Actualités

Marine nationale : interception de 147 candidats à l’émigration irrégulière au large de Sangomar

La Marine nationale sénégalaise a déjoué une nouvelle tentative d’émigration irrégulière au large des côtes. Selon un communiqué officiel exploité par Senego, le patrouilleur hauturier PHM NIANI a repéré et porté assistance à une pirogue à environ 92 kilomètres au large de Sangomar.

À bord, les marins ont découvert 147 migrants, tous en partance pour l’Europe. L’opération de secours, menée dans le respect des procédures de sécurité, a permis d’acheminer l’ensemble des passagers sains et saufs à la Base navale Amiral Faye Gassama à Dakar.

Les migrants ont ensuite été remis aux services compétents pour les démarches administratives et les investigations d’usage.

États-Unis : nouvelles restrictions sur les visas non-immigrants, le Sénégal concerné

Le Ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a annoncé que l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Dakar a modifié les conditions d’octroi des visas non-immigrants. À compter du 12 août 2025, tous les visas délivrés seront valables trois mois et assortis d’une entrée unique.

Cette mesure ne vise pas uniquement le Sénégal, mais s’applique également à plusieurs autres pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Elle s’inscrit dans le cadre d’une révision du dispositif de sécurité aux frontières américaines, visant à renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière.

Parmi les dispositions annoncées figurent :

des sanctions pénales et administratives contre toute personne reconnue coupable de tentative ou d’acte d’immigration illégale ; la possibilité d’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour les personnes ayant des antécédents judiciaires ou des infractions passées, même anciennes.

vérifier la validité de leur visa ; respecter strictement la durée de séjour autorisée ; se rapprocher du réseau diplomatique et consulaire pour toute information complémentaire.

Inondations à Dakar : l’hôpital Philippe Senghor paralysé par les eaux

De fortes pluies se sont abattues ces derniers jours sur Dakar, entraînant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la capitale. Ce vendredi, l’hôpital Philippe Maguilen Senghor, situé à Yoff, a été particulièrement touché, ses locaux se retrouvant submergés par les eaux.

La montée rapide du niveau d’eau a perturbé le fonctionnement de plusieurs services médicaux, compliquant la prise en charge des patients et l’accès aux installations. Le personnel soignant s’efforce de maintenir les soins essentiels malgré les conditions difficiles, tandis que les autorités locales tentent de mettre en place des mesures d’évacuation et de drainage.

Inondations à Dakar : l’hôpital Philippe Senghor paralysé par les eaux


Les gouvernements burkinabé et malien ont dénoncé des tentatives de coup d’Etat, les qualifiant de manœuvres déstabilisatrices et en filigrane, ils essaient de faire croire à l’implication de la main étrangère française.

En Afrique, le ridicule ne tue pas, ils s’installent au pouvoir par le mécanisme du coup d’Etat et disent éhontément  à leur peuple que les coups d’Etat sont l’œuvre des ennemis de la nation.
‎En vérité ces soldats, souverainistes opportunistes ont changé de maître pour ne pas rendre le pouvoir à des institutions démocratiques. Il fallait se débarrasser de la France exigeante sur un retour à lordre constitutionnel pour s’accrocher à la Russie peu soucieuse des questions démocratiques. Le résultat aboutit à un souverainisme avec de mauvais porteurs. Depuis que la Russie est à vos côtés, qu’est-qui a changé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel? Comment des soldats incapables de vaincre une bande de terroristes peuvent-ils venir à bout de la pauvreté et du sous-développement ? Allez-vous battre au front, rendez le pouvoir aux civils compétents et intègres ! Depuis que vous faites des coups d’Etat, rien n’a changé, Mali, Niger et Burkina sont restés dans le cercle des pays les plus pauvres au monde.
‎Oui pour un souverainisme qui ne sous-traite pas notre sécurité  à des puissances ou mercenaires, non aux armées kleenex, oui au souverainisme qui mécanise notre agriculture et qui favorise la transformation de nos ressources par une industrialisation accrue et maîtrisée. La vraie souveraineté est d’abord économique, sinon nous continuerons de tendre la main pour vivre.
‎Soldats, partez avant le prochain coup d’Etat !
‎Mohamed Moustapha Diagne
‎Coordonnateur national de la coalition DJONE

147 migrants irréguliers secourus au large de Sangomar par la marine sénégalaise

Une opération de sauvetage d’envergure a été menée jeudi par la marine nationale au large de Sangomar. Le patrouilleur hauturier PHM NIANI a intercepté une pirogue en détresse à environ 92 kilomètres des côtes, avec à son bord 147 candidats à l’émigration irrégulière. Les passagers, en situation de vulnérabilité, ont été secourus par les équipes du navire dans des conditions maritimes difficiles.

Après avoir été mis en sécurité, les migrants ont été conduits à la Base navale Amiral Faye Gassama. Sur place, ils ont bénéficié d’une prise en charge par les autorités compétentes, comprenant les procédures administratives et les contrôles sanitaires habituels.

Droits humains au Sénégal : le rapport accablant du Département d’État américain pour 2024

Le Département d’État américain a rendu public son rapport annuel sur les droits humains au Sénégal pour l’année 2024, et ses conclusions sont préoccupantes. Le document fait état de rapports jugés crédibles selon lesquels certaines forces de sécurité auraient eu recours à la torture et à des mauvais traitements contre des détenus. Des organisations de défense des droits humains y dénoncent notamment l’usage excessif de la force, des fouilles à nu et des méthodes d’interrogatoire considérées comme cruelles et dégradantes.

Selon les informations recueillies, la police aurait contraint certains détenus à dormir à même le sol, à subir l’éclairage continu de lumières vives, à être frappés à coups de matraque et à rester dans des cellules mal ventilées, avec un accès limité à l’air frais.

Le rapport s’attarde également sur les conditions de détention, qu’il juge dures et dangereuses pour la santé des prisonniers. Il évoque des pénuries alimentaires, une surpopulation chronique, des conditions sanitaires dégradées et des soins médicaux insuffisants. La prison centrale de Rebeuss, à Dakar, est citée comme exemple emblématique, avec un nombre de détenus dépassant largement le double de sa capacité initiale.

Si le document souligne que les conditions de détention des femmes sont en général meilleures que celles des hommes, il estime que cette disparité n’atténue en rien l’ampleur des violations constatées.

Nomination à la tête du CHR Seydi Hadji Malick Sy : Dr Mahib Sagna succède à Babacar Sène

Par décret présidentiel, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à un changement majeur dans la direction du Centre hospitalier régional (CHR) Seydi Hadji Malick Sy. Dr Mahib Sagna a été officiellement nommé directeur de l’établissement, en remplacement de Babacar Sène.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures individuelles prises par le président pour renforcer la gouvernance des structures de santé. Elle intervient après que Babacar Sène a été mis en cause dans la gestion des fonds alloués à la Force COVID-19, un programme d’urgence destiné à soutenir le système sanitaire durant la pandémie.

En confiant la direction du CHR à Dr Mahib Sagna, le président Bassirou Diomaye Faye entend assurer la continuité du service public hospitalier et impulser une nouvelle dynamique de gestion. Le nouveau directeur, qui prend officiellement ses fonctions, hérite ainsi d’un établissement stratégique pour la région et d’une mission essentielle : améliorer la qualité des soins et restaurer la confiance des usagers.

Kédougou : arrestation d’un homme pour proxénétisme et hébergement de prostituées nigérianes

L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a frappé un grand coup dans la lutte contre l’exploitation sexuelle. Le 9 août 2025, ses agents ont interpellé un homme à Kharakhéna, dans le département de Kédougou, pour association de malfaiteurs et proxénétisme.

L’opération a été déclenchée après un renseignement faisant état de l’arrivée dans le village d’une cinquantaine de jeunes filles originaires du Nigeria, soupçonnées de se livrer à la prostitution. Les investigations menées sur place ont confirmé les faits : les femmes étaient logées dans trois maisons appartenant au suspect, chacune payant un loyer journalier de 2 000 FCFA.

Lors de l’intervention, les enquêteurs ont découvert 34 jeunes filles, toutes nigérianes, dont une mineure. Le mis en cause a reconnu posséder près de 90 chambres réparties dans ses trois propriétés, exclusivement louées à des prostituées, et ce, sans aucune autorisation administrative.

