Les autorités éducatives de la région de Kaolack sont à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des examens scolaires de fin d’année. Réunis mardi lors d’un Comité régional de développement (CRD) préparatoire, les acteurs du système éducatif ont fait le point sur les dispositions prises en vue des examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) et du Baccalauréat.
À cette occasion, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a révélé qu’un nombre important de candidats ne disposent toujours pas d’acte d’état civil. Selon lui, 4 953 candidats au CFEE et 372 au BFEM sont concernés par cette situation et attendent d’être régularisés.
« Pour ce qui est de l’état civil, 4 953 élèves candidats au CFEE ne disposent pas encore d’acte de naissance et doivent être régularisés. Pour le BFEM, 372 candidats sont dans la même situation », a indiqué M. Diakhaté.
La rencontre, présidée par le gouverneur de la région de Kaolack, Mohamadou Moctar Watt, a réuni autorités administratives, collectivités territoriales, services déconcentrés et responsables du secteur éducatif.
Face à cette problématique récurrente, l’inspecteur d’académie a lancé un appel aux parents d’élèves. « Chaque parent doit veiller à ce que son enfant dispose d’un extrait de naissance dès le plus jeune âge afin d’éviter que des élèves arrivent en classe de CM2 sans pièce d’état civil », a-t-il insisté. Il a précisé qu’un dispositif d’accompagnement a été mis en place en collaboration avec les tribunaux et les autorités administratives pour faciliter les régularisations.
Concernant les effectifs, l’Inspection d’académie a annoncé que 20 175 candidats prendront part au CFEE cette année, dont 57 % de filles, répartis dans 149 centres d’examen. Pour le BFEM, 12 500 candidats sont inscrits, avec une proportion de 57,26 % de filles. Quant au Baccalauréat, 13 007 candidats sont attendus, avec une nette prédominance des séries littéraires qui regroupent plus de 6 800 candidats, contre 1 542 pour les séries scientifiques.
Samba Diakhaté s’est toutefois voulu rassurant quant à l’état de préparation des examens. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que les choses se passent très bien. Depuis les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) jusqu’au niveau académique et dans les établissements scolaires, les dispositions sont prises au quotidien », a-t-il assuré.
Lors de ce CRD, le gouverneur Mohamadou Moctar Watt a donné des instructions aux différents services concernés afin de garantir une organisation optimale, notamment en matière de sécurité, de logistique et d’accompagnement des jurys.
L’inspecteur d’académie a également souligné les défis liés à l’hivernage, qui coïncide souvent avec la période des examens. « Les principales préoccupations concernent le BFEM, dont les épreuves débuteront le 14 juillet. Toutefois, des mesures préventives ont été prises afin d’éviter l’utilisation de centres d’examen exposés aux risques d’inondation », a-t-il expliqué.
Enfin, il a rappelé que l’utilisation des téléphones portables et de tout autre dispositif susceptible de favoriser la fraude est strictement interdite dans les centres d’examen.
Avec ces différentes mesures, les autorités éducatives de Kaolack affichent leur volonté d’assurer le bon déroulement des examens de 2026 dans les meilleures conditions possibles.