Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°331 – du 25/11/2024

🔴 WAE – GARDE À VUE POUR DÉTOURNEMENT PRÉSUMÉ DE 8 MILLIARDS F CFA : L’AVOCAT DE SAMUEL SARR NIE EN BLOC
🔴 BAKEL – 37 CAS DE FEUX DE BROUSSE EN DEUX MOIS : PLUS DE 4 500 HA PARTENT EN FUMÉE !

🔴 VICTOIRE CONTRE SITEU PAR DÉCISION ARBITRALE : MODOU LÔ SAUVE SON TRÔNE
🔴 PRÉPARATIFS AFROBASKET / « SI ON NE FAIT PAS LE MINIMUM, JE NE VAIS PLUS DIRIGER CETTE ÉQUIPE » : LE COUP DE GUEULE DU COACH DES « LIONS »

Affaire des 8 milliards de WAE : Samuel Sarr au cœur d’un scandale financier

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade et ex-directeur général de la SENELEC, se trouve au centre d’une affaire judiciaire liée à des irrégularités financières présumées dans la gestion de la société West Africa Énergie (WAE). Il a été interpellé à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour d’un voyage à Dubaï, puis remis à la Section de Recherches (SR) de la Gendarmerie nationale.

Selon des informations obtenues par Dakaractu, cette interpellation découle d’un audit commandité par certains actionnaires de WAE. Parmi eux figurent des personnalités influentes telles qu’Abdoulaye Dia (de Senico), Moustapha Ndiaye, Khadim Ba (banquier), et Arona Dia, ainsi que la SENELEC. Ces derniers avaient sollicité le cabinet Mazars pour examiner la gestion financière de la société.

L’audit a révélé un trou de 8 milliards de FCFA, suscitant des suspicions sur l’utilisation des fonds de la société. Suite à ces découvertes, une plainte a été déposée par certains actionnaires, mais le dossier est resté au point mort pendant près d’un an. Ce n’est que récemment, sur instruction du procureur, que l’enquête a repris avec une intensité renouvelée.

Pour sa défense, Samuel Sarr affirme que les fonds en question, déposés sur le compte de WAE par la société Ndar Énergies, lui appartiennent légitimement. Il soutient que cet argent représente le paiement de services rendus à Ndar Énergies dans le cadre d’un contrat de prestation.

Malgré ces explications, les accusations de mauvaise gestion et de détournement continuent de planer sur lui, d’autant que plusieurs actionnaires s’opposent à sa version des faits. Toutefois, Sarr bénéficie du soutien de deux autres actionnaires de WAE, ce qui divise le groupe de propriétaires.

L’affaire concerne la centrale électrique du Cap des Bûches, un projet clé pour WAE. La société, qui réunit des investisseurs privés et publics, est au cœur d’un différend sur la transparence de ses finances. Les allers-retours des parties concernées entre la SR et le procureur ont abouti à un mandat d’arrêt émis contre Samuel Sarr, justifiant son interpellation dès son arrivée au Sénégal.

L’affaire, qui mêle figures influentes et enjeux financiers considérables, soulève des questions sur la gouvernance des entreprises dans le secteur énergétique sénégalais. Les prochaines étapes de l’enquête devraient permettre d’apporter plus de lumière sur les responsabilités dans cette affaire complexe.

Un scandale qui promet de retenir l’attention des médias et de l’opinion publique.

LE PROJET DE LA CENTRALE À GAZ DU CAP-DES-BICHES : Une réussite en péril face aux manœuvres politiciennes

Le projet de construction de la centrale à gaz au Cap des Biches, piloté par West African Energy (WAE), est en bonne voie avec des travaux achevés à 95% pour le cycle simple et 84% pour le cycle combiné. Ce projet ambitieux, dont le coût total est estimé à 283 milliards de francs CFA, est un tournant majeur pour le secteur énergétique du Sénégal et de la sous-région. Malgré les avancées significatives, des intérêts partisans et personnels semblent menacer cette réalisation.

Depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la Présidentielle 2024, des voix discordantes se sont élevées contre l’ambitieux projet de la centrale à gaz initié par WAE, un groupe d’investisseurs sénégalais, ayant obtenud un finacement totalement sur fonds privés. Il se trouve que le patron d’Akilee, Amadou Ly, paraît ne s’être pas encore remis de l’annulation de contrat de 187 milliards avec la SENELEC. Ce membre de la coalition « Diomaye President » ferait son possible, selon une source, pour saboter le partenariat liant WAE à la SENELEC. Par ailleurs, M. Ly est cité par un rapport de l’OFNAC qui a atterri sur la table du procureur après enquête. Quelles sont réellement ses motivations ? Voudrait-il se positionner comme Directeur général de la SENELEC ?

D’un autre côté, il y a des détracteurs de Samuel Sarr qui aimeraient voir capoter ce projet sans savoir que celui-ci a décidé de quitter la Direction de WAE car sollicité par quatre (04) pays africains.

UN CHEF-D’OEUVRE PRIVÉ DE GRANDE ENVERGURE

La centrale à gaz du Cap des Biches est entièrement financée par des fonds privés. WAE, en tant qu’initiateur du projet, a su mobiliser des ressources substantielles en collaboration avec des institutions financières de premier plan telles que l’African Finance Corporation (AFC), Afrexim Bank et la Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD). Ces soutiens financiers internationaux témoignent de la solidité et du potentiel du projet, qui ne bénéficie d’aucun financement public.

Le choix de la solution privée pour ce projet a permis de contourner les complexités et les lenteurs administratives souvent associées aux financements publics, garantissant ainsi une plus grande autonomie et une efficacité accrue dans la réalisation du projet.

RESPECT DES NORMES

Le projet de la centrale à gaz est strictement conforme aux normes réglementaires et techniques. La Commission de Régulation du Secteur de l’Energie (CRSE) a délivré un avis favorable à l’octroi d’une licence de production et de vente d’électricité à WAE, après une analyse rigoureuse du dossier et des consultations publiques. Aucun des avis soumis durant la période de consultation publique n’a remis en cause l’octroi de la licence, soulignant la transparence et la légitimité du processus.

La centrale, qui sera dotée d’une capacité de 366 MW, est conçue pour fonctionner à la fois au gaz naturel et au naphta. Elle comprendra deux turbines à gaz et une turbine à vapeur en cycle combiné, ce qui permettra une efficacité énergétique optimale et une meilleure stabilité du réseau électrique.

IMPACT SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

Outre ses bénéfices techniques, le projet a des retombées positives significatives sur l’économie locale. La construction de la centrale a généré des emplois importants, avec un quota prévu de 40% pour les postes nécessitant des qualifications spécifiques et 100% pour les postes non qualifiés. Cette création d’emplois est cruciale dans une région où le taux de chômage est élevé, offrant des opportunités économiques locales et contribuant à la réduction des inégalités.

D’un point de vue environnemental, le projet utilise du gaz domestique plutôt que du fioul lourd, ce qui contribuera à une réduction substantielle des émissions de gaz à effet de serre. Cette approche s’inscrit parfaitement dans les objectifs du Sénégal en matière de développement durable et d’engagements climatiques internationaux.

AVANCÉES REMARQUABLES

Les turbines à gaz sont entièrement installées et les tests de mise en service sont en cours. Les équipements nécessaires à la centrale, dont la Turbine à Gaz n°2 (TAG 12), sont prêts pour le premier allumage. WAE a également signé un contrat de fourniture de combustible avec PETROSEN TRADING & SERVICES S.A., assurant l’approvisionnement en naphta et en gasoil pour la centrale. Des études sont en cours pour la mise en place d’un FSRU (Floating Storage and Regasification Unit) pour l’alimentation en gaz naturel liquéfié (GNL), afin de garantir un approvisionnement stable et continu.

