Le climat reste particulièrement tendu dans le football sénégalais au lendemain de l’élimination des Lions de la Téranga à la Coupe du monde 2026. Entre accusations, révélations et règlements de comptes qui se multiplient dans l’espace médiatique, la gestion de la Fédération sénégalaise de football continue d’alimenter les débats.
Invité, mardi, de l’émission Radio Foot Internationale, le consultant sportif Yoro Mangara a vivement dénoncé la situation actuelle, estimant que le football national traverse une crise profonde de gouvernance. Selon lui, les polémiques qui se succèdent depuis le retour de la délégation sénégalaise ternissent l’image du pays et mettent en lumière les insuffisances des actuels responsables du football.
Au cours de son intervention, le chroniqueur a rendu hommage à l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, qu’il considère comme l’un des artisans de la stabilité institutionnelle qu’a connue le football sénégalais ces dernières années. Il a rappelé qu’avant son arrivée, la discipline était dirigée par un comité de normalisation, avant la tenue des assises nationales du football qui avaient permis de restructurer la gouvernance de la Fédération.
Pour Yoro Mangara, cette période avait marqué un tournant grâce à une gestion qu’il jugeait plus rigoureuse. À l’inverse, il estime que les dirigeants actuels ne sont pas à la hauteur des défis auxquels est confronté le football sénégalais. « On avait un président qui s’appelait Augustin Senghor, qui avait mis de l’ordre et du sérieux dans le football sénégalais. Aujourd’hui, on a amené des pantins, des rigolos, des gens qui ne comprennent même pas l’enjeu du football et qui sont en train de ridiculiser le pays », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le consultant a lancé un appel direct au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il estime que les autorités doivent intervenir afin de mettre un terme à la crise qui secoue la Fédération sénégalaise de football.
Selon lui, le chef de l’État devrait envisager le retrait de l’agrément accordé à la Fédération et la dissolution de son instance dirigeante, avant l’organisation de nouvelles élections. Pour appuyer son argumentaire, Yoro Mangara affirme que le Code du sport prévoit la possibilité pour l’État de retirer l’agrément d’une fédération lorsque ses dirigeants commettent des fautes graves.
« Si le président Diomaye m’écoute, je l’appelle à dissoudre cette Fédération et à organiser de nouvelles élections. C’est un agrément que l’État donne à la Fédération et, dans le Code du sport, il est écrit que si les dirigeants du football fautent, l’État peut retirer cet agrément », a-t-il soutenu.