Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a porté son choix sur le Dr Abdourahmane Diouf pour diriger le ministère de l’Énergie et du Pétrole dans le nouveau gouvernement conduit par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Cette nomination, annoncée lors de la publication de la composition gouvernementale, marque l’arrivée à la tête d’un département stratégique d’une personnalité politique reconnue pour son engagement dans le débat public et son parcours dans l’enseignement supérieur.
Leader du parti Awalé, Abdourahmane Diouf succède à Birame Soulèye Diop, qui occupait ce poste depuis l’alternance politique de 2024. Son arrivée intervient dans un contexte où les questions énergétiques occupent une place centrale dans les ambitions économiques du Sénégal, notamment avec l’exploitation des ressources pétrolières et gazières ainsi que les défis liés à l’accès à l’électricité et à la transition énergétique.
Le nouveau ministre aura la lourde responsabilité de poursuivre les grands chantiers engagés dans le secteur, tout en veillant à la valorisation optimale des ressources naturelles du pays. Il devra également accompagner les projets visant à renforcer la souveraineté énergétique nationale, à améliorer l’offre d’électricité et à garantir une gestion transparente des revenus issus des hydrocarbures.
Cette nomination s’inscrit dans la dynamique impulsée par le nouveau chef du gouvernement. Présentant l’orientation générale de l’équipe gouvernementale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a souligné que le président de la République a voulu mettre en place un « gouvernement de mission et d’obligation de résultats ». Une formule qui traduit la volonté des nouvelles autorités de privilégier l’efficacité, la performance et l’atteinte d’objectifs précis dans l’action publique.
Pour Abdourahmane Diouf, cette entrée au gouvernement constitue une étape majeure de son parcours politique. Longtemps actif sur la scène publique à travers ses prises de position sur les questions de gouvernance, d’éducation et de développement, il est désormais attendu sur le terrain de l’action gouvernementale, à la tête d’un ministère considéré comme l’un des plus sensibles et stratégiques du pays.