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Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État

Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.

Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.

L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.

En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.

D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.

Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LE SAHEL : La coopération inter-États comme issue, selon Mouth Bane

Face à l’ampleur de la menace terroriste au Sahel, le journaliste et essayiste sénégalais, Mamadou Mouth Bane, plaide pour une coopération inter-États renforcée, seule issue viable selon lui afin de restaurer la stabilité dans la région. À l’occasion de la présentation de son quatrième ouvrage, « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », il a réuni à Dakar un panel d’experts issus du monde politique, diplomatique et militaire.

Le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a présenté le vendredi dernier, à Dakar, son quatrième ouvrage, « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », publié aux éditions Carré Culturel. Lors de cette cérémonie, où étaient présents plusieurs experts, il a plaidé en faveur d’une coopération inter-États renforcée, qu’il considère comme le rempart le plus efficace contre le terrorisme dans la région sahélienne.
Selon lui, seule une collaboration accrue entre les États permettra de lutter efficacement contre l’insécurité. Ainsi, il insiste sur la nécessité de rendre la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) plus proactive dans la gestion sécuritaire et suggère une alliance stratégique entre l’organisation et l’Alliance des États du Sahel (AES), créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en septembre 2023, et dont ces pays ont officialisé leur retrait de la CEDEAO le 29 janvier dernier.
« L’avenir du Sahel et de l’Afrique en général dépend de notre capacité à contourner nos divergences pour nous unir. Nous devons conjuguer nos efforts pour instaurer la paix et marcher ensemble vers la prospérité », a plaidé Mouth Bane.
Ismaïla Madior Fall, ancien ministre et préfacier du livre, a mis en garde contre l’insécurité comme principale menace pour le développement des pays africains. « Sans sécurité, il n’y a ni démocratie, ni développement », a-t-il précisé.
De son côté, Amadou Tidiane Wone, ministre conseiller à la Présidence de la République, a rappelé l’importance que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accorde à la stabilité du Sahel. Le représentant du chef de l’État pour cette occasion a insisté sur l’urgence de la situation, estimant que la crise sahélienne, loin d’être une fatalité, pouvait être résolue grâce à une mutualisation des efforts régionaux.
Babacar Socrate Diallo, président du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS), quant à lui, a salué le parcours de Mamadou Mouth Bane et rappelé que son mémoire de master avait été distingué avec la mention très honorable.
Le colonel Babacar Diouf, qui a présenté le livre, a mis l’accent sur la nécessité de résoudre d’abord les contradictions internes des États avant de penser à une coopération régionale efficace.
Boucounta Diallo, avocat, a de son côté, alerté sur l’instabilité politique qui constitue, selon lui, un terreau fertile pour la crise sécuritaire dans la région, évoquant notamment les débats autour des mandats présidentiels en Côte d’Ivoire et en Gambie.
Robert Bourgi, avocat franco-sénégalais, était aussi présent. Il a dénoncé les erreurs stratégiques commises par les puissances occidentales, notamment l’intervention en Libye en 2011 par le chef de l’État français d’alors, Nicolas Sarkozy. Il a mis en garde contre les dangers croissants pour les États africains et appelé à une refonte des organisations régionales comme la CEDEAO et l’AES.
L’ambassadeur marocain à Dakar, Hassan Naciri, également invité, a mis en avant la stratégie du Maroc dans la lutte contre l’extrémisme, reposant sur une approche intégrant des dimensions économiques, religieuses et sociales.
D’ailleurs, l’ouvrage de Mamadou Mouth Bane souligne les initiatives économiques marocaines, telles que les projets d’irrigation et d’accès à l’eau potable, qui contribuent à lutter contre la radicalisation.
Il estime que le modèle marocain, qui combine réformes politiques, économiques et religieuses, constitue une source d’inspiration pour les pays du Sahel. « La doctrine marocaine dans la lutte contre l’insécurité est exemplaire. Le Roi du Maroc a mis en place des réformes au plan juridique et économique pour neutraliser les groupes criminels. La stratégie marocaine consiste à faire de l’islam une religion d’État modérée, ce qui limite la propagation de l’extrémisme », a-t-il souligné.
En parallèle, l’auteur insiste sur l’importance d’approches alternatives aux seules interventions militaires. D’après lui, la première étape pour éradiquer la menace terroriste est de mettre en place des politiques de développement sectoriel, d’encourager les jeunes à tourner le dos aux groupes criminels et de résoudre la crise de l’emploi qui les touche particulièrement.
Pour terminer, Mamadou Mouth Bane a mis aussi en garde les pays de l’AES contre les risques liés à l’ingérence des puissances étrangères. Il appelle ces États à élaborer leurs propres stratégies sécuritaires, fondées sur leurs réalités locales, plutôt que de se laisser influencer par des agendas externes.

La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°392 – 10/02/2025

🔴 PROPOSITION DE MOUTH BANE POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME DANS LE SAHEL : LA COOPÉRATION INTER-ÉTATS : UNE ISSUE
🔴 NOUVELLE OFFENSIVE DE L’OPPOSITION CONTRE « PASTEF » : LE FDR, FER DE LANCE !

🔴 DÉFAITES DE GORÉE ET DU JARAAF : AJEL ET SONACOS CRÉENT LA SURPRISE

Le FDR exige l’ouverture de concertations politiques sur le processus électoral

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) intensifie sa pression sur le gouvernement en réclamant l’ouverture immédiate de concertations politiques. Cette demande vise à évaluer les élections présidentielle et législatives récentes, ainsi qu’à procéder à une revue en profondeur du Code électoral.

Dans un communiqué publié ce lundi, le FDR insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif pour garantir un cadre électoral équitable et transparent. Il exige notamment une révision concertée de la législation sur les partis politiques, en veillant à ce que celle-ci respecte le pluralisme et les garanties offertes par la Constitution.

Le FDR estime que les récentes élections ont révélé des failles majeures dans le dispositif électoral sénégalais, et demande une refonte du Code électoral afin d’assurer plus de transparence et d’équité dans les scrutins à venir.

Pour Khalifa Sall, un des principaux leaders du mouvement, « il est impératif d’ouvrir des discussions sincères et constructives pour éviter que les mêmes erreurs ne se répètent lors des prochaines échéances électorales ».

Le FDR insiste aussi sur la nécessité de réexaminer les critères d’attribution des récépissés aux partis politiques, pointant du doigt une gestion arbitraire qui limiterait l’expression démocratique.

Lancé ce dimanche, le FDR regroupe plusieurs figures majeures de l’opposition, parmi lesquelles Khalifa Sall, Abdou Mbow (APR), Modou Diagne Fada, Oumar Sarr et Anta Babacar Ngom. Cette coalition ambitionne de devenir un contre-pouvoir structuré, capable d’influencer les grandes décisions politiques du pays.

Avec cet appel à des concertations politiques, le FDR veut forcer le gouvernement à s’engager dans un dialogue national. Reste à savoir si cette initiative sera suivie d’effets ou si le pouvoir en place maintiendra sa posture face aux revendications de l’opposition.

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) : une nouvelle coalition pour contrer le régime de Pastef

Une nouvelle coalition politique a été officiellement lancée ce dimanche au Sénégal. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) regroupe plusieurs figures de l’opposition, notamment Khalifa Sall, Anta Babacar Ngom, Oumar Sarr et Modou Diagne Fada. Cette alliance vise à défendre les principes démocratiques du pays face à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime Pastef.

Les initiateurs du FDR dénoncent une rupture brutale dans le processus démocratique sénégalais depuis l’accession de Pastef au pouvoir. Ils estiment que la gouvernance actuelle remet en cause les règles du jeu politique qui ont toujours été bâties sur le consensus. Ils reprochent au gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko une gestion marquée par des actes de représailles politiques et une volonté de restreindre les libertés publiques.

Selon eux, plusieurs signaux indiquent une régression démocratique. Ils pointent du doigt l’arrestation et la poursuite judiciaire de plusieurs opposants et journalistes, la destitution du maire de Dakar dans des conditions qu’ils jugent arbitraires, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire d’un député sans véritable fondement juridique. Ils dénoncent également l’interdiction systématique des manifestations pacifiques, affirmant que le Sénégal traverse une situation inédite dans son histoire politique récente.

Les fondateurs du FDR estiment que cette situation a engendré une désillusion grandissante parmi les Sénégalais, qui avaient espéré un changement démocratique après l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Selon eux, le pouvoir actuel a trahi les aspirations populaires et s’est enfermé dans une logique de règlement de comptes, alimentant un climat de tension politique et sociale.

Face à cette situation, le FDR entend jouer un rôle central dans l’opposition en organisant une mobilisation nationale contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires. La coalition prévoit de mener des actions fortes pour sensibiliser l’opinion publique et faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réformes démocratiques. Elle compte engager un dialogue avec d’autres forces politiques et la société civile pour élargir sa base et peser dans le débat politique.

La principale exigence du FDR est la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ainsi que l’arrêt des poursuites contre les opposants et les journalistes. La coalition réclame également le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique.

Avec la création du FDR, le paysage politique sénégalais pourrait connaître une recomposition majeure. Cette nouvelle plateforme pourrait fédérer une large opposition contre le gouvernement et devenir une force incontournable dans les prochains débats politiques. La question demeure toutefois de savoir si elle parviendra à rallier suffisamment de soutiens pour s’imposer comme une alternative crédible face au régime en place.

Ziguinchor : Le maire de Niamone accusé de contourner le Code des collectivités territoriales pour imposer un dépotoir contesté à Boutoumol

“Tantôt, ils ont biaisé la procédure d’une collectivité locale, je suis ici pour le confirmer”, a déclaré Marie Jeanne Denfa, conseillère municipale de la commune de Niamone.

Elle s’est exprimée en marge d’une marche pacifique tenue le samedi 8 février 2025 par les populations de Boutoumol, opposées à l’implantation d’un dépotoir d’ordures dans leur quartier. Boutoumol est un village de la commune de Niamone, situé dans le département de Bignona.

Selon elle, le maire de Niamone n’a pas respecté la procédure légale qui encadre la prise de décisions de cette nature.

“Si la procédure a été biaisée, c’est parce qu’aucune discussion n’a eu lieu en Conseil municipal”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cela constitue “une faute grave”, car le maire Atab Badji n’a pas obtenu l’autorisation de l’organe délibérant.

“Il y a deux organes : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Le maire peut exécuter, mais il faut d’abord que l’organe délibérant vote. Or, rien de tout cela n’a été fait”, a-t-elle expliqué.

“C’est un protocole signé entre les maires de Niamone et de Ziguinchor. Si aujourd’hui, le maire Atab Badji accepte ce projet, c’est parce qu’il veut renforcer ses liens avec le maire de Ziguinchor, qui est proche d’Ousmane Sonko. Et cela, nous allons le refuser. Si c’était une question politique, j’aurais soutenu le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, puisqu’il appartient au même parti politique, le Pastef.”

Elle a tenu à souligner que la population n’est pas opposée à la création d’un dépotoir, mais demande une concertation :

“Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de dépotoir, mais le maire doit discuter avec la population pour trouver un autre emplacement qui conviendrait à tout le monde. À Boutoumol, le dépotoir se trouve à quelques mètres de l’école élémentaire.”

Le docteur Lamine Diédhiou a expliqué les motivations de leur marche pacifique, suivie d’un point de presse :

“Nous lançons un cri du cœur aux autorités pour qu’elles interviennent et arrêtent ce projet. Nous voulons que le village retrouve sa quiétude et que nous puissions vivre en paix. C’est la raison de notre mobilisation aujourd’hui, et nous appelons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Nous sommes prêts à nous battre, à nous sacrifier jusqu’au dernier des hommes, jusqu’à la dernière des femmes. Nous ferons tout pour que cette poubelle soit fermée. Ceux qui ont signé ce contrat en cachette doivent assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas au village de payer pour de petits calculs mesquins”, a-t-il dénoncé.

Mohamed Tendeng, président de la jeunesse de Tobor, a également témoigné des conséquences néfastes du projet :

“Depuis quelques semaines, la population de Tobor, particulièrement celle de Boutoumol, souffre énormément. Les conséquences sont désastreuses : les chiens meurent, les moutons meurent, et les habitants sont envahis par les mouches et les moustiques. Avant l’installation de ce dépôt, nous n’en avions pas autant”, a-t-il déclaré.

Il a averti que si aucune solution n’est trouvée, la population passera à l’action :

“Nous allons barrer la route si rien n’est fait. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences, car nous savons que nous sommes dans notre droit et que nous défendons la vérité.”

Alexis Sagna

Mboula : L’accès à l’eau, le bitumage de la bretelle Kamb-Mboula et la revitalisation des vallées fossiles au cœur des préoccupations

Les habitants de Mboula, dans le département de Linguère, ont une nouvelle fois exprimé leurs doléances à l’occasion de la 103ᵉ édition du Gamou de Mboula, qui s’est tenue le samedi 8 février 2025. L’accès à l’eau potable, le bitumage de la route Kamb-Mboula et la revitalisation des vallées fossiles figurent parmi leurs principales revendications.

L’un des problèmes majeurs soulevés est le manque d’eau potable dans la localité. Selon El Hadji Cheikh Mbengue, porte-parole de la famille Mbengue et coordonnateur des activités du Gamou, cette revendication est ancienne et reste sans réponse des autorités compétentes. Depuis plus de cinq ans, les habitants réclament un accès à cette ressource vitale.

Un espoir est toutefois né avec l’implantation récente d’un forage dans la zone. Cependant, cet ouvrage ne peut pas encore être exploité faute d’un château d’eau. Pour répondre aux besoins en eau lors du Gamou, des citernes ont été mises à la disposition des populations. Face à cette situation, El Hadji Cheikh Mbengue a lancé un appel pressant au ministre de l’Hydraulique pour que Mboula, cité religieuse de Mame Abdoulaye Mbengue, soit enfin approvisionnée en eau potable. En attendant, les habitants doivent parcourir de longues distances, jusqu’à Mboynane ou d’autres localités voisines, pour s’approvisionner, souvent dans des conditions difficiles.

Autre demande cruciale : le bitumage de la route reliant Kamb à Mboula. Cette infrastructure, indispensable pour le désenclavement de la localité, est une promesse qui tarde à se concrétiser. El Hadji Cheikh Mbengue a toutefois rappelé les engagements pris par El Malick Ndiaye lorsqu’il était ministre des Infrastructures. Aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, ce dernier reste un interlocuteur clé pour les populations qui espèrent voir ce projet aboutir dans les meilleurs délais.

Les habitants de Mboula plaident également pour la revitalisation des vallées fossiles afin de permettre un écoulement permanent de l’eau douce. Cette initiative, selon El Hadji Cheikh Mbengue, favoriserait le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, contribuant ainsi à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans la région.

Malgré ces défis, l’organisation du Gamou de Mboula a été une réussite. El Hadji Cheikh Mbengue a tenu à remercier les nouvelles autorités, notamment le préfet de Linguère et le sous-préfet de Yang-Yang, pour leur implication dans la bonne tenue de cet événement religieux.

Sénégal – Mauritanie : Deuxième édition de l’Opération MUSTAKARA pour sécuriser les eaux transfrontalières

Les 7 et 8 février 2025, les marines sénégalaise et mauritanienne ont mené la deuxième édition de l’opération conjointe MUSTAKARA, visant à renforcer la coopération sécuritaire dans les eaux maritimes partagées. Cette initiative, pilotée par les deux forces navales, s’inscrit dans une dynamique de collaboration accrue face aux défis sécuritaires dans la région.

Selon la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), cette deuxième édition de l’opération MUSTAKARA a permis de consolider l’interopérabilité entre les marines des deux pays. Les manœuvres ont inclus des patrouilles conjointes, des exercices tactiques en mer et des simulations de lutte contre les menaces maritimes, notamment la pêche illégale, la piraterie et le trafic illicite.

Les exercices ont offert aux équipages sénégalais et mauritaniens une opportunité unique de partager leurs compétences et d’améliorer leur coordination dans des situations opérationnelles variées. L’objectif principal de ces manœuvres était de tester et d’optimiser les capacités d’intervention des deux marines face aux défis sécuritaires croissants dans la région.

En renforçant leur coopération militaire, le Sénégal et la Mauritanie démontrent leur engagement commun à assurer la sécurité et la souveraineté de leurs eaux territoriales. L’opération MUSTAKARA s’inscrit ainsi dans une volonté plus large de collaboration régionale en matière de défense et de sécurité maritime.

Arrestation de l’influenceur Mame Thierno Fall alias “The King” : soupçons de charlatanisme et de blanchiment de capitaux

L’influenceur Mame Thierno Fall, plus connu sous le pseudonyme “The King”, a été placé en garde à vue par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle il exhibait un sac contenant, selon ses dires, 500 millions de francs CFA en espèces.

Dans cette séquence largement partagée sur les réseaux sociaux, “The King” affichait ostensiblement une somme colossale en billets de banque, suscitant de nombreuses interrogations et réactions indignées. Face à l’ampleur du tollé provoqué par cette mise en scène, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête, confiant le dossier aux enquêteurs de la Section de Recherches.

Lors de la perquisition menée par les forces de l’ordre, seules une trentaine de millions de francs CFA ont été retrouvées, bien loin des 500 millions annoncés dans la vidéo. Une vérification de l’authenticité des billets saisis est en cours afin de déterminer s’il s’agit d’argent réel ou de faux billets utilisés à des fins de mise en scène.

Le profil de Mame Thierno Fall, qui se présente également comme un charlatan offrant divers services mystiques, a renforcé les soupçons des autorités. Les enquêteurs cherchent à établir l’origine des fonds et à déterminer si des infractions liées au blanchiment d’argent ou à des pratiques frauduleuses peuvent être retenues contre lui.

Affaire Pape Sané : Le chroniqueur de Walf TV convoqué par la DIC après ses révélations sur un scandale financier

Le chroniqueur de Walf TV, Pape Sané, est convoqué ce lundi par la Division des investigations criminelles (DIC) suite à une déclaration controversée impliquant un ministre de la République dans un scandale financier de plusieurs milliards de francs CFA. Le procureur de la République s’est auto-saisi de l’affaire et a ordonné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces allégations.

Cette convocation intervient après une vive polémique suscitée par les propos de Pape Sané, qui a affirmé détenir des informations compromettantes sur un membre du gouvernement. Le procureur a réagi en demandant à la DIC de mener des investigations approfondies pour vérifier la véracité de ces accusations.

Ce n’est pas la première fois que Pape Sané se retrouve au cœur d’une controverse judiciaire. En novembre 2023, il avait été placé en garde à vue par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane pour “diffusion de fausses nouvelles”, suite à une publication sur sa page Facebook rendant hommage à l’ancien Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Jean Baptiste Tine. Après plusieurs jours de détention, il avait été inculpé et placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges. 

La Coordination des Associations de Presse (CAP) avait alors exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des arrestations de journalistes, appelant les autorités à respecter la liberté d’expression et à privilégier le dialogue en cas de litige avec les professionnels des médias. 

La nouvelle convocation de Pape Sané par la DIC relance le débat sur la liberté de la presse au Sénégal et sur les limites de l’expression journalistique, notamment lorsqu’il s’agit d’accusations graves impliquant des personnalités publiques. Les résultats de l’enquête en cours détermineront les suites judiciaires de cette affaire.

Tragique accident sur la route de Dakar : Un motard perd la vie près de Km50

Un grave accident de la route s’est produit ce samedi aux environs de 20 heures, près du point kilométrique 50 (Km50) sur la route menant à Dakar. Un motard, résident de Ngaye-Mécké et habitué aux trajets quotidiens vers la capitale, a violemment percuté un véhicule. Le choc, d’une rare intensité, lui a été fatal, causant son décès sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est produit dans des conditions encore indéterminées. Certains évoquent un possible excès de vitesse, tandis que d’autres suggèrent une visibilité réduite ou un mauvais état de la chaussée. L’impact a été si violent que la moto du défunt a été projetée à plusieurs mètres, laissant peu de chances de survie à son conducteur.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et constater les faits. Malheureusement, malgré la rapidité de l’intervention, le motard avait déjà succombé à ses blessures. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital le plus proche, en attendant l’identification officielle par ses proches.

Ce drame relance une fois de plus la question de la sécurité routière, notamment pour les usagers de deux-roues, particulièrement vulnérables sur les axes à forte circulation. Les autorités rappellent l’importance du respect du code de la route, du port du casque et de la vigilance, surtout la nuit.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir d’éventuelles responsabilités. En attendant, c’est toute une communauté qui est endeuillée par cette tragédie.

Relance de DOMITEXKA-SALOUM : Clarifications sur les revendications des travailleurs et perspectives d’avenir

La relance de DOMITEXKA-SALOUM, entreprise textile stratégique pour l’industrie sénégalaise, a récemment fait l’objet d’une rencontre entre le Président du groupe CCBM, actuel repreneur de l’entreprise, et les travailleurs. Une communication officielle a permis d’éclaircir plusieurs points, notamment sur les revendications d’ordre financier formulées par certains employés et les perspectives de développement de l’usine.

Contrairement aux rumeurs, le groupe CCBM n’a formulé aucune demande financière à l’État du Sénégal. Selon son Président, les réclamations en question proviennent des travailleurs des anciennes sociétés du secteur textile-confection, liquidées entre 1990 et 2010.

Le passif salarial, représentant plusieurs dizaines de mois d’arriérés, est donc imputable aux sociétés précédentes ayant successivement dirigé l’usine avant l’arrivée de CCBM comme actionnaire majoritaire. Le repreneur actuel ne se considère donc pas concerné par ces dettes, qui relèvent de la responsabilité des anciens gestionnaires et de l’État en tant que garant.

Toutefois, CCBM affirme son soutien aux employés, notamment ceux récemment réintégrés dans le cadre de la relance de DOMITEXKA-SALOUM.

La réouverture effective de l’usine repose sur un plan de financement structuré autour de plusieurs acteurs :

• Le Groupe CCBM, qui investit en fonds propres ;

• La coopération allemande, via une subvention dédiée à la modernisation des installations, bien que son décaissement soit toujours en attente ;

• La Banque Saharo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), qui apporte un appui financier sur la base des garanties fournies par le repreneur.

Les dirigeants de DOMITEXKA-SALOUM affichent une ambition claire : créer plus de 4 000 emplois dans les années à venir, en misant sur la relance de l’activité industrielle et le soutien de l’État. Cette relance s’inscrit dans une double dynamique :

1. Répondre au défi de l’emploi des jeunes en offrant des opportunités dans le secteur textile, stratégique pour le Sénégal.

2. Renforcer la souveraineté économique en développant une industrie locale capable de réduire la dépendance aux importations.

Dans cette optique, les responsables de l’usine appellent l’État à adopter des mesures de soutien ciblées, parmi lesquelles :

• Faciliter l’accès à la commande publique, notamment pour la production de tenues professionnelles et d’uniformes aujourd’hui importés, ce qui aggrave le déficit commercial.

• Simplifier les procédures douanières afin de fluidifier l’importation des matières premières nécessaires à la production locale.

Avec cette relance, DOMITEXKA-SALOUM entend redevenir un acteur clé du secteur textile au Sénégal. Toutefois, le succès de cette ambition dépendra du soutien des pouvoirs publics, des facilités accordées aux industries locales et de la concrétisation des financements promis.

Si ces conditions sont réunies, l’usine pourrait non seulement booster l’emploi, mais aussi renforcer la place du Sénégal dans l’industrie textile ouest-africaine.

Barka Ba, une expertise stratégique au service de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a récemment nommé le journaliste et chercheur renommé Barka Ba comme conseiller spécial chargé de l’intégration africaine. Ce choix stratégique s’inscrit dans une volonté de renforcer la diplomatie parlementaire et d’apporter une expertise pointue sur les enjeux sécuritaires et géopolitiques régionaux.

Barka Ba s’est imposé au fil des années comme une figure incontournable du journalisme et de l’analyse politique en Afrique. Après des études en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, il a rapidement gravi les échelons dans le monde des médias. Ancien Directeur de la publication du quotidien L’Observateur, il a marqué son passage par une augmentation significative du tirage du journal, avant d’être nommé Directeur de l’Information de la TFM. Sous sa direction, la chaîne de télévision a connu une montée en puissance notable, notamment grâce à ses interviews exclusives avec des chefs d’État comme Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) et Alpha Condé (Guinée).

Parallèlement à son engagement médiatique, Barka Ba a mené une carrière universitaire impressionnante. Chercheur spécialiste des conflits en Afrique de l’Ouest, il a publié plusieurs études de référence, notamment en collaboration avec le chercheur français Vincent Foucher. Son travail sur « Une réponse forte : l’État sénégalais et la crise gambienne de 2016-2017 » lui a valu une reconnaissance institutionnelle, notamment auprès du général Joseph Mamadou Diop, alors chef d’État-major de l’armée de l’air sénégalaise.

Depuis sa démission de la TFM en 2021, Barka Ba s’est tourné vers la consultance, collaborant avec des institutions majeures comme l’Institut de Recherche Stratégique d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville et l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Son expérience lui a permis de conseiller plusieurs gouvernements africains sur des questions sécuritaires et de gouvernance.

En le nommant conseiller spécial, Malick Ndiaye mise sur une expertise locale reconnue à l’international pour renforcer l’intégration africaine et mieux appréhender les défis géopolitiques contemporains. Cette nomination illustre une volonté de valoriser les compétences sénégalaises et d’adopter une approche pragmatique face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du continent.

Kaolack : La 7e Édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” sous le Signe de la Modernisation des Daaras

Médinatoul Baraka, dans la commune de Kaolack, a vibré au rythme de la 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye”, un événement religieux majeur initié par Cheikh Baye Cissé. Cette journée, qui vise à célébrer l’héritage spirituel de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, a réuni de nombreux fidèles et disciples.

Un Internat Moderne pour l’Éducation et le Bien-être des Enfants

Au cœur de cette édition, l’inauguration d’un complexe scolaire moderne, fruit d’un investissement personnel de plusieurs millions de francs CFA par Cheikh Baye Cissé. Ce centre d’enseignement religieux assure une prise en charge complète des enfants, incluant l’hébergement, la scolarité et l’éducation, le tout gratuitement.

“La construction de cet internat est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit d’un engagement personnel visant à aider les familles les plus démunies et à garantir un avenir meilleur aux jeunes générations”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

L’Éducation comme Pilier de l’Islam

Lors de son allocution, Cheikh Baye Cissé a rappelé l’importance de l’éducation des jeunes dans la préservation des valeurs islamiques et l’héritage de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye.

“Depuis 2016, nous organisons cette journée pour promouvoir les enseignements de l’Islam et du Prophète Mouhamed (PSL). Nous devons former nos enfants car ils sont l’avenir de demain. Malheureusement, nous constatons que beaucoup de jeunes s’éloignent des valeurs fondamentales de notre religion. Cette journée est donc une occasion de sensibilisation et de retour aux bases”, a-t-il insisté.

Selon lui, la réussite d’une communauté repose sur la discipline et l’application des enseignements islamiques. Il a exhorté les talibés à suivre les traces du Prophète (PSL) et de Cheikh Al Islam Baye, qui a consacré sa vie à la promotion des valeurs de l’Islam à travers ses écrits et ses enseignements.

Un Daara Engagé dans le Secteur Agricole et Pastoral

Outre la formation religieuse, Cheikh Baye Cissé met en place un programme de modernisation des daaras à travers l’agriculture et l’élevage. L’objectif est d’intégrer ces secteurs à l’éducation religieuse pour offrir aux jeunes des compétences pratiques et les préparer à être des acteurs de la souveraineté alimentaire du pays.

