Le Dakarois Quotidien N°720 – 21/04/2026
Le Dakarois Sports N°720 – 21/04/2026
🔴 LIGUE DES CHAMPIONS ASIATIQUE : MENDY PEUT ÉCRIRE L’HISTOIRE AVEC AL-AHLI
En pleine campagne pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a pris la parole à New York, ce lundi, lors d’un échange avec des représentants de la société civile. L’ancien chef de l’État sénégalais est longuement revenu sur les violences politiques qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024, une période qu’il décrit comme l’une des plus éprouvantes de son mandat.
Face à ses interlocuteurs, Macky Sall a évoqué une montée de la violence qu’il juge « grave », estimant qu’elle s’inscrivait dans une tentative de conquête du pouvoir par des moyens extrajudiciaires. « J’ai, pendant 12 ans, fait face à des défis, dont cette violence qui est apparue de façon très grave au Sénégal. Les gens ont voulu, profitant d’une situation particulière, utiliser la violence pour arriver au pouvoir », a-t-il déclaré, défendant la fermeté de sa posture en tant que garant des institutions.
L’ancien président a dressé un tableau sombre des événements survenus durant cette période. Il a notamment évoqué des attaques visant des biens publics et privés, des actes de vandalisme contre des organes de presse, ainsi que des menaces dirigées contre des magistrats, des responsables politiques et des membres du gouvernement. Selon lui, plusieurs infrastructures stratégiques ont également été ciblées, notamment les chantiers du Train express régional et du Bus Rapid Transit, ainsi que l’Université de Dakar.
Dans son intervention, Macky Sall est allé plus loin en qualifiant certains faits d’« actions terroristes », citant des attaques contre des véhicules de transport public ayant entraîné des pertes en vies humaines. « Devant une telle situation, la survie de la République était engagée », a-t-il affirmé, justifiant ainsi la réponse de l’État sénégalais face à ces événements. Il a insisté sur le fait que les autorités ont réussi, selon lui, à rétablir l’ordre et à confier les dossiers à la justice.
Revenant sur la fin de son mandat, Macky Sall a également abordé la question de la loi d’amnistie adoptée dans un contexte de fortes tensions politiques. Il a présenté cette décision comme un choix dicté par l’intérêt supérieur de la nation. « N’étant pas candidat, je ne voulais pas laisser derrière moi un pays détruit. Il faut avoir la capacité de s’élever, de pardonner », a-t-il expliqué, précisant que cette loi avait été adoptée malgré des réticences au sein de son propre camp.
Selon lui, cette mesure a permis d’apaiser le climat politique en facilitant la libération de plusieurs détenus et en ouvrant la voie à un processus électoral apaisé. « Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement », a-t-il souligné, mettant en avant ce qu’il considère comme une preuve de la solidité des institutions sénégalaises.
En conclusion, Macky Sall a défendu le modèle démocratique du Sénégal, affirmant que l’alternance politique issue des urnes restait la seule voie légitime d’accès au pouvoir. « C’est le peuple qui donne, ce n’est pas par la rue qu’on va acquérir le pouvoir », a-t-il martelé, insistant sur la résilience du système institutionnel sénégalais face aux crises.
Cette sortie intervient dans un contexte où l’ancien président multiplie les rencontres à l’international, dans le cadre de sa candidature à la tête des Nations unies, tout en continuant de livrer sa lecture des événements récents qui ont marqué l’histoire politique du Sénégal.
L’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), en partenariat avec la Coopérative des Acteurs du Transport Urbain du Sénégal (CAPTRANS), est montée au créneau après les graves incidents survenus le 30 janvier 2026 entre 14 heures et 16 heures, à hauteur du croisement Patte d’Oie–Cambérène. Un bus assurant la desserte de la ligne 27 a été impliqué dans un accident mortel, un drame qui a rapidement dégénéré en une vague de violences ciblant les acteurs du transport urbain.
Dans un communiqué publié le 31 janvier, les deux structures ont exprimé leur profonde indignation face aux actes de vandalisme perpétrés à l’encontre de leur personnel, de leurs usagers et de leurs équipements. Tout en présentant leurs sincères condoléances à la famille de la victime, l’AFTU et CAPTRANS déplorent la tournure dramatique prise par les événements, qui ont largement dépassé le cadre de l’accident initial.
