Suivez-nous

Politique

Abdourahmane Diouf répond avec sérénité aux accusations d’Ousmane Sonko

Le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a réagi pour la première fois aux accusations portées contre lui par le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors du « Téra-Meeting », tenu samedi 8 novembre sur l’esplanade du stade Léopold Sédar Senghor, le chef du gouvernement avait ouvertement pointé du doigt certains membres de la majorité, les accusant de manquer de loyauté et de probité. Parmi eux, il avait nommément cité Abdourahmane Diouf, qu’il a accusé de surfacturation lorsqu’il dirigeait le ministère de l’Enseignement supérieur.

« Les faux alliés seront écartés du gouvernement », avait averti Ousmane Sonko, dans un ton de mise en garde adressé à certains partenaires politiques du régime. Ces déclarations avaient immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, certains y voyant le signe d’un début de tension au sein de la coalition au pouvoir.

Jusqu’ici resté silencieux, Abdourahmane Diouf a choisi de répondre avec calme et subtilité. De retour de Belem, au Brésil, où il participait à une rencontre internationale sur le climat, le ministre a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux, accompagnée d’un message rappelant ses débuts en politique. Dans ce court extrait, il confie les conseils que lui avait donnés son père avant son entrée dans l’arène politique : « Mon fils, fais de la politique si tu veux, mais garde toujours ta dignité et ton honneur. Ne mens pas, ne vole pas, et ne trahis jamais ta conscience. »

Ce message, empreint d’émotion et de sagesse, a été largement interprété comme une réponse mesurée aux propos du Premier ministre. Sans jamais citer Ousmane Sonko, Abdourahmane Diouf semble avoir choisi la voie de la retenue et de la hauteur, privilégiant la morale et les principes à la polémique frontale.

Cette posture, saluée par plusieurs observateurs, illustre la volonté du ministre de ne pas alimenter la tension politique déjà perceptible au sein de la majorité présidentielle. En optant pour une réponse symbolique plutôt que polémique, Abdourahmane Diouf affiche son attachement à une certaine éthique de l’action publique, tout en laissant entendre qu’il n’a rien à se reprocher.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Politique

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture