Niacourab : un voleur nocturne arrêté après une série de cambriolages

La quiétude des habitants de Niacourab, dans la banlieue dakaroise, a été fortement troublée ces dernières semaines par une série de cambriolages nocturnes. Mais la traque menée par les limiers du commissariat d’arrondissement de Jaaxay, Parcelles Assainies et Niacourab a finalement porté ses fruits. Lundi 15 septembre 2025, un individu soupçonné d’être à l’origine de ces multiples vols commis de nuit par escalade et effraction a été interpellé, selon une annonce officielle de la Police nationale.

L’affaire remonte au 6 septembre dernier lorsqu’un commerçant domicilié à Niacourab s’est présenté au commissariat pour dénoncer un cambriolage dans sa maison. Trois téléphones portables lui avaient été dérobés au cours de l’incursion d’un inconnu. Grâce aux caméras de surveillance, l’intrus avait été identifié et même brièvement rattrapé par la victime avant de réussir à s’échapper. Toutefois, ce dernier avait abandonné dans sa fuite pas moins de onze téléphones portables, dont les trois volés au commerçant. Les appareils avaient été remis à la police et, après vérification, restitués à leurs propriétaires, tous résidant dans le même quartier et ayant déclaré avoir été cambriolés durant la nuit du 6 au 7 septembre.

Alors que les habitants pensaient l’épisode clos, le même individu est repassé à l’action la nuit du 14 au 15 septembre. Escaladant les grilles d’un patio, il s’est introduit dans une autre maison du quartier et y a dérobé quatre téléphones portables ainsi qu’une valisette contenant des photocopies de pièces d’identité et divers documents administratifs. Cette fois-ci, son forfait a été interrompu par le propriétaire de la maison, réveillé par des bruits suspects. Celui-ci est parvenu à neutraliser le voleur avant de le remettre au délégué de quartier, qui a alerté les forces de l’ordre.

Présenté aux premières victimes, l’homme a été formellement reconnu grâce aux images de vidéosurveillance. L’enquête a ensuite révélé l’ampleur de son activité criminelle : seize victimes ont été identifiées et entendues, toutes résidant à Niacourab et affirmant avoir été cambriolées dans des conditions similaires. Quinze téléphones portables supplémentaires retrouvés en sa possession ont pu être restitués à leurs propriétaires.

Lors de son audition, le suspect a partiellement reconnu les faits, tout en niant être responsable de l’ensemble des vols recensés. Il a affirmé avoir écoulé une partie du butin auprès d’un vendeur ambulant de téléphones opérant sur le marché noir de Keur Massar.

Placé en garde à vue, il fait désormais face à la justice, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier ses éventuels complices et retrouver d’autres objets volés. L’affaire illustre, une fois de plus, la recrudescence des cambriolages dans certains quartiers de la banlieue dakaroise et la vigilance accrue des forces de sécurité pour endiguer ce phénomène.

Le voleur fantôme du Trésor public : un cambriolage de haut vol, 37 jours de cavale et une arrestation surprenante

C’est un fait divers digne des meilleurs romans policiers, avec une intrigue qui mêle discrétion, audace et une enquête menée à l’ancienne, sans preuves matérielles. Le mercredi 9 avril 2025, les enquêteurs de la Sûreté urbaine de Dakar ont mis fin à la cavale de Moctar Sall, présumé auteur du cambriolage spectaculaire survenu dans les locaux de la direction de l’informatique du Trésor public, rue Malenfant.

Dans la nuit du 3 mars, un individu inconnu s’introduit dans le bâtiment administratif en escaladant un arbre jusqu’au deuxième étage. Sans laisser la moindre trace : pas d’empreintes, pas de preuve ADN, des caméras en panne, comme si le coup avait été pensé pour passer sous les radars. Le bilan : deux ordinateurs connectés au serveur central et 200 000 F CFA en liquide dérobés. Mais au-delà de la somme, c’est surtout la nature des données contenues dans les ordinateurs – des informations sensibles du Trésor public – qui fait frémir les autorités.

