observateur, la dette se divise en deux catégories principales :

• 75 milliards de francs CFA dus à des structures publiques telles que l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) et la Redevance pour le Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA).

• 25 milliards de francs CFA de créances privées jugées critiques.

Si certains experts soulignent que l’essentiel des dettes est interne, d’autres alertent sur l’insuffisance du capital social de la compagnie, qui rend impossible un développement durable.

Un ancien directeur général de la compagnie appelle à des mesures radicales :

« L’État doit impérativement augmenter le capital de la compagnie ou ouvrir la porte à des investisseurs privés. Sans recapitalisation, Air Sénégal ne pourra jamais rivaliser avec ses concurrents. »

Au-delà de ses problèmes financiers, Air Sénégal est également victime de dysfonctionnements dans sa gestion. Avec 600 employés pour une flotte de seulement cinq avions, le ratio d’un avion pour 150 employés dépasse largement les standards internationaux. Cette surcharge de personnel alourdit les charges fixes de l’entreprise et limite sa compétitivité.

Le nouveau directeur général, Tidiane Ndiaye, est face à un défi majeur : réduire les effectifs tout en optimisant les ressources. Toutefois, ces réformes nécessaires risquent de rencontrer une forte opposition sociale, menaçant davantage la stabilité de la compagnie.

Le rôle de l’État sera déterminant pour sortir Air Sénégal de cette impasse. À l’image de l’intervention du gouvernement français pour sauver Air France, le Sénégal devra envisager une recapitalisation massive ou une restructuration profonde.

Cependant, les changements fréquents à la direction – un nouveau directeur général tous les quatre ans – n’ont jusqu’ici produit aucun résultat tangible. Cette instabilité décisionnelle, combinée à l’absence de stratégie cohérente, a contribué à la dégradation continue de la situation.

Alors que Tidiane Ndiaye dévoile les premières pistes de son plan de redressement, l’avenir d’Air Sénégal reste suspendu à plusieurs conditions. Une recapitalisation par l’État, une gestion plus rigoureuse des ressources et une restructuration audacieuse du personnel sont autant de mesures nécessaires pour sauver la compagnie nationale.

Toutefois, ces solutions impliquent des sacrifices sociaux et financiers qui pourraient s’avérer politiquement délicats.

« Le redressement d’Air Sénégal ne se fera pas par des incantations, mais par des actions concrètes. Le nouveau directeur général devra faire preuve de courage et d’innovation pour sortir la compagnie de ce gouffre », rappelle un expert du secteur.

Air Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la compagnie pourrait voir ses ambitions de devenir un acteur clé dans le ciel africain s’effondrer définitivement.

Vers la fin de la prolifération des partis politiques au Sénégal ?

Le Sénégal pourrait bientôt amorcer un tournant majeur dans sa vie politique. Selon L’Observateur dans son édition de ce lundi, le régime actuel serait sur le point de s’attaquer à un problème récurrent : la prolifération des partis politiques. Le pays compte actuellement près de 400 formations politiques, un chiffre jugé excessif par de nombreux observateurs et acteurs politiques.

Après avoir pris des mesures pour encadrer le paysage médiatique, les nouvelles autorités ambitionneraient désormais de « rationaliser l’espace public » en mettant de l’ordre dans le foisonnement des partis politiques. Cependant, aucune précision n’a été apportée quant à la manière dont cette rationalisation sera mise en œuvre. Le quotidien ne mentionne ni calendrier ni mécanisme précis, laissant le flou sur les intentions réelles du gouvernement.

Pour certains responsables politiques interrogés, la solution est simple : appliquer rigoureusement les lois existantes qui régissent la création et le fonctionnement des partis. Selon Maguèye Kassé, membre du bureau politique du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), une stricte application des critères légaux réduirait considérablement le nombre de formations.

« Si la loi était appliquée, on n’aurait pas plus de 200 partis dans ce pays », tranche Kassé. En effet, la législation sénégalaise impose des conditions strictes pour qu’un parti soit reconnu, notamment l’existence d’instances opérationnelles (comme un comité central ou un bureau politique) et la publication d’un bilan financier annuel.

Pourtant, aucun parti ne semble actuellement remplir l’ensemble de ces obligations. « Ni le parti ou la coalition au pouvoir ni l’opposition ne le fait », affirme Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique (LD).

Le non-respect généralisé des règles pose un défi pour l’application des lois. « On ne peut pas appliquer la loi à certains et pas à d’autres », souligne Badiane. Cette situation reflète une certaine impunité dans le fonctionnement des formations politiques et un laxisme institutionnel dans le contrôle de leur conformité légale.

La question de la prolifération des partis politiques dépasse la simple application de la loi. Elle touche à des enjeux plus larges, notamment la représentativité, la qualité du débat démocratique et l’efficacité de l’action publique.

Alors que le régime du Président Diomaye Faye semble prêt à s’attaquer à ce chantier délicat, la réussite d’une telle réforme dépendra de la capacité des autorités à instaurer des mécanismes transparents, équitables et acceptés par toutes les forces politiques.

La rationalisation de l’espace politique est-elle la solution à la fragmentation du paysage politique sénégalais ? Si elle est menée avec impartialité, elle pourrait permettre de renforcer la crédibilité des partis et d’améliorer la gouvernance. Mais sans un consensus large et une volonté de respecter les règles de part et d’autre, ce projet pourrait rester lettre morte.

Sénégal : Vers l’interdiction de la friperie pour promouvoir le consommé local

Le marché sénégalais, envahi par des vêtements vintages, des articles de marque de seconde main et divers accessoires usagés, pourrait bientôt connaître une profonde transformation. Lundi dernier, lors de l’atelier Champions for Jobs à Dakar, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a annoncé une mesure qui risque de bouleverser l’économie informelle : l’interdiction prochaine de la friperie.

Cette décision, justifiée par la volonté de promouvoir le consommé local et de protéger les industries nationales, touche un secteur en pleine expansion au Sénégal. Le commerce des vêtements de seconde main, communément appelé « Fëgg diaye », emploie des milliers de jeunes Sénégalais et constitue une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles.