“Si tous les daaras intègrent ces pratiques, ils deviendront des piliers du développement durable. Cela permettra également de réduire la mendicité des enfants talibés, tout en leur garantissant une formation complète et adaptée à la réalité économique actuelle”, a souligné le guide religieux.

Cette initiative marque une rupture avec le modèle traditionnel des daaras, en leur donnant une dimension économique et sociale tout en préservant leur vocation spirituelle.

Vers une Nouvelle Vision des Daaras au Sénégal

À travers cette approche, Cheikh Baye Cissé ambitionne de révolutionner le système des daaras, en les inscrivant dans une dynamique d’autosuffisance et de développement communautaire. Cette 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” aura donc été un tournant décisif, mettant en avant un modèle éducatif innovant, combinant savoir religieux et compétences pratiques.

En rendant hommage à Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, Cheikh Baye Cissé rappelle que l’Islam est une religion de savoir et de progrès, et que l’éducation des jeunes est le fondement d’une société prospère et équilibrée.

Décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, dit Masseck Thiam : Une grande perte pour la communauté

La communauté sénégalaise est en deuil après l’annonce du décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, plus connu sous le nom de Masseck Thiam, ce dimanche à Dakar. Président de la Fondation Keur Rassoul, il était une figure respectée pour son engagement spirituel, social et humanitaire.

Fils de El Hadji Medoune Thiam, premier pharmacien à s’être installé dans le quartier de Castors, Masseck Thiam a perpétué une tradition de service et de dévouement à sa communauté. À travers la Fondation Keur Rassoul, il a œuvré sans relâche pour la solidarité, l’entraide et la promotion des valeurs islamiques, touchant de nombreuses vies par ses actions caritatives.

Son engagement dépassait les frontières de la spiritualité. Il était également une voix influente dans les initiatives sociales, apportant un soutien précieux aux plus démunis et contribuant à l’éducation, la santé et la cohésion sociale. Son leadership et sa générosité étaient unanimement salués par ses proches et par tous ceux qui ont bénéficié de son aide.

L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse et sociale du Sénégal. De nombreux témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme d’exception, dont l’héritage perdurera à travers les nombreuses actions qu’il a entreprises.

Groupe le dakarois adresse ses sincères condoléances à la famille Thiam, ainsi qu’à tous ses proches, amis et disciples. Que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.

Manifestation en France : Les partisans de Farba Ngom dénoncent une “détention politique”

Des partisans de Farba Ngom, réunis au sein du Collectif pour la défense des détenus politiques, ont exprimé leur colère ce samedi en manifestant dans les rues de la France. Ils dénoncent l’arrestation du député sénégalais et la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale.

La manifestation, marquée par des slogans dénonçant une “justice instrumentalisée”, fait suite aux décisions prises par les nouvelles autorités sénégalaises dans le cadre de l’affaire impliquant Farba Ngom. Ses soutiens estiment que son arrestation est une mesure politique visant à affaiblir l’opposition et à réduire au silence les figures influentes de l’ancien régime.

“Nous sommes ici pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement. Farba Ngom est un prisonnier politique et nous ne comptons pas rester silencieux”, a déclaré un membre du collectif.

Les manifestants n’excluent pas de mener des actions plus radicales, notamment en investissant l’ambassade du Sénégal en France afin d’interpeller directement le personnel diplomatique. Cette initiative viserait à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation politico-judiciaire au Sénégal.

Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, plusieurs personnalités de l’ancien régime font face à des poursuites judiciaires, alimentant les tensions entre le gouvernement et l’opposition. L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat déjà tendu, où chaque arrestation ou levée d’immunité est perçue comme une manœuvre politique.

Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, lauréat du Prix du Meilleur Jeune Leader lors de la 13e édition des Prix Ragnée

Lors de la prestigieuse 13e édition des Prix Ragnée, Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, a été honoré en recevant le Prix du Meilleur Jeune Leader. Cette distinction récompense son engagement exceptionnel, son leadership inspirant et son impact significatif dans le domaine de l’entrepreneuriat.

À la tête du Mouvement ARD, Moda Samb s’est illustré par sa vision innovante et sa capacité à mobiliser les jeunes autour de projets structurants pour le développement du Sénégal. Parallèlement, en tant que PDG de DIAM HOLDING, il a su imposer son entreprise comme un acteur incontournable dans le domaine de l’entrepreneuriat, tout en mettant en avant des valeurs d’éthique, de durabilité et d’inclusion.

Moda Samb incarne les qualités et les compétences interpersonnelles d’un leader inspirant. En tant que chef d’entreprise exceptionnel, il favorise une culture novatrice et conduit des transformations majeures, tout en faisant preuve d’humilité, d’empathie et d’une écoute attentive envers les membres de son équipe et la jeunesse. Son travail et son engagement ont conduit à des avancées significatives pour le développement de son pays.

Kaolack : Deux morts dans des accidents survenus à Koutal après le Magal de Porokhane

Deux jeunes, âgés d’environ 23 et 27 ans, ont perdu la vie ce vendredi 7 février 2025 à Koutal, dans la commune de Ndiaffate, région de Kaolack, à la suite d’accidents de la route alors qu’ils revenaient du Magal de Porokhane.

Le directeur de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Athoumane Sy, et ses équipes ont été témoins de ces tragédies alors qu’ils menaient une opération de sensibilisation, de régulation et de contrôle routier.

« Ce matin, en nous rendant à Nioro pour des opérations de sécurisation, nous avons malheureusement découvert un accident mortel qui a causé deux décès », ont rapporté les autorités en charge de la sécurité routière.

Selon les explications d’Athoumane Sy, « la première victime tentait de rejoindre son autobus lorsqu’elle a chuté. L’autocar lui est passé dessus, entraînant son décès sur le coup. »

Le second accident s’est produit dans des circonstances similaires : « un jeune traversait la route entre des véhicules lorsqu’un minibus l’a violemment percuté, causant sa mort immédiate. »

Attristé par ces pertes en vies humaines, le directeur de l’ANASER a appelé à la vigilance et a mis en garde contre les comportements dangereux sur la route, notamment la surcharge des véhicules. « Je demande aux fidèles d’éviter les surcharges, il faut vraiment arrêter cela », a-t-il plaidé.

Série noire d’accidents au Sénégal : 8 morts et des dizaines de blessés en une journée

Koutal et Diourbel, Sénégal — La route a de nouveau fait des victimes au Sénégal avec une série d’accidents mortels survenus le même jour dans les régions de Kaolack et de Diourbel, plongeant les familles dans la douleur et relançant le débat sur la sécurité routière.

À Koutal, dans la région de Kaolack, deux personnes ont perdu la vie dans des circonstances tragiques. La première victime, selon les informations relayées par Libération, aurait chuté d’un autocar avant d’être mortellement percutée par un minibus. Quelques heures plus tard, une seconde personne a été tuée alors qu’elle traversait la route, frappée par un véhicule en mouvement.

La région de Diourbel n’a pas été épargnée par ce drame routier. Sur l’autoroute Ila Touba, une collision a coûté la vie à cinq personnes. Les circonstances de cet accident restent floues, mais les premières indications suggèrent une perte de contrôle d’un des véhicules impliqués.

Un autre accident impliquant un minibus communément appelé « Ndiaga Ndiaye » s’est produit à proximité de Ndoulo. Le véhicule s’est renversé, causant la mort d’une personne et blessant 35 autres, dont 12 grièvement. Les victimes ont été rapidement évacuées vers les hôpitaux les plus proches, mais le bilan pourrait encore s’alourdir compte tenu de la gravité des blessures.

Ces incidents soulignent la dangerosité croissante des routes sénégalaises, souvent mises à rude épreuve par l’augmentation du trafic, l’état dégradé des infrastructures, et le non-respect des règles de conduite.

Les autorités locales et nationales sont appelées à réagir face à cette recrudescence des accidents de la route. Le renforcement des contrôles routiers, l’amélioration des infrastructures et des campagnes de sensibilisation sont autant de mesures réclamées par les citoyens et les associations de sécurité routière.

En attendant, les familles endeuillées tentent de surmonter leur douleur, tandis que les blessés luttent pour leur survie dans les structures hospitalières déjà débordées.

Moustapha Tall et la SGBS : Une bataille judiciaire à rebondissements

L’opérateur économique sénégalais Moustapha Tall a tenu, ce vendredi, un point de presse pour dénoncer ce qu’il qualifie de « spoliation bancaire organisée » par la Société Générale de Banque au Sénégal (SGBS). Engagé dans un contentieux judiciaire depuis près de deux décennies, il avait saisi la Cour Suprême pour contester un jugement de la Cour d’appel de Dakar dans une affaire de malversations financières portant sur plus de 5 milliards FCFA. Mais, jeudi 6 février 2025, la plus haute juridiction du pays a rejeté son pourvoi, un verdict que l’homme d’affaires conteste fermement.

Dans sa déclaration, Moustapha Tall est revenu sur l’historique de ses relations avec la SGBS, débutées dans les années 1980 avec l’ouverture de ses premiers comptes bancaires à Kaolack et à Dakar. Grâce à cette collaboration, la banque lui a accordé une ligne de crédit de 1,5 milliard FCFA pour le financement de ses importations de riz.

Mais cette relation bascule en 2004 lorsqu’un contentieux douanier sur une importation de sucre l’amène à une détention de 58 jours. La Douane lui reprochait un différentiel de péréquation de 450 millions FCFA, un montant qui, selon lui, a été gonflé sous pression politique pour atteindre 1 milliard FCFA. Il estime avoir été victime d’une instrumentalisation judiciaire qui visait à l’affaiblir financièrement.

Profitant de son incarcération, la SGBS aurait procédé à des prélèvements abusifs, causant une perte totale de 5,8 milliards FCFA entre 2004 et 2005. Ces difficultés se sont aggravées avec la crise alimentaire mondiale de 2008, qui a encore fragilisé son entreprise.

Une restructuration financière de sa dette a été retardée, et ce n’est qu’en 2011 qu’un accord a été signé pour 899 millions FCFA, payable jusqu’en 2016. Mais lorsque Moustapha Tall tente de relancer son activité avec un marché de 3 milliards FCFA pour l’importation de riz, la SGBS refuse de l’accompagner, malgré ses garanties.

Face aux blocages de la banque, l’homme d’affaires cesse ses paiements en 2013 pour provoquer une réaction. La SGBS réplique en lançant une procédure judiciaire, qui mène à la saisie et à la vente de son immeuble pour 400 millions FCFA, alors qu’elle lui réclamait encore 578 millions FCFA après cette vente.

Le tribunal correctionnel de Dakar reconnaît plus tard l’illégalité de cette vente pour faux et usage de faux, une décision confirmée par la Cour d’appel. Pourtant, le 6 février 2025, la Cour Suprême rejette son pourvoi, une décision que Moustapha Tall qualifie d’injuste et arbitraire.

Dénonçant des pratiques qu’il assimile à du pillage organisé, Moustapha Tall accuse la SGBS d’avoir orchestré des prélèvements injustifiés, un écart de 600 millions FCFA entre le montant réellement dû et celui déclaré, ainsi que des traites avalisées avant échéance.

Estimant avoir été victime d’un coup monté impliquant des acteurs économiques et politiques influents, il n’exclut pas de déposer un rabat d’arrêt pour contester le rejet de son pourvoi en cassation.

Au-delà de sa propre affaire, Moustapha Tall voit en son combat une cause collective : celle des entrepreneurs sénégalais confrontés aux abus bancaires. Il appelle à une réforme du système judiciaire et exige que justice lui soit rendue.

L’affaire, déjà vieille de plus de 20 ans, semble loin d’être terminée.

Kaolack : Serigne Mboup réclame 700 millions FCFA à l’État pour relancer Domitexka Saloum

L’homme d’affaires et maire de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités sénégalaises pour le règlement d’une dette de 700 millions de FCFA que lui doit l’État. Cette somme, issue des régimes de Me Abdoulaye Wade et Macky Sall, constitue selon lui un frein majeur à la relance de l’entreprise textile Domitexka Saloum, située à Kahone.

Malgré des investissements conséquents pour moderniser Domitexka Saloum, l’usine peine à fonctionner normalement. Actuellement, seuls deux ou trois ateliers sur une douzaine sont opérationnels, notamment celui produisant les tissus « maylouss ». Cette situation limite considérablement les opportunités d’emploi pour les travailleurs ainsi que la rentabilité de l’usine.

Serigne Mboup insiste sur l’urgence de régler cette dette pour permettre un redémarrage complet de l’usine et ainsi stimuler l’économie locale. “Nous avons fait des efforts considérables pour relancer cette industrie, mais nous sommes bloqués par cette créance que l’État tarde à honorer”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Au-delà du cas de Domitexka Saloum, Serigne Mboup a également critiqué la tendance croissante à l’exportation de la main-d’œuvre sénégalaise, notamment vers l’Espagne. Selon lui, cette politique va à l’encontre de l’objectif de souveraineté économique du pays, car elle prive le Sénégal de forces vives nécessaires au développement national.

Le maire de Kaolack appelle ainsi l’État à repenser sa stratégie en favorisant l’investissement local et la valorisation des industries nationales, à l’image du textile, un secteur clé pour l’emploi et la croissance économique.

Crise à l’UCAD : Les étudiants en colère face aux bourses impayées

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a connu une nouvelle nuit de tensions, entre affrontements et colère estudiantine. Entre 23 heures et 2 heures du matin, des heurts ont opposé des étudiants en master aux forces de l’ordre, conséquence directe du retard dans le paiement des bourses. Une situation qui s’enlise et plonge les étudiants dans une précarité alarmante.

Depuis plusieurs jours, l’UCAD est le théâtre de manifestations répétées. À bout de patience, les étudiants dénoncent une précarité croissante due au non-versement de leurs bourses. Pour beaucoup, ces allocations constituent leur unique moyen de subsistance. “C’est une situation vraiment difficile”, confie un étudiant, expliquant que certains n’ont même plus les moyens de s’offrir un simple ticket de restaurant universitaire.

Face à cette détresse, la tension est montée d’un cran cette nuit. Des groupes d’étudiants ont exprimé leur ras-le-bol en bloquant certaines artères du campus et en lançant des projectiles. En réponse, les forces de l’ordre sont intervenues avec des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule, transformant le campus en une scène de chaos.

Les affrontements ont fait plusieurs blessés, certains nécessitant une évacuation d’urgence par les ambulances. Cette escalade inquiète de plus en plus la communauté universitaire, qui redoute une aggravation de la crise dans les jours à venir.

Un étudiant, manifestement révolté, résume bien le sentiment général : “Soo nekkul étudiant, do meune comprendre louniouy dundé”, soit “Quand tu n’es pas étudiant, tu ne peux pas comprendre ce que nous vivons”. Une phrase lourde de sens, témoignant du malaise profond qui ronge la jeunesse universitaire.

Le retard dans le paiement des bourses est une problématique bien connue à l’UCAD, mais la situation actuelle semble plus critique que jamais. Malgré les nombreux appels des étudiants à une réaction rapide des autorités, aucune solution concrète n’a encore été apportée.

L’université, censée être un lieu d’apprentissage et de sérénité, est désormais un champ de bataille où la détresse sociale se transforme en violence. Jusqu’à quand cette situation durera-t-elle ? Les autorités prendront-elles enfin des mesures pour calmer la grogne estudiantine avant que la colère ne déborde davantage ?

Présentation du livre « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! » de Mamadou Mouth Bane

Ce vendredi à Dakar, le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a procédé à la dédicace de son ouvrage « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », un essai qui propose une analyse approfondie des défis sécuritaires dans la région sahélienne et explore des solutions endogènes pour y remédier.

Lors de la cérémonie, l’auteur a insisté sur la nécessité d’une approche locale pour faire face au terrorisme. Selon lui, l’usage exclusif des armes ne suffit pas à éradiquer la menace, même pour des puissances militaires comme la France, les États-Unis ou la Belgique.

Mouth Bane plaide pour des politiques de développement sectorielles, notamment en matière d’éducation et d’emploi des jeunes, afin de leur offrir des perspectives économiques et de les détourner des groupes criminels et terroristes.

« Ce livre est ma contribution pour tenter de résoudre ces crises qui secouent le Sahel et l’Afrique en général. J’y propose des solutions concrètes pour lutter efficacement contre l’insécurité, car elle impacte négativement toutes les politiques de développement mises en place. » – Mamadou Mouth Bane

L’auteur met en avant la stratégie marocaine dans la lutte contre l’extrémisme, estimant qu’elle constitue une source d’inspiration pour les pays sahéliens. Il souligne notamment les réformes juridiques et économiques mises en place par le roi du Maroc, qui ont permis de neutraliser les groupes criminels et d’instaurer une doctrine d’État fondée sur un islam modéré.

Mamadou Mouth Bane s’est également adressé aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont pris leurs distances avec la CEDEAO. Il les met en garde contre les influences étrangères qui pourraient compromettre leur souveraineté et leur stratégie sécuritaire.

Tragique accident sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts et un blessé grave

Un terrible accident de la route s’est produit ce vendredi aux alentours de 14 heures sur l’autoroute Ila Touba, à la sortie de Bambey, non loin des deux stations. Une Peugeot 407, immatriculée Allo-Dakar et en provenance de la capitale sénégalaise, a été violemment percutée par un véhicule 4×4 qui circulait en sens inverse à vive allure.

Selon des témoins, le conducteur du 4×4, une Pajero blanche, aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir les barrières centrales de l’autoroute. Il a ensuite percuté de plein fouet la Peugeot avant de faire plusieurs tonneaux. L’impact a été d’une extrême violence, réduisant la berline en un amas de ferraille.

L’accident a coûté la vie à cinq personnes, toutes à bord de la Peugeot 407. Elles sont mortes sur le coup. Un autre passager, grièvement blessé, a été évacué en urgence vers une structure hospitalière. Fait troublant, le conducteur du 4×4 est sorti indemne de cette collision, malgré la gravité du choc.

Cet énième drame relance le débat sur la sécurité sur l’autoroute Ila Touba, souvent le théâtre d’accidents graves en raison d’excès de vitesse et de comportements imprudents. Les autorités et les forces de l’ordre sont appelées à renforcer les contrôles et à sensibiliser davantage les usagers à la prudence.

Kaolack / Économie : Le directeur de l’Agence nationale des affaires maritimes déplore le non-fonctionnement du port de Kaolack

Des dysfonctionnements et des problèmes techniques, entre autres, auraient empêché le lancement des travaux de réhabilitation du port de Kaolack en 2022 par l’ancien président Macky Sall. Depuis plus d’une décennie, cette infrastructure a cessé de fonctionner, impactant négativement l’activité économique de la région et même de la sous-région. Avec l’avènement du nouveau régime, les populations du Sine-Saloum gardent l’espoir de voir aboutir la relance des travaux du port.

Face à cette situation, le directeur de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop, a effectué une visite ce vendredi au port de la capitale du Saloum afin de s’enquérir de l’état des lieux.

“Nous sommes au port de Kaolack, une infrastructure qui mesure 600 mètres de long, avec un accès à l’embouchure sur 120 km et une profondeur de 4,20 mètres. Malheureusement, ce port ne répond pas aux normes internationales. Il mérite une attention particulière, car Kaolack regorge d’opportunités économiques, notamment dans le secteur du sel, de l’arachide et d’autres ressources essentielles”, a expliqué Bécaye Diop lors de sa visite.

Il a également souligné la nécessité de collaborer avec le Port autonome de Dakar pour explorer les possibilités de relance du port de Kaolack.

“Toutes les idées sont bonnes à prendre, mais il va falloir réaliser une expertise approfondie. Pour le moment, je ne peux pas avancer d’engagements précis, mais nous devons nous asseoir autour d’une table afin d’établir un diagnostic clair et identifier les leviers d’action pour revitaliser ce port. Nous sommes ouverts à toutes les propositions”, a ajouté le directeur de l’ANAM.

Un port en attente de réhabilitation

Bécaye Diop a exprimé ses regrets quant à l’inertie autour de la réhabilitation du port de Kaolack.

“Nous déplorons le fait que le port de Kaolack n’ait pas encore été relancé. Il est essentiel de le réhabiliter pour le bien-être des populations.”

Avant son étape à Kaolack, le directeur de l’ANAM s’était rendu à Fatick, où il a eu des échanges approfondis avec des étudiants.

“Durant cette visite, j’ai été reçu par les gouverneurs de Kaolack et de Fatick. J’ai également visité la circonscription maritime centre. J’ai profité de l’occasion pour rencontrer les étudiants de l’USSEIN, avec qui j’ai abordé plusieurs sujets, notamment l’employabilité et les difficultés d’accès aux stages.”

Conscient des défis auxquels sont confrontés les étudiants, M. Diop a pris l’engagement de leur offrir des opportunités de stage.

“Pour cette première cohorte, nous allons accueillir six étudiants au sein de la direction de l’ANAM. D’autres structures partenaires se joindront à nous pour en recruter davantage”, a-t-il promis.

La relance du port de Kaolack demeure une attente majeure pour les populations locales et les acteurs économiques. Les prochains mois permettront d’évaluer les engagements pris et les mesures concrètes qui seront mises en place pour donner un nouveau souffle à cette infrastructure stratégique.

Accident meurtrier sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts dans une collision violente

Un grave accident de la route s’est produit ce vendredi sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Khombole, faisant cinq morts. La collision impliquait un 4×4 roulant à vive allure et une Peugeot 407 circulant en sens inverse.

Selon les premières informations rapportées par IGFM, le conducteur du 4×4 aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir la barrière centrale de l’autoroute. Sa trajectoire incontrôlée l’a conduit directement sur la voie opposée, où il a percuté de plein fouet la berline. L’impact a été d’une rare violence, ne laissant aucune chance aux occupants de la 407.

Les secours, rapidement dépêchés sur les lieux, ont constaté le décès de cinq personnes sur place. Le conducteur du 4×4, miraculeusement indemne, a été placé en garde à vue en attendant les conclusions de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Cet accident tragique vient rallonger la liste déjà longue des collisions meurtrières sur l’autoroute Ila Touba, où la vitesse excessive et le non-respect des règles de sécurité sont régulièrement pointés du doigt. Malgré les campagnes de sensibilisation et les contrôles de vitesse, cette route demeure le théâtre de nombreux drames.

Les autorités appellent une fois de plus les usagers à la prudence et au respect strict du code de la route pour éviter de telles tragédies. Une réflexion est également en cours sur un renforcement des mesures de sécurité, notamment la surveillance accrue des limitations de vitesse et l’amélioration des infrastructures.

Le ministère de la Communication annonce des sanctions contre les médias non conformes

Face aux nombreuses irrégularités dans le secteur des médias, le ministère de la Communication, sous l’impulsion du ministre Alioune Sall, annonce des mesures strictes pour assainir le paysage médiatique national. À travers son directeur de la communication, Habibou Dia, le ministère a détaillé un plan de sanctions allant des mises en demeure aux coupures de signal, en passant par des poursuites judiciaires.

Selon Habibou Dia, un écart significatif a été constaté entre les 600 médias officiellement déclarés et les 200 réellement conformes. Face à cette situation, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a reçu des instructions fermes pour adresser des mises en demeure aux télévisions et radios ne respectant pas les exigences légales.

« Les radios et radios communautaires qui disposent de fréquences sans avoir signé de conventions et de cahiers des charges, mais aussi les télévisions qui ne remplissent pas les dispositions du Code de la presse, recevront des mises en demeure. À l’issue de ces avertissements, des coupures de signaux et des retraits de fréquences sont prévus », a précisé M. Dia dans une déclaration vidéo.

Outre l’audiovisuel traditionnel, les médias en ligne sont également concernés par cette opération de régulation. Le ministère de l’Intérieur, via la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et les services de cybercriminalité, sera mobilisé pour identifier les web TV et médias en ligne exerçant illégalement.

« Les acteurs concernés recevront une dernière mise en demeure pour se conformer aux règles. En cas de manquement, des sanctions seront appliquées, incluant des blocages de sites et des poursuites judiciaires », a averti le directeur de la communication.

Le ministère s’attaque également à la prolifération des journaux PDF et des « UNE PDF », jugés non conformes aux règles du dépôt légal.

« Nous avons constaté que la plupart des quotidiens respectent désormais les règles de dépôt légal, à l’exception de certains qui ont été invités à se mettre en conformité. Ceux qui continuent à diffuser des journaux uniquement sous format PDF, sans tirage physique, s’exposent à des sanctions, avec l’implication de la DST pour mettre fin à ces pratiques illégales », a précisé Habibou Dia.

Ces mesures, qui traduisent une volonté ferme des autorités de rétablir l’ordre dans le secteur des médias, s’inscrivent dans une dynamique plus large de professionnalisation et de mise en conformité avec le Code de la presse. En appliquant des sanctions rigoureuses, le ministère entend garantir un environnement médiatique structuré et respectueux des normes en vigueur.

Reste à savoir comment les acteurs concernés réagiront à ces nouvelles exigences et si ces mesures contribueront à renforcer la crédibilité et la viabilité du paysage médiatique national.

Affaire West African Energy : Samuel Sarr maintenu en détention, son audition prévue le 12 février

L’ancien directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, devra encore patienter en prison. La justice a rejeté sa demande de liberté provisoire et fixé son audition au 12 février prochain, selon des informations relayées par le quotidien Les Échos.

Le 5 février dernier, le juge d’instruction Makha Barry a rendu son ordonnance, rejetant la requête de mise en liberté provisoire de Samuel Sarr. Le magistrat a motivé sa décision en insistant sur « la gravité des faits » reprochés à l’ancien DG de WAE et le risque que sa libération « compromette la manifestation de la vérité ».

Le juge redoute notamment que l’ex-ministre de l’Énergie ne prenne contact avec d’autres personnes impliquées dans la procédure, ce qui pourrait mener à une altération ou destruction de preuves. Une hypothèse que le maître des poursuites juge suffisamment sérieuse pour maintenir Samuel Sarr en détention.

Dans le cadre de l’instruction, une confrontation entre experts a été programmée. L’objectif est de clarifier des éléments du dossier, car la contre-expertise réalisée dans cette affaire aurait révélé « certaines incohérences », selon le juge.

Cette confrontation pourrait être décisive pour l’évolution du dossier, notamment en ce qui concerne les responsabilités dans l’affaire qui secoue West African Energy.

Face à cette décision, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé leur intention d’interjeter appel contre l’ordonnance du juge, espérant obtenir gain de cause devant une juridiction supérieure.

Affaire des boulettes pour fesses : Des peines de prison ferme prononcées par le tribunal de Pikine-Guédiawaye

Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a rendu son verdict ce matin dans l’affaire dite des “boulettes pour fesses”, une affaire impliquant plusieurs personnes poursuivies pour la fabrication et la vente illégale de produits pharmaceutiques dangereux pour la santé.

À l’issue des débats, le tribunal a relaxé les prévenues des charges d’exercice illégal de la profession de pharmacien, d’usurpation de fonction et d’administration de substances nuisibles à la santé publique. Plusieurs accusés, dont Alima Sow, Seynabou Gassama, Bintou Diop, Pape Guéye, Moussou Gassama et Haoussou Ndiaye, ont également été relaxés du chef de publicité illégale de produits pharmaceutiques.

Toutefois, Alima Sow, Alima Fall, Bintou Diouf, Pape Guéye et Moussou Gassama ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs. De leur côté, Alima Fall et Maty Mbaye ont été condamnées pour publicité illégale de produits pharmaceutiques.

Le juge a déclaré l’ensemble des prévenus coupables de fabrication et de mise en vente de produits pharmaceutiques sans autorisation préalable, mettant ainsi en danger la vie d’autrui.

Le tribunal a condamné Alima Fall et Maty Mbaye à deux ans de prison, dont six mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA à verser à la Caisse des Dépôts et Consignations. Haoussou Ndiaye a écopé d’une peine de deux ans, dont trois mois ferme, avec la même amende.