Déféré le 12 août 2025 devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kédougou, l’homme devra répondre de lourdes accusations liées au proxénétisme et à l’exploitation de la prostitution étrangère dans la région.

Magal 2025 : Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma met en garde contre les “futilités” médiatiques

À l’occasion du Grand Magal de Touba 2025, le président de la Commission Culture et Communication, Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma, a tenu un discours ferme à l’endroit de certains médias dont la couverture de l’événement se limiterait, selon lui, à des contenus superficiels ou irrespectueux. D’un ton résolu, il a prévenu que des mesures drastiques seraient prises dès l’année prochaine pour mettre fin à ce qu’il qualifie de dérives.

« Nous allons effectivement prendre des mesures. Ce n’est pas décent ce que font certains médias. Si c’est pour ne traiter que des banalités, ces médias peuvent rester à Dakar ou ailleurs », a-t-il déclaré. Pour lui, le Magal est un événement religieux majeur qui doit être couvert avec dignité et respect, loin des distractions jugées inappropriées.

Rappelant que Touba est une cité religieuse placée sous l’autorité exclusive du Khalife Général des Mourides, Cheikh Abdou Ahad a affirmé que tout comportement déplacé ou contraire à l’esprit du Magal ne serait plus toléré. Dans ce sens, il a annoncé un resserrement significatif des critères d’accréditation pour les médias. Désormais, seules les rédactions s’engageant à traiter du contenu en lien direct avec la portée spirituelle et culturelle de l’événement seront accréditées.

« Il est certain que désormais, les accréditations ne seront plus délivrées aux médias qui ne traitent que de futilités. Même si un média est accrédité par erreur, dès que nous en sommes informés, nous viendrons leur retirer le document », a-t-il averti.

Au-delà de la régulation médiatique, cette mesure vise à protéger l’intégrité spirituelle du Magal et à maintenir une couverture à la hauteur de sa signification religieuse. Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma a enfin rappelé que toute personne non reconnue par le Khalife comme invitée officielle devra quitter les lieux : « Quiconque n’est pas reconnu par le Khalife comme invité devra quitter les lieux. Et tu pourras faire ce que bon te semble ailleurs. Et c’est moi qui le dis ».

En adoptant ce ton sans concession, le président de la Commission Culture et Communication du Magal entend poser les bases d’une couverture médiatique plus respectueuse et fidèle à l’esprit de l’événement dès l’édition 2026.

Situation des droits de l’homme au Sénégal : Entre avancées démocratiques et violations persistantes

Le rapport 2024 du Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain dresse un tableau nuancé de la situation des droits humains au Sénégal. S’il salue des progrès notables, notamment lors de l’élection présidentielle de mars jugée équitable et exempte d’abus ou d’irrégularités, il souligne également la persistance de violations graves.

Selon le document, des informations crédibles font état de traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de restrictions sévères à la liberté d’expression et à la liberté des médias. Malgré les mesures prises par les autorités pour identifier et sanctionner les responsables de ces abus, l’impunité reste un problème récurrent.

Dans la région méridionale de la Casamance, où une insurrection de faible intensité oppose les forces de sécurité à des séparatistes armés, les violences ont été rares cette année. Cependant, la tension reste palpable dans ce territoire situé entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Le rapport évoque également des exécutions extrajudiciaires. Amnesty International a signalé la mort de trois personnes lors des manifestations du 5 février, consécutives à la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances.

Ainsi, malgré les efforts déployés et les progrès démocratiques constatés, le Sénégal demeure confronté à des défis majeurs en matière de respect des droits humains, dans un contexte où la stabilité politique doit encore se conjuguer avec la protection des libertés fondamentales.

Liberté de la presse au Sénégal : le rapport critique du département d’État américain

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain a livré, dans son rapport 2024, une évaluation préoccupante de la situation de la liberté d’expression et de la presse au Sénégal. Bien que la Constitution et la loi garantissent ces libertés, le document relève que le gouvernement a parfois imposé des restrictions, notamment à travers des sanctions pour diffamation et pour outrage au chef de l’État, visant y compris des journalistes.

Le rapport cite l’arrestation, le 24 juillet 2024, d’un membre de l’opposition pour délit d’outrage au chef de l’État, après des déclarations accusant des responsables du parti au pouvoir d’avoir menti pour accéder aux commandes du pays. L’intéressé a été libéré peu après. En septembre, l’ancien commissaire de police Cheikhna Keïta a, lui, été arrêté pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir publié un article évoquant un désaccord entre le président et le Premier ministre. Amnesty International avait dénoncé cette arrestation comme une restriction à la liberté d’expression, appelant à une réforme législative pour supprimer ce type de poursuites.

Le rapport note également des agressions, arrestations et pressions subies par des professionnels des médias. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), plus de 25 journalistes ont été agressés ou arrêtés lors des troubles civils de février 2024. Parmi les cas cités, celui de Kader Dia, interpellé le 30 septembre après avoir évoqué la corruption policière lors d’une émission en ligne sur Sen TV. La division spéciale de cybersécurité de la police lui reprochait ses propos tenus le 23 septembre. Cheikh Yérim Seck, journaliste et analyste, a quant à lui été arrêté le 1er octobre après avoir remis en question, sur 7TV le 27 septembre, l’exactitude d’une annonce budgétaire du Premier ministre. Tous deux ont été libérés le 3 octobre, et l’affaire Seck a finalement été classée sans suite.

En matière d’influence sur le paysage médiatique, le document souligne que le gouvernement sénégalais s’appuie sur des médias publics comme la Radio Télévision Sénégalaise (RTS) et le journal Le Soleil, accusés d’afficher régulièrement un parti pris progouvernemental. Si les journalistes indépendants ont pu critiquer le pouvoir sans toujours subir de représailles, certaines décisions ont marqué l’année, notamment la révocation, le 5 février, de la licence de diffusion de la chaîne privée Walfadjiri TV pour « diffusion d’images violentes et de propos subversifs, haineux et dangereux portant atteinte à la sécurité de l’État ».

Le rapport mentionne enfin des violences commises par des acteurs politiques contre des journalistes. Le 2 octobre, des partisans du leader de l’opposition Bougane Guèye Dany ont agressé Ngoné Diop et Maty Sarr Niang, reporters du site Sans Limites. Ngoné Diop a été empêchée de couvrir l’arrivée de Dany à la division de la cybercriminalité, tandis que Maty Sarr Niang a été giflée.

Magal 2025 : 21 morts et 640 victimes prises en charge, selon le bilan provisoire des sapeurs-pompiers

Le détachement spécial de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers mobilisé pour le Grand Magal de Touba a publié un bilan provisoire faisant état de 21 décès sur un total de 640 victimes prises en charge lors de 395 interventions.

Les accidents de la circulation demeurent la principale cause de ces pertes humaines et blessures. Sur les 240 sinistres recensés, 575 victimes ont été dénombrées, dont 18 morts. Les motocyclistes apparaissent comme particulièrement vulnérables : 135 accidents impliquant des motos ont causé 165 blessés et 11 décès.

Ces chiffres, bien que provisoires, illustrent l’ampleur des risques liés aux déplacements massifs vers la ville sainte à l’occasion du Magal. Les sapeurs-pompiers rappellent que la prudence sur les routes, le respect du code de la circulation et la vigilance des conducteurs sont essentiels pour limiter le nombre de drames enregistrés chaque année.

Magal 2025 : plus de 6,5 millions de participants, selon une enquête statistique inédite

Le Grand Magal de Touba 2025 a franchi un cap historique, avec une participation estimée à 6 583 278 personnes. Ce chiffre provient d’une vaste opération de collecte de données coordonnée par le Dr Moubarack Lô et Moussa Diaw, experts en statistiques et membres du Pool d’Experts As Haabul Jannati mis en place par le khalife général des mourides.

Entre le 10 et le 13 août 2025, les enquêteurs d’Emergence Consulting Group ont été déployés en continu, 24 heures sur 24, aux principaux points d’accès à Touba. Les données recueillies indiquent que 235 919 véhicules, hors motos et charrettes, ont été comptabilisés, soit une hausse de 14,5 % par rapport à l’édition 2023. Cette augmentation est attribuée à la croissance du parc automobile national ainsi qu’au contrôle plus strict des surcharges.