Selon des données rapportées par Le Monde, les États-Unis, premier exportateur mondial de vêtements usagés vers l’Afrique, envoient chaque année plus de 756 000 tonnes de fripes sur le continent. La France, quant à elle, se classe neuvième avec 69 000 tonnes exportées. Ces chiffres montrent l’ampleur d’un marché en constante expansion, particulièrement prisé dans les pays en développement où les vêtements de seconde main sont plus abordables.

Au Sénégal, les vêtements de friperie sont omniprésents, des marchés locaux aux grandes artères de Dakar, et répondent à une demande importante pour des produits de qualité à moindre coût. Cependant, pour le ministre Serigne Guèye Diop, cette dynamique freine le développement des industries textiles locales, un secteur stratégique pour l’économie nationale.

En plus de l’interdiction de la friperie, le ministre a annoncé des mesures visant à limiter l’exportation de matières premières textiles. Cette directive, portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une stratégie de valorisation du « Made in Sénégal ». L’objectif est de favoriser la transformation locale des matières premières et d’encourager la création d’emplois dans le secteur textile.

« Nous devons protéger nos industries locales et créer des opportunités pour nos jeunes. L’importation massive de vêtements usagés compromet non seulement la survie des entreprises nationales mais freine également notre ambition de souveraineté économique », a déclaré le ministre.

L’interdiction de la friperie risque toutefois d’avoir des répercussions importantes sur l’économie informelle sénégalaise. Des milliers de jeunes, qui trouvent leur subsistance dans ce commerce, pourraient se retrouver sans emploi si des alternatives viables ne sont pas mises en place.

Pour éviter des effets négatifs sur les populations les plus vulnérables, le gouvernement devra accompagner cette transition par des politiques de soutien, telles que la formation professionnelle, l’accès aux financements pour les entrepreneurs locaux, et la création de chaînes de production textile compétitives.

Si cette annonce s’inscrit dans une logique de développement industriel et de promotion du consommé local, elle suscite également des interrogations. Les consommateurs, majoritairement issus de classes populaires, auront-ils les moyens de se tourner vers des vêtements neufs produits localement ? Les industriels sénégalais auront-ils la capacité de répondre à la demande en termes de qualité et de prix compétitifs ?

Dans l’attente des décrets d’application, la suppression de la friperie s’annonce comme un défi majeur, à la fois pour le gouvernement, les acteurs économiques et les citoyens.

Le Sénégal semble ainsi à un tournant de son histoire économique, entre le désir d’autonomisation industrielle et la nécessité de préserver des équilibres sociaux délicats.

Kaolack : Vers une meilleure inclusion des personnes handicapées

Le directeur régional de l’Action Sociale de Kaolack, Saër Seck, appelle les autorités territoriales à renforcer l’autonomisation des personnes en situation de handicap à travers des initiatives porteuses de plus-value.

En marge d’une cérémonie dédiée aux personnes handicapées de Kaolack, Saër Seck a rappelé l’importance de la Semaine nationale du handicap, instituée au Sénégal dans le cadre de la Loi d’orientation sociale de 2010. Cet événement constitue un moment clé pour évaluer les politiques publiques en matière de protection sociale, identifier les besoins des personnes handicapées et relever les défis persistants.

Le directeur régional a souligné plusieurs avancées, notamment le déploiement de la Carte d’Égalité des Chances. À Kaolack, 5 870 personnes en sont détentrices, et 4 999 bénéficient également du programme de bourses de sécurité familiale. Par ailleurs, 872 d’entre elles sont enrôlées dans le dispositif de couverture maladie universelle. Cependant, Saër Seck reconnaît que ces chiffres restent insuffisants au regard des besoins réels.

Les efforts en matière d’éducation inclusive sont également notables avec l’existence d’écoles adaptées, mais ces infrastructures doivent être renforcées pour garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation.

Pour le directeur régional, l’assistance sociale seule ne suffit plus : l’autonomisation doit être au cœur des stratégies. Il préconise des actions concrètes pour encourager la formation, l’accès à l’emploi et le développement de projets économiques pour les personnes handicapées.

Il a également insisté sur l’importance du rôle des collectivités territoriales dans ce processus, en tirant parti du transfert de compétences en matière de santé et de protection sociale. « Les collectivités disposent souvent de lignes budgétaires telles que secours aux indigents, mais celles-ci restent axées sur l’assistance. Il faut évoluer vers un modèle qui mise sur l’autonomisation », a-t-il déclaré.

Un autre défi évoqué par Saër Seck concerne les difficultés liées au retrait des cartes d’Égalité des Chances. Des dizaines de cartes sont encore non récupérées à cause de problèmes de contact avec les bénéficiaires. Le directeur appelle à la mobilisation des associations et des maires pour identifier et informer les personnes concernées.

En conclusion, Saër Seck invite toutes les parties prenantes – autorités territoriales, agences étatiques, associations – à conjuguer leurs efforts pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Le passage à un modèle axé sur l’autonomisation, en lieu et place de l’assistance, est essentiel pour permettre une inclusion véritable et durable.

Énergie au Sénégal : Vers la fin de la location du bateau électrique turc « Aysegul Sultan » ?

Le contrat de location du bateau électrique turc Aysegul Sultan, signé en 2021 pour une durée de cinq ans au coût de 16,3 milliards FCFA, arrive à terme. Propriété de la société turque Karpower, ce navire fournit actuellement 240 MW, soit 15 % de la production électrique de la Senelec. Cependant, des tensions internes et des enjeux stratégiques autour de la production énergétique pourraient remettre en question son avenir dans le mix énergétique sénégalais.

Au cœur de ces discussions, la centrale de West African Energy (WAE) pourrait jouer un rôle déterminant. Capable d’injecter 25 % de l’électricité produite par la Senelec, cette centrale représente une alternative crédible au bateau turc. L’ex-Directeur général de la WAE, Samuel Sarr, avait déjà exprimé son intention de rompre le contrat de location, estimant que la montée en puissance de la WAE rendait cette solution coûteuse et obsolète.

Cependant, la situation est compliquée par des conflits internes entre les actionnaires de la WAE, notamment Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ. Ces tensions ont conduit à l’arrestation de Samuel Sarr, accusé de détournement de fonds à hauteur de 8,17 milliards FCFA, et à une série de négociations pour résoudre les différends.