L’affaire semblait au point mort. Mais les enquêteurs ne lâchent rien. À défaut de preuves scientifiques, ils s’appuient sur des recoupements téléphoniques, l’exploitation d’images vidéo, et surtout une intuition aiguisée. Après avoir isolé une silhouette filmée escaladant l’arbre, les recherches s’orientent vers Moctar Sall, un natif de Banadji, déjà connu des services pour divers petits larcins.

La traque mène finalement les policiers au marché Sandaga, en plein centre-ville de Dakar, où Moctar Sall est interpellé sans résistance.

Mais l’affaire prend un tour encore plus troublant en garde à vue. Moctar Sall reconnaît immédiatement les faits, sans tenter de nier. Il livre même le nom de son receleur présumé, un certain “Malaw”, toujours en fuite. Mais surtout, il déclare avec un calme déroutant :

« Pour être franc, j’avais complètement oublié cette affaire jusqu’à mon arrestation. »

Un détachement qui interroge autant qu’il inquiète. Après deux jours de garde à vue, le suspect reste serein, voire détaché, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour retrouver les ordinateurs volés et localiser le receleur.

  • Un cambriolage sans aucune preuve matérielle
  • Une enquête longue de 37 jours, menée à l’intuition et à la technologie
  • Une arrestation en douceur au cœur de Dakar
  • Un suspect coopératif, mais atypique
  • Des données sensibles du Trésor toujours introuvables

Au-delà de l’arrestation, cette affaire met en lumière la fragilité des dispositifs de sécurité dans certaines administrations sénégalaises. L’absence de vidéosurveillance fonctionnelle et la facilité d’accès à un étage stratégique par un arbre posent de sérieuses questions sur la sécurité des données publiques. Si les ordinateurs n’étaient pas cryptés, des informations stratégiques pourraient être en circulation.

L’arrestation de Moctar Sall est une victoire pour les forces de l’ordre, mais l’affaire est loin d’être close. Reste à savoir si les données volées ont été exploitées – ou pire, revendues – et si le « voleur fantôme » dit toute la vérité.

Arrestation du voleur de téléphones à l’hôpital de Fann : Un malfaiteur pris en flagrant délit

Le commissariat du Point E a mis fin aux agissements d’un individu qui semait la terreur parmi les patients de l’hôpital de Fann. M. M. Sèye, un homme de 36 ans, a été arrêté alors qu’il opérait en toute impunité dans différents services du centre hospitalier national universitaire. Profitant de la vulnérabilité des malades et de l’absence temporaire du personnel soignant et des accompagnants, il s’introduisait dans les chambres pour dérober leurs téléphones portables.

Selon les informations recueillies, M. M. Sèye adoptait une stratégie particulièrement sournoise. Il approchait les patients sous prétexte de prendre de leurs nouvelles, avant de feindre un appel urgent. Prétextant un manque de crédit sur son téléphone, il sollicitait alors l’aide du malade pour emprunter son appareil. Une fois en possession du téléphone, il s’éclipsait discrètement, laissant ses victimes désemparées.

Plusieurs plaintes ont été déposées au commissariat du Point E par des patients qui avaient subi ce stratagème. Les forces de l’ordre ont alors déployé les moyens nécessaires pour identifier et appréhender le malfaiteur.

Grâce à l’analyse des vidéos de surveillance de l’hôpital, les enquêteurs ont pu identifier le suspect. Les images le montrent arpentant les couloirs du service de pneumologie, s’introduisant dans les chambres à l’heure de la pause. Le personnel hospitalier, prévenu de sa présence et des plaintes à son encontre, a collaboré avec la police pour lui tendre un piège.

M. M. Sèye a été pris en flagrant délit alors qu’il tentait une nouvelle fois de mettre en œuvre son stratagème. Arrêté sur place, il a été conduit au commissariat pour être entendu.

Lors de son interrogatoire, le suspect a reconnu les faits sans résistance. Il a expliqué avoir profité de la confiance du personnel hospitalier pour commettre ses larcins. « J’ai été interné à l’hôpital de Fann. C’est ce qui m’a permis de me familiariser avec le personnel et les vigiles. J’ai profité de leur confiance pour commettre mes forfaits », a-t-il avoué. Il a ajouté avoir revendu les téléphones volés à Colobane, un marché bien connu pour la revente de biens dérobés.