Sur la base des flux entrants et des projections démographiques, les statisticiens estiment que 5 129 891 voyageurs sont venus de diverses localités du Sénégal ou de l’étranger, auxquels s’ajoutent 1 443 387 résidents de Touba et du département de Mbacké ayant pris part à l’événement. En l’espace de quatorze ans, la fréquentation du Magal a ainsi doublé, passant de 3,09 millions de participants en 2011 à plus de 6,5 millions en 2025.

Parallèlement, une enquête qualitative a été menée auprès des pèlerins afin d’analyser leurs points de départ, les modes de transport utilisés, les dépenses engagées pour le déplacement et le séjour, ainsi que la date d’arrivée et la durée de leur présence à Touba. Les initiateurs de cette étude affirment que ces données inédites permettront d’orienter les politiques publiques, d’améliorer les dispositifs d’accueil et d’optimiser la logistique lors des prochaines éditions du Magal.

Magal 2025 : Serigne Mountakha appelle à la foi, au travail et à l’autonomie de la communauté mouride

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, a accueilli le Grand Magal 2025 dans une atmosphère de foi intense et de mobilisation exceptionnelle. Des dizaines de délégations venues de l’étranger et la quasi-totalité du gouvernement sénégalais, conduit par le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine, ont pris part à la cérémonie officielle.

Comme à l’accoutumée, c’est par la voix de son porte-parole, Cheikh Bass Abdou Khadre, que le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a transmis son message aux fidèles. Il a salué la forte participation des pèlerins venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, ainsi que la présence massive des autorités étatiques. Le khalife a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, pour l’intérêt particulier qu’il accorde à la cité de Touba. Ses salutations ont également été adressées aux foyers religieux et à l’ensemble des partis politiques, quelle que soit leur obédience, soulignant ainsi l’unité nationale qui se manifeste autour de ce rendez-vous religieux majeur.

Le porte-parole est revenu sur le retard accusé dans le démarrage de la cérémonie officielle, imputé à de fortes pluies tombées à l’aube. Les eaux pluviales ayant inondé plusieurs rues de la ville, les déplacements des invités ont été ralentis, entraînant un décalage du programme initial. Cet incident a, selon lui, mis en lumière les défis persistants auxquels Touba reste confrontée, notamment sur le plan des infrastructures et de la gestion des inondations.

Dans le fond de son message, Serigne Mountakha a exhorté les fidèles à se conformer pleinement aux prescriptions divines et à adorer Dieu avec sincérité. Il a insisté sur le culte du travail, pilier fondamental du mouridisme, rappelant que les compagnons de Serigne Touba n’ont jamais laissé leur engagement religieux affaiblir leur ardeur au travail. Le khalife a mis en garde contre les influences extérieures susceptibles de détourner les disciples de leurs convictions profondes, appelant chacun à rester ferme dans sa foi et dans son engagement spirituel.

Le Grand Magal 2025 s’est également distingué par une affluence record. Alors que l’édition 2023 avait rassemblé environ 5,8 millions de pèlerins, les estimations pour cette année atteignent 6,5 millions de participants, confirmant ainsi la dimension exceptionnelle de l’événement sur la scène religieuse internationale. Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé à cette occasion la résilience de Serigne Touba, qui, de retour d’exil, avait choisi de pardonner à tous malgré les épreuves endurées, et n’avait jamais cherché refuge ailleurs qu’auprès de Dieu. Il a également souligné la puissance spirituelle des écrits du fondateur de la confrérie, capables d’élever moralement et spirituellement toute personne qui s’y attache.

Enfin, le message du khalife s’est conclu par un appel à investir dans les projets structurants initiés à Touba. Parmi eux, la rénovation de la grande mosquée occupe une place prioritaire, avec un coût estimé à près de 100 milliards de francs CFA. Serigne Mountakha a insisté sur la nécessité pour les mourides de préserver leur autonomie et d’éviter toute dépendance extérieure, rappelant que l’aide d’autrui peut parfois compromettre l’indépendance que chaque disciple doit conserver intacte. Le chef religieux a également formulé des prières pour les victimes des accidents survenus durant le Magal, en exhortant la communauté à rester soudée face aux défis cruciaux qui se posent à la cité religieuse.

Fatick – Le gouvernement lance une plateforme nationale pour soutenir les entreprises en difficulté

Le Ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a annoncé, vendredi 8 août 2025 à Fatick, la création d’une plateforme nationale dédiée à l’accompagnement des entreprises en difficulté ou en faillite. Cette mesure, inscrite dans une dynamique de préservation de l’emploi et de soutien à l’économie locale, s’inscrit dans le cadre de l’élaboration de la Politique Nationale de l’Emploi (PNE).

L’annonce a été faite lors de la deuxième étape des consultations régionales pour la PNE, organisée dans le cadre d’un Comité Régional de Développement (CRD) spécial. L’objectif est de recueillir les avis et propositions des acteurs territoriaux afin de concevoir une politique de l’emploi adaptée aux réalités du pays et aux spécificités régionales.

En marge de cette rencontre, Abass Fall a effectué une visite au Pôle Emploi et Entrepreneuriat des Jeunes et des Femmes (PEEJF) ainsi qu’à l’Inspection Régionale du Travail et de la Sécurité Sociale. Ces échanges ont permis de faire le point sur les défis locaux en matière de création d’emplois, de protection sociale et d’accompagnement des porteurs de projets.

Le ministre a souligné que cette nouvelle plateforme constituera un outil stratégique pour identifier rapidement les entreprises fragilisées, leur offrir un accompagnement technique, financier et administratif, et éviter ainsi des licenciements massifs.

Droits humains au Sénégal : le rapport 2024 du département d’État américain salue des progrès mais pointe des violations persistantes

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État des États-Unis a publié son rapport 2024 sur la situation des droits humains au Sénégal, relevant des évolutions positives tout en mettant en lumière des défis persistants.

Selon le document, l’élection présidentielle de mars 2024, qui a marqué un tournant politique dans le pays, a été « largement considérée comme équitable et exempte d’abus et d’irrégularités », un constat salué par les observateurs nationaux et internationaux.

Malgré ces avancées, le rapport souligne plusieurs préoccupations majeures. Des informations jugées crédibles font état de « traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations ou de détentions arbitraires, ainsi que de graves restrictions à la liberté d’expression et à la liberté des médias ».

Le département d’État américain note que le gouvernement sénégalais a pris certaines mesures crédibles pour identifier et sanctionner les responsables présumés de violations des droits humains. Toutefois, l’impunité reste un problème, freinant les efforts de justice et de réparation.

En Casamance, région méridionale enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, le conflit de faible intensité opposant forces de sécurité et groupes séparatistes armés s’est poursuivi. Les violences, cependant, ont été rares en 2024, marquant une trêve relative dans cette zone historiquement instable.

Le rapport évoque également des cas d’exécutions extrajudiciaires présumées. Amnesty International a rapporté que trois personnes avaient perdu la vie le 5 février lors de manifestations organisées à travers le pays, après la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. « Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances », précise le document américain.

En conclusion, le rapport du département d’État américain dresse un bilan contrasté : si le Sénégal a enregistré des progrès démocratiques notables, notamment dans la tenue de l’élection présidentielle, les défis liés au respect des droits humains et à la lutte contre l’impunité demeurent préoccupants.

Touba : le Grand Magal 2025 marqué par un message fort du Chef de l’État

Touba a vibré, ce mercredi, au rythme du Grand Magal 2025, rendez-vous spirituel majeur du mouridisme. Comme le veut la tradition, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a représenté le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre à la cérémonie officielle, transmettant un message empreint de foi et d’engagement.

Dans son allocution, le ministre a d’abord insisté sur la dimension spirituelle de l’événement :

« Ce moment est fort de foi. Ce jour est un moment pour rendre grâce à Dieu, car c’est Lui qui promet d’augmenter ses bienfaits à celui qui rend grâce. »

Jean Baptiste Tine a également salué la portée universelle des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, faits de discipline, de probité morale et de dévouement au travail. À travers son émissaire, le Président a réaffirmé son ambition pour Touba et la religion, tout en reconnaissant les défis persistants, notamment les inondations et les pénuries d’eau. « Les ministres de tutelle sont à pied d’œuvre pour faire le nécessaire », a-t-il assuré.

Le ministre a, par ailleurs, sollicité les prières des fidèles pour la réussite des réformes engagées par le gouvernement, notamment le programme Jubanti Koom. Il a appelé les Sénégalais à préserver la paix et à faire du travail un véritable sacerdoce, à l’image de l’œuvre et de la vision de Serigne Touba.

