Lors du Conseil des ministres tenu le mercredi 18 mars, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a placé la question de l’accès à l’eau potable au cœur des priorités gouvernementales. Dans un contexte marqué par des besoins croissants en infrastructures hydrauliques, tant en milieu urbain que rural, le chef de l’État a insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes en cours à travers tout le territoire national.
Rappelant que l’eau constitue un levier fondamental du développement économique et social, il a exhorté le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à veiller à une exécution plus rapide, mais surtout plus efficace des chantiers engagés. L’objectif affiché est de réduire significativement les disparités d’accès à l’eau potable, encore perceptibles dans plusieurs localités du pays.
Dans cette dynamique, le président de la République a également appelé à l’élaboration d’un nouveau schéma directeur hydraulique. Ce document stratégique devra permettre d’assurer une meilleure articulation entre les différents projets existants et à venir, tout en garantissant un maillage cohérent et optimal du territoire en infrastructures hydrauliques fonctionnelles. Une telle approche vise à éviter les duplications, à maximiser les investissements et à répondre de manière durable aux besoins des populations.
Le chef de l’État a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur. À ce titre, il a demandé au ministre en charge de l’Hydraulique d’intensifier l’évaluation et la révision des délégations de service public de l’eau potable. L’accent a été mis sur l’importance d’une meilleure coordination entre les acteurs clés du secteur, notamment SONES et OFOR, ainsi que les différents concessionnaires. Cette synergie devra se traduire par la mise en place de contrats de performance plus rigoureux, assortis d’objectifs clairs et de mécanismes de suivi renforcés.
Dans le même sillage, le président a évoqué la nécessité d’adapter les règles d’organisation et de fonctionnement du sous-secteur de l’hydraulique urbaine. Cette réforme apparaît d’autant plus cruciale dans la perspective de la mise en service prochaine d’unités de dessalement, qui devraient contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement en eau, notamment dans les zones confrontées à un stress hydrique accru.
Enfin, Bassirou Diomaye Faye a fixé un cap précis en demandant la finalisation, d’ici fin 2026, des études relatives au Projet des Autoroutes de l’Eau. Ce projet structurant ambitionne de renforcer la distribution et le transfert des ressources hydriques à l’échelle nationale. Parallèlement, il a appelé à une révision du cadre juridique du secteur de l’eau et de sa régulation, afin de mieux l’adapter aux enjeux actuels et futurs.
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