Selon les responsables, plusieurs actes graves ont été enregistrés sur les lieux et dans les environs. Un bus a été totalement incendié, tandis que d’autres véhicules, pourtant non impliqués dans l’accident, ont été saccagés. Des vitres ont été brisées, des agents agressés et blessés, et des cas de pillage signalés, notamment l’emport de bagages appartenant à des usagers. Des scènes de chaos qui, selon les deux organisations, témoignent d’un climat de plus en plus préoccupant autour du transport public.
L’AFTU et CAPTRANS soulignent que ce type d’attaques n’est malheureusement plus un fait isolé. Elles observent une recrudescence des agressions visant leurs travailleurs, leurs passagers et leur outil de travail, une situation qui menace directement la sécurité des personnes, la continuité du service public de transport et, plus largement, la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise.
Face à cette escalade, les deux organisations condamnent avec la plus grande fermeté ces violences répétées et interpellent les autorités compétentes sur l’urgence d’agir. Elles appellent à la mise en place de mesures concrètes et durables pour assurer la protection des agents et des usagers, sécuriser les véhicules ainsi que les infrastructures de transport, et prévenir la répétition de tels actes.
Pour l’AFTU et CAPTRANS, il n’est plus acceptable que des accidents de la circulation, aussi tragiques soient-ils, débouchent systématiquement sur des représailles violentes qui exposent des travailleurs et des citoyens innocents, tout en occasionnant d’importants préjudices matériels. Elles estiment qu’une réponse ferme à l’encontre des auteurs de ces actes est indispensable pour restaurer l’autorité de l’État et dissuader de nouvelles violences.
En conclusion, les deux structures réaffirment leur disponibilité à travailler étroitement avec les autorités et l’ensemble des parties prenantes afin d’identifier et de mettre en œuvre des solutions durables. Leur objectif, disent-elles, est de préserver la paix sociale et de garantir aux populations leur droit fondamental de se déplacer en toute sécurité.
Victime de torture, l’activiste Pape Abdoulaye Touré entrevoit enfin une lueur d’espoir. Dans un message rendu public, il informe que, suite à la lettre qu’il a adressée au ministre de la Justice le 30 juin dernier pour dénoncer l’inaction persistante de la justice sur les dossiers des martyrs et des victimes de torture liées aux événements politiques , une avancée a été enregistrée. Le ministre lui a fait savoir que sa requête a été transmise au procureur de la République.
Par ailleurs, à travers l’Initiative Zéro Impunité (IZI), qu’il coordonne, Pape Abdoulaye Touré a adressé une nouvelle correspondance au Garde des Sceaux, le vendredi 18 juillet. Dans cette lettre, il l’informe que de nombreux citoyens ont également été tués, torturés ou soumis à des traitements inhumains, cruels et dégradants lors des manifestations politiques, et appelle à ce que justice leur soit rendue.
Le texte in extenso :
Chers compatriotes,
À titre informatif, et par souci de transparence envers vous qui nous soutenez avec constance et engagement depuis le début, je tiens à vous faire part des derniers développements concernant notre lutte contre l’impunité.
Suite à la lettre qu’on avait adressée au Ministre de la Justice le 30 juin dernier, pour dénoncer l’inertie persistante de la justice sur les dossiers des martyrs et des victimes de torture lors des événements douloureux de ces dernières années, on a reçu une réponse en date du 15 juillet.
Dans cette correspondance, le Ministre de la Justice, Monsieur Ousmane DIAGNE nous a informé avoir accusé réception de notre lettre relative à une plainte déposée au parquet de Dakar pour des actes de torture présumés. Il m’a également précisé que le procureur de la République a été saisi de ma requête et que la suite me serait promptement communiquée.
Cependant, cette réponse, exclusivement centrée sur mon cas personnel, ne mentionne en rien les nombreuses autres victimes. C’est pourquoi on lui a adressé, hier vendredi 18 juillet, une nouvelle lettre.
On l’y a d’abord remercié pour son retour, mais surtout, on a tenu à lui rappeler que le cas de PAT n’est pas un cas isolé d’autant plus que plusieurs citoyens ont été aussi assassinés, torturés ou soumis à des traitements inhumains, cruels et dégradants pendant les manifestations politiques qui ont secoué notre pays.
On lui a également rappelé que conformément à nos textes nationaux et aux conventions internationales ratifiées par le Sénégal, le procureur de la République n’a nul besoin d’attendre une plainte formelle des victimes ou des familles de martyrs pour s’autosaisir et diligenter des enquêtes visant à faire toute la lumière sur ces crimes.
Nous avons réitéré que nous menons ce combat dans le cadre de l’Initiative Zéro Impunité – IZI, une plateforme citoyenne engagée pour que justice soit rendue aux victimes et que plus jamais de telles atrocités ne se reproduisent dans notre pays.