Les autorités sénégalaises doivent également composer avec la société turque Calix, qui cherche à renforcer son implication dans la gestion de la WAE. Profitant des tensions entre actionnaires, les Turcs ambitionnent de consolider leur influence, notamment à travers un protocole de gestion proposé par l’African Financial Corporation (AFC), principal bailleur de fonds de la centrale. Ce document, intitulé Service Agreement, a été vivement critiqué par Samuel Sarr, qui y voyait une tentative de céder trop de contrôle à des intérêts étrangers.

Les autorités sénégalaises, sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, multiplient les rencontres avec les parties prenantes, y compris l’homme d’affaires Harouna Dia, pour trouver une solution à ce conflit.

Le maintien ou non du Aysegul Sultan dans le réseau électrique sénégalais dépendra de plusieurs facteurs : la résolution des différends au sein de la WAE, la capacité de la centrale à assurer une production stable et suffisante, et la volonté politique de réduire la dépendance à des solutions importées.

Sous la direction de Papa Toby Gaye, actuel Directeur général de la Senelec, le contrat initialement signé par son prédécesseur Papa Mademba Bitèye n’a pas été remis en cause, malgré les critiques sur son coût. Cependant, avec l’échéance imminente et la pression pour une gestion plus nationale de l’énergie, des décisions stratégiques s’imposent.

La fin de la location du Aysegul Sultan pourrait marquer un tournant dans la politique énergétique du Sénégal, en renforçant l’indépendance énergétique du pays tout en réduisant les coûts liés à des solutions provisoires. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si le Sénégal est prêt à franchir cette étape.

Réunion au ministère de l’Intérieur : Vers une meilleure organisation des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, sous la direction du général Jean-Baptiste Tine, a réuni ce samedi les partis politiques, coalitions et entités indépendantes en vue des élections législatives anticipées prévues pour le 17 novembre 2024. Cette rencontre, initiée par Alioune Tine, figure de la société civile, s’est tenue au sein du ministère chargé des élections. Elle visait à aborder plusieurs aspects techniques du processus électoral avec les principaux acteurs concernés.

Lors de cette rencontre, plusieurs points d’attention ont été soulevés, notamment la question du dépôt des listes, l’obtention du casier judiciaire et le format du bulletin de vote. Il s’agit d’enjeux importants pour garantir un processus transparent et inclusif. Le ministre de l’Intérieur a évoqué un consensus général sur la nécessité d’allonger légèrement la durée du dépôt des listes, bien que cela puisse entraîner des répercussions techniques sur la production des bulletins de vote. En ce qui concerne le format des bulletins et les modalités d’obtention des casiers judiciaires, les services compétents du ministère seront mobilisés pour apporter les ajustements nécessaires.

Cette rencontre fait suite à une discussion animée entre le ministre et les membres de l’Alliance pour la Transparence des Élections la semaine dernière. Les échanges portaient sur la possibilité d’annuler le décret convoquant le collège électoral en vue des législatives anticipées, une proposition qui avait suscité de vifs débats.

Dans un souci de renforcer la collaboration entre les différents acteurs du processus électoral, le général Jean-Baptiste Tine a annoncé la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre la classe politique et le ministère de l’Intérieur. Cette initiative vise à perfectionner le dispositif institutionnel en vue d’assurer des élections transparentes et efficaces.

Cette démarche marque une étape importante dans la préparation des élections législatives anticipées de 2024, en renforçant la participation et l’implication de toutes les parties prenantes.

La Senelec Exporte Son Excédent d’Électricité vers la Guinée et d’Autres Voisins

Depuis deux semaines, la Senelec, société nationale sénégalaise d’électricité, contribue à l’alimentation en électricité de la Guinée en cédant 120 mégawatts (MW) à son homologue guinéenne. Cette coopération énergétique entre le Sénégal et ses voisins vise à pallier les difficultés d’alimentation électrique rencontrées par la Guinée, limitant ainsi les délestages auxquels sa population est confrontée depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par Wal Fadjri, ce partenariat permet à la Senelec de générer un chiffre d’affaires annuel de deux milliards de francs CFA. Il souligne également que cette initiative n’est pas nouvelle pour la Senelec, qui avait déjà conclu des accords similaires avec d’autres pays voisins. En 2023, la Gambie a ainsi bénéficié de 60 mégawatts d’électricité pour un montant de 31 milliards de francs CFA, dont une partie a été allouée à un contrat de gestion pour l’exploitation et la maintenance de son réseau électrique.

De plus, des négociations étaient en cours pour la vente de 60 mégawatts au Mali et de 40 mégawatts à la Mauritanie. Ces accords témoignent de l’excédent d’électricité produit par la Senelec au cours des dernières années, passant de 500 à 1890 MW entre 2012 et 2024.

Cette exportation d’électricité bénéficie non seulement aux pays voisins en améliorant leur accès à l’électricité, mais elle constitue également une source de revenus supplémentaires pour la Senelec. Cependant, elle soulève également des questions sur la capacité de la Senelec à répondre à la demande croissante en électricité sur le marché intérieur, et sur la durabilité de cette stratégie à long terme.

En fin de compte, cette coopération régionale dans le domaine de l’énergie illustre les opportunités de collaboration entre les pays africains pour répondre aux défis énergétiques communs et favoriser le développement économique et social de la région.

Mikayil Ngor Faye : Le Jeune Talent S’Élève en Flèche Vers les Sommets Nationaux et Internationaux

Le monde du football s’illumine souvent de jeunes étoiles prometteuses, et en ce moment, tous les regards se tournent vers Mikayil Ngor Faye. À seulement 19 ans, ce défenseur du FC Barcelone Athletic, issu de l’académie de Diambars, est en train de marquer les esprits sur la scène nationale et internationale.

Son ascension fulgurante a été récemment mise en lumière lors d’un match amical contre le Gabon, où il a fait ses débuts avec l’équipe nationale sénégalaise. Mais ce n’était pas tout : non content de sa première sélection, Mikayil a également inscrit un but remarquable qui a captivé l’attention des observateurs du football mondial.