Les autres prévenus ont été condamnés à deux ans de prison, dont un mois ferme, avec une amende de 200 000 FCFA.

En plus des peines de prison et des amendes, le tribunal a ordonné la confiscation et la destruction des produits saisis, notamment les pommades “Infidèles” et “Caviar”, ainsi que des médicaments et compléments alimentaires trouvés chez Maty Mbaye et Haoussou Ndiaye.

Sur le plan civil, le tribunal a reconnu les constitutions de partie civile de SOS Consommateurs et de l’Ordre des Médecins, condamnant les prévenus à payer un franc symbolique en réparation du préjudice causé. Les dépens de la procédure ont été mis à la charge des accusés, et la contrainte par corps a été fixée à son maximum.

Affaire des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA : Est-ce la fin de l’acharnement médiatico-judiciaire contre Tahirou Sarr ?

Monsieur Tahirou SARR n’est pas un acteur politique. Il n’est militant d’aucun parti. Il travaille dignement pour son pays. Le patron de Sofica est toujours disposé à accompagner les régimes en place comme toujours. Alors pourquoi, cherche-t-on à le sacrifier dans ces combats entre acteurs politiques ? Tahirou SARR est un patriote au service du Sénégal. Après le beau geste du premier Ministre Ousmane SONKO à l’égard du champion Babacar NGOM «Sedima », qu’il a reçu en audience, il devrait ouvrir ses portes à Tahirou SARR qui n’a qu’ une seule ambition : aider son pays. 

La Sureté Urbaine a mené une enquête le 22 Janvier 2025. Il s’agit de l’information ouverte dans le cadre d’une enquête relative à l’indemnisation d’expropriation pour cause d’utilité publique des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA, au profit de la société SOFICO SA représentée par le sieur Seydou SARR dit Tahirou SARR. Les héritiers propriétaires desdits TF, estimant irrégulière et frauduleuse ladite procédure, avaient mandaté le sieur Matar DIENE à l’effet de déposer plainte contre la société susnommée. Les auditions des acteurs principaux ont totalement blanchi Tahirou SARR victime d’acharnement depuis plusieurs mois.

Dans la procédure d’enquête, la sureté urbaine a saisi la direction des domaines pour obtenir les procès-verbaux de réunion de conciliation de la commission régionale pour l’indemnisation au profit de la société « SOFICO SA » concernant les titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Les enquêteurs ont également entendu l’ancien Directeur des domaines Manmour Diallo, sans oublier les fonctionnaires et autres personnes ayant pris part à la réunion de conciliation. En plus, la sureté urbaine a saisi le centre des services fiscaux de Ngor Almadies pour vérifier si ce service a procédé à une indemnisation relativement aux titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Les enquêtes ont également cherché à obtenir l’acte d’acquiescement portant sur le titre foncier n 13833/NGA. Dans la même procédure, les limiers ont saisi le Payeur général du Trésor afin d’obtenir les copies des preuves de paiement au profit de la société « SOFICO SA » sur la base d’actes d’acquiescement dument signé par le bureau des domaines de Ngor Almadies à la date du 20 septembre 2017. Il faut reconnaitre que la Sureté urbaine a effectué un travail professionnel sans rien laisser au hasard.

Dans les investigations, le Payeur général du Trésor a apporté les éléments suffisants à propos des paiements reçus par Sofico appartenant à Tahirou SARR.  Il a précisé que l’acte d’acquiescement sollicité par les enquêteurs n’est pas un élément crédible pouvant aider dans la recherche de traçabilité de paiement. Aux enquêteurs, le Payeur a remis le relevé du compte N 368 3018 ouvert au nom du receveur des domaines qui permet de retracer les paiements effectués au profit de « SOFICO SA » du 01 Janvier 2017 au 29 Décembre 2017.

Pour l’année 2017, SOFICO SA a reçu des paiements d’un montant total de 6 milliards 554.125.000 FCFA. Ce montant est détaillé comme suit : d’abord, 2 milliards 815.225.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF 17.865/DP. Ensuite, Sofico a reçu 01 milliard 394.400.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF 5.5471GR, puis  744.500.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF EX 7.129/DG7 et enfin 1 milliard 600.000.000 FCFA au titre de l’indemnité due à Ndiaga NDOYE et consorts dans le cadre du programme de la réalisation des parcelles assainies sur le TF 1451/R par la SNHLM.  Dans le constat du relevé du compte, il apparait «qu’aucun paiement n’a été effectué au profit de la société SOFICO SA au titre de l’indemnisation due aux expropriés des titres fonciers, objet de l’enquête » soulignent les enquêteurs.

Il n’est inutile de rappeler que le sieur Matar DIENE, représentant les héritiers propriétaires des TF expropriés avait déposé une plainte contre Tahirou SARR. Ce dernier a été entendu par les enquêteurs. Face aux enquêteurs, Monsieur DIENE a déclaré que le receveur des domaines de Ngor Almadies lui avait souligné que les  03 TF en question étaient devenus la propriété de monsieur Tahirou SARR, directeur général de la SOFICO SA.

Dans un Etat de droit, nul ne peut remettre en cause cette procédure qui a abouti à la cession des TF à Tahirou SARR. Rappelons que le patron de Sofico avait signifié au receveur des Domaines de Ngor Almadies, par voie d’huissier, 02 procès-verbaux de conciliation homologués par le Président du Tribunal Régional Hors Classe de Dakar. Ces deux documents portent un accord signé entre Tahirou SARR et les héritiers propriétaires desdits titres fonciers.  Cet accord atteste que les héritiers ont cédé leurs créances sur l’Etat du Sénégal à Tahirou SARR. Cette cession lui a permis de se substituer aux héritiers pour percevoir, au nom de sa société SOFICO SA, les indemnités d’expropriation dues par l’Etat du Sénégal.

LA JUSTICE CONFORTE TAHIROU SARR

Par ailleurs, l’ensemble des pièces fournies (des procès-verbaux de conciliation) par Monsieur Diene contre Tahirou SARR devant les enquêteurs attestent que le juge a homologué les accords intervenus entre les héritiers propriétaires des TF concernés par la procédure d’expropriation, représentés par l’Etude Maitres SO et SO et la société SOFICO SA du sieur Seydou SARR, représentée par l’Etude de Maitre Papa Aly DIAGNE. Ces documents fournis par un supposé mandataire des familles sont venus conforter Tahirou SARR dans ses droits.

Les procès-verbaux de conciliation ont permis de comprendre que  le premier lot N O872 du 08 mai 2014 concerne les TF N o 5058/NGA et 13833/NGA, propriété des héritiers de feus Rokhaya THIAW, Ousmane SAMBA et Mboye GUEYE. En vérité, les familles n’ont rien perçu de l’Etat du Sénégal malgré leurs multiples démarches en ce sens. Elles ne voulaient plus continuer à attendre davantage. C’est ainsi que les héritiers ont cherché une solution pour être payés dans l’urgence. Voilà pourquoi, ils ont décidé de céder cette créance à la société SOFICO SA, pour un montant estimé à 257.460.000 FCFA.

Par ailleurs, les enquêteurs ont brillamment investigué sur le procès-verbal N 2218 du 18 décembre 2014 par lequel le juge El Hadji Boubou NDIAYE a homologué l’accord intervenu entre les héritiers des feus Birame NDOYE, Aby NDOYE Mamadou NDOYE, Thierno THIAW, Abdoulaye THIAW, Marième THIAW et Rokhaya THIAW représentés par monsieur Ousseynou TALL élisant domicile en l’Etude de Maitres SO et SO et la société SOFICO SA représentée par le sieur Seydou SARR élisant domicile en l’Etude de Maitre Papa Aly DIAGNE. Sur ce même dossier, l’accord officialise la cession, par héritiers à la société SOFICO SA, de la créance que leur doit l’Etat du Sénégal au titre de l’indemnisation pour l’expropriation pour cause d’utilité publique dont ils ont fait l’objet et portant sur le titre foncier N 1838/NGA (ex 6374/DG) d’une superficie de 32.870 m . La cession de cette créance est acceptée par les deux parties pour un montant de 328.000.000 FCFA.

Il a été rappelé que sur les deux procès-verbaux de conciliation,  les signatures du Président du tribunal et de son greffier  y sont bien visibles. On remarque également celles des deux parties. Les deux procès-verbaux ont été enregistrés  au niveau des services des impôts et domaines.

Il est important de souligner que les procès-verbaux et les mandats signés et versés dans le dossier, ont permis de conclure que la procédure de cession au bénéfice de la société SOFICO SA, ne souffre d’aucune irrégularité. Car les héritiers propriétaires des TF en question ont désigné l’avocat Me Abdourahmane SO dit Lenine pour négocier et céder la créance qu’ils avaient sur l’Etat du Sénégal. L’avocat muni d’un mandat spécial délivré par les héritiers, a négocié avec la société SOFICO SA du sieur Seydou SARR. C’est ainsi qu’un accord  a été trouvé pour la cession des créances des héritiers. Devant les enquêteurs, Monsieur Diene a soulevé des irrégularités visant Me SO, qui ne peuvent toutefois, pas être opposées au sieur Seydou SARR et  à sa société Sofica.

En outre, il faut dire que lors de l’enquête préliminaire, les héritiers Alioune Badara MBENGUE, Tamsir Mboye GUEYE et Mamadou NDOYE,  mandataires des autres héritiers, avaient reconnu sur procès-verbal avoir donné mandat à Maitre Abdourahmane SO avec la mission de  négocier et céder leur créance d’indemnisation dans le cadre de la procédure d’expropriation de leurs TF. Mais d’autres héritiers ont estimé que ce mandat remis à l’avocat était provisoire.

Par ailleurs, sur les faits, même si les mandats présentés par le mandataire étaient faux, cette faute ne sera  pas opposable à Tahirou SARR ni à sa société SOFICO SA.  En plus, le sieur n’a pas aucun moyen de vérifier l’authenticité d’un mandat falsifié. Il est important de souligner que dans ce dossier, Sofico n’a jamais agi en tant qu’intermédiaire.

Il faut retenir qu’à propos de ce TF N 1838/NGA, Matar DIENE a initié plusieurs procédures tant au civil qu’au pénal contre Tahirou SARR et sa société SOFICO. Le sieur DIENE a sollicité de la Justice, l’annulation du PV d’homologation. Ce dernier a été débouté à trois reprises par les jugements N°790 du 07 octobre 2019, N 741 du 03 novembre 2020 et N 1005 du 11 décembre 2019 rendus par le tribunal.

Concernant les deux TF N13.833/NGA et N 5058/NGA, Tahirou SARR a soutenu devant les enquêteurs qu’il n’y a pas de contentieux avec les héritiers propriétaires. Selon lui, les TF font l’objet d’une autre procédure de cession de créance homologuée par le président du TGI de Dakar suivant PV N 872 du 08 mai 2014. Par ailleurs, il a produit un exemple du protocole d’accord en date du 30.06.2022 intervenu entre la SOFICO et ces derniers qui ont reçu l’intégralité de la somme due. Tahirou SARR a par ailleurs produit l’ensemble des justificatifs des paiements qu’il a effectués à Alioune Badara MBENGUE mandataire des héritiers propriétaires.

Les auditions à la Sureté urbaine ont révélé que dans l’affaire dite des 94 milliards du TF N 1451/R, la Cour d’Appel de Dakar, dans son jugement N 211 du 21 juillet 2021, a donné raison à la SOFICO contre la DGID qui avait demandé la suppression des actes d’acquiescement au motif qu’il n’y avait pas de créance. Il a été souligné que la Cour d’Appel a reconnu l’effectivité de la créance. Par ailleurs, il a été rappelé que l’acte sous seing privé de cession de créance restait dans l’ordonnancement juridique même s’il n’était pas homologué par le tribunal.

Disons que selon les enquêteurs, concernant la société SOFICO et Seydou SARR, l’enquête n’a pu établir aucune charge pouvant justifier des poursuites à leur encontre. En effet, les éléments d’enquête analysés supra n’ont décelé aucune irrégularité qui leur serait imputable, de nature à entacher la procédure qui a abouti à la subrogation de ladite société dans les droits des héritiers propriétaires des TF en cause.

Rappelons que dans l’affaire dite des 94 milliards du TF N 1451/R, la Cour d’Appel de Dakar, dans son jugement N 211 du 21 juillet 2021, a donné raison à la SOFICO contre la DGID.   Et dans l’affaire des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA, l’enquête à la Sureté urbaine n’a pu établir aucune charge pouvant justifier des poursuites contre Tahirou SARR.

A quand la fin de l’acharnement contre Tahirou SARR lynché dans les média au moment où d’autres pays africains honorent leurs champions ?

L’ONAS rend hommage à ses retraités et se projette vers l’avenir

Dans une ambiance chargée d’émotion et de reconnaissance, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a honoré ses agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. La cérémonie, présidée par le Directeur général M. Sény Diène, a été marquée par des témoignages de gratitude envers ces travailleurs qui ont consacré plusieurs décennies au service de l’entreprise et du pays.

« Nous vous célébrons aujourd’hui parce que nous vous devons beaucoup », a déclaré M. Diène, s’adressant aux retraités, à leurs proches et à l’ensemble du personnel de l’ONAS réuni pour l’occasion. Il a salué leur engagement, leur expérience et leur dévouement, rappelant que certains d’entre eux cumulent plus de 30 à 40 ans de service. Leur contribution a été essentielle au développement et au rayonnement de l’ONAS, garantissant un service public de qualité en matière d’assainissement et de gestion des eaux usées.

Au-delà de l’hommage, cette rencontre a également été l’occasion pour le Directeur général de se projeter vers l’avenir et de rappeler les défis qui attendent l’ONAS en 2025. Parmi les priorités évoquées, la gestion des inondations demeure un enjeu crucial. « Le temps presse », a averti M. Diène, insistant sur la nécessité d’anticiper les mesures nécessaires pour éviter les catastrophes lors de la prochaine saison des pluies.

Il a également mis en avant l’engagement des autorités dans la préservation du cadre de vie et la lutte contre les inondations, notamment le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Dans cette dynamique, M. Sény Diène a rappelé les grands chantiers en cours, parmi lesquels :

• Le renouvellement du collecteur Hann-Fann, un projet clé pour améliorer la gestion des eaux usées à Dakar.

• La dépollution de la baie de Hann, visant à restaurer un écosystème essentiel et à améliorer la qualité de vie des populations riveraines.

• Le drainage des eaux pluviales à Touba, un projet crucial pour prévenir les inondations et sécuriser les infrastructures urbaines.

Il a exhorté l’ensemble des agents de l’ONAS à redoubler d’efforts pour mériter la confiance des autorités et des citoyens, tout en assurant une gestion optimale des infrastructures d’assainissement.

Clôturant son allocution sur une note d’optimisme, M. Diène a appelé à une mobilisation générale pour surmonter les défis à venir et consolider les acquis de l’ONAS. « Travaillons main dans la main pour repousser toutes les limites », a-t-il lancé, formulant le vœu d’une année 2025 placée sous le signe du succès et de la prospérité.

Macky Sall au National Prayer Breakfast 2025 : Rencontre avec Donald Trump et échanges stratégiques à Washington

L’ancien Président du Sénégal, Macky Sall, a pris part au National Prayer Breakfast (NPB), un événement annuel de prière et de dialogue interreligieux réunissant des leaders politiques, économiques et religieux du monde entier. Organisé depuis 1953 aux États-Unis, le NPB constitue un espace d’échanges informels où les dirigeants abordent des questions de foi, de gouvernance et de coopération internationale.

Lors de cette rencontre, Macky Sall a échangé avec Donald Trump, l’ancien Président américain, qui reste une figure influente du paysage politique américain. Si le contenu exact de leur discussion n’a pas été dévoilé, leur entretien s’inscrit dans un contexte marqué par des reconfigurations politiques aux États-Unis et en Afrique. Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, continue de jouer un rôle actif sur la scène diplomatique africaine, notamment en matière de coopération internationale et d’investissements.

En marge du NPB, l’ancien chef de l’État sénégalais doit également rencontrer les experts de l’Atlantic Council, un influent think tank basé à Washington. Cette institution, spécialisée dans les relations internationales et les questions stratégiques, entretient des liens étroits avec les décideurs politiques et économiques américains. Macky Sall y discutera des enjeux de développement en Afrique, des perspectives de coopération avec les États-Unis et du rôle du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine.

Depuis son départ du pouvoir en avril 2024, Macky Sall semble maintenir une présence active sur la scène internationale. Sa participation au National Prayer Breakfast et ses discussions avec des cercles d’influence américains illustrent sa volonté de pérenniser ses relations diplomatiques et économiques au-delà de son mandat.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°391 – 07/02/2025

🔴 APRÈS « SUNU LAMB » ET « STADES », MAINTENANT « PUBLIC » ET « DAKARACTU » : UN RÉGIME BOURREAU DE LA PRESSE !
🔴 POSSIBILITÉ DE RÉVISION DES DONNÉES SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE, SELON L’ANSD : POURQUOI NE PAS AVOIR ATTENDU LES CONCLUSIONS DE LA COUR DES COMPTES ?

🔴 COUPE DE LA LIGUE (1ére J.) : RS YOFF, AS PIKINE, GÉNÉRATION FOOT ET KAFFRINE PRENNENT LES COMMANDES
🔴 MERCATO / APRÈS 3 ANS D’ATTENTE : UN NOUVEAU DÉFI POUR SALIOU CISS À 35 ANS

Kaolack : Le président de la CCIAK plaide pour le soutien de l’État au secteur privé national en vue de la souveraineté économique

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a invité les autorités sénégalaises à s’appuyer sur le secteur privé national pour atteindre une souveraineté économique durable et inclusive.

“L’État et les Sénégalais, de manière générale, doivent travailler pour atteindre cette souveraineté, car les potentialités existent dans toutes les régions du pays. Plutôt que de faire appel à des investisseurs étrangers qui ne peuvent rien faire sans nous, l’État, à travers les ministères concernés, doit accorder une attention particulière au secteur industriel”, a-t-il déclaré.

Serigne Mboup, également directeur de la société DOMITEXKA, spécialisée dans la production de textiles, s’exprimait jeudi lors d’une visite effectuée dans son usine, qui emploie deux cents travailleurs à Kaolack.

“L’État ne peut pas recruter massivement, mais il peut encourager les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’est ainsi que cela fonctionne partout dans le monde”, a-t-il souligné.

Selon lui, en adoptant cette approche, les autorités pourraient contribuer à réduire le taux de chômage à travers la création d’emplois, un défi majeur pour le pays.

Révélant que le Sénégal dépense entre 500 et 600 milliards de francs CFA en importations de produits textiles, Serigne Mboup a exhorté les décideurs à s’inspirer du Bénin, où le président Patrice Talon a investi plus de 300 milliards de francs CFA dans ce secteur.

“Aujourd’hui, la production textile béninoise est vendue dans le monde entier, notamment en Europe et aux États-Unis. Il en est de même pour le Mali et la Côte d’Ivoire, où la filière textile est en plein essor, car chacun a compris que le secteur de la mode représente un levier économique majeur”, a-t-il conclu.

Moussa Diakhaté interpelle le président : « Il faut un dialogue national ou démissionner »

La scène politique sénégalaise a été secouée ce jeudi par l’intervention du député Moussa Diakhaté lors d’une rencontre à Dakar Plateau. Dans un discours sans détour, l’élu a exprimé ses préoccupations face à la gestion actuelle du pays, pointant du doigt les limites du gouvernement en place.

Selon Moussa Diakhaté, la situation du pays est alarmante. Il dénonce une dégradation sécuritaire croissante, notamment avec la menace jihadiste qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest. À cela s’ajoutent des crises économiques qui pèsent lourdement sur le quotidien des Sénégalais, avec une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne.

« Nous assistons à une gouvernance qui semble avoir atteint ses limites », a déclaré le député, faisant allusion aux récentes déclarations du président sur le manque de marge de manœuvre pour des réformes structurelles. Pour Diakhaté, ce constat est préoccupant, car il pourrait signifier l’absence de solutions viables à court terme.

Face à cette situation critique, Moussa Diakhaté propose deux alternatives radicales au chef de l’État :

1. L’ouverture d’un dialogue national impliquant l’opposition et les acteurs de la société civile afin de trouver ensemble des solutions pour sortir de la crise.

2. Une démission pure et simple si aucune issue n’est envisageable.

« Si le pays ne voit pas de changements concrets, la voie de la démission pourrait devenir inévitable pour éviter une aggravation de la crise », a-t-il averti. Il estime que les Sénégalais ne peuvent plus attendre indéfiniment et que des décisions fortes doivent être prises pour redresser la situation.

Se positionnant comme un acteur engagé et non comme un simple opposant, Moussa Diakhaté met en garde contre une fuite en avant du gouvernement. Il craint qu’un manque de réaction face aux difficultés actuelles n’entraîne une instabilité politique et sociale encore plus grande.

[Document] Voici la liste réactualisée des médias conformes aux dispositions du code de la presse

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Magal de Porokhane : Le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine rend hommage à la communauté mouride

Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a marqué de sa présence la cérémonie officielle du Magal de Porokhane, un événement religieux d’une grande importance pour la communauté mouride. Accompagné d’une délégation composée de membres du gouvernement, de directeurs, de députés et de préfets, il a rendu un vibrant hommage à la confrérie et réaffirmé le soutien des autorités étatiques à cette manifestation spirituelle.

Dans son allocution, Jean Baptiste Tine a transmis les salutations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Il a également salué son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, et exprimé son respect à l’ensemble de la famille mouride.

Le ministre a rappelé la valeur historique et spirituelle de Porokhane, un lieu empreint de mémoire et de dévotion. Il a souligné l’héritage de figures emblématiques telles que l’Almamy Maba Diakhou Bâ, symbole de courage, et Mame Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, dont la vie demeure une source d’inspiration. “Mame Diarra Bousso incarne la vertu et la bonté. Son exemple continue d’éclairer la voie des fidèles, hommes comme femmes”, a-t-il déclaré.

Jean Baptiste Tine a également insisté sur l’importance du tourisme religieux et sur la nécessité de le préserver. Il a rappelé la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de valoriser les sites religieux du Sénégal et de garantir leur rayonnement.

Abordant la question de la sécurité, le ministre a appelé à une collaboration entre les forces de l’ordre et les fidèles pour assurer un déroulement paisible du Magal. “La sécurité doit être notre priorité commune”, a-t-il affirmé, en insistant sur le rôle central de la police et de la gendarmerie dans cette mission. Il a conclu son discours en exhortant tous les acteurs à un engagement collectif en faveur de l’ordre et de la tranquillité publique.

Affaire foncière : le juge d’instruction rejette la demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba et Birima Mangara

Le juge d’instruction du deuxième cabinet de Dakar a rejeté la demande du Parquet visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, tous deux mis en cause dans une affaire foncière liée à des expropriations pour cause d’utilité publique. Cette décision marque un nouveau tournant dans un dossier complexe qui oppose les héritiers des titres fonciers concernés aux autorités.

L’affaire concerne l’indemnisation liée à l’expropriation des titres fonciers n° 5058/Nga, 13833/Nga et 1838/Nga, au profit de la société Sofico. Les héritiers des terrains dénoncent des irrégularités qu’ils jugent frauduleuses dans la procédure, ce qui les a conduits à mandater Matar Diène pour déposer une plainte.

En 2022, une enquête préliminaire menée par la Sûreté urbaine de Dakar avait conduit le Parquet à ouvrir une information judiciaire contre X. Les faits présumés incluent faux et usage de faux en écritures authentiques et privées, escroquerie portant sur des deniers publics et complicité de ces infractions. L’affaire, transmise au deuxième cabinet d’instruction, était restée en suspens jusqu’à récemment.

Selon le journal Libération, le ministère public a récemment transmis un réquisitoire supplétif pour relancer l’enquête. Dans ce document, Tahirou Sarr est désigné comme un acteur clé de l’affaire, aux côtés d’autres individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. Le Parquet ne s’est pas contenté de demander leur inculpation mais a également requis leur placement sous mandat de dépôt.

Dans cette dynamique, le ministère public a sollicité le juge d’instruction pour engager la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et ex-ministre des Finances, ainsi que de Birima Mangara, ancien ministre chargé du Budget. Cependant, le juge d’instruction a rejeté cette demande, ce qui empêche pour l’instant toute poursuite judiciaire directe contre les deux députés.

Plusieurs personnalités ont déjà été entendues dans cette affaire, parmi lesquelles Matar Diène, le plaignant, mais aussi Tahirou Sarr, l’inspecteur des impôts Amadou Diop, ainsi que les inspecteurs à la retraite Dame Fall et Meissa Ndiaye. Le contrôleur des impôts Mouhamadou Moustapha Gaye a également été auditionné.

Avec le rejet de la levée de l’immunité parlementaire des deux députés, le dossier prend une tournure inattendue. Toutefois, l’enquête se poursuit et pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir. Reste à savoir si le Parquet fera appel de cette décision ou si d’autres éléments viendront renforcer les accusations portées dans cette affaire à forte connotation politico-financière.

Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant : Bara Mbengue honoré

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce jeudi 6 février 2025, au Grand Théâtre Coumba Rose de Dakar, la cérémonie de remise du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant. Pour cette troisième édition, c’est Bara Mbengue, professeur de lettres au CEM Louga Commune, qui a été désigné lauréat par un jury présidé par l’inspecteur à la retraite Iba Ndiathie.

Bara Mbengue, fort de 19 ans de carrière dans l’enseignement, a été distingué pour son dévouement et son impact significatif dans le domaine de l’éducation. En guise de récompense, il a reçu un chèque de 20 millions de FCFA, un trophée et a été élevé au grade de l’Ordre national du Lion. En outre, il représentera les enseignants sénégalais à travers l’Afrique durant une année.

Deux autres enseignants, Momath Kébé et Amadou Lamine Mané, ont également été honorés, respectivement pour la deuxième et la troisième place, recevant chacun un prix d’encouragement.

Lors de son discours, le lauréat a tenu à partager cette distinction avec l’ensemble de la communauté éducative. « Ce prix ne récompense pas seulement un individu, mais célèbre l’ensemble des enseignants qui, jour après jour, œuvrent avec dévouement pour l’éducation et l’avenir de notre nation », a-t-il souligné avec émotion.

Il a également profité de cette tribune pour attirer l’attention des autorités sur les conditions de travail souvent précaires de nombreux enseignants, notamment en milieu rural. « L’éducation est la clé de notre développement, et nous devons tous, collectivement, lui accorder la place qu’elle mérite », a-t-il plaidé.

Cette distinction, qui met en lumière l’importance du métier d’enseignant, illustre la volonté des autorités de valoriser ce pilier fondamental du développement national. Avec cette reconnaissance, Bara Mbengue devient un symbole de l’engagement et du sacrifice de milliers d’éducateurs à travers le pays.

Babacar Mbaye prend officiellement les rênes de la Direction générale des Douanes

La Direction générale des Douanes (DGD) du Sénégal a un nouveau patron. L’Inspecteur principal des Douanes de classe exceptionnelle, Babacar Mbaye, a officiellement pris fonction ce jeudi 6 février 2025. La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Dr Mbaye Ndiaye, s’est déroulée dans le respect des traditions républicaines au siège de la DGD.

Babacar Mbaye est un haut cadre des Douanes sénégalaises qui connaît parfaitement les rouages de l’institution. Fort de plus de 22 ans de carrière, il a gravi tous les échelons depuis son entrée dans le Corps des Inspecteurs en 2002. Son parcours professionnel, marqué par une rigueur et une expertise reconnues, l’a conduit à occuper plusieurs postes stratégiques au sein de l’Administration douanière.