Dans l’attente d’une réaction du Ministre à cette mise au point collective, nous restons mobilisés, vigilants et fermement attachés à notre quête de vérité et de justice.
Aujourd’hui, plus que jamais, la justice doit prendre la mesure de sa responsabilité historique devant le Peuple Sénégalais.
Elle ne peut éluder les massacres, tortures et violences inouïes perpétrées de février 2021 à mars 2024. Elle doit situer les responsabilités, à tous les niveaux, pour que ces crimes ne restent pas impunis, et surtout pour qu’ils ne se reproduisent jamais.
Car il ne peut y avoir de réconciliation sincère sans avoir, au préalable, situé les responsabilités et rendre justice aux victimes.
Justice d’abord. Vérité ensuite. Réconciliation enfin.
Silence judiciaire = Complicité
JUSTICE POUR LES VICTIMES
Pape Abdoulaye TOURE Officiel
Membre fondateur de l’Initiative Zéro Impunité (IZI)
L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a exprimé, dans un communiqué publié ce mercredi, sa vive préoccupation face aux violences subies par des ressortissants sénégalais en Mauritanie. Ces derniers auraient été exposés à des actes hostiles pendant plus de 48 heures dans certaines localités, selon les informations recueillies par l’organisation.
L’ADHA, qui milite pour la protection des droits fondamentaux, qualifie ces incidents de « graves violations des droits humains ». Elle insiste sur l’urgence de garantir la sécurité de tous les migrants et de respecter les engagements internationaux pris par les États, qu’ils soient d’accueil ou d’origine.
Dans sa déclaration, l’organisation dénonce des atteintes flagrantes à plusieurs textes internationaux. Il s’agit notamment de l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui consacre le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne. Elle invoque également la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, dont les articles 16 et 25 garantissent la protection contre la violence et l’égalité de traitement avec les nationaux. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (articles 4 et 12) ainsi que l’Accord bilatéral de coopération entre le Sénégal et la Mauritanie sur la libre circulation et le traitement équitable des ressortissants sont également mentionnés comme cadres juridiques bafoués.
L’ADHA appelle ainsi les autorités mauritaniennes à diligenter une enquête transparente afin d’identifier les auteurs et de situer les responsabilités. Elle exhorte également les autorités sénégalaises à intensifier leur présence diplomatique et consulaire sur le territoire mauritanien afin d’assurer une protection efficace de leurs ressortissants.
Par ailleurs, l’organisation interpelle les institutions régionales, telles que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA), pour qu’elles assurent un suivi rigoureux de la situation et agissent en faveur de la prévention de tout risque d’escalade.
Enfin, l’ADHA invite les structures mauritaniennes de défense des droits humains à documenter les faits de manière rigoureuse et à collaborer avec le Réseau africain des défenseurs des droits humains, dont elle est membre. L’objectif : faire éclater la vérité, garantir la justice aux victimes et prévenir la répétition de telles violations.
La situation reste tendue à l’Université Alioune Diop de Bambey, où le Conseil académique s’est réuni ce mardi 13 mai 2025 pour faire face à une crise profonde provoquée par un mouvement étudiant entamé depuis le 18 avril dernier. À l’issue de cette rencontre, des décisions lourdes de conséquences ont été prises, révélant une inquiétude croissante face à l’insécurité qui s’est installée sur le campus.
Le Conseil académique a dressé un tableau sombre de la situation. Les étudiants des Unités de Formation et de Recherche (UFR) ECOMIJ, SATIC et SDD poursuivent un boycott systématique des cours, malgré les efforts de normalisation entrepris par l’administration. Ces perturbations ne se limitent pas aux cours boycottés : des libertés académiques sont mises à mal, des cours pourtant suivis par des étudiants non impliqués dans le mouvement sont volontairement perturbés.
Mais le fait le plus alarmant, selon les autorités universitaires, demeure la recrudescence d’actes violents. Ces manifestations ont mis en péril la sécurité du personnel, des enseignants et des autres usagers du campus, compromettant la continuité du service public universitaire. Il s’agit là, selon l’expression utilisée dans le communiqué, d’« une situation d’insécurité installée ».
Face à cette montée de tensions, le Conseil académique a décidé de maintenir le calendrier universitaire actuel, tout en prenant des mesures drastiques. Il a suspendu les enseignements au sein des UFR ECOMIJ, SATIC et SDD jusqu’au lundi 19 mai 2025 à 8 heures, date à laquelle un retour à la normale est espéré. Il a également annoncé la dissolution des amicales étudiantes de ces trois UFR, estimant que celles-ci ne remplissaient plus leur rôle de cadre de dialogue et de représentation pacifique.