Désormais, selon les informations rapportées par Stades, relayant les dires du journaliste espagnol Alberto Torello, Mikayil Ngor Faye se retrouve sur le point de faire un retour en force en équipe nationale. Une pré-convocation pour les prochains matchs des Lions est en effet sur la table, avec des rencontres cruciales contre la RDC et la Mauritanie, dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

Cette opportunité représente un moment décisif dans la jeune carrière du joueur. Être retenu dans la liste finale par Aliou Cissé, le sélectionneur national, signifierait une nouvelle étape vers la consécration pour ce talentueux défenseur. Cependant, cette reconnaissance internationale pourrait aussi avoir des implications sur son parcours au sein du FC Barcelone Athletic.

En effet, le jeune prodige pourrait être amené à manquer les playoffs de son équipe, qui lutte actuellement pour accéder à la Secunda B. C’est là un dilemme que beaucoup de jeunes joueurs aimeraient affronter : jongler entre les exigences de leur club et les opportunités offertes par leur sélection nationale.

Pour Mikayil Ngor Faye, ce n’est que le début d’une carrière qui s’annonce prometteuse. Son talent brut et sa détermination sont les atouts qui le propulsent vers les sommets du football, et il est fort probable que nous entendions encore beaucoup parler de lui dans les années à venir.

Teungueth FC en route vers le titre, Dakar Sacré-Cœur écrase Guédiawaye

La 23e journée de la Ligue 1 sénégalaise a été marquée par des résultats significatifs, confirmant les positions des équipes en tête du classement et dessinant les contours de la lutte pour le maintien.

En tête du classement, Teungueth FC a consolidé sa position de leader en battant le Casa Sports sur le score de 1-0. Cette victoire leur offre une avance confortable de huit points sur leur poursuivant le plus proche, le Jaraaf. Avec 46 points au compteur, Teungueth FC est plus que jamais bien parti pour décrocher le titre de champion cette saison.

De son côté, Guédiawaye FC, qui aurait pu maintenir le suspense dans la course au titre, a subi une défaite cuisante à domicile contre Dakar Sacré-Cœur, sur le score de 0-4. Cette défaite éloigne définitivement Guédiawaye de la course au titre, avec désormais 10 points de retard sur Teungueth FC.

Dans la lutte pour le maintien, l’US Ouakam et la Linguère ont réalisé de bonnes performances en remportant leurs matchs respectifs contre l’US Gorée (1-0) et Diambars (1-0). En revanche, Diambars, avec cette nouvelle défaite, voit ses chances de maintien se réduire davantage.

En bas de tableau, Jamono Fatick a pris une importante victoire face au Sonacos (1-0), se rapprochant ainsi du premier non-relégable, le Casa Sports.

Les résultats complets de la 23e journée sont les suivants :

  • Teungueth FC 1-0 Casa Sports
  • Guédiawaye FC 0-4 Dakar Sacré-Cœur
  • US Ouakam 1-0 US Gorée
  • Linguère 1-0 Diambars
  • Jamono Fatick 1-0 Sonacos

La journée se clôturera lundi avec les matchs entre le Stade de Mbour et le Jaraaf, ainsi que Génération Foot et l’AS Pikine.

Des États Généraux du Transport Routier au Sénégal : Vers une Modernisation du Secteur

Le secteur du transport routier au Sénégal s’apprête à vivre un moment décisif avec l’annonce des États Généraux des Transports. Cette initiative, lancée par le Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, M. Malick Ndiaye, vise à réunir l’ensemble des acteurs du secteur pour débattre des enjeux majeurs et proposer des solutions concertées.

Lors d’une première rencontre avec les responsables des syndicats du transport routier, le Ministre Ndiaye a annoncé la tenue imminente de ces assises, prévues avant la fin du mois de juillet. Ces États Généraux sont destinés à être un moment clé de réflexion, de concertation et de partage d’idées sur l’avenir du transport public au Sénégal.

Ces États Généraux s’inscrivent dans une perspective de transformation rapide et intégrale du transport public, conformément aux instructions du Président de la République, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye. L’objectif est de bâtir un système de transport moderne, sûr, rentable et respectueux de l’environnement.

Le Ministre Ndiaye a souligné l’importance de la participation de toutes les parties prenantes du secteur, y compris les syndicats, les opérateurs privés, les institutions publiques et la société civile. Ces États Généraux seront l’occasion de débattre des défis actuels du transport routier, tels que la sécurité routière, la qualité des infrastructures, la réglementation et la gouvernance du secteur.

Cette annonce témoigne de l’engagement du Gouvernement sénégalais à moderniser le secteur du transport routier et à répondre aux besoins des citoyens en matière de déplacement. Les États Généraux des Transports s’annoncent ainsi comme une étape cruciale dans cette démarche de transformation et d’amélioration continue du transport public au Sénégal.

Ces États Généraux offrent une opportunité unique de mobiliser les énergies et les idées pour construire un avenir meilleur pour le transport routier au Sénégal. Ils constituent une démarche participative et inclusive visant à élaborer des solutions innovantes et durables pour répondre aux besoins de la population en matière de déplacement.

Ousmane Sonko en Visite Privée chez le Khalife de Serigne Saliou Mbacké : Un Pas vers le Dialogue Intercommunautaire

Ce samedi, une rencontre peu commune a eu lieu dans les coulisses de la scène politique sénégalaise. Ousmane Sonko, leader du parti Pastef Les Patriotes, s’est rendu en visite privée auprès du Khalife de Serigne Saliou Mbacké, Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Cette rencontre, bien que discrète, a attiré l’attention de nombreux observateurs politiques et religieux.

Le leader de l’opposition a été accueilli par le Khalife pour des discussions à huis clos, dont le contenu demeure confidentiel. Cependant, cette rencontre entre Ousmane Sonko et le Khalife revêt une importance particulière dans le contexte politique actuel du Sénégal.

Premièrement, elle souligne l’importance du dialogue et de la concertation entre les différents acteurs politiques et religieux du pays. Dans une société sénégalaise où la cohabitation entre les communautés religieuses est essentielle, ces échanges témoignent de la volonté de Sonko de renforcer les relations intercommunautaires et de favoriser la compréhension mutuelle.