Jean Baptiste Tine était entouré de plusieurs membres du gouvernement, dont Moussa Balla Fofana, Mabouba Diagne, Alioune Ndione, Fatou Diouf et Khady Diène Gaye. Ensemble, ils ont réaffirmé l’engagement de l’État à améliorer la gestion des inondations, à renforcer l’accès à l’eau potable et à moderniser les infrastructures de la ville sainte.

En clôturant son discours, le ministre a invité les chauffeurs à la prudence et présenté les condoléances de la Nation aux familles endeuillées par les accidents survenus durant le Magal. Il a enfin formulé des vœux de paix et de prospérité pour tous, à l’aube d’un hivernage qu’il espère fécond pour le pays.

Ziguinchor – Affaire Boucotte Sindian : l’enquête classée sans suite, mais la polémique persiste

La démolition d’un bâtiment à Boucotte Sindian continue d’agiter Ziguinchor. Cette affaire, liée à la destruction présumée d’un bien privé, avait conduit en début de semaine à la convocation et au déferrement de dix agents municipaux par la police du commissariat de Yamatogne.

Après deux retours de parquet, un nouveau rebondissement est intervenu ce jeudi matin : le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, a lui-même été convoqué vers 9 h par les enquêteurs. Dans le même temps, les dix agents municipaux mis en cause ont comparu devant le juge.

Selon une source proche du dossier, le parquet a finalement décidé de classer l’affaire sans suite, entraînant la libération des agents. Une issue judiciaire qui ne met pourtant pas fin à la polémique : plusieurs habitants et acteurs locaux continuent de réclamer des éclaircissements, tandis que le maire Djibril Sonko ne s’est pas encore exprimé publiquement sur les circonstances de cette démolition.

À Boucotte Sindian, le débat reste vif entre partisans et opposants de la décision municipale, signe que le dossier, s’il est clos sur le plan judiciaire, pourrait encore peser sur le climat politique local.

Touba – Magal 2025 : Un pèlerinage record sous le signe de la foi, du travail et de l’unité nationale

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, a vibré ce Magal 2025 au rythme d’une ferveur religieuse exceptionnelle et d’une mobilisation sans précédent. Plusieurs dizaines de délégations étrangères et l’essentiel du gouvernement sénégalais, conduit par le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine, ont pris part à la cérémonie officielle.

Comme le veut la tradition, Cheikh Bass Abdou Khadre a transmis le message du Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, saluant la forte participation des fidèles et des autorités. « Serigne Mountakha m’a chargé de vous transmettre toute sa reconnaissance pour votre présence à ce Magal. Ses salutations les plus sincères vont aux foyers religieux et à la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur. Le Khalife exprime son satisfecit au Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et le remercie pour l’intérêt particulier qu’il voue à la cité de Touba », a-t-il déclaré.

Le Khalife a également adressé ses salutations aux partis politiques de tous bords, symbole de l’unité nationale autour de ce grand événement religieux.

Cheikh Bass Abdou Khadre est revenu sur le retard enregistré dans le démarrage de la cérémonie officielle, dû à une forte pluie survenue à l’aube : « Les rues ont été englouties par les eaux pluviales, ce qui a retardé notre venue. Nous présentons nos excuses aux autorités religieuses invitées par le Khalife. » Une remarque qui, en filigrane, a mis en lumière les défis persistants liés aux infrastructures et à la gestion des inondations à Touba.

Dans son message, Serigne Mountakha a exhorté les disciples à adorer Dieu avec sincérité, à se conformer à ses prescriptions et à faire du travail un sacerdoce, à l’image des compagnons de Cheikh Ahmadou Bamba. « Leur pratique religieuse soutenue n’a jamais entamé leur ferveur au travail », a rappelé le porte-parole du Khalife.

Il a également mis en garde contre les influences extérieures : « Un Mouride doit rester solide dans ses convictions et éviter d’être emporté par n’importe quel vent. »

Le Magal 2025 a franchi un cap historique avec 6,5 millions de pèlerins, contre 5,8 millions en 2023, confirmant son rang parmi les plus grands rassemblements religieux au monde. Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé l’exemple de résilience de Serigne Touba : « De retour d’exil, il a choisi d’accorder le pardon à tous, malgré les affres endurées. Il n’a jamais cherché refuge ailleurs qu’auprès de Dieu. Ses écrits ont le pouvoir de rendre l’être humain meilleur. »

Le discours s’est achevé par un appel à soutenir les projets initiés par Serigne Mountakha, notamment la rénovation de la Grande Mosquée de Touba, dont les coûts pourraient atteindre 100 milliards de francs CFA, et le renforcement de l’autonomie économique des Mourides, en réduisant toute dépendance extérieure. « L’appui de l’autre peut toujours entraver l’autonomie que chaque Mouride doit conserver intacte », a martelé le chef religieux.

Des prières ont enfin été formulées pour les victimes d’accidents, dans un esprit de solidarité et de compassion.

Magal de Touba 2025 : 21 morts et 640 victimes prises en charge, selon un bilan provisoire des sapeurs-pompiers

La 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, qui bat actuellement son plein dans la ville sainte, est endeuillée par un lourd bilan provisoire. Ce mercredi 13 août, à 18 heures, le détachement de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) mobilisé pour l’événement a annoncé avoir pris en charge 640 victimes au cours de 395 interventions, dont 21 décès.

Selon le commandant Yatma Dièye, chef de la Division informations et relations publiques, les accidents de la circulation constituent la principale cause de mortalité. Sur l’ensemble des interventions, 240 sinistres routiers ont été recensés, faisant 575 victimes dont 18 morts.

Les motocyclistes apparaissent comme les plus exposés aux dangers de la route pendant ce pèlerinage. Les pompiers ont enregistré 135 accidents de moto, qui ont causé 165 victimes et 11 décès. Ces chiffres reflètent la vulnérabilité des usagers de deux-roues face au flux massif de véhicules convergeant vers Touba.

Le Grand Magal, qui commémore le départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, attire chaque année plusieurs millions de fidèles venus du Sénégal, de la sous-région et d’ailleurs. Si l’événement est avant tout un moment de ferveur religieuse, il met également à rude épreuve les dispositifs de sécurité et de secours déployés sur place.

Gabon : interdiction aux étrangers d’exercer certaines activités – Un modèle qui pourrait inspirer Dakar ?

Le gouvernement gabonais a franchi une nouvelle étape dans sa politique de souveraineté économique en interdisant aux étrangers l’exercice d’un ensemble d’activités dites « de proximité ». Objectif affiché : protéger les micro-entrepreneurs locaux et stimuler l’initiative nationale, notamment chez les jeunes et les femmes.

La mesure cible huit activités, allant des transferts d’argent non agréés à la réparation de téléphones, en passant par la coiffure et les soins esthétiques de rue, l’orpaillage artisanal non autorisé, l’intermédiation informelle dans l’achat de récoltes, l’exploitation de petits ateliers non enregistrés, l’usage non déclaré de machines de jeux et certaines formes émergentes de commerce en ligne.

Cette orientation n’est pas isolée. En juillet dernier, la Tanzanie a adopté une mesure encore plus large, frappant quinze activités et prévoyant des peines de prison. Le Gabon opte pour une application progressive : période transitoire, implication des collectivités locales, simplification des procédures de formalisation, soutien technique et fiscal, et accès facilité au financement pour les entrepreneurs nationaux.

Les partisans saluent une protection jugée indispensable face à une concurrence étrangère souvent mieux organisée. Les opposants, eux, y voient un risque de dérive xénophobe et un détournement d’attention des véritables défis : faible diversification de l’économie, formation professionnelle insuffisante, et forte dépendance aux importations.

Au Sénégal, la question est ouverte. Le pays connaît également une présence étrangère marquée dans le petit commerce, la réparation et les services de proximité. Les débats sur la protection des acteurs locaux ne sont pas nouveaux, mais aucune mesure restrictive d’ampleur comparable n’a été prise jusqu’ici.

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour la valorisation de la production nationale et la création d’emplois pour les jeunes. Mais transposer le modèle gabonais exigerait un cadre juridique précis, un véritable accompagnement financier et un discours inclusif, afin d’éviter tout risque de stigmatisation qui pourrait fragiliser la cohésion sociale.

