Le directeur général du Bureau Organisation et Méthodes (BOM), Amadou Lamine Sy, a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire des appels à candidature un pilier de la réforme de l’administration publique. Invité de l’émission Point de vue, il a expliqué que ce mode de recrutement constitue un levier essentiel pour promouvoir la méritocratie, renforcer la transparence dans les nominations et améliorer durablement les performances de l’État.
Selon le directeur général du BOM, le recours aux appels à candidature répond à une exigence d’équité dans l’accès aux fonctions publiques. « L’appel à candidature permet de développer ce qu’on appelle la méritocratie. Il garantit un égal accès aux emplois publics », a-t-il déclaré, estimant que cette démarche favorise la sélection des profils les plus compétents, indépendamment de toute autre considération.
Pour Amadou Lamine Sy, cette approche est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la gouvernance publique. En mettant les compétences au cœur du processus de recrutement, l’État se dote, selon lui, des ressources humaines les plus qualifiées pour conduire les politiques publiques et soutenir le développement économique et social du pays.
Le responsable du BOM a rappelé que cette réforme produit déjà des résultats concrets. Plusieurs nominations à des fonctions stratégiques ont été effectuées à l’issue de procédures d’appel à candidature, notamment celles de six recteurs d’université ainsi que des dirigeants de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Ces processus ont été conduits par des comités de sélection indépendants chargés d’évaluer les candidatures sur la base de critères objectifs.
Amadou Lamine Sy a insisté sur le fait que les autorités publiques ont respecté les conclusions des comités de sélection. « L’autorité a respecté scrupuleusement l’avis technique produit par le comité de sélection », a-t-il souligné, y voyant un signal fort de l’engagement des pouvoirs publics en faveur d’une administration davantage fondée sur la compétence et la transparence.
Toutefois, le directeur général du BOM a précisé que la réforme est actuellement déployée de manière progressive. Il a expliqué que le gouvernement privilégie une phase d’expérimentation avant toute extension à l’ensemble de l’administration. « Avant de généraliser une réforme, il faut d’abord la tester », a-t-il indiqué.
Cette démarche graduelle concerne dans un premier temps les autorités administratives indépendantes, considérées comme un terrain propice pour expérimenter ce nouveau mode de recrutement. L’objectif est de consolider leur indépendance, d’améliorer leur gouvernance et d’y installer durablement une culture de la performance fondée sur le mérite.