Deuxièmement, cette visite met en lumière la reconnaissance de l’influence et du rôle des autorités religieuses dans la vie politique et sociale du pays. Les Khalifes, en tant que figures respectées et écoutées au sein de leurs communautés, ont souvent joué un rôle crucial dans la médiation des conflits et la promotion de la paix sociale.

Enfin, cette rencontre peut être interprétée comme un signe de la volonté d’Ousmane Sonko de s’ouvrir au dialogue et à la collaboration avec différentes sphères de la société sénégalaise. Dans un pays où la stabilité politique est étroitement liée à la cohésion sociale, cette démarche peut contribuer à apaiser les tensions et à promouvoir un climat de confiance et de compréhension mutuelle.

En résumé, la visite privée d’Ousmane Sonko chez le Khalife de Serigne Saliou Mbacké marque un pas significatif vers le renforcement du dialogue intercommunautaire au Sénégal. Elle témoigne de la volonté du leader politique de promouvoir la paix, la stabilité et l’unité nationale dans un contexte politique marqué par la diversité et la pluralité des opinions.

Fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers Gaza : les conséquences des récentes attaques entre Israël et le Hamas

Israël a annoncé la fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, Kerem Shalom, suite à des tirs de roquettes revendiqués par le Hamas. Cette escalade de violence a entraîné la mort de trois soldats israéliens et a causé des blessures à douze autres, selon les informations fournies par l’armée israélienne dimanche soir.

L’incident a eu lieu près de Kerem Shalom, point crucial par lequel transite l’aide humanitaire depuis Israël vers Gaza. Les brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont revendiqué les tirs de roquettes, ce qui a conduit Israël à prendre la décision de fermer ce passage vital pour l’aide humanitaire à Gaza.

L’armée israélienne a rapporté que les tirs de roquettes provenaient d’une zone adjacente au passage de Rafah et que quatorze projectiles ont été tirés sur Kerem Shalom. En réaction, l’armée de l’air israélienne a détruit les lance-roquettes utilisés pour ces attaques.

Les soldats israéliens ont été touchés alors qu’ils gardaient des chars et des bulldozers stationnés dans la zone. Le porte-parole de l’armée israélienne, Peter Lerner, a qualifié cet événement de « très grave » et a souligné que l’armée enquêtait sur les circonstances entourant la mort des soldats.

Cette escalade de violence survient dans un contexte déjà tendu, alors que la ville de Gaza et d’autres zones du territoire ont été bombardées dimanche. Des craintes persistent quant à une éventuelle offensive israélienne sur Rafah, au sud de la bande de Gaza, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les civils.

Rafah est non seulement un point de passage vital pour l’aide humanitaire, mais elle abrite également des centaines de milliers de Palestiniens qui ont fui les zones plus au nord en raison des affrontements. L’ONU et d’autres organisations humanitaires redoutent les conséquences humanitaires d’une offensive sur cette ville densément peuplée.

La directrice du Programme alimentaire mondial de l’ONU, Cindy McCain, a également exprimé ses inquiétudes quant à la situation humanitaire dans la bande de Gaza, mettant en garde contre une « véritable famine » qui se propage dans la région.

En résumé, les récentes attaques entre Israël et le Hamas ont entraîné la fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers Gaza, augmentant les craintes concernant la sécurité des civils et l’accès à l’aide essentielle dans la région. La communauté internationale surveille de près l’évolution de la situation et appelle à la désescalade de la violence pour éviter une catastrophe humanitaire.

Mohamed Salah : Vers un Avenir Incertain à Liverpool après l’Incident avec Klopp ?

L’attaquant égyptien Mohamed Salah se retrouve au centre d’une polémique après son altercation avec Jürgen Klopp, l’entraîneur de Liverpool, lors d’un match contre West Ham. Cette tension, selon Graeme Souness, ancien coach des Reds, pourrait même avoir influencé le départ de Sadio Mané pour le Bayern Munich.

Malgré les assurances de Klopp affirmant avoir résolu le conflit, les critiques continuent de pleuvoir. Graeme Souness a qualifié Salah de « joueur le plus égoïste que j’ai jamais vu » lors d’un podcast, alimentant ainsi les doutes sur son avenir à Liverpool.

La possibilité d’un départ de Salah vers l’Arabie Saoudite se profile à l’horizon. Selon Souness, l’incident avec Klopp indique clairement que Salah pourrait bientôt rejoindre un club du championnat saoudien, ajoutant que ce dernier « avait une très haute opinion de lui-même ». Cette perspective agite les supporters et les analystes sportifs, qui spéculent sur le futur de la star égyptienne.

Alors que Liverpool tente de naviguer dans ces eaux troubles, l’avenir de Salah au club reste incertain. La relation entre le joueur et Klopp, ainsi que l’impact de cet incident sur l’équipe, demeurent des sujets brûlants de discussion dans le monde du football. Les prochains développements pourraient bien déterminer le cours de la carrière de Mohamed Salah et l’avenir de Liverpool sur la scène sportive internationale.

Nouvelle Coalition Séparatiste au Mali : Vers une Redéfinition des Dynamiques Politiques dans le Nord

Une annonce retentissante a secoué les territoires du Nord du Mali cette semaine alors que les principaux groupes séparatistes ont dévoilé la formation d’une coalition inédite. La création du Cadre stratégique permanent pour la défense du peuple de l’Azawad (CSP-DPA) marque un tournant significatif dans le paysage politique de la région, avec des implications potentiellement profondes pour l’avenir du conflit et les aspirations autonomistes.

La révélation de cette coalition intervient à la suite d’une réunion qui s’est tenue fin avril entre les représentants des différents mouvements séparatistes. Le CSP, déjà existant en tant qu’alliance de groupes armés à dominante touareg, a décidé de se transformer en une nouvelle structure unifiée, avec pour objectif principal la création d’une entité politique unie pour défendre les revendications du peuple de l’Azawad, une région revendiquée par les indépendantistes dans le Nord du Mali.

À la tête de cette nouvelle alliance se trouve Bilal Ag Acherif, une figure respectée et emblématique du mouvement indépendantiste. Son leadership souligne l’engagement des séparatistes à consolider leurs forces et à intensifier leurs efforts pour obtenir un statut politique et juridique pour l’Azawad.