Cette série de décisions intervient dans un climat où les étudiants, eux, dénoncent le mutisme de l’administration face à leurs doléances. Beaucoup ont d’ores et déjà quitté le campus, déclarant une grève illimitée. La fracture semble consommée entre l’administration et une frange importante du corps étudiant.

Face à l’ampleur des violences basées sur le genre (VBG) au Sénégal, plusieurs associations féminines ont décidé de renforcer leur combat en unissant leurs forces. Parmi elles, l’Association des juristes sénégalaises (AJS), le collectif Dafadoy (ça suffit) et l’association féministe JGen ont formé une coalition pour intensifier la sensibilisation et le plaidoyer contre les violences faites aux femmes.
Le but de cette collaboration est de mettre en place des méthodes innovantes pour renforcer l’impact des actions de sensibilisation et de plaidoyer. Selon Aminata Fall Niang, présidente de l’AJS, « notre objectif, c’est de réunir nos forces pour pouvoir travailler davantage sur des méthodes innovantes et efficaces pour renforcer le plaidoyer contre la violence faite aux femmes ». Cette union vise à maximiser les ressources et à amplifier le message à travers des initiatives communes et une approche concertée.
Les violences basées sur le genre restent une problématique majeure au Sénégal. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), près de 15 % des femmes au Sénégal sont victimes de violences ou ont été confrontées à des violences au moins une fois dans leur vie. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une action collective pour prévenir et lutter contre ces abus.
Lors d’un atelier de plaidoyer et de renforcement de capacités sur les violences sexuelles au Sénégal, Aminata Fall Niang a mis l’accent sur la multiplicité des causes des violences basées sur le genre, tout en soulignant le rôle crucial des associations dans la sensibilisation et l’éducation des communautés. Ces organisations plaident également pour la vulgarisation des lois existantes et pour l’application stricte de mesures répressives contre les auteurs de violences. Elles militent pour une meilleure protection des victimes et une prise en charge adéquate.
Les actions de ces associations se concentrent sur la formation de la population, l’information sur les droits des femmes, et la promotion de l’égalité des genres. Leur engagement se veut une réponse à une réalité alarmante où les femmes continuent de faire face à des violences physiques, psychologiques, et sexuelles dans de nombreuses sphères de la société.
À travers cette coalition, les associations féminines espèrent mobiliser les acteurs de la société — y compris les autorités, les leaders communautaires, et la société civile — pour mettre fin à ce fléau et garantir des conditions de vie plus sûres pour les femmes au Sénégal.
Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a annoncé, par le biais d’un communiqué de presse daté du 18 février 2025, l’arrêt jusqu’à nouvel ordre de la couverture sécuritaire des combats de lutte sur l’ensemble du territoire national. Cette décision fait suite aux violents incidents survenus le dimanche 16 février à l’arène nationale, lors du combat opposant Franc à Ama Baldé.
L’affluence massive des amateurs de lutte a conduit à une saturation de l’arène, obligeant les autorités à fermer les portes pour éviter tout risque d’incident. Toutefois, cette mesure n’a pas empêché une escalade de violence. Après le verdict du combat, des affrontements ont éclaté entre supporters, se traduisant par des actes de vandalisme, des dégradations de biens publics et privés ainsi que des agressions. L’incident le plus tragique a été l’agression mortelle d’un jeune dans la banlieue dakaroise.
Face à cette situation, le Ministère de l’Intérieur a pointé du doigt le Comité national de Gestion de la Lutte (CNG) et les autres acteurs impliqués. Selon le communiqué, ces derniers n’ont pas respecté les injonctions et recommandations qui leur avaient été faites, notamment en ce qui concerne la gestion de la jauge, le respect des horaires et la mise en place de mesures réduisant les risques de confrontation entre groupes de supporters.
Cette décision d’arrêter la couverture sécuritaire risque d’impacter lourdement l’organisation des combats de lutte, sport emblématique au Sénégal. Sans la présence des forces de l’ordre, les organisateurs devront prendre leurs propres dispositions pour assurer la sécurité des spectateurs et des lutteurs.
Alors que cette mesure suscite déjà des réactions dans le milieu de la lutte, il reste à voir si des discussions seront engagées entre le CNG et les autorités pour trouver une solution permettant la reprise des combats dans un cadre sécurisé.