Avant sa nomination en tant que Directeur général le 15 janvier 2025, il dirigeait la Direction des Opérations douanières. Il a auparavant occupé des fonctions clés, notamment en tant que Chef de Subdivision et Chef de Bureau à Dakar-Port Sud, ainsi que Directeur régional des Douanes du Nord et de Dakar-Port. Ce dernier poste, particulièrement stratégique, lui a permis de superviser plus de 90 % des recettes douanières du pays.

Le nouveau Directeur général des Douanes est un officier décoré, distingué par l’Ordre national du Mérite, la Médaille d’Honneur des Douanes sénégalaises et la Médaille de l’Organisation mondiale des Douanes. Son expérience et sa maîtrise des services centraux et opérationnels font de lui un choix logique pour prendre la tête de l’institution douanière sénégalaise.

La cérémonie d’installation a vu la présence de plusieurs hauts responsables de l’Administration des Douanes, dont le Coordonnateur de la DGD, Malick Mbaye, ainsi que des représentants de l’Inspection générale des Finances.

Avec cette nomination, Babacar Mbaye hérite d’une mission clé : renforcer l’efficacité des services douaniers, optimiser les recettes de l’État et poursuivre la modernisation de l’Administration des Douanes sénégalaises.

DEFICIT BUDGETAIRE ET DETTE PUBLIQUE : L’Ansd confirme les chiffres du défunt ministre des Finances, Moustapha Ba

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié, hier, son rapport sur la Situation économique et sociale nationale (Sesn) 2022-2023. Dans sa section économie et finances, le rapport de l’Ansd confirme les chiffres qui ont été publiés par le défunt ministre des Finances et du budget, Mamadou Moustapha Ba.

Lors de sa conférence de presse du 26 septembre 2024, le Premier ministre Ousmane Sonko avait accusé l’ancien régime d’avoir maquillé les chiffres des Finances publiques pour cacher sa politique d’endettement effrénée. «Le régime de Macky Sall a menti au peuple, a menti aux partenaires, a tripatouillé les chiffres pour donner une image économique, financière, qui n’a rien à voir avec la réalité», avait chargé le Premier ministre. En attendant la publication du rapport définitif de la Cour des comptes sur la déclaration générale de conformité pour la gestion 2023, pour confirmer ou infirmer les accusations du Premier ministre contre l’ancien régime, les chiffres publiés par l’Agence nationale de la statistique et du développement (Ansd) ne donnent pas raison au Premier ministre. Ils contredisent même les accusations du chef du gouvernement sur un probable maquillage des chiffres des Finances publiques par l’ancien régime. Par contre, l’Ansd qui a publié, ce 4 février 2025, l’édition 2022-2023 de la Situation économique et sociale du Sénégal, confirme les chiffres du défunt ministre des Finances et du budget, Mamadou Moustapha Ba. Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur du mardi 12 décembre 2023, revenant sur la dette publique du Sénégal, Mamadou Moustapha Ba précisait qu’«en fin décembre 2023, l’encours de la dette publique est projeté à 13 666 milliards FCfa contre 11 782,6 milliards en fin décembre 2022, soit une hausse de près de 16%, ce qui porte la croissance annuelle moyenne de l’encours de la dette à 14,5% sur la période 2012_2023, contre 21,8% entre 2007 et 2012.» Compte non tenu du surfinancement de l’ordre de 604,8 milliards, qui permet au Sénégal de sécuriser en avance une partie de ses besoins de financement de l’année 2024, Moustapha Ba soulignant que le stock de la dette aurait progressé de 10,8% en fin 2023. Rapporté au Produit intérieur brut (Pib) nominal de 2023, l’encours de la dette publique s’élève à près de 72,2% (soit 69,4%, hors surfinancement) en fin décembre 2023 contre 68,2% en fin décembre 2022, soit une hausse de 1,2 point de pourcentage du Pib.
Dans la section du rapport sur l’économie et les finances, l’Ansd renseigne qu’en 2022, les recettes mobilisées par l’Etat du Sénégal ont atteint 4 046,1 milliards FCfa, et s’élèvent à 4 746,5 milliards FCfa en 2023. Au même moment, les dépenses exécutées ont été de 3 957,6 milliards FCfa et 4 359,2 milliards FCfa respectivement, entraînant un besoin de financement de 917,3 milliards FCfa et de 922,8 milliards FCfa, respectivement (Tableau des opérations financières de l’Etat consolidé 2022 et 2023).

«L’encours de la dette publique est arrêté à
11 782,8 milliards de FCfa en 2022 contre 13 797,8 milliards de FCfa en 2023»

Le financement de ce besoin est assuré respectivement par une accumulation nette de passifs d’un montant global de 1 436,4 milliards et 1 728,5 milliards, ainsi que par un passif extérieur de 772,7 milliards et 1 090,1 milliards. Par rapport à l’année 2021, le financement de ce déficit a entraîné une accumulation nette de passifs de 1 031,01 milliards FCfa, soit une diminution de 258,32 milliards en 2022 et de 64,78 milliards en 2023. Ces passifs se répartissent en titres de créances (+273,7 milliards en 2022 et +123,3 milliards FCFA en 2023) et crédits (+498,91 milliards en 2022 et +966,8 milliards FCfa en 2023). Les titres de créances sont passés de 565,9 milliards FCfa en 2021 à 273,7 milliards FCfa en 2022 et 966,8 milliards de FCfa en 2023, soit un recul (absolu) respectif de 292,12 milliards et une augmentation de 400,9 milliards FCfa.
En dépit de la baisse des emprunts obligataires de l’État en 2022, l’Ansd explique que les entreprises privées ont renforcé le marché financier sous régional en mobilisant 261,5 milliards de FCfa. En 2022, les émissions de titres sur le marché régional ont totalisé 1 042,9 milliards FCfa, comprenant 799,2 milliards FCfa pour les emprunts obligataires et 243,6 milliards pour les bons du Trésor. L’encours de la dette de l’administration publique centrale est arrêté à 11 782,8 milliards FCfa, soit 68,4% du PIB en 2022, et à 13 797,8 milliards de FCfa en 2023. En 2022, la dette publique était composée de 10 097,9 milliards FCFA de dette extérieure (85,7%) et de 1 684,8 milliards FCfa de dette intérieure (14,3%). En 2023, la dette extérieure s’élève à 9 244,5 milliards FCfa (67%) et la dette intérieure à 4 553,3 milliards FCfa (33%). Les engagements sous forme de garanties s’élèvent, en cumul, à 649,0 milliards FCfa en 2022 et à 570 milliards FCfa en 2023. Les ressources de financement mobilisées ont atteint 3 392,0 milliards FCfa en 2022 et 3 907,84 milliards FCfa en 2023. Cela représente une augmentation notable de 327,25 milliards FCfa en valeur absolue, soit une progression de 10,2 % en termes relatifs.
La Situation économique et sociale nationale (Sesn) est une publication annuelle qui fait la synthèse des informations statistiques émanant de l’Ansd et des autres structures du Système national statistique (SSN), dans le cadre de l’exécution de leurs tâches quotidiennes. FALLOU FAYE
Publié dans L’observateur du Mercredi 05 Février 2025

Immunité parlementaire : Amadou Ba et Birima Mangara préservés

Le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar a rendu une décision ce jeudi rejetant la demande du procureur de la République visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara. Cette décision survient alors que l’ancien Premier ministre, Amadou Ba, est cité dans une affaire d’indemnisation relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique de certains titres fonciers au profit de la société Sofico.

Malgré les accusations, la protection juridictionnelle des députés, en vertu de leur immunité parlementaire, demeure donc en place. Ce rejet pourrait avoir des conséquences sur l’évolution de l’enquête et sur les démarches futures, mais il met également en lumière les tensions entre les exigences judiciaires et les privilèges accordés aux parlementaires.

Gel de l’aide américaine : opportunité ou menace pour l’Afrique souverainiste ?

La récente décision du président Donald Trump de suspendre pour 90 jours l’aide publique au développement des États-Unis suscite de vives réactions à travers le monde. Si cette mesure inquiète de nombreux États dépendants des financements étrangers, elle est perçue sous un autre angle par certains économistes et dirigeants africains. Pour des leaders souverainistes comme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Niger et Mali –, ce gel pourrait, paradoxalement, constituer une opportunité pour affirmer leur indépendance économique.

L’économiste Papa Demba Thiam voit dans cette suspension un signal fort qui pourrait favoriser un changement de paradigme dans la gestion économique des pays africains. Dans un entretien accordé à Le Soleil, il qualifie Trump « d’allié objectif et stratégique » pour les gouvernements africains qui prônent la souveraineté et la responsabilisation économique.

Selon lui, le président américain rejette ce qu’il appelle « la fabrique de pauvreté institutionnalisée » entretenue par certaines bureaucraties multilatérales et bilatérales. En adoptant une approche axée sur le pragmatisme des affaires, Trump pousse les États africains à revoir leur modèle économique et à s’engager dans des stratégies de développement autonomes basées sur des partenariats public-privé solides.

L’autre point positif relevé par l’économiste est l’idée que le développement ne devrait pas reposer uniquement sur les financements publics. Il estime qu’aucun État au monde ne finance à lui seul son développement. « Un État-stratège se donne les moyens conceptuels et financiers pour développer des stratégies de croissance qui offrent des opportunités d’investissement irrésistibles », explique-t-il.

Dans cette logique, l’argent public devrait servir à créer un environnement économique favorable à l’investissement privé plutôt qu’à perpétuer une dépendance aux aides extérieures. Cette vision rejoint celle défendue par plusieurs dirigeants africains, notamment Ousmane Sonko et les chefs d’État de l’AES, qui militent pour une souveraineté économique renforcée.

La suspension temporaire de l’aide américaine constitue donc un véritable test pour les économies africaines. Pour les pays qui ont construit leur budget sur ces aides, le choc pourrait être brutal. En revanche, pour ceux qui cherchent à s’émanciper de la tutelle financière étrangère, cette situation représente une occasion de démontrer leur capacité à bâtir une économie résiliente et durable.

Le défi sera de mettre en place des chaînes de valeurs nationales, régionales et internationales capables d’attirer des investissements tout en garantissant une croissance inclusive. Si les États africains parviennent à relever ce défi, cette décision de Trump pourrait, contre toute attente, marquer un tournant positif pour le continent.

Plutôt qu’une catastrophe annoncée, le gel de l’aide américaine pourrait être un catalyseur pour un changement structurel dans la manière dont les États africains envisagent leur développement. Il appartient désormais aux gouvernements concernés de transformer cette contrainte en opportunité, en renforçant leur souveraineté économique et en repensant leurs stratégies de croissance.

Loin d’être une fatalité, cette situation pourrait bien être le début d’une ère où l’Afrique cesse d’être dépendante de l’aide internationale pour devenir un acteur économique pleinement autonome et respecté sur la scène mondiale.

Bara Mbengue, lauréat du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant 2024

L’enseignant Bara Mbengue a été couronné meilleur enseignant du Sénégal en remportant le Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, lors de la troisième édition de cette distinction prestigieuse. Avec un score remarquable de 90,28 points sur 100, il a non seulement reçu une récompense financière de 20 millions de FCFA, mais a également été élevé au grade de l’Ordre national du Lion par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Avec 19 ans d’expérience dans l’enseignement public, Bara Mbengue s’est imposé comme une référence dans son domaine. Professeur de Lettres, Histoire et Géographie au Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Louga Commune, il est reconnu pour son engagement exemplaire envers ses élèves.

Le jury de cette distinction a salué sa ponctualité, son assiduité et sa disponibilité. Toujours prêt à accompagner ses élèves, il leur dispense un encadrement gratuit et met un point d’honneur à commencer ses cours à 7 heures précises chaque matin. Son dévouement lui vaut un profond respect de la part de ses élèves, qui lui sont reconnaissants pour les efforts constants qu’il déploie pour leur réussite, notamment au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM).

Bara Mbengue ne se limite pas à la salle de classe. Il joue un rôle actif au sein de la Cellule d’Animation Pédagogique, estimant que l’enseignant doit toujours continuer à apprendre et à perfectionner ses méthodes. C’est dans cette dynamique qu’il a produit plusieurs fascicules et conçu des fiches pédagogiques destinées à la lecture des œuvres au programme des classes de 4ᵉ et 3ᵉ.

Son engagement dépasse également le cadre scolaire, puisqu’il a animé deux émissions radiophoniques sur Leral FM à Louga. Ces interventions, portant sur le roman Une si longue lettre de Mariama Bâ et sur la rédaction de la dissertation en classe de 3ᵉ, ont permis de soutenir les élèves pendant la crise sanitaire de la COVID-19.

Selon les autorités administratives et scolaires, Bara Mbengue incarne les valeurs essentielles de l’enseignement : la conscience professionnelle, la disponibilité, l’ouverture d’esprit, la loyauté, le sérieux, la persévérance, l’abnégation et la compétence. Son engagement constant en faveur de l’éducation en fait une figure respectée et admirée au sein du système éducatif sénégalais.

Né le 3 juin 1973 à Coki, il poursuit sa mission avec passion et détermination, inspirant ses collègues et les générations futures d’enseignants.

Outre le sacre de Bara Mbengue, deux autres enseignants ont été récompensés pour leur mérite. Momath Kébé, avec un score de 83,69 points sur 100, et Amadou Lamine Mané, avec 81,12 points sur 100, ont reçu chacun une récompense de 5 millions de FCFA.

Français tué Mbour par un malade mental : Ansoumana DIONE indexe l’absence de politique de santé mentale au Sénégal.

Ce drame si regrettable est survenu ce mercredi 05 février 2025 à Mbour. Un malade mental qui poignarde à mort un ressortissant français, laissant une épouse déboussolée. Pourtant, selon les informations distillées dans la presse, elle n’avait cessé d’alerter les autorités administratives et la police. Malheureusement, l’irréparable s’est produit et personne ne sait à qui le prochain tour. En fait, ce régime du Président Bassirou Diomaye FAYE ne s’intéresse pas, du tout, aux multiples problèmes des malades mentaux et des toxicomanies. Jusqu’ici, notre pays ne dispose pas de politique de santé mentale. Paradoxalement, cet élément ne figure même pas dans leur référentiel « Sénégal 2050 ».

Comment dans un pays normal comme le Sénégal, en ce début du 21e siècle, la presque totalité des grandes villes ne dispose pas de services psychiatriques. Et, l’accès aux traitements et notamment aux médicaments, constituent de vrais casse-têtes pour les familles concernées. Pire, le Sénégal demeure et reste confronté à un déficit criard de personnels soignants : psychiatres, psychologues, entre autres, ce qui rend presque impossible la prise en charge adéquate des personnes atteintes de maladies mentales et victimes de toxicomanies. De plus en plus, les troubles mentaux gagnent de l’ampleur dus à plusieurs facteurs dont le chômage, les accidents de la route, la drogue, etc.

Attention, le régime en place a beaucoup intérêt à intégrer cette question essentielle dans leur priorité. Si le capital humain est le maillon sur lequel ces nouvelles autorités comptent véritablement pour faire développer le Sénégal, il va falloir obligatoirement qu’elles revalorisent la santé mentale et la lutte contre l’usage abusif de l’alcool et de la drogue. Malheureusement, le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sous la conduite du Ministre Ibrahima SY et de son équipe, n’a aucune vision par rapport à l’état de santé mentale des sénégalais. Heureusement qu’il existe l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui fait un excellent travail.

Le 06 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) – Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

Suspension des programmes de l’USAID à Ziguinchor : 300 familles de déplacés menacées de se retrouver sans abri, selon le maire de Boutoupa-Camaracounda

Ziguinchor, 5 février 2025 – La suspension des programmes de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) inquiète les autorités locales en Casamance. Selon Ousmane Sanding, maire de Boutoupa-Camaracounda, cette décision met en péril 300 familles de déplacés récemment revenues dans la région, qui comptaient sur le programme Shelter for Life pour la construction de leurs habitations.

“La suspension des programmes d’accompagnement de l’USAID ne fait qu’aggraver la situation des populations déplacées de retour en Casamance. Le programme Shelter for Life, qui soutenait 300 familles dans la reconstruction de leurs maisons, est désormais à l’arrêt. Ces familles vulnérables risquent de se retrouver sans abri alors qu’elles venaient de rentrer dans leur terroir cette année”, a déclaré le maire.

Ousmane Sanding s’exprimait en marge d’un comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des déplacés en Casamance. Il a alerté sur l’urgence de la situation, alors que la saison des pluies approche.

“Ces 300 familles comptaient sur ce programme pour reconstruire leurs logements. Avec son arrêt brutal et sans solution de rechange, elles risquent de voir leurs habitations inachevées ou s’effondrer sous les pluies. Nous demandons au comité régional d’intégrer ces familles dans le processus de retour afin de trouver une alternative rapide”, a-t-il insisté.

Le maire a rappelé que ces familles sont réparties dans plusieurs communes : Boutoupa-Camaracounda, Niaguis, Nyassia, Oulampane, Kataba (région de Ziguinchor) et Djibanar (région de Sédhiou).

“Sans une solution rapide, cette situation risque de décourager de nombreux déplacés de rentrer chez eux. Si les États-Unis ne renouvellent pas le programme Shelter for Life, nous devons dès maintenant envisager des alternatives pour garantir un retour digne et sécurisé à ces populations”, a-t-il conclu, tout en saluant la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance.

Alexis SAGNA

Gel de l’aide publique américaine : une opportunité pour les États souverainistes africains ?

La récente décision du président américain Donald Trump de suspendre pendant 90 jours l’aide publique au développement destinée aux pays pauvres suscite des réactions contrastées. Si cette mesure inquiète certains gouvernements et organisations internationales, elle pourrait en revanche représenter une opportunité pour les États africains aux orientations souverainistes, tels que le Sénégal sous Ousmane Sonko ou les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

Selon l’économiste Papa Demba Thiam, cette décision pourrait paradoxalement bénéficier aux pays africains désireux d’affirmer leur souveraineté économique. « La première bonne nouvelle, c’est que, quoi qu’on puisse dire, le président Donald Trump est devenu un allié objectif et stratégique pour les pays africains qui ont des gouvernements responsables et souverainistes », affirme-t-il dans un entretien avec Le Soleil.

Pour l’expert en développement industriel intégré, Trump remet en cause un modèle de dépendance perpétuée par les bureaucraties multilatérales et bilatérales. Il privilégie une approche où les relations économiques doivent être fondées sur des principes de réciprocité et d’intérêts mutuels. « Il gouverne comme on fait des affaires dans le privé : si ce n’est pas une affaire gagnant-gagnant, ça n’intéresse personne », souligne Thiam.

Cette posture pourrait inciter les gouvernements africains à revoir leur modèle économique et à renforcer leurs capacités internes pour nouer des partenariats équilibrés. En développant des stratégies économiques solides et en misant sur des investissements structurants, les États africains pourraient se positionner comme des interlocuteurs respectés sur la scène internationale.

Papa Demba Thiam voit également dans cette suspension de l’aide américaine un signal fort en faveur d’une refonte des politiques économiques africaines. « C’est une hérésie de croire qu’un gouvernement aurait la responsabilité de financer le développement », affirme-t-il. À ses yeux, le rôle de l’État ne doit pas être de financer directement la croissance, mais plutôt de créer un environnement propice à l’investissement.

Cela implique notamment la mise en place de stratégies économiques qui favorisent la participation du secteur privé à la construction des infrastructures et au développement des chaînes de valeur nationales, régionales et internationales. L’argent public, selon Thiam, devrait être utilisé pour libérer les forces productives et favoriser une croissance inclusive.

Pour les gouvernements africains adoptant une posture souverainiste, comme ceux de l’AES ou du Sénégal sous Ousmane Sonko, cette situation pourrait être une opportunité pour repenser leur modèle de développement. Plutôt que de dépendre des aides extérieures, ces États pourraient être amenés à renforcer leurs stratégies économiques, à diversifier leurs partenariats et à stimuler l’investissement national et régional.

Affaire West African Energy : duel judiciaire entre Samuel Sarr et Moustapha Ndiaye

L’affaire opposant les actionnaires de West African Energy (WAE) connaît de nouveaux rebondissements. Hier, le juge du deuxième cabinet a interrogé Moustapha Ndiaye, importateur de riz et actionnaire à hauteur de 15% dans l’entreprise. Ce dernier revendique également le poste de président du conseil d’administration (PCA), ce qui constitue le principal point de discorde avec Samuel Sarr, ancien ministre sous Wade et lui aussi détenteur de 15% des parts de la société.

L’affaire a pris une tournure judiciaire en novembre 2024, lorsque Samuel Sarr a été placé sous mandat de dépôt pour abus de confiance, à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye. Selon ce dernier, l’ex-ministre aurait agi en violation des intérêts de l’entreprise, ce qui a mené à son incarcération.

Depuis, les avocats de Samuel Sarr ne cessent de réclamer sa mise en liberté provisoire. Mais, comme le rapporte Libération, le parquet a rejeté leur demande du 22 janvier 2025, laissant son sort entre les mains du juge d’instruction. Ce dernier devra désormais trancher sur la possibilité d’une libération sous conditions ou d’un maintien en détention.

Jusqu’ici, l’affaire semblait largement défavorable à Samuel Sarr, incarcéré depuis plus de deux mois. Mais l’audition de Moustapha Ndiaye par le juge du deuxième cabinet pourrait redistribuer les cartes. Son rôle dans la gouvernance de WAE ainsi que la légitimité de son statut de PCA pourraient être examinés de plus près.

En effet, Samuel Sarr et son entourage contestent formellement l’autorité de Moustapha Ndiaye à la tête du conseil d’administration. Ce différend actionnarial est au cœur du litige et pourrait influencer la suite des événements.

Pour l’instant, l’ancien ministre reste en prison, sans garantie de libération prochaine. Son avenir dépendra de la décision du magistrat instructeur, qui pourrait, à tout moment, valider ou rejeter la demande de liberté provisoire introduite par sa défense.

En parallèle, l’évolution de l’interrogatoire de Moustapha Ndiaye pourrait être déterminante. Si de nouveaux éléments viennent éclairer les zones d’ombre du dossier, l’affaire pourrait prendre une nouvelle tournure, impactant non seulement les deux protagonistes, mais aussi l’ensemble des investisseurs de West African Energy.

Paiement des bourses étudiantes : le ministère annonce un début de versement ce jeudi 6 février

Les étudiants des établissements d’enseignement supérieur du Sénégal recevront leurs bourses à partir de ce jeudi 6 février 2025, selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, relayé par le journal Les Échos. Cette annonce intervient dans un contexte de tension marqué par des manifestations d’étudiants réclamant le paiement de leurs allocations.

Le ministère précise que les paiements débuteront par les allocations du mois de janvier 2025, qui seront réglées en priorité. Quant aux arriérés couvrant la période d’octobre 2023 à septembre 2024, ils feront l’objet d’un règlement progressif en raison des montants élevés à couvrir.

« Les étudiants percevront leurs bourses à partir du 6 février, avec une priorité accordée aux allocations du mois de janvier. Le paiement des arriérés se fera progressivement », indique le communiqué du ministère.

L’annonce de ce paiement survient au lendemain d’un mouvement de protestation des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Mécontents du retard dans le versement de leurs bourses, plusieurs d’entre eux sont descendus dans la rue ce mercredi 5 février, bloquant l’avenue Cheikh Anta Diop et affrontant les forces de l’ordre.

Les échauffourées entre étudiants et policiers ont conduit à des affrontements tendus, avec des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogène. Ces manifestations témoignent du malaise grandissant au sein de la communauté estudiantine face aux retards récurrents dans le paiement des allocations d’études.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des bourses universitaires au Sénégal. Ces dernières années, les retards de paiement sont devenus fréquents, suscitant colère et frustration chez les étudiants, dont beaucoup dépendent de ces allocations pour subvenir à leurs besoins.

Réaménagement au sein des filiales de la CDC : Une vague de nominations sous haute tension

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal vient d’opérer d’importants changements dans la direction de plusieurs de ses filiales. Ces nominations interviennent dans un contexte marqué par des critiques sur la concentration présumée des pouvoirs entre les mains de Fadilou Keita, actuel Directeur général de la CDC.

Synapsys, filiale spécialisée dans les services informatiques et la transformation numérique, a un nouveau visage à sa tête. Mariétou Diémé Dia a été nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA), une décision qui marque un tournant pour l’entreprise. En parallèle, El Hadji Amadou Samba a été promu Directeur Général Adjoint (DGA), renforçant ainsi l’équipe dirigeante dans un secteur clé pour la modernisation des services publics.

La Caisse des Marchés Publics du Sénégal (CDMP), un acteur essentiel dans la gestion des finances publiques, connaît également un réaménagement significatif. Maimouna Fall a été désignée nouvelle PCA, tandis qu’Abdou Diop Faye a été nommé DGA. Ce duo aura la lourde tâche de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des marchés publics, dans un contexte où les réformes économiques sont au cœur des débats.

CDC-Habitat, anciennement CGIS, n’échappe pas à la vague de nominations. Ibrahima Traoré a été porté à la tête du Conseil d’Administration en tant que PCA. Toutefois, c’est la nomination de Bouna Kanté comme DGA par intérim qui a le plus retenu l’attention. Ancien secrétaire général de la structure, il est réputé pour sa proximité avec l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, une nomination qui alimente les spéculations sur d’éventuels enjeux politiques derrière ces réajustements.

Ces nouvelles désignations suscitent diverses interprétations. Si certains y voient une volonté de renforcer la gouvernance des filiales de la CDC, d’autres estiment qu’elles s’inscrivent dans une logique de repositionnement politique. Les accusations voilées à l’égard de Fadilou Keita, soupçonné de vouloir présider tous les Conseils d’Administration, ajoutent une dimension supplémentaire aux débats en cours.

Kolda : L’armée détruit plus de 3 hectares de chanvre indien à Saré Koundian

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les trafics illicites, les forces de la zone militaire numéro 6 ont mené une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la commune rurale de Médina El Hadj, département de Kolda. Dans la nuit du mardi au mercredi, plus de 3 hectares de cette drogue, cultivée à grande échelle par des populations le long de la frontière avec la Guinée-Bissau, ont été entièrement détruits.

Le village de Saré Koundian, où s’est déroulée l’intervention militaire, est connu pour être un foyer de culture du chanvre indien. Cette activité illicite alimente un trafic de drogue qui s’étend bien au-delà de la région, favorisant l’insécurité dans les zones frontalières. Le chanvre indien, souvent appelé « l’herbe qui tue », constitue une menace non seulement pour la santé publique mais aussi pour la stabilité socio-économique de la région.

L’opération, menée avec rigueur, visait à éradiquer cette culture illicite et à dissuader les cultivateurs et trafiquants. Grâce à l’engagement des éléments de la zone militaire numéro 6, les plants ont été détruits et la menace neutralisée, du moins temporairement.

La commune rurale de Médina El Hadj, située à la frontière avec la Guinée-Bissau, a longtemps été le théâtre d’actes de banditisme : trafic de drogue, vol de bétail, attaques à main armée. Ces activités criminelles, souvent facilitées par la porosité des frontières, ont causé d’énormes préjudices aux populations locales.

Cependant, avec l’implication constante de l’armée et des forces de sécurité, la situation évolue positivement. De nombreuses interventions ont été menées ces derniers mois pour traquer les criminels et assainir la zone. Les habitants, qui vivaient autrefois dans la peur, retrouvent progressivement un sentiment de sécurité et de sérénité.

L’action de l’armée s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites et la criminalité transfrontalière. L’État sénégalais, conscient des enjeux sécuritaires dans cette région sensible, multiplie les efforts pour rétablir l’ordre et renforcer la présence des forces de défense et de sécurité.