Le contexte de cette initiative est crucial, alors que les groupes séparatistes ont récemment subi des revers territoriaux suite à une offensive de l’armée malienne, notamment la perte de Kidal, bastion historique des revendications autonomistes. Cette transformation de la coalition séparatiste pourrait être interprétée comme une réponse stratégique à ces défis, visant à renforcer l’unité et la résilience des mouvements indépendantistes face aux pressions gouvernementales.

Cependant, cette évolution suscite également des interrogations quant à son impact sur le processus de paix et la stabilité régionale. Alors que le Mali demeure en proie à une crise complexe, marquée par des insurrections indépendantistes et jihadistes depuis 2012, cette nouvelle coalition pourrait redéfinir les dynamiques politiques et militaires dans le Nord, avec des répercussions potentielles sur les efforts de médiation et de résolution des conflits.

En outre, la décision récente du Mali de rompre son partenariat militaire avec la France au profit d’une coopération accrue avec la Russie ajoute une dimension géopolitique à ce paysage déjà complexe, soulignant l’importance cruciale de trouver des solutions durables et inclusives pour répondre aux aspirations des différentes parties prenantes dans le conflit.

Alors que la nouvelle coalition séparatiste se profile comme un acteur majeur dans le paysage politique du Nord du Mali, son impact sur l’avenir de la région reste à déterminer, avec des enjeux cruciaux pour la stabilité, la sécurité et la paix dans un contexte de défis multiples et de tensions croissantes.

Kenya Airways suspend ses vols vers Kinshasa suite à l’arrestation de ses employés en RDC

La compagnie aérienne Kenya Airways (KQ) a annoncé lundi la suspension de ses vols à destination de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), en raison de l’arrestation et de la détention prolongée de deux de ses employés par les autorités congolaises.

Dans un communiqué officiel, Kenya Airways a déclaré que cette décision était motivée par l’incapacité de la compagnie à garantir le bon déroulement de ses opérations sans son personnel détenu. Les deux employés de Kenya Airways sont retenus par l’unité des renseignements militaires à Kinshasa depuis une dizaine de jours, sans que les raisons de leur arrestation n’aient été clairement précisées.

La suspension des vols vers Kinshasa entrera en vigueur à partir du 30 avril 2024. Cette décision difficile a été prise afin de garantir la sécurité et le bien-être du personnel de Kenya Airways, ainsi que la continuité de ses opérations dans un contexte où ses employés sont confrontés à des difficultés et des incertitudes en RDC.

Kenya Airways a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation et a appelé à la libération immédiate de ses employés détenus, ainsi qu’à la résolution rapide de ce différend avec les autorités congolaises. La compagnie aérienne reste engagée à fournir des services de qualité à ses passagers et espère pouvoir reprendre ses vols vers Kinshasa dès que possible, une fois que les conditions le permettront.

Préservation de la Corniche de Dakar : Un Pas Crucial Vers un Avenir Durable

Le Président Bassirou Diomaye Faye Ordonne l’Arrêt des Constructions sur le Littoral, un Signal Fort pour la Protection de l’Environnement

Dans une démarche sans précédent pour protéger la beauté naturelle et l’intégrité écologique de la corniche de Dakar, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris une décision historique en ordonnant l’arrêt immédiat de toutes les constructions sur le littoral. Cette action, saluée par de nombreux défenseurs de l’environnement et acteurs de la société civile, marque un tournant crucial dans la lutte contre la surconstruction et la prédation foncière qui menacent la côte sénégalaise.

La corniche de Dakar, joyau naturel emblématique de la capitale sénégalaise, était devenue le théâtre d’une prolifération incontrôlée d’immeubles, d’hôtels et de villas de luxe, au détriment de son caractère authentique et de son écosystème fragile. Cette bétonisation effrénée avait suscité de vives inquiétudes parmi les citoyens et les défenseurs de l’environnement, conscients des dommages irréversibles qu’elle pouvait causer à l’environnement marin et à la biodiversité côtière.

L’architecte et fervent défenseur du littoral dakarois, Pierre Goudiaby Atepa, a exprimé sa satisfaction quant à cette décision présidentielle, soulignant son importance cruciale pour l’avenir de la région. « Il était temps d’agir pour stopper cette folie destructrice qui menaçait notre précieux littoral », a-t-il déclaré lors d’une récente émission sur la RTS.

L’arrêt des constructions sur la corniche ne signifie pas seulement la préservation d’un paysage naturel exceptionnel, mais aussi un engagement en faveur d’un développement urbain plus durable et équilibré. En mettant fin à la spéculation foncière et en priorisant les projets d’aménagement publics au bénéfice de tous, le gouvernement sénégalais envoie un message fort quant à sa détermination à protéger les ressources naturelles du pays pour les générations futures.

Cependant, il est essentiel de souligner que cet arrêt ne concerne pas les travaux d’aménagement entrepris par l’État dans le but d’embellir et de rendre accessible la corniche au grand public. Ces initiatives, axées sur le développement durable et la préservation de l’environnement, méritent d’être encouragées et soutenues par l’ensemble de la population.

L’ordonnance présidentielle visant à mettre un terme aux constructions sur la corniche de Dakar représente un pas décisif vers un avenir plus respectueux de l’environnement et de l’héritage naturel du Sénégal. C’est un signal fort qui montre que la protection de nos côtes et de nos écosystèmes marins est une priorité absolue, et que chaque action compte dans la sauvegarde de notre planète.

Vers une possible résolution de la crise ivoirienne : Dialogue entre Ouattara et Soro

Une lueur d’espoir se profile dans le ciel politique ivoirien alors que l’ex-Premier ministre Guillaume Soro, en exil et condamné à perpétuité, a eu une conversation téléphonique avec le président Alassane Ouattara. Cette initiative, inattendue mais cruciale, pourrait marquer le début d’un processus de réconciliation nationale tant attendu.

Le geste de dialogue de la part du président Ouattara est d’autant plus significatif que le parti au pouvoir, le RHDP, a exprimé son ouverture au retour de Soro, en soulignant qu’il n’est pas nécessaire pour lui de rejoindre le parti. Cette flexibilité témoigne d’une volonté politique de dépasser les divisions partisanes pour promouvoir l’unité et la stabilité du pays.