Le décès tragique de M.D., 12 ans, dans un “daara” de Fadia, soulève des interrogations sur les violences infligées aux élèves dans certains établissement religieux. Tandis que l’autopsie établit un traumatisme cervical comme cause de la mort, des témoignages de parents décrivent un environnement marqué par de violents sévices corporels. Parmi eux, I.L. rapporte que son fils, récemment opéré, a subi des coups entraînant des blessures sur plusieurs parties du corps.
Le décès de M.D., fils de N.D. et de B.D., survenu le mercredi 18 décembre 2024, continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations. L’enfant, âgé de 12 ans, a été déclaré mort à son arrivée dans une structure sanitaire située aux Parcelles Assainies. Selon les premières informations recueillies, c’est son maître coranique qui l’a transporté à l’hôpital, où le médecin a constaté le décès avant de délivrer un certificat médical mentionnant une « mort suspecte ».
Les autorités sanitaires ont immédiatement signalé l’affaire au commissariat des Parcelles Assainies. En réponse, le commissaire a ordonné une autopsie, réalisée à l’hôpital Général Idrissa Pouye, afin de déterminer les causes exactes de la mort. Le rapport médical est accablant : le légiste a relevé une luxation du rachis cervical en C1-C2, accompagnée d’un hématome, des poumons congestifs et œdémateux, ainsi qu’une congestion cérébrale avec engagement des amygdales cérébelleuses. Ces éléments ont permis de conclure à un décès causé par un traumatisme du rachis cervical.
À la lumière de ces conclusions, N.D., père du garçon décédé, a déposé une plainte au commissariat. Dans un entretien exclusif avec Le Dakarois Quotidien, il a partagé des détails bouleversants sur les circonstances ayant conduit à cet événement tragique.
D’après N.D., son fils M.D. était inscrit dans ce “daara” depuis 2021, après avoir quitté un autre établissement situé à Tivaouane. Il s’y trouvait en compagnie de deux de ses cousines, âgées de 7 ans, et avait déjà récité le Coran en entier à deux reprises. Le père a expliqué qu’il avait confié son fils à ce maître coranique, M.T., afin qu’il approfondisse ses connaissances. Cependant, il a révélé que depuis plusieurs mois, des signes de violences inquiétants avaient commencé à apparaître.
Le père se souvient notamment d’un incident survenu deux mois avant la mort de son fils. Une des cousines de M.D. lui avait rapporté que le garçon avait été sévèrement battu par un autre enseignant du “daara”, un certain I.Th., assistant du maître principal. Lorsque N.D. avait confronté M.T. par téléphone, ce dernier s’était excusé, mais la situation semblait loin d’être réglée. Selon N.D., I.Th., apprenant que la cousine de M.D. avait dénoncé les sévices, s’était acharné sur la fillette pour la punir. (NB: la rédaction dispose des images des sévices qui ne peuvent être publiées du fait de leur sensibilité).
UN « DAARA » APPAREMMENT HABITUEL DES FAITS
Un autre témoignage recueilli par « Le Dakarois Quotidien » vient confirmer les abus récurrents au sein de cet établissement. I.L., un autre parent d’élève, a récemment retiré son fils de 11 ans du même “daara” après que celui-ci a subi des violences graves. Le garçon avait récemment été opéré des amygdales, et le médecin lui avait interdit de parler fort pendant un mois. Malgré les assurances de M.T. que les consignes médicales seraient respectées, l’enfant est revenu chez lui avec des blessures inquiétantes à la bouche, au cou et à la tête.
Selon I.L., son fils, d’abord effrayé, avait menti en disant qu’il s’était blessé en tombant d’un escalier. Ce n’est qu’après plusieurs jours qu’il a avoué avoir été frappé par I.Th., qui ne tolère aucune insubordination. Ce témoignage a également révélé un climat de terreur au sein du “daara”, où les élèves sont menacés de sévices graves s’ils osent révéler les violences à leurs parents.
I.L. dénonce également le comportement du maître principal, M.T., qu’il accuse de transformer l’enseignement du Coran en une activité lucrative. « Ce n’est pas quelqu’un qui enseigne pour la Face de Dieu. Il a 63 élèves et chaque parent lui verse 40 000 francs CFA par mois ; c’est un businessman », a-t-il déclaré. Selon lui, son fils, après quatre ans dans cet établissement, n’a toujours pas maîtrisé l’intégralité du Coran, ce qui témoigne, à l’en croire, d’une approche purement intéressée.
