Après quatorze mois passés en détention dans le cadre d’une affaire portant sur des accusations de blanchiment de capitaux et de détournement de deniers publics, Farba Ngom retrouve progressivement la scène politique sénégalaise. Le député-maire des Agnam, placé sous liberté provisoire avec contrôle judiciaire depuis le 28 avril 2026, effectue depuis le 9 mai une tournée dans sa région natale baptisée « Caravane de la Libération ».
À chacune de ses étapes, notamment à Matam, Ourossogui et dans les différentes localités des Agnam, l’ancien proche collaborateur de Macky Sall a été accueilli par des foules nombreuses venues lui témoigner leur soutien. Cette mobilisation populaire a donné à cette tournée des allures de démonstration de force politique dans le Fouta.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, Farba Ngom a évoqué son avenir politique qu’il considère désormais plus clair qu’avant son incarcération. Selon lui, cette période difficile l’a profondément renforcé. Il affirme que plusieurs événements marquants se sont produits durant sa détention et promet de revenir sur certains détails « le moment venu ».
Profitant de cette sortie médiatique, le député-maire des Agnam a tenu à clarifier sa position politique. Il a réaffirmé son appartenance à l’Alliance pour la République, tout en renouvelant sa fidélité à l’ancien président Macky Sall. « Je suis de l’Alliance pour la République et je demeure un militant de Macky Sall », a-t-il déclaré avec insistance.
Farba Ngom a également lancé un appel aux guides religieux, aux chefs coutumiers ainsi qu’à l’ensemble des Sénégalais afin qu’ils prient pour que Macky Sall accède au poste de Secrétaire général des Nations unies. Une déclaration qui intervient dans un contexte où plusieurs responsables de l’ancien régime tentent de maintenir leur influence sur la scène politique nationale.
Revenant sur l’épreuve carcérale qu’il dit avoir vécue avec dignité, Farba Ngom continue de clamer son innocence dans cette affaire judiciaire qui avait fortement secoué l’opinion publique. Il affirme avoir tourné la page de la rancœur et dit avoir « pardonné à tout le monde, sans exception », y compris à ceux qui, selon lui, ont cherché à le détruire politiquement et personnellement.