En juin 2023, l’ex-président gabonais Ali Bongo avait déjà ouvert la voie en mobilisant un fonds d’appui de 9 milliards FCFA. Deux ans plus tard, le Gabon franchit un pas décisif. Dakar observera-t-elle cette expérience comme une inspiration… ou comme un avertissement ?

Affaire Lat Diop : le parquet général bloque la liberté provisoire et saisit la Cour suprême

Le feuilleton judiciaire autour de Lat Diop connaît un nouveau rebondissement. Selon Libération, le parquet général a opposé son veto à la décision de la Chambre d’accusation financière qui avait accordé à l’ancien ministre des Sports une liberté provisoire, assortie d’une assignation à résidence avec port du bracelet électronique.

Le parquet prévoit de déposer, ce jeudi, un pourvoi en cassation afin de contester cette mesure. En attendant, Lat Diop demeure derrière les barreaux, son avenir judiciaire étant désormais suspendu au verdict de la Cour suprême, qui devra trancher sur le recours.

Incarcéré depuis le 26 septembre 2024 sous mandat de dépôt, l’ex-directeur général de la LONASE est poursuivi pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et extorsion de fonds. Les faits portent sur un montant estimé à 8 milliards de francs CFA.

Kaffrine : une collégienne de 15 ans poignarde un maçon, son petit ami l’aide à fuir avant de la dénoncer

La ville de Kaffrine est sous le choc après un drame survenu le 7 août au soir dans le quartier Thialy. R. Diallo, collégienne âgée de 15 ans, a été arrêtée pour le meurtre du maçon B. Niang.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’adolescente aurait poignardé mortellement la victime avant d’appeler à l’aide son petit ami, B. Niass. Celui-ci, alerté par téléphone, s’est empressé de venir la chercher à moto et de l’exfiltrer jusqu’au quartier Dixième, situé à plusieurs kilomètres.

Mais rongé par la culpabilité, B. Niass finit par alerter la police. Il signale le crime, donne la localisation de la suspecte et se rend sur place avec les forces de l’ordre. Arrêtée en même temps que son compagnon, R. Diallo portait encore sur ses mains et ses vêtements des traces de sang.

Face aux enquêteurs, la jeune fille reconnaît avoir poignardé B. Niang. Elle explique que ce dernier détenait des vidéos intimes d’elle et l’aurait harcelée pour obtenir des rapports sexuels, bien qu’ils ne soient plus en couple. Les policiers affirment avoir retrouvé les images en question sur le téléphone de la victime. L’arme du crime, un couteau, appartiendrait au maçon.

De son côté, B. Niass justifie son geste initial par « l’amour » qu’il porte à l’adolescente, précisant avoir ensuite décidé de la dénoncer de peur d’être accusé de complicité. Il affirme également que la victime était jalouse de sa relation avec R. Diallo et aurait exigé qu’elle coupe tout contact avec lui.

À l’issue de l’enquête préliminaire, B. Niass a été libéré tandis que sa petite amie a été placée sous mandat de dépôt. La victime, B. Niang, a été inhumée ce mardi.

Ce drame est d’autant plus bouleversant que R. Diallo, brillante élève de quatrième avec une moyenne annuelle de 14,50/20, voyait jusque-là son avenir tracé. Elle encourt désormais de lourdes peines.

Diomaye Faye, Président Légal ou Obstacle Stratégique ?Par Cheikhou Oumar Sy et Theodore Chérif Monteil, Anciens Députés

Quand la légitimité devient un slogan, la République vacille.

Depuis quelques semaines, une fracture se creuse au sommet de l’État, non pas entre la majorité et l’opposition, mais au cœur même du pouvoir issu de l’alternance. Des voix s’élèvent, telles que celles de Guy Marius Sagna, affirmant que le Sénégal a « un président légal et un président légitime ». Ousmane Sonko évoque un projet politique antérieur à l’élection. Waly Diouf Bodian parle d’une « justice de rupture ». Tous convergent vers une même idée : Bassirou Diomaye Faye serait un frein. Mais quel frein, exactement ? À quel projet s’oppose-t-il ?
Il ne s’agit pas ici d’une simple rivalité politique, mais d’une tentative de contournement institutionnel où le président élu devient une figure secondaire, tolérée mais non pleinement investie. Le pouvoir réel semble se déplacer vers un noyau militant, plus radical, opaque, et surtout moins redevable devant le peuple sénégalais. C’est une démarche qui transforme la République en un terrain d’expérimentation, menacé de déstabilisation. Le vrai débat se pose ainsi : qui gouverne réellement ?
Le conflit des visions : légalité contre légitimité

Ousmane Sonko revendique une vision politique qui semble exister indépendamment du processus électoral, comme si le vote populaire n’était qu’un détail, un simple accessoire à un projet antérieur à l’élection.Guy Marius Sagna oppose « légalité » et « légitimité », comme si la République pouvait se passer de ses institutions et de son cadre constitutionnel.Waly Diouf Bodian, quant à lui, théorise une justice de rupture, comme si l’État de droit était une option et non une obligation fondée sur la Constitution.
Dans ce schéma, Bassirou Diomaye Faye, en tant que président légalement élu, devient l’homme à neutraliser. Non pas par l’opposition, mais par ses propres alliés. Il incarne une forme de modération, de légalité, de respect des équilibres républicains, et c’est précisément cela qui devient un obstacle pour ceux qui, derrière des discours de rupture, cherchent à imposer une autre vision du pouvoir.
Une République menacée par l’ambition personnelle
Nous refusons que le Sénégal devienne le laboratoire d’un projet illégitime porté par des ambitions personnelles. Nous rejetons l’idée qu’un messianisme politique puisse justifier la rupture avec les principes fondamentaux de notre Constitution. La République n’est pas un champ d’expérimentation ; elle est un contrat social, un engagement solennel. Aujourd’hui, ce contrat est menacé par des forces qui privilégient leur vision personnelle au détriment des principes républicains.
Le respect de la légalité et des institutions est la seule source de légitimité. La République ne peut être sacrifiée sur l’autel de projets politiques non concertés, flous, et potentiellement dangereux pour l’intégrité de notre pays. Nous exigeons un retour à la clarté et à la transparence.
Un appel au respect de la Constitution
La République du Sénégal mérite mieux qu’un duel d’ombres. Elle mérite un projet clair, transparent et loyal envers ses institutions et son peuple. Nous appelons tous les Sénégalais à exiger le respect de la Constitution et à soutenir la légitimité du président élu, Bassirou Diomaye Faye, qui a prêté serment devant le peuple le 2 avril 2025, en présence du Conseil Constitutionnel.
Il est impératif que Bassirou Diomaye Faye prenne toutes ses responsabilités en tant que Président de la République, qu’il assume pleinement le serment qu’il a prononcé, et qu’il fasse face aux défis de la gouvernance avec transparence et respect de l’État de droit.
Le Sénégal ne peut pas se permettre de tomber dans le piège de la division. La nation doit rester unie autour de ses institutions et défendre son droit à une gouvernance stable, conforme à sa Constitution. Il est temps de revenir à l’essentiel : l’intérêt supérieur de la nation, celui de garantir la paix, la sécurité et la prospérité à chaque citoyen, sans exception.

    Cap-Vert : état d’urgence à São Vicente et Santo Antão après des inondations meurtrières

    Le Cap-Vert est en deuil et en alerte. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence sur les îles de São Vicente et Santo Antão après les inondations dévastatrices survenues lundi à la suite du passage de la tempête tropicale Erin. Selon un bilan provisoire, au moins neuf personnes ont perdu la vie et près de 1 500 habitants ont dû être évacués de leurs domiciles.

    En seulement cinq heures, 193 millimètres de pluie se sont abattus sur São Vicente, soit largement plus que la moyenne annuelle habituelle. Routes, maisons et véhicules ont été submergés ou détruits, laissant derrière eux un paysage de désolation. Les opérations de secours se poursuivent, avec la recherche active de plusieurs disparus.

    Le vice-Premier ministre Olavo Correia a décrit la situation comme « catastrophique », tandis qu’Ester Brito, de l’Institut de météorologie, a rappelé le caractère exceptionnel de ces précipitations, soulignant que le pays ne dispose pas encore de radar météo pour anticiper de tels phénomènes extrêmes.

