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Liberté d’expression et dérives verbales : Ousmane Sonko dénonce « l’hypocrisie » de certains leaders politiques

Quelques heures après la décision de la Cour suprême rejetant le rabat d’arrêt introduit par ses avocats dans le cadre de son procès en diffamation contre Mame Mbaye Niang, le Premier ministre Ousmane Sonko est monté au créneau. Dans une déclaration publiée mardi soir sur sa page Facebook, le chef du gouvernement a vivement critiqué « l’hypocrisie » de certains acteurs politiques, qu’il accuse d’entretenir un double discours sur la question de la liberté d’expression et du respect des limites légales.

« Quand certaines personnes disent du mal des gens, on voit certains hommes politiques sortir pour les défendre. Pourtant, jamais ils ne répéteront ce qui a valu la prison à leur ami. C’est la raison pour laquelle beaucoup de jeunes sont sacrifiés », a-t-il dénoncé, pointant du doigt ceux qui militent en faveur de la libération de détenus poursuivis pour des propos jugés diffamatoires ou injurieux.

Le leader de Pastef s’en est pris frontalement à ces responsables politiques qui, selon lui, se contentent d’afficher une solidarité de façade. « Ceux qui demandent qu’on libère les prisonniers et qui disent aller en prison pour les soutenir, qu’ils arrêtent cette hypocrisie. S’ils veulent vraiment les soutenir, qu’ils tiennent les mêmes propos qu’eux pour voir », a-t-il lancé, dans un ton ferme.

Ousmane Sonko a également mis en garde contre les dérives verbales de plus en plus fréquentes sur les réseaux sociaux. « Il y a des gens qui se lèvent, boivent leur café et se rendent sur les réseaux sociaux pour insulter les gens, leurs familles, et proférer de graves accusations. Cela ne peut plus continuer », a-t-il fustigé.

Tout en rappelant que la liberté d’expression est un pilier démocratique, il a insisté sur la nécessité d’en respecter les limites. « La liberté d’expression ne signifie pas cela. Les pays que nous prenons comme modèles de démocratie ne fonctionnent pas de cette manière. Il faut qu’on revoie notre comportement », a-t-il martelé, appelant à plus de responsabilité et de retenue dans le débat public.


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