La CDC s’engage à verser 25 milliards FCFA à l’État : Fadilou Keïta détaille les ambitions de l’institution

Invité de l’émission En vérité sur Radio Sénégal, le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keïta, a annoncé une contribution exceptionnelle de l’institution aux finances publiques : un versement minimum de 25 milliards de francs CFA à l’État du Sénégal d’ici la fin de l’année. Une décision qui s’inscrit dans une dynamique de soutien affirmé aux efforts budgétaires du gouvernement.

« Cette année, nous voulons donner à l’État du Sénégal au minimum 25 milliards de francs CFA. On a les capacités de le faire », a déclaré M. Keïta.

Malgré des créances impayées de l’État envers la CDC, le Directeur général a tenu à souligner la résilience et l’engagement de l’institution. Ce soutien financier s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer le rôle stratégique de la CDC comme catalyseur de la relance économique et de l’investissement public.

« Nous voulons montrer que la CDC est un acteur clé, capable de mobiliser des ressources pour accompagner les politiques de développement », a-t-il affirmé.

Abordant un autre volet essentiel de l’action de la CDC, M. Keïta est revenu sur le programme de logement social initié depuis 2019, mais resté en suspens plusieurs années. Il a annoncé une évolution significative du dossier, avec la livraison imminente de plus de 4 600 parcelles viabilisées.

« Récemment, nous avons publié un communiqué annonçant la livraison prochaine de plus de 4 600 parcelles. C’est un projet qui date de 2019, longtemps bloqué, mais toutes les diligences ont été réglées par nos techniciens », a-t-il précisé.

Cependant, la remise effective des terrains aux bénéficiaires reste conditionnée au paiement intégral des soldes dus. Un appel a ainsi été lancé aux acquéreurs pour régulariser leur situation.

« Ce qui bloque maintenant, ce sont les soldes que les bénéficiaires doivent encore payer pour récupérer leurs parcelles », a-t-il ajouté.

À travers ces annonces, la CDC réaffirme sa vocation première : mobiliser l’épargne nationale, sécuriser les ressources de l’État et investir dans des projets structurants à fort impact socio-économique. Le Directeur général a réitéré l’engagement de la CDC à jouer pleinement son rôle de bras financier stratégique de l’État, dans un contexte marqué par des défis budgétaires et une forte demande sociale.

Une affaire de violence conjugale secoue le tribunal de Thiès : une femme condamnée pour avoir versé du thé chaud sur son époux

Un cas de violence conjugale a ébranlé le tribunal de grande instance de Thiès, mettant en lumière les conséquences tragiques de la jalousie et de la colère non maîtrisée au sein des foyers. B. Ba, mère de quatre enfants, a été jugée pour avoir agressé son époux, L. Badji, lors d’une dispute houleuse motivée par de simples soupçons d’infidélité.

Les faits remontent au jour où B. Ba a surpris son mari en pleine conversation téléphonique sur la terrasse de leur domicile. Prise d’une crise de jalousie, elle l’accuse immédiatement d’infidélité, déclenchant ainsi une dispute violente. Dans un accès de rage, elle verse du thé chaud sur le visage de son époux avant de lui asséner des gifles et des coups de poing.

La situation a rapidement dégénéré, forçant L. Badji à se défendre pour échapper à l’attaque de sa femme en furie. Grièvement blessé, il a dû être hospitalisé pour recevoir des soins.

Suite à cette agression, L. Badji a porté plainte contre son épouse pour coups et blessures volontaires. Devant la barre du tribunal départemental de Thiès, B. Ba a reconnu les faits, affirmant qu’elle ne pouvait tolérer le comportement de son mari dans leur propre maison.

De son côté, L. Badji a témoigné des accusations d’infidélité portées à son encontre par sa femme, ainsi que de l’agression dont il a été victime.

Après examen des témoignages et des preuves présentées, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le juge a déclaré B. Ba coupable et l’a condamnée à verser la somme de 300 000 F CFA à L. Badji en guise de dommages et intérêts.

Cette affaire tragique souligne l’importance cruciale de lutter contre la violence domestique et de promouvoir des relations saines et respectueuses au sein des couples.

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