L’attaque aérienne menée mardi par Israël sur la capitale qatarie, Doha, visant des responsables du Hamas, a déclenché une vague de réactions indignées à travers le monde. Plusieurs pays de la région, ainsi que des grandes puissances et l’ONU, dénoncent une violation grave de la souveraineté du Qatar et un précédent dangereux pour la stabilité régionale.
Le Qatar a fustigé une attaque “lâche” contre des immeubles résidentiels abritant des membres du bureau politique du Hamas. L’Arabie saoudite a parlé d’un “acte criminel” et d’une “violation du droit international”, une position réaffirmée lors d’un appel entre le prince héritier Mohammed ben Salmane et l’émir du Qatar.
L’Égypte, médiatrice dans les discussions de cessez-le-feu à Gaza, a dénoncé une “violation flagrante du droit international” et un “développement inacceptable”. Le Maroc a condamné une “attaque odieuse”, tandis que la Jordanie et les Émirats arabes unis ont dénoncé une “agression lâche”, les Émirats pointant une “escalade irresponsable”.
L’Iran a qualifié l’opération israélienne “d’acte extrêmement dangereux et criminel”, affirmant qu’elle constituait une atteinte à la souveraineté du Qatar. La Turquie a accusé Israël de chercher à prolonger le conflit en ciblant une délégation du Hamas en pleine négociation de trêve.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé une “violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Qatar”. Le président français Emmanuel Macron a jugé les frappes “inacceptables quel qu’en soit le motif”, exprimant sa “solidarité” à l’égard de Doha.
De leur côté, les États-Unis ont reconnu avoir été “informés à l’avance” des frappes par Israël, selon une haute responsable de la Maison Blanche, sans préciser s’ils avaient tenté de les dissuader.
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