Kaolack – Conférence internationale sur la paix et la stabilité : L’enseignement de Baye Niass pour résoudre la crise au sein de la CEDEAO

Le Comité de pilotage de la Conférence internationale sur la paix et la stabilité, qui se tiendra le samedi 8 février à Kaolack, au centre du pays, a fait face à la presse ce mercredi. La résolution des crises, notamment celle qui secoue la CEDEAO après la sortie du Mali, du Niger et du Burkina Faso pour rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que la contribution de l’enseignement islamique à la résolution des problématiques spirituelles et temporelles, seront au cœur des débats.

Pour cette 7ᵉ édition, le thème “Paix et stabilité dans le monde” sera abordé par plusieurs conférenciers, notamment Cheikh Mouhamadoul Mahi Cissé, de l’Institut Islamique Afro-Américain (IIAA) de Kaolack et porte-parole de Médina Baye, ainsi que Cheikh Mouhamadoul Khoureissy Niass, secrétaire de l’Union parlementaire des États membres de la coopération islamique. L’événement se déroulera sous la présidence du Khalife général de la Faydha Tidianya, également président de l’Union islamique africaine, a assuré Cheikh Baye Cissé.

Conscient du rôle central que peut jouer la Faydha Tidianya dans la crise politique qui secoue la sous-région, l’initiateur de la conférence entend mettre tout en œuvre pour aboutir à une issue favorable et à un règlement définitif de ce différend politico-diplomatique.

“Notre guide spirituel Baye Niass a toujours œuvré pour unifier les peuples au-delà de leurs différences sociales, ethniques et même religieuses. Nous voulons utiliser ses enseignements et ses actions pour résoudre des crises comme celle de la CEDEAO. À travers la Faydha Tidianya, il a tissé des liens solides de fraternité et de paix entre des peuples qui, autrefois, se regardaient en chiens de faïence. L’exemple du Nigeria en est une illustration concrète pour toute la Oummah.”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

Des délégations du Tchad, du Cameroun, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire seront présentes à Kaolack durant 72 heures. “Nous avons initié cette conférence internationale depuis 2016, mais en raison de la pandémie de COVID-19, nous avons dû annuler deux éditions. Cette année, la grande nouveauté est le choix de Kaolack comme ville hôte, alors que les éditions précédentes se tenaient à Dakar”, a-t-il précisé.

En marge de la conférence, un centre d’enseignement islamique multifonctionnel dédié aux orphelins et aux démunis sera inauguré. Ce centre, basé sur un système d’internat bannissant la mendicité, intégrera également des champs agricoles au niveau du village de Keur Baka, dans le département de Kaolack.

Ce rendez-vous spirituel et diplomatique s’annonce donc comme un cadre essentiel de réflexion et d’action en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

MAIN LEVÉE DE LA DSCOS SUR LES LOTISSEMENTS DES IMPACTÉS DE LA VDN2, VDN3 ET BRT : Babacar Mbaye Ngaraf obtient gain de cause

Babacar Mbaye Ngaraf a obtenu une avancée importante pour les bénéficiaires des lotissements à Yeumbeul Nord et sur le site de recasement des impactés grâce à une décision favorable du Directeur Général de la DSCOS.

La sortie de Babacar Mbaye Ngaraf dans les colonnes du « Dakarois Quotidien » a eu l’effet escompté : sa lutte pour la cause des impactés des projets d’aménagement des VDN2, VDN3 et du BRT a porté ses fruits. Le Président du collectif des impactés de la VDN a, en effet, obtenu gain de cause concernant les lotissements dits « site de recasement des impactés » et « Yeumbeul Nord Prés Gadaye », une décision saluée par les bénéficiaires.
Le Directeur général de la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) a autorisé les bénéficiaires à poursuivre leurs travaux de construction, en conformité avec les règlements d’urbanisme en vigueur. Une avancée importante pour les populations, qui avaient exprimé leur frustration face aux retards dans la délivrance des permis de construire et l’absence d’infrastructures adaptées.
Babacar Mbaye Ngaraf s’est exprimé avec reconnaissance après cette décision. « Nous voudrions d’abord rendre grâce à Dieu, et remercier Monsieur le Premier ministre ainsi que ses services pour leur disponibilité, leur ouverture et leur réactivité face aux préoccupations des populations impactées », a-t-il déclaré. Il a aussi salué « la diligence et la responsabilité » avec lesquelles les autorités ont répondu aux attentes des citoyens, précisant qu’il est important de résoudre les problèmes de manière responsable et collaborative.
Cependant, Babacar Mbaye Ngaraf ne compte pas s’arrêter là. Lors de son intervention, il a également formulé de nouvelles demandes, notamment l’implication du Premier ministre pour une main levée sur le Plan d’Urbanisme Directeur (PUD) de Guédiawaye. Cette action permettrait aux populations locales de disposer et jouir des équipements et terrains à usage d’habitation qui leur ont été affectés, facilitant ainsi leur accès à un cadre de vie décent.
Le collectif des impactés n’a pas manqué de rappeler les souffrances des victimes du lotissement de feu Baidy Seye, principalement composées de veuves, jeunes émigrés et fonctionnaires retraités. Ces populations attendent une compensation équitable pour les préjudices subis. Mbaye Ngaraf a insisté sur l’importance de cette démarche pour garantir justice et dignité à ces familles vulnérables.
Dans cette dynamique, le président du collectif appelle à un engagement collectif, où gouvernants et gouvernés unissent leurs forces pour la résolution de ces problèmes, afin de permettre à chacun de vivre dans un environnement propice à son épanouissement.
Ainsi, si la première étape a été franchie avec succès grâce à l’issue favorable pour les lotissements, Babacar Mbaye Ngaraf et son collectif ne comptent pas relâcher leurs efforts pour obtenir des compensations pour les victimes et la levée des restrictions qui pèsent encore sur certains territoires.
Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°390 – 06/02/2025

🔴 CASAMANCE / SUSPENSION DES PROGRAMMES DE L’USAID : 300 FAMILLES MENACÉES DE SANS-ABRISME
🔴 APRÈS L’INTERVIEW AVEC LE « DAKAROIS QUOTIDIEN » SUR LES IMPACTÉS DES VDN2, VDN3 ET BRT : BABACAR MBAYE NGARAF OBTIENT GAIN DE CAUSE

🔴 PRÉPARATIFS MONDIAL 2025 : TROIS MATCHS AMICAUX SÉNÉGAL-SEYCHELLES EN VUE
🔴 RÉHABILITATION DU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR : DE VASTES PROJETS DANS L’ESPACE EXTÉRIEUR

Braquage spectaculaire à Touba : 12 malfaiteurs encagoulés s’emparent des coffres-forts d’une épicerie

Un braquage d’une rare violence s’est produit hier soir à Ndindy, un quartier de Touba, où une bande de douze malfaiteurs encagoulés a pris d’assaut une épicerie bien connue sous le nom de « Épicerie Serigne Abdou Fatah ». Les assaillants, lourdement armés, ont réussi à neutraliser les gardiens avant de s’emparer des coffres-forts et de disparaître dans la nature.

D’après les premiers témoignages, les malfaiteurs ont opéré avec une organisation quasi-militaire. Arrivés à bord d’un véhicule 4×4 volé, ils ont d’abord forcé l’entrée de l’établissement avant d’immobiliser les gardiens en les ligotant. L’un d’eux a été violemment frappé à la tête avec une crosse de fusil, ce qui l’a contraint à céder.

Une fois à l’intérieur, les braqueurs ont exigé les clés des coffres-forts et ont vidé les caisses de l’épicerie. Selon le gérant, qui peine encore à se remettre de l’attaque, le butin s’élèverait entre 8 et 10 millions de francs CFA. « Ils savaient exactement où chercher et ont évité soigneusement les caméras de surveillance », a-t-il confié, encore sous le choc.

Avant de prendre la fuite, les malfaiteurs ont effectué un tir en l’air, vraisemblablement pour décourager toute tentative d’intervention des riverains ou des forces de l’ordre. Ils ont ensuite abandonné leur véhicule à quelques kilomètres du lieu du crime, rendant leur identification plus complexe pour les enquêteurs.

Cet incident relance le débat sur l’insécurité grandissante dans la ville sainte de Touba. Les habitants des quartiers environnants, notamment Usine Glace, Ndindy et Keur Serigne Niane Diop, dénoncent un climat d’insécurité de plus en plus pesant.

Les autorités locales et la police judiciaire ont ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce braquage audacieux. Les premières pistes indiquent une possible complicité interne, les assaillants ayant démontré une connaissance précise des lieux et des habitudes des employés.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 05 Février 2025

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères : 

•      Monsieur Moustapha NDOUR, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 514 533/C, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Mali, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Frank-Walter STEINMEIER, Président de la République fédérale d’Allemagne, en remplacement de MonsieurCheikh Tidiane SALL, appelé à d’autres fonctions ;

•       MonsieurIbrahima SECK, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 518 954/D, précédemment Premier conseiller à l’Ambassade du Sénégal en Malaisie, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal à Oman, auprès de Sa Majesté Haitham Bin TARIQ Al Saïd, Sultan d’Oman, en remplacement de Monsieur Serigne Aliou DEME.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce :

•       Monsieur Seydina Aboubacar Sadikh NDIAYE, Commissaire aux Enquêtes économiques, matricule 604457/D, Conseiller spécial à la Primature, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Industrie et du Commerce, en remplacement de Monsieur Makhtar LAKH.

•       Monsieur Assane Diankha, Commissaire aux Enquêtes économiques, est nommé Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), en remplacement de Madame Ndèye Oumou NDIAYE.

Au titre du Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires : 
•       Monsieur Babacar GUEYE, Professeur de classe exceptionnelle, Spécialiste du Droit de la mer, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), en remplacement de Madame Sokhna BENGA appelée à d’autres fonctions. 

Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités :

•       Monsieur Gade Kounta, Ingénieur en Génie civil, manager des infrastructures publiques, est nommé Coordonnateur national du Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), en remplacement de Monsieur Cheikh DIOP.
•       Monsieur Serigne NDIAYE, Ingénieur des grands travaux, génie civil, est nommé Coordonnateur national du Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES), en remplacement de Madame Aissatou Diokhané Sow.

Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique

•       Monsieur Mamadou Lamine SENE, Ingénieur en électronique et technologies numériques, est nommé Président du Comité directeur du Fonds de Développement du Service universel des Télécoms (FDSUT), en remplacement de Monsieur Serigne Abdoul Ahad Ndiaye ;

•       Monsieur Boubacar Roger THIAM, Expert en Ingénierie financière et Data Science, est nommé Directeur de la Promotion de l’Economie numérique et du Partenariat, en remplacement de Madame Bitilokho Ndiaye.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 05 Février 2025 .

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 05 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a remercié les populations qui se sont mobilisées lors de la 9ème édition des Journées « Setal Sunu Réew ». Il a ensuite demandé au Gouvernement de procéder à une évaluation générale de la mise en œuvre du concept « Setal Sunu Réew » et de son appropriation durable par les populations. Il convient notamment d’intégrer davantage les cibles scolaires prioritaires, les élèves (des écoles et daara), mais également les conseils et associations de quartier soutenus par la mobilisation permanente des structures et services publics tels que la SONAGED et de toutes les bonnes volontés.
       
          Le Sénégal doit promouvoir une culture de propreté et de préservation du cadre de vie.  Dès lors, le Président de la République a demandé au Premier Ministre de lui proposer un nouveau format de la Journée nationale de mobilisation citoyenne qui sera lancé lors des festivités du 04 avril 2025, marquant le 65ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce nouveau format d’engagement citoyen doit constituer un axe majeur du Programme national de Promotion de la Citoyenneté placé sous la coordination du Premier Ministre.
          
          Le Chef de l’Etat a abordé la problématique du rôle de l’enseignant et de l’école dans le renforcement de la citoyenneté et de la construction nationale.  La matérialisation de la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère repose sur un engagement patriotique exemplaire en particulier dans l’espace scolaire. Il a demandé au Ministre de l’Education nationale et au Ministre de la Formation professionnelle et technique de travailler avec tous les acteurs de la communauté éducative et le Ministère des Forces armées pour renforcer l’instruction civique dans les curricula et la vulgarisation des valeurs de discipline, de solidarité et d’excellence dans le système éducatif. Il a exhorté le Gouvernement à veiller au fonctionnement optimal des établissements scolaires et au renforcement permanent de l’encadrement des élèves et apprenants dans le contexte du développement du numérique et de l’Intelligence artificielle. 
 
            Le Président de la République a rendu un hommage particulier à toutes les générations d’enseignants qui ont œuvré sans relâche pour asseoir la formation de qualité des élèves et contribuer au rayonnement de notre système éducatif.  Il a magnifié le rôle primordial et la place fondamentale des enseignants dans la valorisation du capital humain national.  La Nation reconnaissante, va d’ailleurs organiser, le 06 février 2025, sous l’égide du Ministère de l’Education nationale, la cérémonie de remise du Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’Enseignant que le Président de la République présidera. 
 
           Le Chef de l’Etat a saisi l’occasion de ce Conseil pour saluer le travail remarquable des hommes de Lettres ainsi que la vitalité de la production littéraire nationale dans tous les domaines. Ce qui constitue un patrimoine inestimable pour le Sénégal. En sa qualité de Premier protecteur des Arts et des Lettres du Sénégal, il a rappelé au Gouvernement l’impératif de promouvoir le livre et la lecture dans le système éducatif et dans l’enseignement supérieur. A cet effet, il a demandé au Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et au Secrétaire d’Etat à la Culture, en relation avec les Ministres en charge de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et technique, de l’Enseignement supérieur, des Collectivités territoriales, de la Communication et du Numérique, d’accentuer les efforts en matière de promotion du livre et de la lecture, notamment des publications nationales et africaines. Il a aussi indiqué l’urgence de restructurer et de renforcer le Fonds d’aide à l’édition et de développer une politique innovante de modernisation des bibliothèques et salles de lecture dans les établissements scolaires, universitaires et d’enseignement supérieur, à la lumière des opportunités et innovations du numérique favorisant l’essor du livre numérique. Il a, par ailleurs, invité le Ministre en charge de la Culture à mobiliser l’assistance et les partenariats nécessaires afin de mieux accompagner les associations d’écrivains. Ces organisations, d’utilité publique, doivent être davantage impliquées dans la mise en œuvre des politiques publiques notamment celles culturelles relevant de l’Agenda national de Transformation à l’horizon 2050. Il a demandé au Ministre et au Secrétaire d’Etat en charge de la Culture de préparer, avec l’ensemble des hommes de Lettres du Sénégal, l’organisation, en fin juin 2025, d’un Forum national sur le livre et la lecture avec la participation de toutes les parties prenantes.           L’ancrage de l’économie sociale et solidaire dans la vie nationale demeure un facteur de mobilisation des populations et un puissant catalyseur de succès dans la mise en œuvre des politiques publiques. C’est dire que la politique nationale en la matière doit favoriser la transformation des systèmes de production et de financement mais également l’intensification de la création d’activités génératrices de revenus et d’emplois durables et décents dans toutes les localités du pays. A cet effet, le Président de la République a invité le Premier Ministre à tenir, d’ici fin mars 2025, un Conseil interministériel sur l’économie sociale et solidaire afin de proposer une nouvelle feuille de route ambitieuse. Il a aussi indiqué au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, la nécessité de poursuivre les actions visant l’accélération des procédures d’obtention des agréments. Les réformes pour le développement des coopératives agricoles et paysannes initiées par le Ministre de l’Agriculture et le Secrétaire d’Etat chargé des organisations paysannes doivent aussi être soutenues. 
          Enfin, le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et l’ensemble du Gouvernement pour toutes les diligences accomplies ayant permis le lancement, le lundi 3 février 2025, à Fass Touré, dans le département de Kébémer, de la phase 2 de l’important projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural.
         Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil de la finalisation d’une étape essentielle des travaux de mise en œuvre opérationnelle de l’Agenda Sénégal 2050, à savoir l’élaboration de la liste des projets, programmes et réformes de la période 2025-2029, soumise à la validation de Monsieur le Président de la République.
         Le travail de déclinaison stratégique a abouti à un portefeuille global de deux cents soixante-seize (276) projets et programmes, dont soixante (60) considérés comme prioritaires, ainsi qu’à une quarantaine de réformes structurelles à entreprendre. Il a relevé le défi majeur que constitue la mise en œuvre agile et structurée de cet agenda. 
         Dans ce sillage, le Premier Ministre a relevé l’articulation à assurer avec environ cinq cents (500) projets et programmes en cours. Ce nombre est ressorti des travaux qu’il avait demandé de mener avant toute dépense d’investissement sur le premier trimestre 2025. À l’analyse de ces projets par le Groupe de travail, il ressort des constats préoccupants relatifs à certains projets, notamment :
–         une durée de vie supérieure à cinq voire dix ans ;
–         de faibles taux de réalisation inférieurs à 20% malgré une longue durée d’implantation ;
–         l’inexistence de dépenses d’investissement au profit de charges de fonctionnement ;
–         le chevauchement d’objectifs sur plusieurs ministères ;
–         l’absence de reporting régulier à la tutelle technique pour des projets opérés par des entités du secteur parapublic.
         Le Premier Ministre a ainsi demandé au Groupe de travail de poursuivre ses analyses en proposant des mesures de rationalisation, notamment des fusions dans les projets et programmes du plan quinquennal 2025-2029 et des suppressions.
         Enfin, le Premier Ministre a invité le Ministre des Finances et du Budget à veiller au strict respect, par les liquidateurs du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), du dispositif juridique régissant les modalités de liquidation de ces entités. Dans ce cadre, il a demandé au Ministre, en relation avec ses collègues chargés de la Fonction publique et du Travail et le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre, dans les meilleurs délais, les options ouvertes en concernant le traitement de la situation du personnel.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
 
•       Le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a fait le bilan d’étape de la préparation du pèlerinage à la Mecque édition 2025 ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a présenté la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024 et le processus de révision et d’actualisation de la Loi d’Orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) ;
 
•       Le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement a fait une présentation des Programmes et projets prioritaires 2025-2029.

Casamance : plus de deux millions de mètres carrés déminés, mais des défis subsistent

La Casamance, longtemps marquée par un conflit de plus de 40 ans, poursuit son chemin vers la paix et la reconstruction. Entre 2008 et 2024, plus de 2,2 millions de mètres carrés ont été déminés, selon l’ambassadeur Papa Magueye Diop, directeur du Centre national d’action antimine au Sénégal (CNAMS). Cette avancée majeure a permis de sécuriser 54 localités dans 141 zones et de neutraliser 504 engins explosifs.

Ces données ont été révélées lors du comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des populations déplacées, qui s’est tenu à Ziguinchor. L’objectif principal du plan est d’achever le déminage de 20 localités, dont 14 sont actuellement abandonnées. Pour les autorités, le déminage est un impératif pour permettre aux populations déplacées de retrouver leurs terres et de reconstruire leur vie.

Le gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, a insisté sur l’importance d’accélérer le processus de déminage pour concrétiser le retour des populations déplacées. « Pour que le retour des déplacés puisse être effectif dans les terroirs, il faut impérativement accélérer le processus de déminage », a-t-il déclaré.

Face à cette urgence, l’État sénégalais a annoncé une allocation de 15 milliards de francs CFA pour intensifier le déminage en Casamance. Cette annonce a été bien accueillie par les autorités locales, mais certains élus estiment que ces fonds restent insuffisants au regard de l’ampleur du travail à accomplir.

Maurice Diédhiou, président du Conseil départemental d’Oussouye, a exprimé son inquiétude quant à l’absence d’opérations de déminage dans certaines zones. « Rien n’a été fait dans ma localité, notamment à Santhiaba Manjack, où plusieurs villages restent toujours abandonnés à cause des mines », a-t-il regretté. De son côté, le maire d’Oulampane, Sagar Coly, a exhorté les autorités à accélérer les opérations pour éviter que le retour des déplacés ne soit freiné.

Depuis le début du conflit en Casamance, les mines antipersonnel ont causé d’importants dégâts humains et matériels. Selon les chiffres officiels, 870 victimes de mines ont été recensées, dont 186 souffrent encore de séquelles physiques. Malgré les efforts de déminage entrepris, de nombreuses zones restent encore dangereuses, rendant difficile l’accès aux terres agricoles et aux habitations.

Cependant, une lueur d’espoir se dessine pour la région, qui connaît une accalmie notable depuis les opérations militaires menées par l’armée nationale il y a deux ans. Ces interventions ont permis de démanteler plusieurs bases rebelles et d’assurer un meilleur contrôle du territoire. Cette dynamique positive s’est accélérée en mai 2024, lorsque 250 combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont officiellement déposé les armes lors d’une cérémonie à Mongone, dans le département de Bignona.

L’ambition du gouvernement sénégalais est de faire du pays un territoire sans mines d’ici 2026. Un objectif ambitieux, mais qui reste conditionné à la mobilisation des ressources financières et à la coopération entre les différents acteurs impliqués.

La sécurisation des zones affectées est essentielle pour garantir une paix durable et permettre aux populations de retrouver une vie normale. Toutefois, les défis restent nombreux, notamment en ce qui concerne la cartographie précise des zones minées et la formation des démineurs.

Magal de Porokhane 2025 : Barthélémy Dias en quête de bénédictions pour un Sénégal uni et apaisé

À l’occasion du Magal de Porokhane 2025, un événement de grande spiritualité en hommage à Mame Diarra Bousso, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a été reçu par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Dans une atmosphère empreinte de foi et de recueillement, il a présenté ses vœux de longévité et de santé au guide spirituel de Touba.

Le Magal de Porokhane, qui célèbre la mémoire de Sokhna Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, est un moment privilégié de prière et de dévotion pour des milliers de fidèles venus de tout le Sénégal et d’ailleurs. Dans ce cadre, la rencontre entre Barthélémy Dias et le Khalife a revêtu une signification particulière, témoignant du respect et de l’attachement de l’ancien édile aux valeurs spirituelles de la confrérie mouride.

Au-delà de cette rencontre avec le Khalife général, Barthélémy Dias a également eu l’honneur de recevoir les prières bienveillantes de Serigne Moussa Nawél Mbacké et de Sokhna Bally Mbacké. Ces moments d’échanges et de bénédictions ont été l’occasion pour lui de formuler un vœu fort : celui d’un Sénégal uni, apaisé et prospère.

Dans un contexte marqué par des tensions et des défis politiques, l’appel de Barthélémy Dias à “marcher vers l’essentiel” résonne comme une invitation au dialogue, à la solidarité et à la préservation de la paix sociale.

Cette démarche de l’ancien maire de Dakar souligne son attachement aux valeurs spirituelles et à l’unité nationale. À l’image d’autres figures politiques ayant participé au Magal, Barthélémy Dias semble vouloir inscrire son action dans une dynamique de rassemblement et de quête de sérénité pour le pays.

Rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom : Seydi Gassama réaffirme son soutien à Ndingler

La récente rencontre entre le Premier ministre Ousmane Sonko et l’homme d’affaires Babacar Ngom continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, qui a tenu à réaffirmer son engagement en faveur des habitants de Ndingler.

Sur le réseau social X, l’activiste des droits de l’homme a réagi à la publication d’une photo où l’on aperçoit le chef du gouvernement aux côtés du fondateur du groupe Sedima. « Les soutiens de Babacar Ngom se réjouissent pour une photo avec Ousmane Sonko. Tant que Ndingler luttera, Amnesty International Sénégal restera à leurs côtés », a-t-il déclaré.

Seydi Gassama a également mis en garde contre toute solution qui ne tiendrait pas compte des revendications des populations locales. Il a averti que si un règlement du litige foncier était décidé sans l’adhésion des habitants de Ndingler, l’affaire pourrait être portée devant les juridictions régionales et internationales. « Toute solution qui ne tiendra pas compte de leurs revendications légitimes fera l’objet de recours devant les juridictions régionales et l’ONU », a-t-il insisté.

Le conflit entre Babacar Ngom et les populations de Ndingler remonte à 2021, lorsque l’homme d’affaires a été accusé d’avoir exproprié 75 hectares de terres situées entre les villages de Ndingler et Djilakh, dans le département de Mbour. Les habitants affirment que ces terres leur appartiennent et dénoncent une tentative de spoliation. De son côté, Babacar Ngom soutient qu’il détient légalement ces parcelles, après une attribution officielle par les autorités compétentes.

Ce litige a engendré de vives tensions entre les populations locales et les employés de la Sedima, chargés d’exploiter ces terres. Des affrontements avaient éclaté, entraînant plusieurs interventions des forces de l’ordre et des tentatives de médiation, notamment sous l’égide des autorités administratives et des organisations de la société civile.

La rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom soulève des interrogations quant à l’orientation que pourrait prendre le dossier sous l’ère du nouveau gouvernement. Le Premier ministre, connu pour ses prises de position fermes sur les questions foncières et sa proximité avec les populations rurales, pourrait-il jouer un rôle de facilitateur dans ce dossier sensible ?

Si certains observateurs y voient une tentative de rapprochement en vue d’une résolution du conflit, d’autres craignent que cette rencontre soit interprétée comme un revirement de position du Premier ministre sur la question des terres rurales et de leur attribution.

Crainte d’une flambée des prix avant le Carême et le Ramadan : les consommateurs en alerte

À quelques semaines du début du Carême et du Ramadan, les associations de consommateurs du Sénégal tirent la sonnette d’alarme face à une éventuelle augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 5 février à Dakar, l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (UNCS), le Réseau des usagers du service public (RUSP) et la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSAS) ont exprimé leurs préoccupations quant à l’impact de cette hausse sur les ménages, en particulier ceux à revenus modestes.

Traditionnellement, les périodes de jeûne, qu’il s’agisse du Carême pour les chrétiens ou du Ramadan pour les musulmans, sont marquées par une forte consommation alimentaire, ce qui entraîne une pression sur l’offre et fait grimper les prix de nombreux produits de base. Le riz, les légumes, les huiles, les viandes et autres denrées essentielles connaissent souvent une flambée tarifaire à l’approche de ces moments religieux cruciaux. Une situation qui, selon les associations de consommateurs, ne devrait pas se répéter cette année, alors que de nombreux ménages peinent déjà à boucler leurs fins de mois en raison du contexte économique difficile.

Dans leur déclaration commune, ces organisations ont interpellé les autorités sénégalaises afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour éviter une spéculation excessive et une inflation injustifiée des prix des produits alimentaires. Elles ont insisté sur la nécessité de mettre en place un dispositif rigoureux de surveillance des prix sur les marchés, tout en renforçant les mécanismes de régulation afin d’empêcher d’éventuelles manipulations des prix par certains commerçants ou grossistes peu scrupuleux.

Les associations de consommateurs ont également plaidé pour un contrôle plus strict de la chaîne d’approvisionnement, allant des importateurs aux détaillants, afin de s’assurer que les variations de prix observées soient justifiées par des réalités économiques et non par des pratiques spéculatives. En outre, elles ont demandé aux autorités d’examiner la possibilité d’instaurer des subventions temporaires ou des exonérations fiscales sur certains produits de première nécessité afin d’alléger la pression sur les ménages durant ces périodes.

Au-delà des mesures immédiates, les organisations ont appelé à une réforme plus structurelle du marché des produits alimentaires au Sénégal. Elles estiment qu’il est urgent de favoriser une production nationale plus dynamique et mieux organisée pour réduire la dépendance aux importations et aux fluctuations des marchés internationaux. La relance du secteur agricole local, à travers des investissements ciblés et une meilleure organisation des circuits de distribution, pourrait contribuer à stabiliser les prix à moyen et long terme.

