Woodside Energy : une performance trimestrielle dopée par le champ pétrolier de Sangomar

Le deuxième trimestre 2025 marque un tournant pour Woodside Energy, qui a enregistré une production record de 50,1 millions de barils équivalent pétrole (Mmboe), soit une moyenne quotidienne de 550 000 barils (Mboe/j). Ce chiffre représente une progression de 2 % par rapport au trimestre précédent et de 13 % sur un an, confirmant la montée en puissance du groupe, porté notamment par le dynamisme du champ pétrolier de Sangomar, au large des côtes sénégalaises.

Au cœur de cette performance se trouve le champ de Sangomar, dont la production a atteint 101 000 barils de pétrole brut par jour (Mbbl/j), avec une part de 81 000 barils revenant directement à Woodside. Une fiabilité opérationnelle proche de 100 % et une montée en charge maîtrisée ont fait de Sangomar un atout stratégique dans le portefeuille mondial du groupe.

La société australienne a ainsi généré un chiffre d’affaires trimestriel de 3,27 milliards de dollars, surpassant les attentes des analystes. À lui seul, le projet Sangomar a contribué à hauteur de 510 millions de dollars sur cette période. Des résultats salués par Meg O’Neill, directrice générale de Woodside :

« Nous avons réalisé une solide production grâce à notre portefeuille diversifié d’actifs de haute qualité. L’attention rigoureuse portée à la maîtrise des coûts nous a permis de réviser à la baisse nos prévisions de coûts unitaires de production pour 2025 », a-t-elle déclaré.

Depuis sa mise en production en juin 2024, le champ de Sangomar n’a cessé de battre des records. Déjà, lors du premier trimestre 2025, il avait atteint une production de 99 000 barils par jour, dont 78 000 pour Woodside, avec un taux de fiabilité de 97,6 %. L’évolution positive s’est poursuivie au deuxième trimestre, témoignant de la stabilité du projet.

Par ailleurs, l’introduction réussie de la technique d’injection d’eau sur les puits S400 a permis de bonifier les réserves du groupe. Woodside a ainsi ajouté 7,1 millions de barils à ses réserves prouvées (1P) et 16,1 millions à ses réserves prouvées et probables (2P). Ce progrès technique se traduit par une baisse prévue de 5 à 10 % du taux de dépréciation, d’épuisement et d’amortissement (DD&A) pour 2025, comparé à l’année précédente, où ce coût s’élevait à environ 56 dollars par baril.

Avec une production en hausse, une meilleure rentabilité des actifs et un portefeuille en pleine expansion, Woodside Energy renforce sa position parmi les leaders mondiaux de l’exploration et de la production pétrolière. Le champ de Sangomar, projet emblématique du partenariat sénégalo-australien, s’impose comme un pilier de cette croissance.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°479 – 03/06/2025

🔴 BAISSE DE 0,6% DES PRIX DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION : UNE BOUFFÉE D’OXYGÈNE POUR LE BTP
🔴 ÉVALUATION FISCALE / PLAINTE AUPRÈS DU CIRDI : WOODSIDE ENERGY POURSUIT LE SÉNÉGAL

🔴 LUTTE / COMBAT MODOU LÔ – TAPHA TINE : UN DUEL INÉLUCTABLE, SELON FADAM 2
🔴 ZIGUINCHOR / DÉCÈS DE LÉOPOLD NZALÉ, ANCIEN VICE-PRÉSIDENT DU DUC : UN ROC DU SPORT SÉNÉGALAIS S’EN VA

Litige autour du champ de Sangomar : Woodside Energy saisit le CIRDI contre l’État du Sénégal

La société australienne Woodside Energy, opératrice du projet pétrolier et gazier de Sangomar, a déposé une plainte contre le Sénégal auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), un organe d’arbitrage de la Banque mondiale. Cette procédure, révélée lundi par l’agence Reuters, marque une nouvelle escalade dans les tensions entre le géant énergétique et les autorités sénégalaises.

Selon les informations disponibles, la plainte a été enregistrée le 30 mai dernier. Le document officiel consulté ne précise pas la nature exacte du différend, mais il indique que le ministère sénégalais du Pétrole et de l’Énergie est désigné comme partie défenderesse.

Cette démarche juridique intervient dans un contexte de crispation croissante. Déjà en août 2024, Woodside avait engagé une procédure judiciaire contre l’État sénégalais, cette fois sur le plan fiscal. Le différend actuel pourrait être lié à des désaccords concernant la fiscalité du projet, les conditions contractuelles, ou encore l’évolution de la gouvernance énergétique mise en œuvre par le nouveau régime sénégalais.

Woodside Energy détient 82 % des parts dans le champ offshore de Sangomar, situé au large du Sénégal. Il s’agit du tout premier projet pétrolier en mer du pays, censé marquer l’entrée du Sénégal dans le cercle des producteurs d’hydrocarbures. Le démarrage de la production, prévu pour courant 2024, avait été présenté comme une étape historique vers une plus grande souveraineté énergétique et des recettes budgétaires accrues.

Cependant, le changement de régime intervenu en mars 2024 avec l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, semble avoir entraîné une relecture de plusieurs contrats dans le secteur extractif. Le gouvernement a en effet promis plus de transparence, de justice fiscale et une meilleure défense des intérêts nationaux, notamment en matière de ressources naturelles.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement sénégalais ni par Woodside Energy sur cette procédure d’arbitrage. Le recours au CIRDI pourrait cependant ralentir les relations entre les deux parties, voire impacter le calendrier de production si le différend n’est pas rapidement résolu.

Le projet Sangomar est stratégique pour le Sénégal, avec des retombées économiques attendues à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA. Ce litige ouvre ainsi une période d’incertitude pour un secteur déjà sous haute surveillance.

Les premiers barils de pétrole de Sangomar attendus dans les prochains jours, annonce Petrosen

Les Sénégalais peuvent espérer un avenir prometteur alors que les premières gouttes de pétrole du gisement de Sangomar, en mer au large de Dakar, sont sur le point d’être extraites. En effet, Woodside Energy, responsable de l’exploitation du site, s’apprête à amorcer la production pétrolière dans les prochains jours.

Lors du forum « Investir dans l’énergie en Afrique » à Paris, organisé par la Chambre africaine de l’énergie (AEC), Thierno Seydou Ly, directeur général d’exploration et de production de Petrosen, a révélé que le projet Sangomar avait atteint un taux d’achèvement de 97 % à la fin du mois d’avril. Il a ajouté que les premiers barils de pétrole étaient attendus dans un avenir très proche, confirmant ainsi les attentes des observateurs.

Initialement prévu pour 2023, le début de la production avait été reporté en raison de contraintes logistiques liées au navire flottant de stockage et de déchargement de la production (FPSO). Toutefois, ce retard devrait être comblé avant le 30 juin, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’industrie pétrolière sénégalaise.

Malgré ce retard, le gisement de Sangomar demeure un projet d’une importance capitale pour le Sénégal. Avec une production attendue de 100 000 barils de pétrole par jour, selon les estimations de Dakar, il promet d’apporter des retombées économiques significatives pour le pays. Détenue principalement par Woodside Energy (82 %) en partenariat avec Petrosen (18 %), cette ressource devrait jouer un rôle crucial dans le développement futur du pays, avec des investissements envisagés dans des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, l’énergie et l’industrie.

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