Malgré ces accusations graves, M.T. a refusé de répondre en détail aux questions de la rédaction. Il s’est contenté de dire qu’il avait présenté ses condoléances à la famille de M.D., sans vouloir commenter les allégations de violences ou les accusations d’exploitation financière. La famille de l’enfant décédé a toutefois refusé de recevoir l’enveloppe de condoléances apportée par le maître coranique.
La Dakaroise
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé une initiative majeure pour répondre aux drames causés par les violences électorales : l’attribution d’une enveloppe de 5 milliards de FCFA destinée à indemniser les familles des victimes. Cette mesure, inscrite dans la loi rectificative en cours d’adoption, traduit la volonté du chef de l’État de soulager les familles endeuillées et de soutenir celles ayant subi des préjudices lors des affrontements liés aux élections.
Dès son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye avait placé cette initiative parmi ses priorités, affirmant l’urgence d’intervenir en faveur des proches des victimes. Cette démarche a été saluée par plusieurs associations de victimes, dont l’Association des victimes de violences électorales. Djibril Diaw, membre actif de l’association, a exprimé sa satisfaction face à cette annonce tout en soulignant la portée limitée de l’indemnisation :
Si cette initiative est largement perçue comme un geste fort, elle n’épuise pas les revendications des victimes. Djibril Diaw a insisté sur la nécessité de garantir une distribution équitable et transparente des fonds alloués :
Outre l’indemnisation, les familles réclament également des actions judiciaires. La demande principale reste l’abrogation de la loi d’amnistie et la tenue de procès contre les responsables des violences électorales. Pour les victimes, l’indemnisation ne peut être une solution isolée. Djibril Diaw a tenu à rappeler que sans justice, ces initiatives risquent de rester insuffisantes :
Cette enveloppe budgétaire constitue un premier pas vers la reconnaissance et la réparation des souffrances causées par les violences électorales. Cependant, pour les associations et les familles concernées, il s’agit d’une étape parmi d’autres. La quête de justice et la lutte contre l’impunité restent des priorités pour que les événements tragiques ne soient pas relégués à l’oubli.
L’initiative du Président Bassirou Diomaye Faye pourrait poser les bases d’une réconciliation nationale, à condition qu’elle s’accompagne de mesures concrètes pour éviter que de telles violences ne se reproduisent. La nation entière attend désormais des avancées significatives sur le terrain de la justice, pour que le sacrifice des victimes ne soit pas vain.
La crise à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) continue de faire des vagues. En grève illimitée pour dénoncer les conditions précaires d’hébergement et de restauration, les étudiants ont mis le feu à plusieurs véhicules lors des affrontements avec les forces de l’ordre. Un acte fermement condamné par Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), qui demande l’ouverture d’une enquête.
Invité dans l’émission « Jury du dimanche » sur iRadio, Alassane Seck a déploré les violences qui ont marqué cette première journée de grève. Selon les rapports, trois véhicules, dont celui du directeur de l’UASZ, ont été incendiés, et des biens publics ont été saccagés.
« Il est compréhensible que les étudiants revendiquent leurs droits, surtout dans un contexte où l’État tarde à respecter ses engagements. Mais brûler des voitures ou saccager des biens publics est totalement inacceptable », a-t-il déclaré.
Pour lui, bien que les mouvements étudiants soient récurrents depuis les années 68, certains comportements dépassent les limites acceptables. « Une foule est par définition incontrôlable, et il arrive que certains profitent de ces moments pour se défouler. Mais cela n’excuse pas ces actes de vandalisme », a-t-il ajouté.
Alassane Seck a insisté sur la nécessité de mener une enquête pour identifier les responsables des débordements. « L’État doit enquêter sur ces violences et sanctionner les coupables à la hauteur de leurs actes. Ces comportements ne doivent pas être tolérés », a-t-il martelé.
Dans le même temps, il a appelé les autorités à assumer leurs responsabilités en répondant aux revendications des étudiants.
Les étudiants de l’UASZ réclament notamment la réception de nouveaux pavillons pouvant accueillir 1 000 lits. Actuellement, seuls 10 % des étudiants sont logés sur le campus, les 90 % restants devant trouver des solutions hors du campus, souvent dans des conditions précaires.
« Le manque de salles de cours est également un problème majeur. Chaque année, le nombre d’étudiants augmente sans que les infrastructures ne suivent », a dénoncé un porte-parole des grévistes.
Alors que la situation reste tendue à l’UASZ, les appels au calme se multiplient. La LSDH insiste sur l’urgence de dialoguer avec les étudiants pour éviter que la situation ne dégénère davantage.