Pour l’heure, les consommateurs restent dans l’attente des mesures que prendra le gouvernement pour répondre à ces préoccupations. Une chose est certaine, toute hausse des prix, même minime, risque d’avoir un impact significatif sur les ménages, notamment les plus vulnérables. Les semaines à venir seront donc déterminantes pour savoir si les autorités prendront les mesures nécessaires pour contenir la spéculation et garantir un accès équitable aux denrées alimentaires de base durant ces périodes de forte consommation.

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Dakar-Thieytou : Les jeunes marcheurs africains réclament un hommage national à Cheikh Anta Diop

La 11ᵉ édition de la grande marche internationale Dakar-Thieytou, initiée par des jeunes Africains et disciples de Cheikh Anta Diop, touche à sa fin. Après avoir parcouru 140 km sur un trajet total de 154 km, les marcheurs ont fait une halte à Gawan pour s’adresser à la presse et exprimer un message fort aux autorités sénégalaises.

“Cheikh Anta Diop mérite mieux”

Face aux journalistes, les marcheurs ont dénoncé l’oubli dont serait victime Cheikh Anta Diop dans les politiques publiques et l’éducation nationale. Selon eux, le “Pharaon sénégalais” n’a pas encore reçu les honneurs qu’il mérite :

“Nous demandons à nos autorités d’instaurer un programme dans les manuels scolaires qui enseigne Cheikh Anta Diop et ses œuvres. C’est dommage qu’il tombe dans l’oubli aujourd’hui. Au-delà de cette marche, il n’y a aucune autre activité qui lui rend hommage.”

Les marcheurs plaident ainsi pour une meilleure transmission du savoir et des travaux de Cheikh Anta Diop aux nouvelles générations, estimant qu’il demeure une source inestimable d’inspiration pour la jeunesse africaine.

Après des jours d’efforts intenses, les marcheurs sont à seulement 10 km de Thieytou, où repose Cheikh Anta Diop. L’arrivée à cette destination symbolique sera marquée par une grande conférence prévue ce jeudi. De nombreuses personnalités sénégalaises et africaines y sont attendues pour célébrer la mémoire de cet intellectuel, historien et homme politique dont l’œuvre continue de marquer l’Afrique et le monde.

Litige foncier à Palmarin : tensions et batailles judiciaires autour de terres disputées

À Palmarin, localité située dans la région de Fatick, une série de conflits fonciers attise les tensions entre plusieurs parties. Ces litiges, qui concernent des terres situées sur le Domaine National, opposent principalement François Ndiaye à Sophie Mbissine Sarr d’un côté, et François Ndiaye à Amo Bey de l’autre. Lors d’une conférence de presse récemment organisée par la mairie de Palmarin, les autorités locales ont exprimé leur volonté de garantir une gestion transparente des terres communales et de lutter contre toute tentative de spoliation foncière.

L’un des dossiers les plus emblématiques de ce conflit foncier est celui qui oppose François Ndiaye à Sophie Mbissine Sarr. En 2021, le Tribunal de Grande Instance de Fatick avait conclu qu’aucune des deux parties ne disposait d’un titre de propriété valide sur la parcelle litigieuse. Cependant, dans une décision rendue le 9 février 2024, la Cour d’Appel de Kaolack a condamné Sophie Mbissine Sarr pour occupation illégale du terrain, considérant que la parcelle avait été administrativement attribuée à François Ndiaye. En plus de cette condamnation, elle a également été reconnue coupable de complicité dans la destruction de biens situés sur la parcelle, bien qu’elle ait été relaxée des accusations de voies de fait qui pesaient sur elle. En conséquence, la cour a confirmé une peine de deux ans de prison avec sursis ainsi que des dommages-intérêts d’un montant de deux millions de francs CFA au profit de François Ndiaye.

Une autre affaire, distincte mais tout aussi complexe, concerne une transaction foncière impliquant François Ndiaye et Madame Patricia Lepage, représentante de la famille Patout. En 2016, un contrat de vente a été signé pour l’acquisition d’une parcelle de 9 006 m² à Palmarin Facao pour un montant de 20 000 euros. Toutefois, selon les autorités municipales, cette transaction n’a pas suivi les procédures administratives requises et présente de nombreuses irrégularités. Initialement, cette parcelle avait été attribuée en 2001 à M. Patout avant d’être frauduleusement reclassée en Domaine Public Maritime. En 2024, elle a été reclassée sous le statut de Domaine National, ce qui a mis en évidence des tentatives de manipulation juridique destinées à faciliter une appropriation illégale.

Face à cette situation, la mairie de Palmarin a pris des mesures pour protéger le patrimoine foncier communal. Lors du Conseil Municipal du 4 octobre 2024, une délibération a été adoptée pour placer cette parcelle sous la gestion directe de la commune. L’objectif de cette décision est de garantir une transparence totale et d’empêcher toute tentative d’appropriation illicite. Cependant, malgré cette disposition, François Ndiaye a récemment adressé une sommation à la mairie pour faire reconnaître ses droits sur la parcelle en question. La municipalité a rejeté cette démarche, arguant qu’elle était incompatible avec la réalité juridique du dossier et que la transaction initiale ne respectait pas les règles en vigueur.

Un autre volet de cette crise foncière oppose François Ndiaye à Amo Bey, dans un contexte marqué par des irrégularités administratives. La parcelle concernée avait été attribuée en 2005 à Emmanuel Faye, avant d’être réaffectée en 2010 à Isabelle Nadia Christelle Jumelle. Plusieurs modifications ont ensuite été opérées sur l’affectation de cette terre, et en 2022, une décision administrative a transféré cette parcelle à Amo Bey et Wafae Reugeueg. La mairie de Palmarin considère que cette réaffectation a été entachée d’irrégularités et qu’elle constitue une tentative de spoliation foncière. Pour cette raison, la commune prévoit de déposer un recours en annulation afin de contester juridiquement cette transaction et de rétablir l’ordre dans la gestion foncière locale.

Dans un communiqué officiel, les autorités municipales ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme un réseau d’abus de pouvoir facilitant des transactions foncières douteuses. Le maire de Palmarin, Mam Singui Sarr, a déclaré que la commune ne tolérera aucune tentative de spoliation et qu’elle mettra tout en œuvre pour défendre l’intégrité des terres publiques. Il a insisté sur l’importance de la justice et de la transparence dans la gestion du patrimoine communal, affirmant que la municipalité prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir le respect des lois en vigueur.

Ce conflit foncier illustre une problématique récurrente au Sénégal, où la gestion des terres soulève de nombreux défis juridiques et administratifs. Dans un contexte où la pression foncière s’intensifie, les autorités locales sont confrontées à la nécessité de mettre en place des mécanismes plus rigoureux pour prévenir les abus et assurer une répartition équitable des ressources foncières. À Palmarin, l’issue de ces litiges sera déterminante pour l’avenir de la gestion foncière dans la région et pourrait avoir des répercussions sur d’autres localités confrontées à des situations similaires.

Attribution supposée d’un contrat à une entreprise française : le DG de la SN HLM rétablit la vérité

Le directeur général de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a démenti les accusations selon lesquelles un marché de 25.000 logements aurait été attribué à une entreprise française. Invité sur le plateau de l’émission SalimTóo de la RTS, il a qualifié ces allégations de « manipulations et mensonges », rejetant les critiques du Syndicat des patronats du BTP qui avaient dénoncé une incohérence avec le patriotisme économique prôné par les autorités sénégalaises.

Les accusations portées contre Bassirou Kébé faisaient état d’un document signé lors d’un récent déplacement en France, attribuant un marché de grande envergure à une société étrangère. Or, le DG de la SN HLM a précisé qu’il s’agissait d’un simple protocole d’entente avec des promoteurs français, qui ne contenait ni chiffres ni engagement formel. « Ces promoteurs ont manifesté leur intérêt pour accompagner la SN HLM dans la construction de logements sociaux, mais aucun marché n’a été attribué », a-t-il affirmé.

Il a également insisté sur le fait que toute attribution de marché passe par un cadre juridique strict, notamment la loi 2021-23 du 2 mars 2021 sur les partenariats public-privé (PPP). « Un simple directeur général ne peut pas signer un tel contrat sans l’aval des instances de régulation telles que l’Unité nationale d’appui au PPP, la Direction centrale des marchés publics, l’Autorité de régulation de la commande publique et le Comité interministériel », a-t-il rappelé.

Concernant les 25.000 logements évoqués, Bassirou Kébé a clarifié que ce chiffre correspondait en réalité aux 25.831 logements inscrits dans le Plan stratégique de développement de la SN HLM. Il a souligné qu’un marché d’une telle envergure ne pouvait être confié à une seule entreprise et que la répartition des projets se ferait entre plusieurs acteurs.

Dans cette optique, la SN HLM prévoit de signer un accord-cadre avec des PME et PMI sénégalaises pour la construction de plus de 1.500 logements, afin de garantir l’implication des entreprises locales dans le projet.

Enfin, Bassirou Kébé a critiqué la démarche du Syndicat des patronats du BTP, l’accusant d’avoir diffusé des informations erronées sans vérifier leur véracité. « Avant de publier un communiqué, il est essentiel de faire preuve de rigueur et de professionnalisme », a-t-il martelé.

Le DG de la SN HLM a ainsi voulu rassurer l’opinion publique et les professionnels du BTP sur la transparence et l’engagement du gouvernement sénégalais en faveur des entreprises locales, réaffirmant que les marchés liés aux logements sociaux seront attribués dans le strict respect des procédures établies.

Mauritanie : 9 migrants clandestins retrouvés morts au large de Nouadhibou

Neuf corps de migrants clandestins ont été repêchés au large de Nouadhibou, dans le nord de la Mauritanie, après le naufrage de leur embarcation. L’information a été rapportée par la presse mauritanienne et confirmée par les autorités locales ce mardi.

Selon la municipalité de Nouadhibou, les victimes sont originaires de pays africains, mais leurs nationalités exactes n’ont pas été précisées. Les services de la mairie ont pris en charge leur inhumation en présence de représentants des communautés sénégalaises et maliennes.

Ce drame survient alors que la Mauritanie enregistre une intensification des flux migratoires clandestins vers l’Europe. Nouadhibou, ville portuaire située à environ 470 km au nord de Nouakchott, est devenue un point de départ privilégié pour de nombreux migrants qui tentent de rallier les îles Canaries. Cette route, bien que périlleuse, attire un nombre croissant de candidats à l’exil, dont des Africains subsahariens, mais aussi des ressortissants afghans et pakistanais.

Ces derniers mois, plusieurs embarcations ont été interceptées dans les eaux mauritaniennes avec à leur bord des dizaines de migrants. Certains n’ont pas cette chance et finissent par perdre la vie en mer. Le drame de ce mardi rappelle la nécessité de renforcer les dispositifs de surveillance et de secours pour éviter d’autres tragédies similaires.

Face à cette situation, les organisations humanitaires appellent les autorités mauritaniennes et les pays de départ à renforcer les efforts pour lutter contre l’immigration clandestine et proposer des alternatives aux jeunes en quête d’un avenir meilleur en Europe.

Paiement des bourses : le MESRI fixe la date après la colère des étudiants

Face à la grogne des étudiants due au retard dans le paiement des allocations, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a réagi en annonçant la date de versement des bourses. Dans un communiqué transmis à la presse, le ministère informe que le paiement des allocations débutera ce jeudi 6 février 2025.

Selon le MESRI, les paiements se feront de manière progressive, notamment pour les étudiants retardataires, en raison des montants élevés à couvrir. Ces allocations concernent la période allant d’octobre 2023 à septembre 2024.

Ce matin, une vague de contestation a secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où de nombreux étudiants ont exprimé leur exaspération face aux retards répétés des paiements. Des manifestations ont éclaté sur le campus, traduisant un ras-le-bol général quant à la gestion des bourses.

Avec cette annonce du ministère, les étudiants espèrent désormais voir la situation se décanter rapidement afin d’éviter de nouvelles perturbations dans les universités publiques du pays.

Mahmoud Abbas rejette tout déplacement des Palestiniens et réclame un État indépendant

Dans une déclaration relayée par l’Ambassade de Palestine au Sénégal et exploitée par Dakaractu, le président palestinien Mahmoud Abbas a fermement rejeté les appels au déplacement des Palestiniens hors de leur terre et à la prise de contrôle de la bande de Gaza.

Le président Abbas a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de violation des droits des Palestiniens, affirmant que « nous ne permettrons pas que les droits de notre peuple, pour lesquels nous avons lutté pendant des décennies et fait de grands sacrifices, soient violés ». Pour lui, ces appels constituent une grave violation du droit international et vont à l’encontre des principes de justice et d’autodétermination.

La solution à deux États comme condition de la paix

Les autorités palestiniennes ont rappelé que la paix et la stabilité ne peuvent être atteintes dans la région sans la création d’un État palestinien indépendant. Selon elles, cet État doit être établi sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale, conformément aux résolutions internationales et à la solution à deux États.

Le président Mahmoud Abbas a également insisté sur l’unité territoriale de la Palestine, déclarant que la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est font partie intégrante du futur État palestinien. « Le peuple palestinien n’abandonnera pas sa terre, ses droits et ses lieux saints », a-t-il martelé.

Soutien international et appel à l’ONU

Dans son discours, Mahmoud Abbas a salué la position du Royaume d’Arabie saoudite, qui a réaffirmé son rejet de la colonisation, de l’annexion et du déplacement forcé des Palestiniens. Riyad continue d’adhérer à la solution à deux États et à l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Le président palestinien a également interpellé les Nations Unies et le Conseil de sécurité, les exhortant à assumer leurs responsabilités. Il a appelé à des mesures urgentes pour protéger le peuple palestinien, garantir ses droits inaliénables et mettre fin à l’occupation israélienne.

Engagement envers la légitimité internationale

Enfin, Mahmoud Abbas a réaffirmé l’engagement des dirigeants palestiniens en faveur de la légitimité internationale et de l’Initiative de paix arabe. Il a insisté sur la nécessité d’un État palestinien souverain englobant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est comme capitale éternelle du peuple palestinien.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes au Proche-Orient, alors que la communauté internationale peine à trouver une solution durable au conflit israélo-palestinien.

Procès d’Alima Fall, alias « Suppo » : Trois ans de prison requis pour vente illégale de produits pharmaceutiques

Le tribunal de Dakar a accueilli ce mercredi le procès d’Alima Fall, plus connue sous le nom de « Suppo », et de six autres prévenus poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, administration de substances nuisibles et vente illégale de produits pharmaceutiques.

À la barre, Alima Fall a nié les faits qui lui sont reprochés. Se présentant comme vendeuse de « produits naturels bio », elle a affirmé ignorer que son activité était illégale. « Je ne savais pas que c’était interdit. Je vends des produits bio à base de karité », a-t-elle déclaré devant le juge.

Lorsqu’il lui a été demandé si elle était pharmacienne, elle a répondu par la négative, expliquant qu’elle avait acquis ses connaissances grâce à des recherches sur YouTube et une formation en produits céréaliers. « Je faisais des recherches en ligne pour produire mes pommades », a-t-elle ajouté.

Interrogée sur l’origine de ses produits, elle a précisé qu’elle en fabriquait certains elle-même et qu’elle achetait les autres chez un fournisseur informel, « Keur Serigne Bi », sans factures.

Estimant que les accusations étaient fondées, le procureur a requis une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 500 000 francs CFA contre Alima Fall. Ses coaccusés, Hawoussou Ndiaye et Maty Mbaye, risquent quant à eux deux ans de prison ferme et une amende de 300 000 francs CFA chacun. Les employés de la prévenue, impliqués dans la commercialisation des produits, encourent un an de prison ferme et une amende de 200 000 francs CFA chacun.

Le ministère public a également demandé la confiscation et la destruction des produits illégaux saisis, invoquant le danger qu’ils représentent pour la santé publique.

Cette affaire met en lumière le commerce informel de produits dits « naturels », souvent vendus sans contrôle médical ni autorisation légale. Pour les autorités judiciaires, il s’agit d’un problème de santé publique majeur, justifiant des sanctions sévères contre les contrevenants.

Le tribunal rendra son verdict dans les prochains jours.

Hausse des prix des œufs à couver : un coup dur pour le secteur avicole et les consommateurs

Alors que le Carême et le Ramadan approchent, une mauvaise nouvelle vient assombrir le quotidien des Sénégalais. Le prix des œufs à couver a connu une flambée aussi bien au niveau national qu’international, compliquant encore plus la situation économique des ménages et des acteurs du secteur avicole.

Dans un communiqué relayé par Les Échos, l’Union nationale des accouveurs du Sénégal (UNAPS) a annoncé la révision des prix des poussins :

• Poussins non vaccinés : 550 F CFA l’unité, soit 27 500 F CFA le carton

• Poussins avec vaccination simple : 565 F CFA l’unité, soit 28 250 F CFA le carton

• Poussins avec vaccination blindée (Innovax) : 580 F CFA l’unité, soit 29 000 F CFA le carton

Cette hausse touche directement les éleveurs de volailles, qui doivent désormais faire face à des coûts de production plus élevés.

Avec cette flambée des prix, le coût final des produits dérivés de la volaille, notamment les œufs et le poulet, risque d’augmenter sur les marchés. Une situation préoccupante, surtout en cette période de préparation des fêtes religieuses où la demande en produits avicoles est traditionnellement forte.

Pour le consommateur moyen, souvent surnommé Goorgoorlu, l’accès aux œufs et au poulet pourrait devenir plus difficile, ce qui risque d’impacter le panier alimentaire des familles sénégalaises.

Selon les acteurs du secteur, cette augmentation est liée à plusieurs facteurs :

• La hausse des prix des matières premières (aliments pour volaille, vaccins, etc.), influencée par les fluctuations du marché international.

• Les difficultés logistiques liées au transport et aux importations.

• Une forte demande en cette période précédant les fêtes religieuses.

Face à cette situation, les acteurs de l’aviculture appellent à des mesures d’accompagnement pour limiter l’impact de la hausse des prix. Certains plaident pour des subventions sur les intrants avicoles, tandis que d’autres demandent une meilleure régulation du marché pour éviter une spéculation excessive.

Procès des « Boulettes pour fesses » : un vaste réseau jugé à Pikine-Guédiawaye

Le tribunal de Pikine-Guédiawaye est, depuis ce matin, le théâtre du procès d’un réseau impliqué dans la vente illégale de produits pharmaceutiques. Cette affaire, surnommée « boulettes pour fesses », met en cause huit prévenus accusés d’avoir commercialisé des substances dangereuses destinées à modifier la morphologie corporelle, au mépris des règles de santé publique.

Les prévenus, Maty Mbaye, Pape Ibrahima Gueye, Seynabou Gassama, Binetou Diouf, Alima Sow, Alima Fall, Moussou Gassama et Habousse Ndiaye, comparaissent pour plusieurs chefs d’accusation :

• Association de malfaiteurs

• Mise en danger de la vie d’autrui

• Vente illégale de produits pharmaceutiques

• Exercice illégal de la profession de pharmacien

• Usurpation de fonctions

• Administration de substances nuisibles à la santé publique

Ces individus sont soupçonnés d’avoir écoulé des produits non homologués, prétendument capables d’augmenter le volume des fessiers, au péril de la santé de nombreuses consommatrices.

Dans cette procédure, l’Ordre national des pharmaciens et l’organisation de défense des consommateurs SOS Consommateurs se sont constitués parties civiles. Leur objectif est de faire reconnaître la gravité des faits et de sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de l’usage de produits non contrôlés.

Par ailleurs, deux pharmaciens, Yankhoba Coly et Amina Diop, ayant joué un rôle clé dans la dénonciation du réseau, seront entendus en tant que témoins. Leur témoignage pourrait être décisif pour établir l’ampleur de cette fraude et ses conséquences sur la santé des victimes.

L’affaire des « boulettes pour fesses » met en lumière un phénomène préoccupant : l’essor du marché noir des produits de modification corporelle. De plus en plus de jeunes femmes, séduites par des standards esthétiques dictés par les réseaux sociaux et certaines célébrités, se tournent vers des substances dont les effets secondaires peuvent être désastreux.

Les autorités sanitaires rappellent que l’usage de ces produits peut entraîner de graves complications : infections, embolies pulmonaires, insuffisance rénale, voire des décès. Ce procès devrait permettre d’établir les responsabilités des accusés et de renforcer la lutte contre ces pratiques dangereuses.

Le tribunal devra déterminer si les prévenus ont agi en toute connaissance de cause et s’ils ont mis en danger la vie de leurs clientes pour des gains financiers. Si les faits sont avérés, ils risquent de lourdes peines de prison et de fortes amendes.

Affrontements à l’UCAD : la colère des étudiants éclate à nouveau

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a été le théâtre de violents affrontements ce matin entre étudiants et forces de défense et de sécurité (FDS). Dès 7h30, le campus a basculé dans une ambiance électrique, marquée par des jets de pierres, des tirs de grenades lacrymogènes et une paralysie partielle des activités académiques.

Selon plusieurs témoins, l’origine exacte des tensions reste floue, mais le retard du paiement des bourses estudiantines serait au cœur du mécontentement. Excédés par des conditions de vie précaires, certains étudiants ont tenté d’organiser un rassemblement pour exprimer leur frustration. L’intervention rapide des forces de l’ordre a aussitôt envenimé la situation, transformant le campus en un champ de bataille.

Des affrontements ont éclaté aux abords de plusieurs facultés, notamment celles des Lettres et des Sciences juridiques, où des barricades ont été érigées par les manifestants. En réponse, les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule, provoquant des scènes de panique et l’interruption des cours dans certains amphithéâtres.

Ce nouvel épisode de violence illustre une fois de plus le malaise profond qui règne à l’UCAD. Depuis plusieurs mois, l’université est régulièrement secouée par des manifestations dénonçant les conditions de vie et d’études des étudiants : retards de bourses, problèmes de logement, insuffisance des infrastructures académiques et répression des mouvements contestataires.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour exiger des solutions durables. « Nous ne faisons que réclamer nos droits. Comment pouvons-nous étudier sereinement sans nos bourses ? » s’indigne un étudiant en Master.

Pour l’instant, les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à ces affrontements. Cependant, l’absence de solutions concrètes pourrait raviver la colère des étudiants et conduire à de nouvelles mobilisations dans les jours à venir.

Macky Sall à Abu Dhabi pour la remise du Prix Zayed pour la Fraternité humaine

Abu Dhabi, le 4 février 2025 – L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce mardi à la cérémonie de remise du Prix Zayed pour la Fraternité humaine, un événement qui met à l’honneur des personnalités et organisations œuvrant pour la paix, la solidarité et la fraternité à travers le monde.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Macky Sall a souligné l’importance de cette cérémonie, qui célèbre « les valeurs universelles de paix, de solidarité et de fraternité ». En tant que membre du jury de cette prestigieuse distinction, il a participé à la sélection des lauréats de l’édition 2025.

• L’ONG World Central Kitchen (WCK), basée à Washington D.C., pour son engagement dans l’aide humanitaire, notamment en apportant des repas aux populations touchées par des crises et catastrophes naturelles.

• Mia Amor Mottley, Première ministre de la Barbade, pour son action déterminante dans la lutte contre le réchauffement climatique et son plaidoyer en faveur des pays vulnérables aux changements climatiques.

• Heman Bekele, un jeune inventeur éthiopien, pour ses avancées remarquables en matière de prévention du cancer, notamment grâce à ses recherches innovantes.

Ce prestigieux prix, lancé en 2019 en hommage au fondateur des Émirats arabes unis, le cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, distingue chaque année des personnalités et organisations ayant contribué de manière exceptionnelle à la promotion de la fraternité humaine.

Tensions à Matam : manifestations et mécontentement après la Levée de l’immunité de Farba Ngom

La région de Matam est en proie à une agitation persistante depuis la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam, Farba Ngom. Ses partisans multiplient les actions de protestation pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire.

Hier, des jeunes de la localité de Orefondé sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Très remontés contre les autorités judiciaires, ils ont brûlé des pneus sur la route nationale afin d’exiger la libération de plusieurs jeunes arrêtés récemment à Matam. Selon les manifestants, ces arrestations seraient « injustes » et liées aux tensions politiques entourant l’affaire du député Farba Ngom.

D’après le journal L’Observateur, ces manifestations s’inscrivent dans une dynamique plus large de contestation, qui ne cesse de s’amplifier. Les souteneurs de Farba Ngom dénoncent ce qu’ils considèrent comme une persécution orchestrée par l’opposition, en particulier par le leader du parti Pastef. Ils promettent de poursuivre leur mobilisation tant que la situation ne sera pas clarifiée.

Bien que ces actions restent pour l’instant pacifiques, elles traduisent un malaise grandissant au sein de la population locale, qui voit dans cette affaire une tentative de fragilisation de leur leader.

La tension autour de la levée de l’immunité de Farba Ngom ne faiblit pas, et les manifestations récurrentes témoignent de l’ampleur du mécontentement dans la région de Matam. À mesure que les protestations se multiplient, les autorités locales et nationales seront sans doute amenées à réagir pour éviter une escalade de la situation.

Ziguinchor : nouvel incendie au marché Saint-Maur de Boucotte, les commerçants en alerte

Un incendie s’est déclaré dans la nuit du lundi au mardi au marché Saint-Maur de Boucotte, à Ziguinchor, ravageant trois cantines et ravivant les inquiétudes des commerçants et riverains. Ce sinistre, qui survient quelques mois après un premier incendie en décembre 2023, pose à nouveau la question de la sécurité des infrastructures commerciales dans la capitale du Sud.

Selon Serigne Kassé, délégué du marché, aucun signe avant-coureur n’avait été remarqué avant la fermeture du site. “Nous avons quitté le marché hier soir sans rien remarquer d’anormal. Une fois à la maison, nous avons été alertés de l’incendie. Grâce à l’intervention rapide des riverains, le feu a été maîtrisé avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Cependant, trois cantines ont été détruites”, a-t-il expliqué.

Si les pertes matérielles sont limitées par rapport au précédent incendie, cet événement renforce la crainte d’une insécurité persistante au sein du marché.

Le marché Saint-Maur de Boucotte est aujourd’hui le seul marché fonctionnel à Ziguinchor, les marchés de Tilène et Grand Dakar étant en réhabilitation. Cette situation accentue l’urgence d’une sécurisation du site, comme l’a souligné Serigne Kassé : “Nous demandons au maire d’agir rapidement pour assurer la sécurité de ce marché, comme cela se fait dans les autres marchés du Sénégal.”

L’incendie de ce 5 février rappelle celui du 5 décembre dernier, qui avait déjà causé d’importants dégâts. La répétition de ces sinistres interpelle sur l’état des installations électriques, la gestion des déchets inflammables et la présence éventuelle de facteurs criminels.

Face à cette nouvelle catastrophe, les commerçants appellent les autorités municipales, notamment le maire Djibril Sonko, à prendre des mesures urgentes. L’installation de dispositifs de prévention des incendies, l’amélioration des conditions de sécurité et la réhabilitation rapide des cantines endommagées figurent parmi les attentes prioritaires des acteurs du marché.

Macky Sall à Washington pour le National Prayer Breakfast et une rencontre avec l’Atlantic Council

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, poursuit ses activités à l’international hors du cadre politique. Après un séjour à Abu Dhabi pour assister à la cérémonie de remise du Prix Sheikh Zayed, il s’est envolé pour Washington D.C., où il prend part, ce mercredi 5 février, au National Prayer Breakfast (Petit-déjeuner national de prière).

Le National Prayer Breakfast est un événement annuel organisé chaque premier jeudi du mois de février aux États-Unis. Créé en 1953 sous la présidence de Dwight D. Eisenhower, il est coparrainé par le Congrès américain et coordonné par la Fellowship Foundation. Ce rendez-vous réunit des leaders politiques, économiques et religieux du monde entier dans un cadre informel et convivial, favorisant les échanges autour de valeurs communes et de la spiritualité.

L’un des moments forts de cette rencontre est l’intervention du président des États-Unis, qui délivre un message axé sur la paix, la tolérance et la coopération. Ce forum constitue également une plateforme privilégiée pour le réseautage et les discussions entre dirigeants de différentes nations.

En marge de sa participation à ce grand rassemblement, Macky Sall sera reçu par l’Atlantic Council, l’un des plus influents think tanks américains. Spécialisé dans les questions de géopolitique, de sécurité et d’économie, l’Atlantic Council joue un rôle clé dans l’élaboration des stratégies internationales des États-Unis et de leurs partenaires.

L’ex-chef de l’État sénégalais pourrait échanger avec des experts et des décideurs américains sur divers sujets, notamment la gouvernance en Afrique, les enjeux économiques et les défis liés à la stabilité du continent.

Depuis la fin de son mandat, Macky Sall semble privilégier une présence active sur la scène internationale, participant à des événements majeurs et entretenant ses relations avec les acteurs politiques et économiques de premier plan. Sa participation au National Prayer Breakfast et sa rencontre avec l’Atlantic Council confirment cette orientation, qui pourrait s’inscrire dans une stratégie de repositionnement au sein des cercles d’influence internationaux.

Crise de la radiothérapie à Dakar : Les patients atteints de cancer en détresse

La situation devient de plus en plus préoccupante pour les patients atteints de cancer au Sénégal. À Dakar, les deux appareils de radiothérapie linéaire de l’hôpital Dalal Jamm sont hors service, forçant les malades à se rendre à l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba pour recevoir leurs traitements. Une solution temporaire qui s’avère coûteuse et difficilement accessible pour nombre d’entre eux.

Mame Diarra Kébé, présidente de l’association Cancer du Sein Sénégal, a profité de la Journée mondiale du cancer, célébrée ce mardi à Dakar, pour alerter les autorités sur cette situation critique. « Il y a quatre appareils de radiothérapie au Sénégal, mais un seul fonctionne. Ce n’est pas normal », s’indigne-t-elle.

Selon elle, même si l’hôpital de Touba offre une alternative, les coûts des évacuations sont élevés, tant sur le plan financier que physique. « Beaucoup de patients n’ont pas les moyens de se déplacer ou de supporter les dépenses liées à leur prise en charge loin de chez eux. Certains sont même contraints d’interrompre leur traitement, ce qui aggrave leur état de santé », déplore-t-elle.

La situation est d’autant plus complexe que l’hôpital Aristide Le Dantec, qui disposait d’un service de radiothérapie, est en pleine reconstruction. Les équipements sont ainsi inutilisables, limitant encore davantage les possibilités de soins pour les patients.

Contacté par nos soins, le docteur Mamadou Sam Daff, directeur de l’hôpital Dalal Jamm, reconnaît la gravité de la situation mais insiste sur le fait que l’arrêt des soins était inévitable. « Nous avons rencontré des problèmes récurrents de réseau et d’instabilité électrique, compromettant la qualité des images et menaçant les machines. Dans ces conditions, continuer à traiter les patients représentait un risque majeur, tant pour eux que pour les praticiens », explique-t-il.

Il assure toutefois que des solutions sont en cours. « La question du réseau a été résolue, mais l’instabilité électrique demeure un problème central. Installer de nouvelles pièces sans stabiliser l’alimentation électrique serait inutile. Nous travaillons activement à l’achat d’onduleurs et de régulateurs. D’ici une dizaine de jours, la situation devrait être réglée », promet-il.

Les associations de patients et les professionnels de santé appellent à une action rapide du gouvernement pour assurer un accès durable aux soins de radiothérapie. Cette situation rappelle la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures hospitalières et dans la maintenance des équipements médicaux afin d’éviter que des pannes techniques ne compromettent des traitements vitaux.

En attendant la remise en service des appareils de Dalal Jamm, les malades, déjà fragilisés par leur état, doivent surmonter de nombreux obstacles pour recevoir leurs soins. Une situation qui met en lumière les défis persistants du système de santé sénégalais en matière de prise en charge des pathologies lourdes.

Ziguinchor : La maison de la mère d’Ousmane Sonko sous haute surveillance policière

Depuis la nuit du 3 au 4 février, un dispositif policier renforcé a été déployé au domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, situé dans le quartier des HLM Néma, à Ziguinchor. Cette mesure fait suite à une intrusion survenue dans la nuit du dimanche 3 février, lorsqu’un individu, en état d’ébriété, s’est introduit devant la maison de la mère du chef du gouvernement, proférant menaces et insultes.

Les autorités ont jugé nécessaire de sécuriser la résidence après cet incident, le second du genre en l’espace de quelques mois. Désormais, en plus des deux gardes en faction permanente, plusieurs policiers ont été affectés à la protection des lieux. L’objectif est de prévenir tout autre incident qui pourrait troubler la quiétude du domicile familial du Premier ministre.

L’agresseur, identifié comme Ah. Ndiaye, un ingénieur informatique employé par la société Ecotra, reproche à Ousmane Sonko d’être à l’origine de la faillite de son entreprise. Sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, il a menacé la famille du chef du gouvernement avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Ce n’est pas la première fois que la maison de la mère d’Ousmane Sonko fait l’objet d’une intrusion. Lors de la dernière campagne électorale, un autre individu s’était déjà introduit dans la résidence. Face à cette récurrence, la police a décidé de prendre des mesures préventives pour éviter toute nouvelle tentative pouvant compromettre la sécurité de la famille du Premier ministre.

Ah. Ndiaye et son ami A. N, qui l’accompagnait, ont été arrêtés et poursuivis pour conduite en état d’ébriété, mise en danger de la vie d’autrui et outrage à un citoyen investi d’une mission de service public. Trois avocats ont été commis pour assurer leur défense. Après leur garde à vue, ils ont bénéficié d’un retour de parquet en attendant une décision judiciaire.

L’ARTP met en garde contre l’utilisation illégale des brouilleurs et répéteurs de signaux

Dans un communiqué officiel, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a exprimé son inquiétude face à la prolifération des brouilleurs et répéteurs de signaux non autorisés. L’organe de régulation rappelle la réglementation en vigueur et menace de sanctions les contrevenants afin de préserver la qualité des communications électroniques au Sénégal.

L’ARTP alerte sur les conséquences néfastes de ces équipements, qui fonctionnent sur les mêmes bandes de fréquences que celles attribuées aux opérateurs de téléphonie mobile. Leur utilisation incontrôlée entraîne des perturbations et une dégradation de la qualité des services de communication.

Les répéteurs de signaux, destinés à amplifier le réseau mobile, et les brouilleurs, qui rendent inopérants les téléphones dans un périmètre donné, sont particulièrement pointés du doigt. En raison de leur impact direct sur la stabilité du réseau, leur usage par le grand public est strictement réglementé.

L’ARTP rappelle que l’utilisation de ces dispositifs est encadrée par le décret 2019-1877 du 11 novembre 2019 :

• Concernant les répéteurs de signaux, l’article 33 du décret stipule que les fréquences mobiles sont exclusivement réservées aux opérateurs de réseaux et services de communications électroniques. Seuls ces derniers peuvent exploiter leurs fréquences et installer les équipements nécessaires pour améliorer la couverture réseau. En cas de problème de signal dans un bâtiment, il appartient aux opérateurs de proposer des solutions techniques adaptées.

• Quant aux brouilleurs de signaux, leur utilisation est strictement interdite par l’article 69 du même décret. L’importation, la publicité, la vente, l’installation et la détention de ces équipements sont illégales. Une dérogation peut toutefois être accordée par l’ARTP pour des raisons d’ordre public, de défense nationale, de sécurité ou de justice.

L’ARTP insiste sur la nécessité de respecter ces règles pour garantir un service de qualité à tous les usagers. Elle prévient qu’elle appliquera les sanctions prévues par la loi contre toute personne ou entité utilisant illégalement ces équipements.

Avec cette mise en garde, l’Autorité de régulation affiche sa détermination à protéger l’intégrité du réseau national et à lutter contre toute pratique pouvant perturber les communications électroniques au Sénégal.

Sénégal : Farba Ngom dans le viseur de la justice pour blanchiment de capitaux

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, pourrait être convoqué très prochainement par la justice, selon le journal L’Observateur. L’affaire a pris un tournant décisif avec l’arrivée au Parquet judiciaire financier de l’acte de levée de son immunité parlementaire, marquant ainsi l’ultime étape du processus avant une éventuelle audition.

Les soupçons qui pèsent sur Farba Ngom sont particulièrement graves. Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a mis en évidence des activités suspectes de blanchiment de capitaux, avec un montant provisoirement estimé à plus de 125 milliards de francs CFA. Cette somme colossale alimente les interrogations sur l’origine des fonds et leur destination.

Selon des sources proches du dossier, d’autres personnalités seraient également concernées par cette enquête. Un homme d’affaires bien connu ainsi que deux gérants de sociétés immobilières figurent parmi les cibles des investigations menées par les autorités judiciaires et financières.

La levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom avait déjà été évoquée ces derniers mois, mais la transmission de l’acte au Parquet judiciaire financier laisse désormais présager une convocation imminente. Si elle se concrétise, cette audition marquera une étape cruciale dans le traitement de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions politiques majeures.

Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall, s’est jusqu’ici peu exprimé sur ces accusations. Son entourage dénonce une affaire à connotation politique, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs vérifications pour établir les responsabilités dans ce vaste dossier de blanchiment de capitaux.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulier au Sénégal, marqué par une transition post-Macky Sall et des débats sur la gouvernance financière du pays. La justice sénégalaise semble vouloir marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, avec des enquêtes visant des figures influentes du pays.

Trump veut « prendre le contrôle » de Gaza : une initiative explosive

L’ancien président américain Donald Trump a créé la controverse en annonçant son intention de « prendre le contrôle » de la bande de Gaza. Lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, il a évoqué un projet ambitieux visant à transformer Gaza en une région prospère, qu’il compare à « la Côte d’Azur du Moyen-Orient ». Cette déclaration intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu, alors que des négociations sont en cours pour prolonger le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Trump a mis en avant une volonté de reconstruction massive de Gaza, incluant le déblaiement des ruines et la neutralisation des explosifs non détonés. Il a également affirmé vouloir se rendre sur place prochainement pour promouvoir ce qu’il considère comme une initiative de paix et de développement économique. Toutefois, il n’a pas précisé comment les États-Unis comptent « prendre le contrôle » de ce territoire sous blocus israélien et gouverné par le Hamas.

Benyamin Netanyahou a salué cette annonce, estimant qu’elle pourrait marquer un tournant historique dans la région. Il a évoqué une possible coopération avec l’Arabie saoudite pour stabiliser Gaza, bien que Riyad ait immédiatement rejeté cette hypothèse, réaffirmant que toute normalisation avec Israël passerait par la création d’un État palestinien indépendant.

L’annonce de Trump a été vivement critiquée sur la scène internationale. Aux États-Unis, l’opposition démocrate a dénoncé une manœuvre politique. Le sénateur Chris Murphy a ironisé : « Nous ne prendrons pas le contrôle de Gaza », accusant Trump de détourner l’attention des enjeux électoraux américains.

Les dirigeants palestiniens ont quant à eux rejeté catégoriquement cette initiative. Le Hamas a dénoncé une tentative d’« occupation pure et simple », tandis que l’Autorité palestinienne a averti que ce projet risquait d’aggraver l’instabilité au lieu d’apporter une solution durable. L’ambassadeur palestinien à l’ONU a souligné que les habitants de Gaza veulent reconstruire leur territoire eux-mêmes, sans ingérence étrangère.

Alors que la trêve entre Israël et le Hamas demeure fragile, cette annonce pourrait compromettre les efforts de paix en cours. Le plan de reconstruction de Gaza, négocié sur cinq ans, est déjà incertain, et l’émissaire américain Steve Witkoff a lui-même reconnu que la situation sur place pourrait rester critique pendant de longues années.

En voulant imposer une vision unilatérale et controversée, Donald Trump risque de provoquer une nouvelle crise géopolitique. Plutôt que de garantir la paix et la prospérité, son projet pourrait envenimer encore davantage les tensions au Moyen-Orient.

SURPOPULATION CARCÉRALE : Dans l’enfer des geôles sénégalaises

Avec un taux d’occupation moyen de 267 % et une capacité d’accueil de 4 833 places pour 12 910 détenus en 2023, les prisons sénégalaises sont en état de surpeuplement critique. En parallèle, le manque de personnel pénitentiaire aggrave la situation : avec un ratio d’un surveillant pour 11 détenus, le Sénégal est loin des normes des Nations unies, qui recommandent un surveillant pour deux prisonniers.

Les prisons sénégalaises sont confrontées à une crise de surpopulation qui atteint des niveaux alarmants. D’après le dernier Rapport global portant Situation Économique et Sociale publié par l’Ansd (Agence nationale de la statistique et de la démographie), notre pays compte, en 2023, 37 établissements pénitentiaires, répartis en quatre catégories : 32 maisons d’arrêt et de correction, dont une réservée aux femmes (MAC Rufisque), 2 maisons d’arrêt (Rebeuss et Liberté VI), 1 maison de correction (Sébikotane) et 2 camps pénaux (Liberté VI et Koutal). Ces infrastructures accueillent différentes catégories de détenus selon la nature et la durée de leur peine. Mais, elles sont aujourd’hui largement submergées par la réalité carcérale.
En effet, pour une capacité d’accueil réelle de seulement 4 833 places, les prisons sénégalaises comptent, en 2023, un total de 12 910 détenus, soit un taux d’occupation moyen de 267 %. Certaines régions atteignent des niveaux encore plus alarmants, comme Kédougou avec un taux d’occupation de 501 %, suivie de Saint-Louis (366 %), Sédhiou (359 %) et Matam (305 %). Même Dakar, qui regroupe une proportion importante des infrastructures pénitentiaires du pays, dépasse les 300 % d’occupation. À l’échelle nationale, seules les régions de Kaffrine (168 %) et Ziguinchor (112 %) affichent des taux inférieurs à 200 %, mais ces chiffres restent bien au-delà des normes acceptables.

Un grave déficit en personnel, loin des standards internationaux

En plus du problème de surpopulation, les prisons sénégalaises souffrent d’un manque criard de personnel pénitentiaire, compromettant davantage la gestion et la sécurité des établissements. En 2023, l’effectif total du personnel pénitentiaire s’élevait à 2 290 agents, dont 1 923 hommes (84 %) et 367 femmes (16 %). La majorité d’entre eux (87 %) exercent en tant que surveillants, tandis que les autres sont affectés à des tâches administratives (7,9 %) ou au contrôle (2,7 %). Il est également à noter que les femmes sont nettement sous-représentées dans toutes les catégories professionnelles, ce qui limite leur présence dans la surveillance et la gestion des établissements accueillant des détenues.
Le manque de personnel pénitentiaire est particulièrement alarmant lorsqu’on le compare aux normes internationales. Avec un ratio d’un surveillant pour 11 détenus, le Sénégal est très loin des standards établis par les Nations unies, qui recommandent un surveillant pour deux détenus.
De plus, le manque de personnel ne permet pas d’assurer un suivi individualisé des détenus. Ce qui nuit aux efforts de réhabilitation et de réinsertion. Sans un encadrement suffisant, les risques de récidive restent élevés, et le système carcéral peine à remplir son rôle de rééducation. L’insuffisance de personnel, couplée à une surpopulation massive, rend les prisons sénégalaises ingérables et alimente un cercle vicieux où les tensions, la violence et les mauvaises conditions de détention deviennent la norme.
Il est donc urgent que des mesures soient prises pour renforcer les effectifs du personnel pénitentiaire.
De manière globale, ces défis auxquels est confrontée la population carcérale peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les conditions de détention. Les prisons, conçues pour accueillir un nombre bien plus restreint de détenus, pourraient facilement être des lieux insalubres et inadaptés. En effet, dans de telles conditions, il serait difficile d’assurer l’hygiène, les soins médicaux et un bon approvisionnement en eau. Dès lors, la promiscuité extrême favorise la propagation des maladies et pourrait engendrer des tensions permanentes entre détenus, rendant ainsi la gestion carcérale de plus en plus compliquée.
Face à cette urgence, il devient impératif de construire de nouveaux établissements pénitentiaires et d’adopter des mesures alternatives à l’incarcération.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°389 – 05/02/2025

🔴 TAUX D’OCCUPATION DE 267% DES PRISONS SÉNÉGALAISES : UN ENFER SURPEUPLÉ
🔴 HAUSSE DES PRIX DES ŒUFS À COUVER ET DES POUSSINS : TENSION SUR LE MARCHÉ DE LA VOLAILLE À LA VEILLE DU RAMADAN

🔴 JEUNES ÉQUIPES EN AFRIQUE : LE SÉNÉGAL PARMI LA CRÈME, D’APRÈS THABO SENONG
🔴 LIGUE 2 / ENTRAÎNEUR DE L’AS KAFFRINE : MAMADOU DIA DIOP REND LE TABLIER

Demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ : La Nouvelle Responsabilité dénonce une tentative de liquidation politique

La Nouvelle Responsabilité (NR) a réagi avec surprise et fermeté à l’annonce d’une éventuelle demande de levée de l’immunité parlementaire du député Amadou Bâ. Selon Cheikh Oumar Hann et les autres membres de ce mouvement politique, il s’agit d’une manœuvre clairement orchestrée par le régime en place pour museler les voix discordantes de l’opposition. La NR a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de liquidation politique visant à éliminer des figures de l’opposition, en particulier Amadou Bâ, à travers des procédures judiciaires.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Moïse Sarr, porte-parole de la NR, a lu un communiqué dans lequel le mouvement exprime sa totale désapprobation de cette initiative. Il a expliqué que l’information relayée par les médias concernant la levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ ne repose sur aucun fondement concret et ne prouve en aucun cas que ce dernier ait été impliqué dans des malversations, comme le suggèrent certains rapports. Pour Moïse Sarr, cette démarche semble être un instrument de règlement de comptes politiques et une tentative manifeste d’éliminer un adversaire politique en affaiblissant l’opposition.

Dans leur déclaration, les membres de la NR estiment que cette manœuvre vise à décrédibiliser les figures de l’opposition et à faire taire toute forme de dissidence en brandissant la menace d’une action judiciaire. « Ils cherchent à écraser la voix de l’opposition, mais cette manœuvre est vouée à l’échec », a insisté Moïse Sarr, appelant l’ensemble des forces vives de la nation et la communauté internationale à se mobiliser contre cette « forfaiture ».

La NR a souligné que bien qu’ils aient déjà subi plusieurs attaques de la part du régime, ils avaient préféré ne pas répondre dans un premier temps, jugeant inutile d’entrer dans une logique de confrontation. Toutefois, face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation, le mouvement a jugé nécessaire d’alerter l’opinion publique et de clarifier sa position.

Concernant l’état d’esprit de leur leader, Amadou Bâ, la Nouvelle Responsabilité a tenu à rassurer l’opinion en affirmant qu’il reste plus que jamais serein et prêt à affronter toute forme d’injustice. Le mouvement a réaffirmé son soutien indéfectible à Amadou Bâ, soulignant sa détermination à résister à ces tentatives d’intimidation.

Développement et recherche : Cheikh Oumar Ba et cie plaident pour une meilleure synergie entre les think tanks et l’État, ainsi que pour un financement endogène

La Journée internationale du Réseau sénégalais des think tanks (SENRTT), initialement prévue le 31 janvier et coïncidant avec la commémoration du 145e Appel des Layennes (30 et 31 janvier), a finalement été célébrée ce mardi 4 février 2025 au Sénégal. Plusieurs universitaires et membres de la société civile ont pris part à cette rencontre organisée par le SENRTT, en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), l’Initiative Rapport Alternatif sur l’Afrique (RASA) et le Programme d’appui à la société civile.

Lors de cet événement, le ministre-conseiller à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’un financement endogène de la recherche et de la production de données. De son côté, le président du SENRTT, Dr Cheikh Oumar Ba, a mis en avant l’importance d’une plus grande synergie entre les groupes de réflexion, les centres de recherche et les décideurs dans la définition des politiques publiques.

Le ministre-conseiller et chef du Bureau de suivi et d’évaluation des programmes publics à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a souligné que la question du financement endogène du développement est plus que jamais d’actualité. Il a plaidé pour l’allocation d’1 % du PIB national, soit environ 200 milliards de francs CFA, à la recherche scientifique nationale. Selon lui, un tel investissement permettrait aux think tanks d’obtenir les ressources nécessaires pour produire les données indispensables à l’élaboration des politiques publiques.

Pour sa part, Dr Cheikh Oumar Ba, également directeur exécutif de l’IPAR, a appelé à une meilleure reconnaissance des think tanks et des centres de recherche par l’État, ainsi qu’à un financement local garantissant leur indépendance et leur pertinence. Il estime que l’absence de collaboration entre ces différentes entités constitue un obstacle majeur au développement durable du Sénégal. Il a ainsi plaidé pour la création d’un écosystème où les groupes de réflexion, en tant que centres de recherche indépendants, seraient pleinement reconnus et financés de manière autonome.

Selon Cheikh Oumar Ba, “si notre financement dépend des autres, ce seront eux qui définiront l’agenda de recherche de nos pays”. Il a également déploré le manque de suivi et d’évaluation des politiques publiques au Sénégal depuis l’indépendance. Il a insisté sur le rôle crucial de la recherche dans la production d’outils, d’indicateurs et de données probantes pour éclairer les décisions politiques, affirmant que “sans science, il n’y a pas de développement”.

El Hadj Mounirou Ndiaye a, quant à lui, alerté sur la nécessité pour le continent africain de renforcer sa souveraineté en matière de données et d’informations. Il a révélé que seulement 0,5 % des données produites en Afrique sont réellement exploitées. “Nous devons produire nos propres données et informations, car elles sont essentielles pour notre développement”, a-t-il affirmé.

Dr Cheikh Oumar Ba a illustré l’importance de la recherche scientifique avec l’exemple de l’ouverture de la brèche artificielle de sept kilomètres à Saint-Louis, décidée pour lutter contre les inondations. Il a souligné que cette décision, qui n’était pas fondée sur des données scientifiques solides, a conduit à des catastrophes. “Les chercheurs avaient des points de vue différents, mais ils n’ont pas été écoutés. Nous devons davantage écouter la science pour éclairer nos décisions politiques”, a-t-il expliqué. Il a également évoqué la gestion de la pandémie de Covid-19, où la recherche a joué un rôle central.

En conclusion, Dr Cheikh Oumar Ba a insisté sur la nécessité d’aligner les recherches des think tanks sur les priorités définies par l’Agenda de transformation structurelle Sénégal 2050, élaboré par les nouvelles autorités politiques. “Nous devons être en mesure d’apporter des évidences et de montrer ce qui ne s’aligne pas réellement avec les préoccupations et les besoins des communautés”, a-t-il conclu.

Prix Zayed 2025 : Macky Sall dénonce les inégalités dans la gouvernance mondiale

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce lundi 3 février 2025 à un panel organisé à Abu Dhabi en marge de la remise du Prix Zayed sur la fraternité humaine. Lors de son intervention, il a dénoncé les « iniquités et injustices » qui marquent la gouvernance politique, économique et financière mondiale, soulignant leur impact négatif sur les pays en développement.

Dans son discours, Macky Sall a mis en avant les défis auxquels sont confrontées les nations du Sud, notamment en raison d’un système de gouvernance internationale qui, selon lui, perpétue les inégalités et freine leur développement. Il a insisté sur la nécessité d’une réforme plus équitable des instances mondiales afin de garantir une meilleure inclusion des pays africains et émergents dans les décisions qui affectent la planète entière.

Le Prix Zayed, qui récompense les initiatives favorisant la fraternité humaine et le dialogue interculturel, a désigné trois lauréats pour son édition 2025. La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a été distinguée pour son engagement en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique. Le jeune inventeur américain Heman Bekele a été récompensé pour ses avancées dans la prévention du cancer, tandis que l’ONG World Central Kitchen a été saluée pour son action humanitaire auprès des populations de Gaza.

La cérémonie de remise du prix se tiendra ce mardi 4 février 2025 à Abu Dhabi, à l’occasion de la Journée internationale de la fraternité humaine, une date instaurée par les Nations unies pour célébrer la solidarité et la coexistence pacifique entre les peuples. Inspiré par la déclaration conjointe signée en 2019 par le Pape François et le grand imam Ahmed el-Tayyeb, le Prix Zayed met chaque année à l’honneur des acteurs engagés dans la promotion du dialogue et de la justice sociale à l’échelle mondiale.

L’intervention de Macky Sall s’inscrit dans un contexte où plusieurs voix africaines appellent à une refonte des règles de la gouvernance mondiale, notamment en matière de financement du développement et de représentation dans les institutions internationales. Son plaidoyer rejoint celui de nombreux dirigeants du Sud qui demandent une plus grande prise en compte des réalités des pays en développement dans la gestion des enjeux globaux.

Baisse des exportations sénégalaises en décembre 2024 : Analyse des tendances du commerce extérieur

Le commerce extérieur sénégalais a enregistré une baisse notable en décembre 2024. Selon ConfidentielDakar, les exportations ont chuté de 10,6 %, passant de 452,5 milliards de FCFA en novembre à 404,3 milliards de FCFA en décembre. Cette diminution s’explique par le recul de certaines exportations stratégiques, même si d’autres produits ont contribué à limiter l’impact global de cette tendance.

Parmi les produits ayant connu une forte baisse, les huiles brutes de pétrole ont enregistré une chute spectaculaire de 61,6 %, suivies de l’acide phosphorique dont les exportations ont reculé de 36,5 %. Les ventes à l’étranger de crustacés, mollusques et coquillages ont également baissé de 31,5 %, tandis que celles du titane ont diminué de 18,18 %. De leur côté, les préparations pour soupes, potages et bouillons ont accusé une baisse de 14,5 %. Cette contraction des exportations de certains produits phares a directement impacté la balance commerciale du pays.

Toutefois, cette baisse globale a été partiellement atténuée par l’augmentation des exportations de plusieurs autres produits. Les poissons de mer ont enregistré une hausse spectaculaire de 166,3 %, tandis que les produits pétroliers ont progressé de 65,7 %. L’or non monétaire a vu ses exportations croître de 32,4 %, tandis que le zirconium et le ciment hydraulique ont connu des hausses respectives de 14,2 % et 13,3 %. Ces performances ont permis de limiter l’impact négatif de la baisse généralisée des exportations.

Si le mois de décembre a été marqué par un recul des exportations, le bilan annuel demeure positif. Le cumul des exportations pour l’année 2024 s’élève à 3 909,0 milliards de FCFA, contre 3 223,9 milliards de FCFA en 2023, soit une augmentation de 21,2 %. Comparées à décembre 2023, les exportations du mois de décembre 2024 affichent même une progression de 56,9 %, démontrant que, malgré les fluctuations mensuelles, le Sénégal maintient une dynamique de croissance sur l’ensemble de l’année.

En décembre 2024, les principaux produits d’exportation du Sénégal ont été les produits pétroliers, qui ont généré 78,8 milliards de FCFA, suivis de l’or non monétaire avec 72,6 milliards de FCFA et des huiles brutes de pétrole, qui ont atteint 65,9 milliards de FCFA. L’acide phosphorique et les crustacés, mollusques et coquillages ont respectivement rapporté 28,1 milliards de FCFA et 23,8 milliards de FCFA.

Malgré cette baisse mensuelle des exportations, le Sénégal demeure un acteur clé sur plusieurs marchés internationaux. Toutefois, la forte dépendance aux matières premières et la volatilité des cours mondiaux rappellent la nécessité pour le pays de diversifier ses sources de revenus afin de stabiliser durablement sa balance commerciale.

