La capitale sénégalaise a accueilli, ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025, la 54ᵉ session du comité exécutif de l’Union parlementaire de la Conférence islamique (UPCI). Les travaux, qui réunissent parlementaires et diplomates venus de plusieurs pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont été largement dominés par la question palestinienne.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations pour « rejeter sans équivoque la tentative de judaïsation de la ville sainte d’Al Qods », qu’il a qualifiée de « patrimoine sacré des trois religions révélées ».
Le président du Parlement sénégalais a exhorté les États membres à dénoncer « avec la plus grande fermeté le génocide en cours » et à soutenir « la solution des deux États », présentée comme la seule issue crédible pour un règlement pacifique et durable du conflit israélo-palestinien. En rappelant l’incendie criminel de la mosquée El Aqsa en 1969, événement fondateur de l’OCI, il a insisté sur la dimension historique de ce combat. « La Palestine n’est pas seulement une cause, elle est notre cause commune », a-t-il martelé devant ses homologues.
Malick Ndiaye a par ailleurs invité les pays membres de l’OCI à porter « haut et fort la voix du peuple palestinien dans toutes les enceintes diplomatiques », soulignant que défendre la Palestine équivaut à « défendre la justice, protéger notre identité commune et préserver la dignité de la communauté musulmane ».
Au-delà de la question palestinienne, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de bâtir une Oumma forte, respectée et influente grâce à « des décisions courageuses et une solidarité agissante ». Il a mis en avant l’urgence de renforcer la lutte contre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes souvent persécutées et de garantir les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants.
Il a également rappelé le rôle actif et constant du Sénégal au sein de l’OCI et sur la scène internationale. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien aux Nations unies, le Sénégal, a-t-il rappelé, « n’a cessé de défendre le droit à l’autodétermination, à la dignité et à la justice ».
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