Malgré les nombreux défis et les tentatives de sabotage, le projet de la centrale à gaz au Cap des Biches reste une réalisation exemplaire qui illustre le potentiel du secteur privé sénégalais dans le développement des infrastructures énergétiques. Les attaques visant à perturber ce projet ne doivent pas masquer les succès déjà obtenus et les bénéfices futurs pour la région. La réussite de ce projet est essentielle non seulement pour satisfaire la demande énergétique croissante, mais aussi pour stimuler l’économie locale et contribuer aux objectifs environnementaux du Sénégal.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°247 – du 12/08/2024

🔴 EXÉCUTION À 95% D’UNE CENTRALE À GAZ À 283 MILLIARDS F CFA PAR WAE : TENTATIVE DE SABOTAGE PAR UN MEMBRE DE « DIOMAYE PRÉSIDENT »

🔴 RETARD DE L’EXÉCUTION DU STADE RÉGIONAL DE SÉDHIOU : KHADY DIÈNE GAYE « SIDÉRÉE »
🔴 FOOTBALL FÉMININ – UFOA-A : ASC AIGLES DE LA MÉDINA QUALIFIÉ IN EXTREMIS EN C1 AFRICAINE

Electricité au Senegal : l’accélérateur WAE

Solidement fixé sur un camion – remorque, tard la nuit, un convoi exceptionnel convoyant l’un des transformateurs de plus de 200 Tonnes quitte le porte de Dakar à bord d’un convoi  imposant étroitement escorté   pour un trajet de 25 km à destination de Cap des Biches dans le département de Rufisque ou se trouve la centrale à gaz de 300 MW pensée, conçue et financée par West African  Energy. Une société sénégalaise avec des capitaux et un management entièrement sénégalais.

 C’est une opération grandeur nature à tout point de vue qui se répète tous les mois  sur le même trajet pour accélérer les travaux de ce méga – chantier unique en Afrique de l’Ouest par son envergure et que notre pays avec son secteur privé  n’a jamais réalisé depuis les indépendance en 1960. 

Même les ICS dans les années 1980 n’ont eu l’intensité  capitalistique et  technique d’une complexité comparable a celle mise en oeuvre pour la centrale à cycle combiné du Cap des Biches  utilisant une technologie à haut rendement composée de  turbines à gaz et à vapeur donc duale.  

C’est plus de 500 milliards de Fcfa  d’investissement  dont 300 milliards Fcfa  de capitaux propres  détenus par des nationaux actionnaires, le contrat d’achat avec SENELEC rassure les fonds qui apportent le financement, une conception et ingenieurie d’experts sénégalais validée par SENELEC  et un OPC  africain avec un cabinet mauricien. C’est le gratin du patronat local qui a su unir ses forces, ressources et moyens pour nous rendre notre fierté et orgueil  devant les français, turques, marocains et indiens et autres ….

 Un million de ménages dépendra à terme de l’électricité issue de la centrale de West Africa Energie, sa production va stabiliser pour 20 ans la production d’électricité avec le gaz issu des champs offshore de notre bassin fossil , la sécurité énergétique du Sénégal dépendra en grande partie de ses turbines  et de son extension pour atteindre à terme 500 MW voir plus.

 Séduit,  la Côte d’Ivoire s’est empressée de restructurer un vieux projet – Centrale Atinkou –  avec  Eranov – groupe franco- africain coté à Paris et Abidjan pour  une centrale à gaz à cycle combinée de 400 MW, le marche’ de l’électricité au sein de la CEDEAO avec le WAPP aiguise tous les appétits, et le Sénégal grâce à la centrale de Cap des Biches et le gaz en perspective est en pole position. 

le fleuron technologique au cap des biches va propulser la capacité de production à plus de 2 Térawatt en une puissance de pointe qui permettra au Sénégal de réaliser ses objectifs d’accès universel via le réseaux basse et moyenne  tension et surtout de constituer une réserve de capacités pour les pays limitrophes qui ont  des capacités de production électriques limités .

La chaîne de valeur électrique avec la production de la  centrale  de cap des biches réussit déjà  le tournant vers un système électrique  bas – carbone avec le gaz issu des champs gaziers. L’implication de l’électricien public Senelec est stratégique et intelligente pour son le devenir de son segment production.

West Africa Energy  fait déjà des émules, au Nord du Sénégal, le chantier de la future centrale de St – Louis s’accélère avec NDar Énergie et Afreximbank, comme pour anticiper le démarrage imminent  de Grand Tortue Ahmeyim .

La révolution énergétique avec notre système de production électrique  qui se densifie et s’élargit grâce à l’ingéniosité et au risque d’authentiques fils du pays   s’accélère  loin de la tension souvent artificielle de notre quotidien pré-électoral. 

 Moustapha Diakhate

Ex Conseiller Special Primature

Expert Infrastructure

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