    Face à l’ampleur de la catastrophe, la diaspora capverdienne s’est rapidement mobilisée. En France, au Luxembourg, au Portugal et aux États-Unis, des campagnes de financement participatif ont déjà permis de récolter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ces fonds servent à fournir des vivres, de l’eau potable, des produits d’hygiène et d’autres secours d’urgence aux sinistrés.

    Politique – Samba Sadji de « LSS » appelle toute l’opposition à s’unir derrière Karim Wade en 2029

    Face aux défis majeurs que traverse le Sénégal, une seule voie semble capable de réconcilier la nation, relancer le développement et garantir un avenir prospère : le leadership de Karim Meïssa Wade, candidat du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à l’élection présidentielle de 2029.

    À Kaolack, le coordonnateur départemental du parti Libéralisme Social Sénégalais (LSS), Samba Sadji, a affirmé que Karim Wade est un homme d’État aux qualités éprouvées. Selon lui, M. Wade incarne la probité morale et intellectuelle, forgée par une longue expérience politique et diplomatique.

    « Karim Wade s’est imposé comme une figure majeure de l’expertise technique et financière au Sénégal entre 2002 et 2012, avec des projets d’envergure, une ouverture vers de nouveaux partenaires et un rôle central dans la modernisation des infrastructures. À l’international, il a consolidé son influence grâce à son réseau au Qatar », a rappelé M. Sadji.

    Fort de son expertise internationale, nourrie par un parcours académique et professionnel dans l’ingénierie financière et la coopération internationale, Karim Wade porterait, selon Samba Sadji, un projet pour un Sénégal uni et fort :

    Pour un Sénégal réconcilié, où les clivages politiques laisseraient place à l’unité nationale. Pour un État fort, capable de relever les défis du développement, de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Pour une opposition structurée, rassemblée autour d’un homme d’État en mesure de déboulonner un régime jugé incompétent et hésitant.

    Samba Sadji a ainsi invité l’ensemble des forces de l’opposition à dépasser leurs divergences pour se rassembler derrière la candidature de Karim Wade en 2029.

    NÉCROLOGIE – La presse sénégalaise en deuil : Rappel à Dieu du journaliste Alassane Cissé

    La presse sénégalaise vient de perdre l’une de ses figures emblématiques. Le journaliste Alassane Cissé, ancien présentateur du journal télévisé et chef du département de l’information à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), est décédé ce mercredi, des suites d’une longue maladie.

    Reconnu pour son professionnalisme, sa rigueur et son attachement aux valeurs de l’éthique journalistique, Alassane Cissé a marqué plusieurs générations de téléspectateurs. Sa voix posée, son style clair et précis, ainsi que son sens aigu de l’information ont fait de lui l’un des visages les plus respectés du paysage médiatique national.

    Durant sa brillante carrière, il a contribué à former et encadrer de nombreux jeunes journalistes, laissant l’empreinte d’un mentor exigeant mais bienveillant. Ses anciens collègues se souviennent d’un homme discret, profondément attaché à son métier et toujours soucieux de la qualité du service public de l’information.

    Avec sa disparition, la RTS et l’ensemble de la presse sénégalaise perdent non seulement un professionnel chevronné, mais aussi un symbole d’intégrité et de passion pour le journalisme.

    Magal de Touba : 357 interventions des sapeurs-pompiers, 21 morts dans des accidents

    La Brigade nationale des sapeurs-pompiers, mobilisée pour assurer la sécurité du Grand Magal de Touba, a effectué 357 interventions de toutes natures jusqu’à ce mercredi 13 août 2025.

    Selon Radio Sénégal International (RSI), une part importante de ces opérations concerne les accidents de la circulation, qui ont fait 21 morts.

    Face à ce bilan préoccupant, les sapeurs-pompiers formulent plusieurs recommandations. Ils invitent les femmes enceintes en état avancé à éviter les déplacements vers les zones de forte affluence, afin de réduire les risques pour leur santé.

    Grand Magal de Touba : le président Diomaye Faye adresse ses vœux à la communauté mouride

    À l’occasion du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi à Diourbel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé ses vœux à l’ensemble de la communauté mouride, au Sénégal comme dans la diaspora.

    « À l’occasion du Magal de Touba, je formule mes vœux les plus chaleureux à la communauté mouride du Sénégal et de la diaspora », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook.

    Bassirou Diomaye Faye a également imploré Allah d’accorder à Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des mourides, « une longue vie, une excellente santé et beaucoup de force pour continuer à guider les fidèles ».

    Dans son message, il a souhaité pour le Sénégal « une paix durable », « une unité fraternelle » et « une prospérité partagée », en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de concorde.

    Magal de Touba : 140 victimes d’accidents en 48 heures, l’Association des victimes appelle à la prudence

    Le Grand Magal de Touba 2025 est assombri par une série dramatique d’accidents de la route. En seulement 48 heures, les sapeurs-pompiers ont recensé 140 victimes, dont 5 décès, sur les axes menant vers la ville sainte.

    Face à ce bilan, l’Association des victimes d’accidents au Sénégal exprime son désarroi. Son président, Mamadou Niang, qualifie la situation de « déplorable et inquiétante » et appelle les conducteurs à redoubler de vigilance.

    « Nous demandons aux chauffeurs de ralentir, de respecter le code de la route et d’éviter l’usage du téléphone au volant. La route tue », insiste-t-il, rappelant que la fatigue au volant est un facteur majeur d’accidents. Il exhorte également les transporteurs à prendre conscience de leur responsabilité vis-à-vis des passagers, notamment les pères de famille qu’ils véhiculent.

    Mamadou Niang interpelle par ailleurs les autorités sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers. L’association, témoin quotidien des conséquences humaines et matérielles des drames de la route, souhaite des mesures plus strictes pour éviter que le Magal — moment de ferveur religieuse — ne continue d’être marqué par de telles tragédies.

    Ziguinchor : le maire Djibril Sonko convoqué dans une affaire de destruction de biens

    Le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, est convoqué ce jeudi 14 août 2025 à 9 heures au commissariat de Yamatogne, a appris Dakaractu. Cette audition intervient dans le cadre d’une enquête sur la destruction présumée de biens appartenant à autrui.

    L’affaire concerne l’arrestation de dix agents municipaux, accusés d’avoir procédé à la démolition d’un bâtiment supposément érigé sur un domaine public. Les mis en cause ont été placés en garde à vue au commissariat de Yamatogne.

    Ouakam : quatre femmes arrêtées pour proxénétisme et diffusion d’images pornographiques

    La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a démantelé, à Ouakam, un réseau présumé de prostitution lors d’une opération de renseignement ciblée. Quatre femmes ont été interpellées et sont poursuivies pour proxénétisme, incitation à la débauche, outrage public à la pudeur et diffusion d’images à caractère pornographique.

    Selon la Police nationale, l’enquête a révélé que les activités se déroulaient dans un appartement où une responsable recrutait et rémunérait trois autres jeunes femmes, avec des paiements hebdomadaires allant de 40 000 à 60 000 FCFA.

    Les investigations ont aussi mis au jour un volet numérique : des numéros de téléphone et des images obscènes circulaient sur internet pour promouvoir des prestations sexuelles, tarifées entre 5 000 et 10 000 FCFA.

    Lors des auditions, l’une des prévenues a nié se livrer à la prostitution, affirmant n’assurer que la réception des appels.

    Sénégal : le littoral menacé par de nouvelles fortes houles et vents violents ce week-end

    De nouvelles houles puissantes, accompagnées de vents violents, sont attendues sur le littoral sénégalais entre jeudi et le week-end, a annoncé la directrice de la Météorologie nationale, Aïda Diongue Niang, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

    Ces phénomènes pourraient provoquer les mêmes dégâts que ceux enregistrés le week-end dernier à Thiaroye-sur-Mer, Mbao et Hann Bel-Air, où des vagues déferlantes avaient pénétré dans les habitations côtières, causant d’importants dommages matériels.

    Selon Mme Niang, ces houles sont générées par un système orageux qui balaie actuellement le pays. « Ce système, en se déplaçant vers l’ouest et en atteignant la mer, prend une forme tournante, associée à des vents forts et à une faible pression au centre. Cela provoque une montée soudaine du niveau de la mer et la formation de houles locales », a-t-elle expliqué.

    Deux nouveaux systèmes orageux seraient en cours de formation au large des côtes sénégalaises. La Météorologie nationale compte renforcer la surveillance pour déterminer avec précision les zones du littoral susceptibles d’être impactées, que ce soit à Dakar, sur la Petite-Côte ou en Casamance.