Cette crise met en lumière les défis structurels auxquels l’enseignement supérieur au Sénégal est confronté : insuffisance d’infrastructures, surpopulation estudiantine et tensions sociales exacerbées. L’issue de cette crise pourrait poser un précédent pour la gestion des universités publiques dans le pays.
Un atelier de formation réunissant 30 participants, élèves et enseignants issus des collèges et lycées des communes de Matam, Ogo et Ourossogui, s’est ouvert mercredi. Cette initiative vise à sensibiliser sur les violences basées sur le genre (VBG), la prévention des grossesses précoces et la promotion de l’estime de soi.
Abdoulaye Bâ, coordonnateur du Groupe d’études sur la population (GEP), a expliqué que cet atelier ambitionne de renforcer les compétences des participants en matière de plaidoyer et de prévention des VBG. Il cherche également à améliorer le pouvoir de négociation des jeunes filles pour leur maintien à l’école, tout en promouvant leur estime de soi.
Parmi les participants figurent des élèves animateurs désignés comme leaders (LEA) et des professeurs relais techniques (PRT), sélectionnés en raison de leur engagement dans les clubs d’éducation à la vie familiale (EVF) de leurs établissements.
Selon Mame Makhourédia Ndiaye, représentant de l’Inspection d’académie (IA) de Matam, cette formation permettra aux élèves de sensibiliser leurs camarades, favorisant ainsi une prise de conscience collective. « Ces bénéficiaires joueront un rôle clé en partageant leurs connaissances pour encourager la scolarisation et prévenir les abandons liés aux grossesses précoces », a-t-elle déclaré.
L’atelier, soutenu par l’Inspection d’académie et des acteurs locaux, rassemble des établissements comme le lycée de Ourossogui et les collèges d’enseignement moyen de Matam, Ourossogui 2, Danthiady et Thiambé.
Un séminaire dédié à la lutte contre les crimes internationaux et les violences sexuelles en période de conflit a été organisé ce lundi au Sénégal par la fondation Konrad Adenauer/État de droit. Cet événement a rassemblé de nombreux acteurs judiciaires, dont des magistrats et des Procureurs de la République, venus de différents pays de la sous-région pour participer à cette formation essentielle.
Serge Brammertz, secrétaire général adjoint des Nations Unies et Procureur du Mécanisme international, a pris la parole pour évoquer le rôle crucial d’une justice indépendante dans le fonctionnement de l’État. Il a mis en avant l’importance de la formation des magistrats nationaux dans la poursuite des crimes internationaux, un effort soutenu par des partenaires tels que l’International Nuremberg Principles Academy et la fondation Konrad Adenauer.
Le séminaire a également abordé la question des violences sexuelles en période de conflit, souvent négligée. Brammertz a révélé que plus de la moitié des affaires traitées par le Tribunal pour le Rwanda concernaient ces types de crimes. Il a souligné l’urgence de former les magistrats sur ces questions, notamment en raison de la présence de nombreux fugitifs en Afrique, liés aux atrocités commises au Rwanda.
Cette formation marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité des crimes internationaux et les violences sexuelles en période de conflit. Elle souligne l’engagement du Sénégal et de ses partenaires internationaux à renforcer les capacités des magistrats et des acteurs judiciaires de la sous-région pour assurer une justice équitable et efficace.
Le séminaire organisé par la fondation Konrad Adenauer/État de droit témoigne de l’importance accordée à la justice mondiale et à la protection des droits de l’homme au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine.
L’Union européenne a pris des mesures sans précédent en annonçant vendredi des sanctions contre les branches militaires du Hamas et du Jihad Islamique. Ces sanctions interviennent en réponse à des allégations de « violences sexuelles généralisées » lors de l’attaque du 7 octobre contre Israël.
Selon l’UE, des combattants des Brigades al-Qods du Jihad Islamique, de l’unité Nukhba et des Brigades al-Qassam du Hamas ont « commis des violences sexuelles et sexistes généralisées, de manière systématique, en les utilisant comme arme de guerre ».
Il est à noter que le Hamas et le Jihad Islamique étaient déjà inscrits sur la liste des « organisations terroristes » de l’UE. Cette nouvelle mesure les ajoute à la liste des sanctions de l’UE en matière de droits humains, qui concerne déjà 104 individus et 26 organisations de différents pays.
La décision de sanctionner ces entités palestiniennes fait partie d’un accord plus large entre les pays de l’UE, prévoyant également des sanctions contre des colons israéliens en Cisjordanie, accusés de violences contre les Palestiniens.