Le Secrétaire exécutif du RHDP, Ibrahim Cissé Bacongo, a encouragé Soro à « consolider ce pas », suggérant ainsi une attitude constructive de la part du parti au pouvoir. Cette ouverture au dialogue est d’autant plus encourageante que le 22 février dernier, le président Ouattara avait gracié 51 partisans de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro, signe d’un premier pas vers l’apaisement et la réconciliation.

Il est évident que la résolution des tensions politiques en Côte d’Ivoire ne sera pas un processus facile, mais le dialogue entre Ouattara et Soro représente un pas dans la bonne direction. Les observateurs internationaux saluent cette tentative de rapprochement et appellent à ce qu’elle soit suivie d’actions concrètes visant à restaurer la confiance et à promouvoir une gouvernance inclusive et démocratique pour le bien-être de tous les citoyens ivoiriens.

Kylian Mbappé : Un Départ du PSG vers le Real Madrid Facilité par un Sacrifice Financier

Kylian Mbappé se prépare à tourner une nouvelle page de sa carrière en signant au Real Madrid, mais ce transfert ne se fait pas sans concessions financières de sa part.

Alors qu’il dispute ses derniers matchs sous le maillot du Paris Saint-Germain, Mbappé avait déjà laissé entendre qu’il était en pourparlers avec le président Florentino Perez du Real Madrid. Dans une déclaration en janvier dernier, il avait évoqué un accord entre lui et le président du PSG pour garantir une transition harmonieuse. Les détails de cet accord commencent à se dévoiler.

Ramon Alvarez de Mon, un journaliste bien informé, révèle que Mbappé a fait un geste financier significatif pour faciliter son départ du PSG vers le Real Madrid. En effet, le joueur aurait accepté de renoncer à une prime de renouvellement de contrat de 89,6 millions d’euros ainsi qu’à une partie de son salaire, représentant un montant de 38,2 millions d’euros. Ce sacrifice financier totalise ainsi 127,8 millions d’euros.

Cette décision, bien que surprenante pour certains, témoigne de la volonté de Mbappé de quitter le PSG de manière respectueuse et sans tension. Il aurait pu choisir de partir librement à la fin de son contrat, mais a préféré honorer son engagement envers le club et éviter tout conflit. Ce geste est d’autant plus remarquable que Mbappé aurait pu bénéficier de ces sommes considérables en prolongeant son contrat avec le PSG.

Cette révélation met en lumière la détermination de Mbappé à rejoindre le Real Madrid tout en préservant son image et ses relations avec le Paris Saint-Germain. Son départ du club de la capitale française s’annonce ainsi plus fluide et respectueux grâce à ce sacrifice financier.

Serigne Mbacké Seck : La Voie Vers la Gloire du Karaté Sénégalais

Serigne Mbacké Seck, un jeune karatéka sénégalais, est en train de réaliser son rêve de devenir champion du monde de karaté dans la catégorie junior. Après avoir remporté la médaille d’argent aux championnats d’Afrique de karaté en 2023, il a décroché l’or cette année.

Lors de l’Open international qui s’est tenu à Berlin, en Allemagne, le 20 avril dernier, Serigne Mbacké Seck a confirmé sa domination dans la catégorie des plus de 76 kg chez les juniors. Cette victoire est une belle consécration pour le Sénégalais, qui a brillé face à des compétiteurs venant de 13 autres pays.

Seneweb exprime son soutien et ses encouragements au jeune champion dans sa quête de la première place lors des prochaines compétitions. Serigne Mbacké Seck vise en effet la première place aux championnats d’Afrique prévus en septembre 2024 à Tunis, et se prépare activement pour les championnats du monde cadets juniors qui auront lieu en octobre 2024 à Venise, en Italie.

Cette success story de Serigne Mbacké Seck est un exemple inspirant de détermination, de persévérance et de talent, et elle illustre le potentiel prometteur du karaté sénégalais sur la scène internationale.

Mikayil Faye : Récit d’une ascension semée d’embûches vers le sommet du football

Le parcours de Mikayil Faye, jeune talent sénégalais évoluant au FC Barcelone, est une véritable leçon de persévérance et de détermination. Pourtant, derrière son succès actuel, se cache une histoire marquée par des obstacles et des défis inattendus.

C’est son oncle et conseiller, Lamine Ba, qui dévoile les coulisses de ce parcours tumultueux. Selon lui, les premières tensions ont émergé lors de son passage à Diambars, son club formateur, en raison de problèmes liés à sa scolarité. Malgré des compromis trouvés avec le club, les relations se sont détériorées, et il est devenu évident qu’une séparation était inévitable pour préserver l’avenir de Mikayil.

L’opportunité s’est présentée lorsque le Dinamo Zagreb s’est intéressé à Mikayil, offrant une chance de rejoindre immédiatement l’équipe professionnelle. Cependant, Diambars a saisi la FIFA pour bloquer le transfert, plongeant Mikayil dans une période difficile où il s’est retrouvé sans jouer pendant un an et demi.

Malgré ces défis, Mikayil et sa famille ont fait preuve d’une résilience remarquable. Après avoir remporté un procès devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour obtenir sa liberté, ils ont fait face à des menaces et à des obstacles administratifs. Mais rien n’a entamé la détermination de Mikayil à réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel.

Aujourd’hui, alors qu’il brille sur les terrains avec le FC Barcelone, Mikayil Faye est un exemple de force mentale et de détermination. Son histoire nous rappelle que le chemin vers le succès est rarement facile, mais avec courage et persévérance, il est possible de surmonter tous les obstacles pour atteindre les sommets du football mondial

Une Nouvelle Constitution Adoptée au Togo : Un Changement de Cap vers un Régime Parlementaire

Après des semaines de spéculation et de débats houleux, les députés togolais ont finalement entériné vendredi à l’unanimité une nouvelle Constitution, marquant ainsi la transition du pays d’un régime présidentiel à un régime parlementaire. Cette décision, contestée par l’opposition, intervient à seulement dix jours des élections législatives.