    Ville de Dakar : Alerte à une arnaque utilisant l’image du maire et de l’institution municipale

    La Ville de Dakar met en garde les citoyens contre une escroquerie actuellement en cours. Selon un communiqué rendu public, un individu malintentionné se sert de l’image de Mme le maire Ngoné Mbengue ainsi que de l’institution municipale pour tromper des personnes et leur soutirer de l’argent, en leur promettant de prétendues missions en Belgique.

    L’entourage de Mme Mbengue qualifie cette démarche de « pure arnaque » et précise qu’une plainte a déjà été déposée auprès de la Division spéciale de la cybersécurité. L’affaire est donc entre les mains des autorités compétentes.

    La municipalité invite par ailleurs toutes les victimes potentielles ou avérées de cette escroquerie à se rapprocher rapidement des services de sécurité pour signaler les faits. Elle appelle également la population à redoubler de vigilance face à ce type de manœuvres frauduleuses de plus en plus fréquentes sur les réseaux sociaux et autres canaux de communication.

    Lutte sénégalaise : Modou Lo et Sa Thies s’affronteront le 5 avril 2026

    La saison 2026 de lutte sénégalaise s’annonce explosive. Ce mercredi, les organisateurs ont officialisé l’affiche tant attendue : Modou Lo croisera le fer avec Sa Thies le 5 avril 2026. Un duel qui promet d’attirer tous les regards et de faire vibrer l’arène nationale.

    Après une pause depuis son dernier combat contre Siteu, Modou Lo signe un retour très attendu. L’actuel roi des arènes n’a pas caché son enthousiasme à l’idée de retrouver la compétition :

    « Après mon dernier combat contre Siteu, j’ai marqué une pause… Il est maintenant temps de faire mon retour dans l’arène. Fidèle à ma logique, je continuerai à donner une chance aux jeunes lutteurs. Aujourd’hui, je vous dévoile enfin le nom de mon prochain adversaire », a-t-il déclaré.

    En choisissant Sa Thies, Modou Lo confirme sa volonté d’affronter la nouvelle génération. De son côté, Sa Thies, surnommé le « Tonnerre de Mbour », voit dans ce combat une occasion en or de franchir un cap décisif dans sa carrière et de viser le sommet.

    L’attente est donc à son comble. Les amateurs de lutte, habitués à des affiches de prestige, se préparent déjà à vivre un rendez-vous historique qui mêlera puissance, technique et rivalité.

    Touba en fête : la 131e édition du Grand Magal rassemble des millions de pèlerins

    Ce mercredi 13 août 2025, la ville sainte de Touba est en effervescence. Comme chaque année, la communauté mouride commémore avec ferveur le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie, survenu en 1895. Cet événement, connu sous le nom de Grand Magal, en est à sa 131e édition et attire, selon les estimations, plusieurs millions de fidèles venus du Sénégal, de la sous-région et de la diaspora.

    Le Magal de Touba est bien plus qu’une simple célébration religieuse : il est un acte de reconnaissance et de fidélité envers l’œuvre spirituelle de Cheikh Ahmadou Bamba. Le terme Magal, en wolof, signifie « rendre hommage, magnifier ». Cette journée marque la gratitude envers Dieu pour les épreuves surmontées par le fondateur du mouridisme, envoyé en exil au Gabon par l’administration coloniale française.

    Célébré pour la première fois à Touba en 1928, un an après la disparition de Cheikh Ahmadou Bamba, le Magal s’est imposé comme le plus grand rassemblement religieux du Sénégal, réunissant chaque année des foules toujours plus nombreuses.

    Si le Magal est avant tout un moment de ferveur spirituelle, ponctué de récitations du Coran, de khassaïdes (poèmes religieux) et de prières collectives, il est aussi une formidable vitrine culturelle et sociale. Les familles ouvrent leurs portes pour accueillir les visiteurs, offrant repas et hospitalité en signe de solidarité et de partage, valeurs chères au mouridisme.

    Les marchés improvisés, les concerts religieux et les expositions artisanales témoignent également du dynamisme économique généré par l’événement. En quelques jours, Touba devient un centre névralgique où circulent d’importantes ressources financières, stimulées par l’afflux massif de pèlerins.

    Derrière la réussite du Magal se cache une logistique impressionnante : sécurité renforcée, dispositif sanitaire, gestion du transport et de l’hébergement. Les autorités religieuses et étatiques travaillent main dans la main pour encadrer les flux, prévenir les incidents et assurer le bon déroulement du pèlerinage.

    Pour les mourides, participer au Magal est bien plus qu’une tradition : c’est un acte de foi, une manière d’affirmer son appartenance à la communauté et de renouveler son engagement sur la voie tracée par Cheikh Ahmadou Bamba.

    Démolition polémique à Ziguinchor : le maire Djibril Sonko convoqué au commissariat de Yamatogne

    L’affaire de la démolition d’un bâtiment dans le quartier Boucotte Sindian continue de faire grand bruit dans la capitale de la Casamance. Après plusieurs jours d’auditions et de tensions, le dossier prend une nouvelle tournure avec la convocation du maire de Ziguinchor, Djibril Sonko.

    Selon des sources municipales, l’édile devra se présenter ce jeudi 14 août 2025 à 9 heures au commissariat de Yamatogne pour être entendu par les enquêteurs. Cette convocation intervient dans un contexte marqué par la poursuite des procédures judiciaires visant plusieurs agents municipaux.

    En effet, dix employés de la ville, déjà entendus une première fois, en sont à leur deuxième retour de parquet. Ces derniers sont accusés d’avoir pris part à l’opération de démolition du bâtiment, exécutant ce qu’ils considèrent comme des instructions hiérarchiques.

    Pour rappel, cette affaire a éclaté après la destruction d’un édifice contesté, provoquant de vives réactions au sein de la population et dans la classe politique locale. Entre accusations d’abus de pouvoir et défense de la légalité des actes municipaux, le climat reste tendu à Ziguinchor.

    Magal Touba : Quelles retombées économiques au-delà de la symbolique religieuse ?

    Chaque année, le Magal de Touba attire plusieurs millions de pèlerins venus du Sénégal, de la sous-région et de la diaspora. Cet événement religieux, profondément ancré dans notre patrimoine spirituel, est aussi un moment économique d’ampleur exceptionnelle : afflux massif de visiteurs, explosion de la consommation locale, flux monétaires colossaux. Pourtant, à l’issue du Magal, la ville qui accueille cet immense rassemblement reste souvent seule à gérer les conséquences : pression sur les infrastructures, déchets, entretien des routes, services de santé et sécurité renforcés.

    Il est temps de poser la question : comment Touba peut-elle bénéficier durablement des retombées économiques du Magal, tout en préservant son caractère religieux et spirituel ?

    Je pense qu’il est temps de réfléchir à organiser des Assises ou États généraux du Magal. Nous avons besoin d’un espace de réflexion et de concertation réunissant les autorités religieuses, la mairie, l’État, les opérateurs économiques, et la société civile. Ces assises auraient pour objectif de définir un cadre transparent et consensuel permettant de financer durablement les services publics de la ville en s’appuyant sur les retombées économiques de l’événement.

    Il serait sans doute judicieux d’instaurer une taxe de séjour religieuse. De nombreuses villes touristiques dans le monde appliquent une taxe de séjour pour financer leurs infrastructures. Réfléchir également sur comment tirer profit de la hausse des billets d’avions chez les compagnies durant cette période à cause de la forte demande des pèlerins souhaitant effectuer le déplacement depuis l’extérieur. Sans dénaturer le caractère religieux du Magal, une contribution symbolique et transparente pourrait être prélevée sur certains services d’hébergement temporaire ou commences, par exemple, pendant l’événement, avec l’assurance que les recettes soient affectées directement à l’amélioration des infrastructures de Touba.

    À mon avis, il urge également de renégocier le contrat de l’autoroute Ila Touba. L’autoroute Ila Touba est la principale artère reliant la capitale à la ville sainte. Pendant la période du Magal, le trafic explose, et donc les recettes de péage. Il serait légitime que un pourcentage de ces recettes, sur cette période spécifique, soit reversé à la mairie de Touba pour financer propreté, voirie, santé et sécurité.

