À la suite de la rencontre tenue le 26 mars 2026 entre le gouvernement et les acteurs des transports routiers, le climat reste mitigé dans le secteur. Cette réunion, qui visait à examiner les plateformes revendicatives déposées par plusieurs organisations syndicales, n’a pas permis d’aboutir à un consensus global, même si une partie importante des acteurs a décidé de ne pas suivre le mot d’ordre de grève.
En effet, malgré les discussions engagées avec les autorités, certaines organisations syndicales ont maintenu leur décision d’observer une grève de trois jours, prévue du 30 mars au 1er avril 2026. Une position qui laisse présager des perturbations dans le transport public et privé, notamment dans un contexte particulièrement sensible marqué par l’approche de la fête de l’indépendance du 4 avril et de la célébration de Pâques.
Conscient des enjeux, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a pris les devants à travers une lettre circulaire adressée aux gouverneurs de région. Dans ce document, il alerte sur les risques de désorganisation du secteur et appelle les autorités administratives à anticiper les éventuelles difficultés liées à ce mouvement d’humeur.
Le ministre insiste notamment sur la nécessité de garantir la continuité du service pour les usagers qui dépendent quotidiennement des transports. Il demande ainsi aux gouverneurs de prendre toutes les mesures appropriées pour accompagner et sécuriser les exploitants qui choisiront de poursuivre leurs activités durant la période de grève. L’objectif affiché est d’éviter un blocage total du secteur et de limiter les impacts économiques et sociaux.
Dans le même temps, Yankhoba Diémé réaffirme la position du gouvernement, qui se veut à la fois ouverte et ferme. Il souligne que les autorités restent disposées à poursuivre le dialogue avec les syndicats afin de trouver des solutions durables aux revendications exprimées. Toutefois, il prévient que l’État ne tolérera aucun acte portant atteinte à la liberté de circulation des personnes et des biens, un principe fondamental que le gouvernement entend faire respecter.