Les exactions rapportées par l’UE sont particulièrement graves, incluant « le viol et le meurtre de mineures, la mutilation de cadavres et la mutilation génitale ». De plus, les combattants ont été accusés d' »enlèvement ciblé de femmes et de jeunes filles ».
En réaction à une attaque sans précédent du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre, qui a entraîné la mort de 1 170 personnes, en majorité des civils, Israël a lancé une opération militaire de représailles dans la bande de Gaza. Cette opération a coûté la vie à plus de 33 600 personnes, principalement des civils, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien.
La jeunesse de la station balnéaire de Cap Skirring s’est mobilisée lors d’une marche pacifique ce samedi 30 mars 2024 pour dénoncer la récente série de meurtres dans la région. Depuis deux mois, cinq personnes ont été tuées à Cap Skirring, plongeant la communauté dans un état de peur et d’inquiétude croissante.
Mamadou Diouldé Diallo, président de la jeunesse de Cap Skirring, exprime son alarme face à cette situation, soulignant que ces incidents ont semé la panique et le stress parmi les habitants. La sécurité dans la région est assurée par la gendarmerie nationale, mais les manifestants demandent des mesures supplémentaires pour garantir la protection des citoyens.
Parmi leurs revendications figurent l’installation d’un poste de police, le renforcement des effectifs des forces de l’ordre et la création d’une base militaire pour sécuriser le quai de pêche. Ces demandes visent à renforcer la sécurité dans la région et à dissuader les actes de violence.
Cette manifestation survient après une réunion de sécurité présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Cabrousse, Alassane Hann, le 21 février à Cap Skirring, visant à examiner les cas de meurtres et d’assassinats dans la région. La mobilisation de la jeunesse témoigne de la gravité de la situation et de la volonté de la communauté de prendre des mesures pour mettre fin à la violence et restaurer la sécurité dans la région de Cap Skirring.
La ville de Pikine, au Sénégal, a été le théâtre de violents affrontements ce mercredi entre des jeunes manifestants et les forces de l’ordre. Les troubles ont éclaté suite à des allégations selon lesquelles la police aurait battu à mort l’un des leurs, suscitant la colère et l’indignation parmi les habitants.
Les tensions ont rapidement escaladé, culminant avec l’incendie d’un bus appartenant à la compagnie Dakar Dem Dikk. Ces actes de violence ont été perpétrés par des individus en colère, accusant la brigade de police de Pikine d’être responsable de la tragédie qui aurait coûté la vie à l’un des leurs.
Ces affrontements ont plongé la ville dans un climat de chaos et d’instabilité, mettant en danger la sécurité des résidents et perturbant la vie quotidienne. Les autorités locales ont été mobilisées pour tenter de ramener le calme et restaurer l’ordre dans la région.
Cependant, cet incident souligne les tensions persistantes entre la population et les forces de l’ordre, ainsi que les frustrations profondes qui existent au sein de la communauté. Les citoyens exigent des réponses et des actions de la part des autorités pour garantir la justice et prévenir de nouveaux incidents de ce genre à l’avenir.
Dans ce contexte tendu, il est impératif que toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue constructif pour résoudre les problèmes sous-jacents et promouvoir la paix et la stabilité dans la région. La violence et les actes de destruction ne feront qu’aggraver les tensions et prolonger les souffrances des communautés affectées.
Alors que les autorités enquêtent sur les circonstances exactes de l’incident qui a déclenché ces troubles, il est crucial de prendre des mesures concrètes pour restaurer la confiance entre la population et les forces de l’ordre, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens.
Les jeunes reporters ont répondu en masse à cet appel, exprimant leur solidarité et leur détermination à lutter contre les atteintes à la liberté de la presse. Cette veillée a été l’occasion pour les journalistes de toutes générations de se rassembler et de faire entendre leur voix contre les violences et les intimidations subies sur le terrain.
La présence importante des membres de la presse a témoigné de l’unité et de la détermination de la profession à défendre ses droits et à dénoncer toute forme de répression ou d’entrave à la liberté d’expression. Les participants ont également partagé des témoignages poignants sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de leur métier et ont appelé à des mesures concrètes pour assurer la sécurité et la protection des reporters.
Cette veillée nocturne a été marquée par un élan de solidarité et de mobilisation collective, soulignant l’importance cruciale de la liberté de la presse dans une société démocratique. Les professionnels des médias ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur mission d’informer le public en toute indépendance, malgré les obstacles et les dangers auxquels ils sont confrontés.