Blocage du programme Compact Electricity : Zahra Iyane Thiam apporte des précisions sur les 316 milliards FCFA

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment dénoncé le blocage d’un financement américain destiné au Sénégal, notamment un programme lié à l’électricité, d’une valeur de plus de 500 millions de dollars, soit environ 316 milliards FCFA. Si le leader de Pastef n’a pas donné de détails sur ce programme, l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, a apporté des précisions chiffrées sur ce projet qu’elle identifie comme étant le “Compact Electricity”, signé en 2018 sous Macky Sall.

Dans un post sur le réseau social X (ex-Twitter), Zahra Iyane Thiam rappelle que ce programme a été signé en décembre 2018 par le gouvernement sénégalais et qu’il s’agit d’un financement du Millennium Challenge Corporation (MCC), un organisme gouvernemental américain. D’après les documents officiels, le programme bénéficie d’une enveloppe de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars US), dont 302,5 milliards FCFA (550 millions de dollars US) sous forme de don américain, et 27,5 milliards FCFA (50 millions de dollars US) de contribution sénégalaise.

Le 9 septembre 2021, le Compact Electricity est officiellement entré en vigueur avec une durée d’exécution de cinq ans, soit jusqu’au 9 septembre 2026. Son objectif principal est d’améliorer l’accès à l’électricité et de moderniser les infrastructures électriques au Sénégal.

Si Ousmane Sonko évoque un gel des financements américains, Zahra Iyane Thiam nuance ses propos en soulignant que le programme est déjà en cours d’exécution et qu’une grande partie des fonds a dû être consommée. Elle estime donc que le Sénégal ne peut pas avoir perdu la totalité des 500 millions de dollars annoncés par Sonko.

Cependant, l’ancienne ministre s’interroge sur l’état d’avancement réel du programme et l’éventuel impact du retrait américain. Elle interpelle directement l’ambassadeur des États-Unis à Dakar pour obtenir des éclaircissements sur la situation. “Les Sénégalais doivent être édifiés”, déclare-t-elle, appelant à plus de transparence dans la gestion de ce projet stratégique.

Si le financement du programme est réellement menacé, cela pourrait freiner les ambitions du Sénégal en matière d’électrification et compromettre la modernisation du réseau électrique national. Pour l’instant, les autorités américaines n’ont pas officiellement communiqué sur un éventuel gel des financements, et l’exécution du programme devrait théoriquement se poursuivre jusqu’en septembre 2026.

Indemnisations des ex-détenus politiques : le Codeps reporte sa conférence et pose ses conditions

Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes du Sénégal (Codeps) a décidé de reporter à la semaine prochaine sa conférence de presse initialement prévue ce mardi. Ce report intervient à la demande de certaines autorités, afin de laisser au gouvernement le temps de tenir ses engagements en matière d’indemnisation et d’assistance aux victimes des événements politiques survenus entre 2021 et 2024.

Dans un communiqué publié hier, le Codeps a salué les efforts du chef de l’État et de son gouvernement pour accompagner les anciens détenus politiques et autres victimes. Toutefois, le collectif reste ferme sur ses exigences et a soumis sept conditions qu’il considère comme urgentes et indispensables à la réinsertion sociale de ses membres.

Parmi les principales revendications du Codeps figure la réinsertion sociale des anciens détenus politiques et autres victimes ayant déjà fait l’objet d’enquêtes. Le collectif demande également l’octroi de bourses d’études à l’étranger pour permettre aux victimes de poursuivre leur formation.

Dans le cadre du recrutement des 2 000 enseignants annoncé par le gouvernement, le Codeps réclame l’enrôlement de certains ex-détenus politiques possédant les diplômes requis et prêts à servir dans n’importe quelle région du pays. Il en va de même pour les programmes de migration temporaire en Espagne et au Qatar, où le collectif souhaite que ses membres soient intégrés dans les listes des candidats retenus.

Autre point clé : la prise en charge de la scolarité des enfants de tous les ex-détenus politiques et autres victimes. Le Codeps insiste également sur la promotion des anciens détenus enseignants et fonctionnaires de l’État. Enfin, il demande la mise en place de mécanismes de financement étatique en faveur des ex-détenus et victimes qui sont des acteurs économiques.

Par cette déclaration, le Codeps met la pression sur les nouvelles autorités, tout en leur accordant un délai supplémentaire pour concrétiser les promesses faites. Le report de leur conférence de presse ne signifie pas un abandon de leurs revendications, mais plutôt une volonté d’avancer par le dialogue.

Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la réponse du gouvernement à ces exigences. Le Codeps reste vigilant et déterminé à obtenir des mesures concrètes pour assurer l’insertion sociale et professionnelle de ses membres.

Blocage du programme d’électrification Compact Electricity : Ce que l’on sait

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a récemment déclaré que Donald Trump avait bloqué un important programme d’aide américaine destiné à l’électrification du Sénégal. Cette annonce, qui a suscité de vives réactions, a été précisée par l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, qui a apporté des éléments concrets sur la nature et les montants du projet concerné.

Le projet en question est le Compact Electricity, un programme de coopération signé en décembre 2018 sous le gouvernement de Mahammed Boun Abdallah Dionne. Cet accord, d’un montant total de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars), comprenait :

• 302,5 milliards FCFA sous forme de don des États-Unis,

• 27,5 milliards FCFA de contribution sénégalaise.

Officiellement entré en vigueur le 9 septembre 2021, ce programme s’étend sur cinq ans, soit jusqu’en septembre 2026. Il vise principalement l’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal, un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays.

Si Ousmane Sonko a affirmé que Donald Trump avait bloqué cette aide, les détails de cette décision restent encore flous. En effet, Zahra Iyane Thiam a soulevé plusieurs interrogations quant à l’impact réel de ce blocage. Selon elle, une partie significative des fonds a déjà été consommée, ce qui relativiserait l’ampleur des pertes pour le Sénégal.

Elle a ainsi interpellé l’ambassade des États-Unis à Dakar afin d’obtenir des éclaircissements sur le respect des engagements de Washington dans cette coopération. « Les Sénégalais doivent être édifiés », a-t-elle insisté dans un post publié sur X.

Si le blocage du Compact Electricity se confirme, cela pourrait ralentir certains projets d’électrification en cours, notamment dans les zones rurales. Toutefois, le fait que le programme soit en cours d’exécution depuis plus de deux ans laisse penser que toutes les ressources n’ont pas été gelées.

L’ampleur réelle des conséquences dépendra donc :

• Du niveau d’exécution des projets financés par ce programme,

• De la réaction des autorités sénégalaises et de leur capacité à compenser d’éventuels manques,

• Des éclaircissements attendus de la part des États-Unis sur la situation actuelle des fonds.

En attendant une communication officielle de Washington, ce dossier risque de rester au cœur du débat politique au Sénégal.

Affaire Ah. Ndiaye : entre accusations et cri de détresse

Un événement troublant a eu lieu ce dimanche devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko. Un homme identifié comme Ah. Ndiaye, ingénieur à Ecotra, aurait, selon le journal L’Observateur, menacé la mère de Sonko et exhibé une arme de poing. Cette version des faits est cependant contestée par ses collègues, qui parlent plutôt d’un geste de désespoir lié à la crise que traverse leur entreprise.

Dans une correspondance adressée aux médias, les travailleurs de l’entreprise Ecotra ont tenu à apporter des précisions. Selon eux, Ah. Ndiaye n’a jamais exhibé d’arme, encore moins un couteau. « Il ne détenait même pas de couteau », affirme le collectif. Ils expliquent que son action devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko n’avait rien à voir avec une menace, mais traduisait un profond désarroi face à l’effondrement de son entreprise.

« L’acte de M. Ndiaye n’était en aucun cas motivé par la violence, mais bien par le désespoir. Son cri devant la maison familiale de M. Ousmane Sonko était l’expression de son inquiétude face à l’effondrement imminent de son entreprise », lit-on dans leur communiqué.

Les proches de Ah. Ndiaye décrivent un homme qui a surmonté de nombreux traumatismes. Son père, alors préfet, a été assassiné sous ses yeux. Sa mère, accablée par le chagrin, est décédée par la suite. Malgré ces épreuves, Ah. Ndiaye a poursuivi son parcours académique avec brio, devenant major de sa promotion à l’École Polytechnique de Thiès. Il a gravi les échelons au sein d’Ecotra, passant de simple stagiaire à directeur du building, gérant un portefeuille de plus de 20 milliards de francs CFA.

Les collègues de Ah. Ndiaye insistent sur la crise profonde que traverse Ecotra, où 1500 employés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois. Cette situation serait directement liée au non-paiement de la dette publique par l’État du Sénégal.

« Le véritable motif de la présence de M. Ndiaye devant la maison de M. Sonko n’avait rien à voir avec une quelconque menace de mort. Il s’agissait d’un appel au secours, un cri d’alarme face à une situation critique », expliquent-ils.

Actuellement en garde à vue à Ziguinchor, Ah. Ndiaye devrait être présenté au parquet ce mercredi. Si certains le perçoivent comme un homme en détresse, les autorités judiciaires devront trancher sur son sort. Affaire à suivre.

Affaire Boubacar Camara : L’ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna arrêté pour abus de confiance

La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a procédé, ce mardi 4 février, à l’arrestation de Boubacar Camara, ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna (AG/JOTNA) lors des dernières élections législatives. Il est poursuivi pour abus de confiance à la suite d’une plainte déposée par Me Moussa Diop, ancien candidat aux législatives de 2024.

L’affaire remonte à la période précédant les élections législatives de 2024. Boubacar Camara, en tant que mandataire du parti AG/JOTNA, avait pour mission de déposer le dossier de candidature de Me Moussa Diop à la Direction générale des élections (DGE). Cependant, il ne s’était jamais présenté à l’institution, empêchant ainsi Me Moussa Diop de prendre part au scrutin.

Selon les accusations portées contre lui, Boubacar Camara aurait refusé de soumettre le dossier en affirmant que Me Moussa Diop n’avait pas reçu l’habilitation officielle du parti pour concourir sous sa bannière. Par la suite, il avait disparu avec le dossier de candidature, suscitant la colère de son leader politique.

Après plusieurs mois de tensions, Me Moussa Diop a décidé de porter l’affaire devant la justice en accusant son ancien mandataire d’abus de confiance. Sur instruction du procureur de la République, les hommes du commissaire Ismaïla Goudiaby ont interpellé Boubacar Camara avant de le déférer au parquet ce mardi.

Cette arrestation relance le débat sur les conflits internes au sein des formations politiques, notamment en période électorale. Elle met également en lumière les responsabilités des mandataires chargés de veiller au bon déroulement des candidatures.

Dakar/Santé : Un réseau de lutte contre les hépatites, le “RALCH”, voit le jour au Sénégal

L’infection par le virus de l’hépatite constitue un problème de santé publique dans plusieurs régions du monde, particulièrement au Sénégal, en raison de sa fréquence, de ses complications et de ses conséquences socio-économiques. C’est dans ce contexte que le Réseau des Associations de Lutte contre les Hépatites (RALCH) a vu le jour ce lundi 3 février 2025 à Dakar, grâce à l’appui technique et financier de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS).

“C’est une initiative à saluer, car c’est une première au Sénégal. Pour la première fois, un réseau réunissant les associations engagées dans la lutte contre les hépatites virales est mis en place. Cette initiative arrive à point nommé, d’autant plus que le Sénégal a adopté un plan stratégique intégré et multisectoriel de lutte contre le sida, la tuberculose, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (IST). La mise en place de ce réseau permettra de renforcer la visibilité de la lutte contre les hépatites, surtout dans un contexte où la prévalence de cette maladie est très élevée dans notre pays, oscillant entre 9 et 15 %,” a expliqué Mamor Fall, responsable des programmes à l’ANCS.

Face à cette forte prévalence, la lutte contre l’hépatite représente une urgence de santé publique pour le Sénégal. Mamor Fall a souligné que la création du RALCH permettra de mobiliser des ressources pour sensibiliser les populations aux moyens de prévention de la maladie.

“Dans le cadre de la bonne marche du réseau et pour atteindre ses objectifs, l’ANCS a soutenu sa mise en place. Dans notre demande de financement auprès du Fonds mondial, nous avions déjà envisagé la création d’un réseau, car nous connaissions l’existence de plusieurs associations à Dakar et dans les régions du pays. L’objectif est de créer un cadre d’échange et de partage entre ces associations afin de mieux structurer le plaidoyer en faveur des malades. Ces derniers ont un besoin urgent de soutien et de reconnaissance. Nous avons également œuvré à la mise en place de cellules locales et identifié des personnes vivant avec les hépatites dans différentes régions. C’est pour cette raison que nous avons mobilisé toutes ces associations. Malheureusement, nous n’avons pas encore de représentants dans toutes les régions du pays. L’ANCS, à travers Ousseynou Badio, a donc pris contact avec les structures sanitaires et les autorités régionales pour pallier ce manque,” a précisé Mamor Fall.

Après son installation à la tête du réseau RALCH, Madame Fatou Ngnirane, également présidente de l’association Safara Hépatite Sénégal, a présenté sa feuille de route.

“Je remercie l’ensemble des associations présentes qui m’ont fait confiance en me désignant à la présidence de ce réseau. Un bureau a d’ores et déjà été mis en place pour coordonner nos actions. Nos premières démarches consisteront à rencontrer le ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’ANCS, ainsi que les services et structures rattachés au ministère, notamment le Programme national de lutte contre les hépatites,” a-t-elle déclaré.

La mise en place du RALCH marque une avancée majeure dans la lutte contre les hépatites virales au Sénégal, avec l’espoir de renforcer la sensibilisation, l’accompagnement des malades et la mobilisation de ressources pour une meilleure prise en charge de cette maladie.

Fermeture brutale de l’USAID : une crise majeure pour l’aide internationale

La décision soudaine de fermer l’Agence américaine pour le développement international (USAID) plonge le secteur humanitaire dans l’incertitude. Depuis l’annonce faite par Elon Musk, récemment désigné par Donald Trump pour réduire les dépenses publiques, l’agence est paralysée : accès bloqués, système informatique hors service, et suspension de plusieurs hauts responsables. Cette situation compromet des programmes essentiels à travers le monde, notamment en Afrique.

Accusant l’USAID de « gaspiller l’argent des contribuables » et la qualifiant d’organisation « criminelle », Elon Musk a justifié cette décision par la nécessité d’assainir les finances publiques. La Maison Blanche a rapidement soutenu cette fermeture, tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio a pris le contrôle de l’agence, dénonçant son insubordination et ses programmes jugés contraires à la stratégie nationale.

Cependant, cette décision suscite une vive contestation. Des experts juridiques et l’opposition démocrate remettent en question sa légalité, soulignant l’influence croissante de Musk dans l’administration et son rôle non officiel dans la gestion des affaires publiques.

La suspension immédiate des financements de l’USAID a des conséquences désastreuses. Plus de 120 pays dépendent de son aide pour financer des projets humanitaires, de santé et d’éducation. En Afrique, où l’USAID soutient des programmes de lutte contre la malnutrition, le paludisme et l’accès à l’eau potable, l’impact est particulièrement alarmant.

De nombreuses ONG, comme Solidarité Internationale et Alima, doivent interrompre leurs projets vitaux et réduire leurs équipes. « Nous sommes face à une catastrophe humanitaire en devenir », alerte un responsable d’Alima, qui craint une montée des crises sanitaires et alimentaires dans les mois à venir.

Si certains observateurs voient dans cette fermeture une volonté de réforme, d’autres y perçoivent une attaque idéologique contre l’aide internationale. L’avenir de l’USAID reste incertain, mais une chose est sûre : sa disparition brutale laisse un vide immense dans le paysage humanitaire mondial.

L’opposition démocrate, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, appellent à une réévaluation de cette décision. Mais en attendant, des millions de bénéficiaires risquent de subir les conséquences directes de cette crise.

Fass Ngom sous le choc après le meurtre brutal de Cheikh Ahmed Tidiane Wade

La commune de Fass Ngom, située dans la région de Saint-Louis, est plongée dans la stupeur et l’indignation après la découverte macabre de Cheikh Ahmed Tidiane Wade, gérant d’un multiservice, retrouvé mort égorgé dans la brousse.

Cheikh Ahmed Tidiane Wade était porté disparu depuis dimanche, suscitant l’inquiétude parmi ses proches et la communauté locale. C’est un habitant du village, parti à la recherche de ses chèvres, qui a fait la terrible découverte. Son corps sans vie gisait dans la brousse, présentant des signes évidents d’un acte criminel d’une rare violence.

Dès l’alerte donnée, les forces de l’ordre se sont rapidement mobilisées. La brigade territoriale de gendarmerie de Saint-Louis, appuyée par la Section de recherches, a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de ce meurtre. Les premières investigations s’orientent vers un possible règlement de comptes ou un acte criminel motivé par d’autres raisons encore inconnues.

Dans la commune de Fass Ngom, l’émotion est immense. Les habitants, encore sous le choc, réclament justice et exigent que toute la lumière soit faite sur ce drame. « Nous voulons que les autorités fassent tout pour arrêter les coupables et les traduire en justice. Ce qui s’est passé est inacceptable », s’indigne un proche de la victime.

Ce meurtre relance le débat sur la sécurité dans certaines localités du pays, où des cas de violence sont régulièrement signalés. Les populations appellent les autorités à renforcer la surveillance et à prendre des mesures pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Crise au Port de Dakar : Des chiffres alarmants pour l’économie sénégalaise

La récente publication de la revue ConfidentielDakar met en lumière une situation préoccupante pour l’économie sénégalaise, marquée par une chute historique de l’activité du Port autonome de Dakar. Les chiffres dévoilés soulignent un recul brutal du trafic de marchandises et pointent du doigt des déséquilibres susceptibles d’affecter durablement le commerce national.

Le secteur portuaire est en première ligne de la crise. En effet, les débarquements de marchandises ont chuté de 14,5 % sur une période d’un an. Pour illustrer cette tendance, le volume de marchandises arrivées est passé de 13 524 700 tonnes en novembre 2023 à seulement 11 567 000 tonnes un an plus tard. Cette baisse, avoisinant les 2 millions de tonnes, témoigne d’une diminution générale des importations, conséquence directe d’un ralentissement économique plus large.

Le recul ne touche pas uniquement les importations. Les embarquements, symboles des exportations sénégalaises, accusent également une baisse marquée. Le volume est ainsi passé de près de 7 millions de tonnes à 6,1 millions de tonnes, laissant entrevoir une possible diminution de la production locale et une perte de compétitivité sur le marché international. Ce double revers pèse lourdement sur l’équilibre commercial du pays.

Le secteur du commerce, véritable pilier de l’activité portuaire, semble être le plus fragilisé. Selon ConfidentielDakar, les débarquements de marchandises ont diminué de 33,7 %, un recul qui illustre la gravité de la situation. La remarque cinglante des commerçants sénégalais, qui « ne font plus venir de conteneurs », accentue le sentiment d’urgence et met en lumière les risques de ruptures d’approvisionnement sur le marché local. Cette désaffection pourrait également entraîner une hausse des prix et une tension sur certains produits de première nécessité.

Si certains segments de l’activité portuaire affichent une dynamique contrastée, ils ne sauraient compenser la chute globale. Les débarquements de pétrole brut, d’hydrocarbures raffinés et de poissons montrent une tendance à la hausse. Cependant, ces produits ne représentent qu’un tiers du total des arrivages. Leur progression, bien que bienvenue, reste marginale face à la perte de plus de 3 millions de tonnes de marchandises enregistrée en un an (passant de 9,2 millions à 3,1 millions de tonnes).

Le recul du trafic de marchandises, qui représente 70 % de l’activité du Port de Dakar, est susceptible d’avoir des répercussions majeures sur l’économie nationale. Au-delà de l’impact direct sur l’emploi lié à l’activité portuaire, ce déséquilibre pourrait freiner le dynamisme économique du Sénégal. L’activité portuaire, véritable poumon du commerce extérieur et intérieur, est aujourd’hui en alerte rouge.

Face à cette situation critique, il est impératif que les autorités et les acteurs économiques réagissent rapidement. La baisse historique du trafic de marchandises au Port de Dakar pourrait être le symptôme d’un ralentissement économique plus global. Des mesures urgentes sont donc nécessaires pour relancer le commerce, renforcer la compétitivité des produits sénégalais et, surtout, restaurer la fluidité des échanges commerciaux.

En conclusion, les chiffres révélés par ConfidentielDakar devraient servir de signal d’alarme aux décideurs. La relance de l’activité portuaire et, par extension, de l’économie sénégalaise, dépendra de la capacité des autorités à mettre en œuvre des stratégies adaptées pour redynamiser ce secteur clé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°388 – 04/02/2025

🔴 ANNONCE DE LA SUSPENSION DE L’AIDE AMÉRICAINE PAR SONKO : NOUVEL ALIBI DE L’ÉCHEC DES POLITIQUES ?
🔴 SŒURS MORTES DANS UNE ATTAQUE AU COCKTAIL MOLOTOV PAR DES MANIFESTANTS EN 2023 : LA FAMILLE EN QUÊTE DE RÉPARATION

🔴 TROISIÈME COMBAT CONTRE BG2 : MODOU LÔ REJETTE UNE SOMME ASTRONOMIQUE
🔴 13e JOURNÉE LIGUE 1 : JARAAF ET LINGUÈRE VICTORIEUSES !

Guerre commerciale : Trump annonce de nouvelles discussions imminentes avec la Chine

Washington, à quelques heures de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane sur les produits chinois, le président américain Donald Trump a annoncé lundi que des discussions avec Pékin allaient intervenir « probablement dans les prochaines 24 heures ».

Ces négociations de dernière minute surviennent alors que, dès mardi, une nouvelle taxe de 10 % s’appliquera sur l’ensemble des produits chinois importés aux États-Unis. Cette mesure s’ajoute aux droits de douane déjà en place, intensifiant ainsi la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Depuis plusieurs mois, Washington et Pékin s’affrontent à coup de sanctions et de mesures protectionnistes. L’administration Trump justifie ces décisions par la nécessité de rééquilibrer la balance commerciale et de protéger les entreprises américaines des pratiques jugées déloyales de la Chine, notamment en matière de propriété intellectuelle et de subventions d’État.

Pékin, de son côté, a toujours dénoncé ces sanctions comme étant injustifiées et a systématiquement riposté avec des taxes similaires sur les produits américains. Toutefois, les tensions ont entraîné une incertitude économique mondiale, impactant les marchés financiers et pesant sur la croissance des deux pays.

Malgré ces tensions, l’annonce de Trump pourrait ouvrir la voie à un dialogue. Reste à savoir si ces discussions permettront d’éviter une escalade supplémentaire ou si elles ne seront qu’un nouvel épisode d’un bras de fer qui dure depuis plus d’un an.

Les investisseurs et les partenaires commerciaux des deux pays suivront avec attention l’évolution des négociations, alors que l’impact de cette guerre commerciale se fait de plus en plus sentir sur l’économie mondiale.

Tentative d’escroquerie : Issa Sow jugé pour avoir voulu extorquer 10 millions F CFA à Mo Gates

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a jugé, ce lundi, Issa Sow, accusé d’avoir tenté d’extorquer 10 millions F CFA à l’entrepreneur Mamadou Bakara Diallo, alias Mo Gates. Se présentant comme un proche du procureur de la République, le prévenu aurait tenté de convaincre sa victime de lui remettre cette somme en échange de l’annulation d’un prétendu mandat d’arrêt.

Selon l’accusation, Mo Gates n’a pas cédé à la pression et a pris l’initiative de vérifier l’information directement auprès du procureur Ibrahima Ndoye. C’est à ce moment qu’il a découvert la supercherie. Pour confondre Issa Sow, il l’a appelé en présence du procureur et l’a mis sur haut-parleur. Ignorant qu’il était piégé, le prévenu a réitéré ses déclarations, ce qui a conduit à son arrestation immédiate pour tentative d’escroquerie.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 30 janvier 2025, Issa Sow a reconnu les faits devant les enquêteurs, mais a adopté une nouvelle ligne de défense lors de son procès. À la barre, il a nié avoir réclamé de l’argent, expliquant qu’il s’était simplement rendu chez Mo Gates pour une médiation impliquant son neveu, Pape Mbaye.

Lors de l’audience, Mo Gates a sollicité un renvoi afin que le procureur Ibrahima Ndoye puisse être entendu comme témoin et pour lui laisser le temps de se constituer un avocat. Le juge a rejeté cette demande, expliquant qu’il était impossible de faire comparaître le procureur en tant que témoin dans cette affaire.

Interrogé sur une éventuelle demande de réparation, Mo Gates a affirmé ne réclamer aucune somme d’argent.

Le ministère public a souligné que cette tentative d’escroquerie portait atteinte à l’image de la justice. Cependant, il n’a requis aucune peine contre Issa Sow, laissant le tribunal seul juge de la répression.

La défense, assurée par Maîtres Ousseynou Gaye, Omar Faty et Maimouna Dièye, a plaidé la relaxe pure et simple, estimant que leur client avait été contraint d’avouer sous la pression. Me Gaye a dénoncé des menaces exercées par le parquet lors de l’interrogatoire. En cas de délibéré différé, Me Faty a demandé la mise en liberté provisoire de son client, ce que le tribunal a refusé pour défaut de garantie de représentation.

Expropriation foncière : Tahirou Sarr, Mamour Diallo, et les députés Amadou Ba et Birima Mangara dans le collimateur de la justice

Le dossier concernant l’expropriation des titres fonciers n°5058/NGA, 13833/NGA, et 1838/NGA, qui avait été en sommeil pendant un certain temps, a été récemment relancé par le parquet sénégalais. Ce dossier implique la société Sofico et fait l’objet d’une série de mesures judiciaires, notamment à l’encontre de plusieurs personnalités, dont Tahirou Sarr, Mamour Diallo, ainsi que les députés Amadou Ba et Birima Mangara.

Un réquisitoire supplétif a été émis demandant le placement en détention de Tahirou Sarr, tandis qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre Mamour Diallo, une figure clé dans cette affaire. Selon Libération, le parquet a également requis la levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, afin d’évaluer leur implication potentielle dans cette expropriation foncière. Ces mesures surviennent après plusieurs auditions menées par la Sûreté urbaine.

Mamour Diallo, cependant, n’a pas pu être entendu lors des investigations, car il est impliqué dans une autre enquête et a quitté le Sénégal en juin 2024. Le mandat d’arrêt international vise à le localiser et à l’entendre dans le cadre de cette affaire.

La demande de levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara a été formulée dans le but d’examiner plus en profondeur leur rôle éventuel dans l’expropriation foncière. Si cette levée d’immunité est approuvée, elle pourrait entraîner une mise en examen des députés concernés, bien que cela ne garantisse pas nécessairement une inculpation.

Le juge d’instruction du deuxième cabinet est désormais chargé d’examiner ces nouvelles requêtes et de déterminer les suites à donner. La levée des immunités parlementaires, bien qu’un processus délicat, permettrait de poursuivre les enquêtes avec davantage de transparence et de clarté, ce qui pourrait conduire à des éclaircissements sur la manière dont les terres ont été expropriées au profit de la société Sofico.

La situation judiciaire liée à cette expropriation soulève de nombreuses questions sur les pratiques foncières au Sénégal et sur la manière dont les autorités politiques et économiques gèrent de telles affaires. Si certains perçoivent ces enquêtes comme une tentative de rendre justice, d’autres y voient une manœuvre politique, particulièrement avec l’implication de figures de l’opposition comme les députés Amadou Ba et Birima Mangara.

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