La nouvelle Constitution, adoptée avec 87 voix sur 87 à l’Assemblée, apporte des changements significatifs à la structure du pouvoir politique au Togo. Elle abolit l’élection directe du président de la République et crée la fonction de « Président du Conseil des ministres », qui concentre désormais tous les pouvoirs exécutifs. Cette évolution, selon les termes du texte, prive le président élu de toute autorité substantielle.

Désormais, c’est aux députés qu’il reviendra d’élire le chef de l’État, et ce, « sans débat » et pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. Le véritable détenteur du pouvoir exécutif sera le « Président du conseil des ministres », qui devra obligatoirement être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

Cette décision a été accueillie avec enthousiasme par les partisans du parti majoritaire, l’Union pour la République (UNIR), mais a suscité une vive opposition de la part des autres formations politiques. Pour eux, cette nouvelle fonction est perçue comme une manœuvre visant à maintenir au pouvoir le président Faure Gnassingbé, qui dirige le pays depuis 2005, succédant ainsi à son père qui a gouverné pendant près de 38 ans.

Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais (PT), a déclaré que cette évolution constitutionnelle démontrait le désir du régime en place de conserver le pouvoir à tout prix. Il souligne que la fonction de « Président du Conseil » confère à son titulaire un pouvoir illimité, laissant entendre que cette position pourrait être réservée à Faure Gnassingbé.

Ce n’est pas la première fois que la Constitution togolaise est amendée pour permettre au président Gnassingbé de se maintenir au pouvoir. En 2019, une révision constitutionnelle lui a déjà offert la possibilité de briguer deux nouveaux mandats, lui permettant potentiellement de gouverner jusqu’en 2030.

Cependant, l’adoption de cette nouvelle Constitution a été précédée de controverses. Les députés l’avaient déjà approuvée le 25 mars, sans que le texte ne soit rendu public, déclenchant ainsi une vague de critiques de la part de l’opposition et de la société civile, qui ont qualifié ce vote de « coup d’Etat institutionnel ».

Malgré ces tensions, les élections législatives sont maintenues pour le 29 avril, avec en parallèle les premières élections régionales du pays. L’opposition, qui avait initialement prévu des manifestations les 12 et 13 avril, a été empêchée de se réunir par les autorités. Cette situation inquiétante a attiré l’attention de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a dépêché une mission à Lomé pour évaluer le processus électoral.

La décision de la CEDEAO reste attendue dans un contexte où de nombreux pays de la région font face à des troubles politiques et institutionnels.

Vers une résolution de la crise dans les collectivités territoriales : Engagement du nouveau ministre Balla Moussa Fofana

Le gouvernement s’engage fermement à résoudre la crise qui secoue les collectivités territoriales depuis près de deux ans. Sous la houlette du tout nouveau ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, une dynamique de dialogue et de recherche de solutions concrètes s’est amorcée.

Lors de sa récente rencontre avec les membres de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales, le ministre Fofana a reconnu la légitimité des revendications des travailleurs tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à mettre fin à cette crise persistante. Dans un communiqué de presse, il a souligné la nécessité de travailler ensemble pour formuler des propositions soutenables conformes aux dispositions légales en vigueur.

Au-delà des discussions sur les revendications salariales, le ministre a mis en lumière les répercussions de la grève sur les citoyens, notamment en ce qui concerne l’accès aux documents d’état civil. Cette prise de conscience témoigne d’une sensibilité aux préoccupations de la population et renforce l’urgence d’une résolution rapide du conflit.

L’approche collaborative du ministre Fofana se manifeste également par sa volonté de nouer un partenariat avec l’Intersyndicale pour améliorer les conditions de travail des agents des collectivités territoriales. Cette démarche vise à renforcer l’efficacité des services publics et à garantir la qualité des prestations offertes aux citoyens.

En outre, le gouvernement affirme son engagement en faveur de la décentralisation et de la construction de collectivités territoriales viables et porteuses de développement. Cette vision ambitieuse reflète la volonté de promouvoir une gouvernance locale dynamique et inclusive.

Enfin, la disponibilité du Premier ministre Ousmane Sonko à rencontrer l’Intersyndicale dans les meilleurs délais, sur la base des propositions formulées par le groupe de travail, illustre l’importance accordée à ce dossier au plus haut niveau de l’État.

Dans un contexte marqué par des tensions sociales, l’engagement du gouvernement à trouver des solutions durables et concertées constitue un pas significatif vers la résolution de la crise dans les collectivités territoriales. La voie du dialogue et de la collaboration semble ainsi ouvrir des perspectives encourageantes pour l’avenir de ces institutions essentielles à la vie démocratique et au développement local.

Guelewaars de Fatick : Vers la Montée en National 1

Une nouvelle ère s’annonce pour le football de Fatick alors que le club de Guelewaars célèbre sa montée imminente en National 1. Lors d’un match crucial de la 18ème journée du National 2 (troisième division), Guelewaars a réalisé une performance éclatante en battant les Damels de Tivaouane sur le score impressionnant de 3-0.

Cette victoire décisive a assuré à Guelewaars une place parmi les trois premières équipes du classement, synonymes de promotion en National 1. Avec un total impressionnant de 48 points, le club de Fatick domine largement le classement, avec une avance confortable de 14 points sur son poursuivant immédiat, Toglou de Diass (34 pts), et de 16 points sur les Damels de Tivaouane (32 pts), qui occupent la troisième place.

La réussite de Guelewaars cette saison est le résultat d’une performance remarquable sur le terrain. Avec 15 victoires et 3 matchs nuls, l’équipe a démontré une cohésion et une détermination exceptionnelles. Leur attaque prolifique a marqué 44 buts tandis que leur défense solide n’a encaissé que 8 buts, ce qui témoigne de leur maîtrise dans tous les aspects du jeu.

Cette montée en National 1 est le fruit d’un travail acharné et d’un dévouement sans faille de la part des joueurs, du staff technique et des supporteurs de Guelewaars. Elle ouvre de nouvelles perspectives passionnantes pour le football de Fatick et promet une compétition féroce dans la division supérieure.

Alors que le club se prépare à relever de nouveaux défis dans le National 1, toute la communauté de Fatick célèbre cette réalisation remarquable et attend avec impatience une saison pleine de succès et de réalisations.

Quitter la version mobile