Une vive tension secoue le lycée Jules Sagna de Thiès depuis ce matin, où des élèves, principalement issus des classes de seconde, ont décidé de boycotter leurs compositions en signe de protestation contre l’arrestation d’une quinzaine de leurs camarades. Ces derniers sont soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de fuites portant sur l’épreuve d’histoire-géographie.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’ambiance était électrique dès les premières heures de la journée. Les élèves grévistes ont refusé d’accéder aux salles de composition et ont rapidement élargi leur mouvement en se rendant dans d’autres établissements de la ville pour déloger leurs camarades, perturbant ainsi le déroulement normal des cours à l’échelle de la commune.
La réaction des forces de l’ordre n’a pas tardé. Déployée en urgence, la police a procédé à la dispersion des manifestants, rétablissant progressivement l’accès aux établissements scolaires. Toutefois, la situation reste tendue, et certains élèves continuent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice.
Les élèves arrêtés ont passé leur première nuit au commissariat du 1er arrondissement de Thiès. Selon des sources proches de l’enquête, ils sont entendus dans le cadre d’une instruction ouverte sur une présumée fuite organisée durant les épreuves en cours. Aucun détail officiel n’a encore été communiqué sur les circonstances exactes de cette tricherie, ni sur les responsabilités établies.
Du côté des parents, l’inquiétude grandit. Plusieurs d’entre eux se sont rendus devant le commissariat pour exiger des explications et demander la libération de leurs enfants. Des voix s’élèvent également dans la société civile et au sein de syndicats d’enseignants pour appeler à l’apaisement, tout en insistant sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire.
En attendant, les cours sont suspendus dans plusieurs lycées de la ville et l’administration du lycée Jules Sagna tente de rétablir le calme. Une réunion de crise serait prévue dans les prochaines heures entre autorités académiques, forces de sécurité et représentants des élèves afin de trouver une issue à la crise.
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