La Division nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), en collaboration avec la Marine nationale sénégalaise, a intercepté une importante tentative de migration irrégulière en haute mer. Au total, 244 migrants ont été interpellés le 29 juillet 2025, à 17h45, à environ 145 milles nautiques au large de Saint-Louis, dans les eaux de l’Atlantique Nord.
Selon les premières informations recueillies, le groupe avait quitté une localité proche de Karang, en Gambie, le 27 juillet 2025 vers 03h00 du matin, avec pour objectif de rallier les côtes espagnoles à bord d’une embarcation de fortune. C’est grâce à une opération conjointe de surveillance maritime que la Marine nationale a pu intercepter le convoi, avant de remettre les migrants à la DNLT pour identification et prise en charge.
Le profil des passagers révèle une composition multinationale et intergénérationnelle. Voici la répartition détaillée par nationalité :
Sénégal : 114 personnes (98 hommes, 8 femmes, 7 mineurs garçons, 1 mineure fille) Guinée : 51 personnes (20 hommes, 22 femmes, 5 mineurs garçons, 4 mineures filles) Gambie : 52 personnes (41 hommes, 5 femmes, 4 mineurs garçons, 2 mineures filles) Mali : 9 personnes (6 hommes, 3 femmes) Côte d’Ivoire : 12 personnes (7 femmes, 1 mineur garçon, 4 mineures filles) Ghana : 1 homme Burkina Faso : 2 hommes Bénin : 3 hommes
La présence de nombreux mineurs, ainsi que de femmes, témoigne du désespoir croissant qui pousse certaines familles à risquer leur vie en mer dans l’espoir d’un avenir meilleur en Europe.
La DNLT a immédiatement ouvert une enquête afin d’identifier les organisateurs de cette traversée illégale. Les autorités soupçonnent l’existence d’un réseau structuré opérant depuis la Gambie et impliquant plusieurs nationalités d’Afrique de l’Ouest.
Les migrants interceptés ont été pris en charge par les services compétents, notamment pour des besoins sanitaires, psychologiques et juridiques. Des démarches de rapatriement ou d’orientation vers les structures d’accueil et de réinsertion sont également envisagées, selon les cas.
Cette opération rappelle une fois de plus la périlleuse réalité des migrations clandestines en Afrique de l’Ouest. Malgré les campagnes de sensibilisation, les risques de naufrages et les nombreuses pertes humaines enregistrées par le passé, la route atlantique vers l’Europe demeure l’une des plus empruntées, notamment en raison du durcissement des frontières terrestres et aériennes.
Les autorités appellent à une coopération renforcée entre pays d’origine, de transit et de destination, afin de lutter contre les réseaux de passeurs et de proposer des alternatives crédibles aux jeunes tentés par l’exil.



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