Au vu du nombre de victimes et de la gravité des faits, une information judiciaire a été ouverte. M. M. Sèye a été déféré devant le tribunal de grande instance de Dakar. Les autorités judiciaires comptent approfondir l’enquête pour établir d’éventuelles complicités et retrouver les objets volés.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°301 – du 19 ET 20/10/2024

🔴 VISITE DU PRÉSIDENT DIOMAYE AUX POPULATIONS DE L’EST IMPACTÉES PAR LES CRUES : LE NORD LAISSÉ ORPHELIN
🔴 BARTHÉLÉMY DIAS FAISANT ALLUSION À L’AFFAIRE « ASER-GATE » : « NOUS N’ALLONS PAS CONFIER DAKAR À UN VOLEUR »

🔴 LISTE DES SPORTIFS NOMINÉS DES DEUX DERNIÈRES SAISONS SPORTIVES : L’ANPS MET EN JEU CINQ TROPHÉES MAJEURS

Koungueul : Un voleur lynché par la population et grièvement blessé à la tête.

Ce lundi matin, à Missira Wandène, les éléments de l’Élément de Surveillance et d’Interventions (ESI) de Koungueul ont été appelés à agir suite à un incident grave. Un individu, gravement blessé à la tête et au bras, a été conduit au poste de Gendarmerie de Missirha pour identification.

Selon nos sources, cet individu faisait partie d’un groupe de quatre malfaiteurs qui se sont introduits dans un enclos de moutons. Alors que ses complices ont réussi à prendre la fuite, il a été appréhendé par la population locale et violemment agressé.

L’ESI est intervenu pour le secourir et le conduire au poste de Gendarmerie, où il a été identifié comme étant un berger de 42 ans, résidant à Ndioundia (Birkilane), marié à deux femmes et père de neuf enfants.

Cet incident souligne la tension et les risques auxquels sont confrontées les communautés rurales en matière de sécurité. Il met également en lumière la nécessité d’une intervention rapide et efficace des autorités pour assurer la sécurité des citoyens et garantir le respect de la loi.

Yenne : Un présumé voleur charcuté par un berger

Dans le village de Niayes-Khayes, situé dans la commune de Yenne, une tentative de vol a dégénéré en un acte de violence extrême. Un berger, soupçonnant un apprenti chauffeur de vouloir dérober l’un de ses bœufs, l’a violemment agressé à coups de machette, le laissant gravement blessé.

Les faits se sont déroulés le mardi 2 avril dernier vers 14 heures, dans la brousse de Niayes-Khayes, relevant du département de Rufisque. Le berger, identifié sous le nom de A. Ka, a surpris l’apprenti chauffeur C. Ka, accompagné d’un complice nommé Adama, en train de tenter de voler l’un de ses bœufs. À la vue du berger, les deux voleurs ont pris la fuite, mais A. Ka s’est lancé dans une poursuite effrénée.

Après une course-poursuite dans la brousse, A. Ka a réussi à neutraliser l’un des suspects, C. Ka. Sans hésitation, le berger lui a alors infligé plusieurs coups de machette, causant de graves blessures à la victime. Âgé de 24 ans, l’apprenti chauffeur a été admis en soins intensifs dans un établissement médical, où il a subi une intervention chirurgicale à la tête. Son état de santé nécessite une période de convalescence de deux mois, selon les informations médicales rapportées par Seneweb.

Le présumé voleur n’a pas encore été interrogé par les enquêteurs en raison de la gravité de ses blessures. En revanche, le berger A. Ka a été déféré ce vendredi matin devant le tribunal d’instance de Rufisque par la brigade de gendarmerie de Yenne. Il est accusé de tentative de meurtre et devra répondre de ses actes devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Cet incident témoigne de la violence qui peut découler des conflits liés à la propriété des troupeaux et soulève des questions sur la nécessité de trouver des solutions pacifiques pour régler de tels différends.

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