    L’urgence serait aussi de mettre en place un fonds spécial “Touba Magal ou Fonds de développement de Touba ( FDT) »alimenté par ces contributions et éventuellement par des partenariats privés, ce fonds pourrait servir à améliorer les routes internes, renforcer le réseau d’assainissement, moderniser les structures de santé et anticiper les besoins logistiques pour les éditions futures.

    L’objectif est de préserver le sacré, et organiser l’économique. Il ne s’agit pas de “commercialiser” le Magal, mais d’en organiser l’économie pour qu’elle serve directement la communauté qui accueille les pèlerins. Les villes qui gèrent de grands pèlerinages dans le monde (La Mecque, Lourdes, Fatima) ont mis en place des dispositifs pour transformer les flux économiques éphémères en gains structurels durables.

    Le Magal est une bénédiction. Mais une bénédiction peut aussi se préparer, s’organiser et se pérenniser. Tout porte à croire que tous les secteurs tirent profit du Magal sauf la ville Touba. Touba mérite que l’on s’assoie ensemble, croyants, acteurs publics et privés, pour réfléchir à un modèle où l’événement phare de la ville contribue autant à sa foi qu’à son développement.

    Meissa LoExpert financierConsultant international en finance de marché 

    Membre de la SFAF 

    Fondateur du think tank Millenium African Institute, Nations et démocratie 

    Senum SA : un acteur de séries sénégalaises au cœur d’un scandale de détournement de plus de 46 millions F CFA

    Serigne Saliou Ndiaye, 40 ans, visage familier du petit écran et « social media manager » à Sénégal Numérique (Senum SA), a été déféré hier au parquet pour accès frauduleux à un système informatique, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, éclate après un audit interne lancé par le nouveau directeur général de l’entreprise, Isidore Diouf.

    Avec le directeur administratif et financier, Bécaye Touré, ce dernier constate une inflation anormale des dépenses sur la ligne budgétaire « communication digitale ». Les vérifications montrent que la carte bancaire professionnelle aurait servi à des paiements personnels.

    Face aux soupçons, Serigne Saliou Ndiaye se présente à sa hiérarchie le 25 juin 2025. Dans une déclaration manuscrite, il avoue avoir utilisé la carte depuis novembre 2024 pour un montant estimé à 21,1 millions F CFA, justifiant ses actes par des difficultés financières et un salaire jugé insuffisant (440 000 F CFA mensuels).

    Mais l’audit externe mené avec la CBAO révèle une réalité plus lourde : les transactions frauduleuses remontent à janvier 2024, soit dix mois avant ses aveux, pour un préjudice réel de 46,39 millions F CFA. Les dépenses ciblées vont des abonnements à Netflix, YouTube Premium, Google Ads ou Canva, jusqu’à des achats de vêtements, cosmétiques et gadgets électroniques sur Alibaba et Shein, revendus via ses sites e-commerce Casciaono.shop et Zb-men.com.

    Particulièrement, les paiements sur Yango représentent à eux seuls près de 16 millions F CFA, l’accusé affirmant qu’ils servaient à rémunérer des chauffeurs partenaires.

    Devant les enquêteurs de la Dic, il reconnaît l’ensemble des faits et propose un remboursement intégral, allant jusqu’à suggérer un prêt bancaire pour solder la dette, tout en sollicitant le maintien de son poste. Mais au vu des accusations, l’issue judiciaire pourrait être bien moins clémente que les scénarios de fiction auxquels il est habitué.

    Ziguinchor : dix agents municipaux arrêtés après la démolition contestée d’un bâtiment

    La tension est montée d’un cran à Ziguinchor après l’arrestation de dix agents municipaux affectés à la voirie par la police du commissariat de Yamatogne. Ils sont accusés de « destruction de biens » à la suite de la démolition d’un bâtiment située dans le quartier Boycott Sindian, opération menée sur ordre de la mairie.

    Selon des informations rapportées par Emedia, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un citoyen affirmant que sa maison, encore en construction, a été rasée sans base légale. De son côté, la mairie soutient avoir adressé à plusieurs reprises des sommations au propriétaire, lui reprochant l’absence de documents attestant de la légalité de son occupation du terrain et de l’autorisation de construire. L’édifice, selon les autorités locales, aurait également obstrué une canalisation publique, justifiant la décision de procéder à sa destruction.

    Cependant, le propriétaire conteste fermement cette version. Il accuse les agents municipaux d’avoir agi sans mandat officiel, affirmant qu’aucun document signé par le maire n’autorisait formellement l’opération. Cette contestation a conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Trois agents ont déjà été déférés au parquet, tandis que les sept autres étaient toujours entendus par les enquêteurs ce matin. Leur présentation devant le procureur est prévue ce mercredi.

    Contacté par la presse, le maire de Ziguinchor s’est abstenu de tout commentaire sur cette affaire, tandis que des sources évoquent des négociations en coulisses pour parvenir à un accord à l’amiable. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités précises et de trancher sur la légalité de l’opération qui divise aujourd’hui la ville.

    Liberté provisoire de Lat Diop : Babacar Ba appelle le parquet à respecter la décision judiciaire

    La décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar d’accorder une liberté provisoire sous bracelet électronique à l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, continue de susciter des réactions. Parmi elles, celle du coordonnateur du Forum du Justiciable, Babacar Ba, qui a publiquement invité le parquet à ne pas s’opposer à cette mesure.

    Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Babacar Ba a rappelé que le code de procédure pénale sénégalais prévoit des peines alternatives à l’emprisonnement, parmi lesquelles figure le port d’un bracelet électronique. Selon lui, cette option offre une voie équilibrée entre la privation de liberté et le maintien d’un contrôle judiciaire strict. « J’invite solennellement le procureur à ne pas s’opposer à la décision des juges du fond », a-t-il déclaré, estimant que ce type de mesure doit être encouragé dans le cadre de la modernisation du système judiciaire.

    Cette prise de position intervient dans un contexte où le Sénégal réfléchit de plus en plus à des solutions pour désengorger ses prisons, souvent confrontées à une surpopulation carcérale. Le bracelet électronique, utilisé dans plusieurs pays comme alternative à la détention préventive ou à certaines peines de prison, permet un suivi en temps réel des personnes concernées tout en leur offrant la possibilité de rester insérées dans leur environnement familial et professionnel.

    Pour rappel, Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire de gestion financière, avait vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée en première instance par le juge d’instruction avant que la Chambre d’accusation financière ne revienne sur cette décision le mardi 12 août 2025. Reste à savoir si le parquet respectera l’appel au calme lancé par Babacar Ba ou s’il tentera de contester cette mesure devant les juridictions compétentes.

    Effondrement d’un immeuble à Sédhiou : les premières conclusions pointent de graves manquements aux normes

    La ville de Sédhiou a été frappée par un drame dans la nuit de lundi à mardi, avec l’effondrement d’un immeuble de quatre étages dans le quartier de Dembaya. Deux personnes ont perdu la vie, retrouvées sans vie sous les décombres en fin de matinée après plusieurs heures de recherches acharnées.

    Selon les premières constatations, le non-respect des normes de construction serait à l’origine de la tragédie. Présent sur les lieux, le gouverneur de région, Diadia Dia, n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé « des défaillances flagrantes dans le dosage du ciment, l’utilisation du fer et l’absence d’un véritable plan de béton armé », autant de manquements techniques qui fragilisent la solidité des édifices et multiplient les risques d’effondrement.

    Les secours, menés par la 43ᵉ compagnie d’incendie et de secours avec l’appui d’engins lourds mobilisés par une entreprise privée, ont d’abord réussi à extraire deux survivants. Ils ont ensuite poursuivi les recherches pour retrouver les personnes portées disparues. Le lieutenant-colonel Diène Sène, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°4, a salué la rapidité et la coordination des équipes, ainsi que l’implication des autorités administratives.

    Sur place, la mobilisation populaire a également marqué les esprits. De nombreux habitants se sont joints spontanément aux opérations de déblaiement, témoignant d’une solidarité et d’une compassion exemplaires face à la détresse des familles touchées.

    Une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les responsabilités exactes et prendre les mesures nécessaires afin de prévenir de nouvelles tragédies. Ce drame met une fois de plus en lumière la nécessité de renforcer les contrôles sur les chantiers et de veiller au strict respect des normes de construction, dans une région où la pression immobilière et l’urbanisation rapide font parfois oublier les règles de sécurité les plus élémentaires.

    Magal de Touba 2025 : Un dispositif sécuritaire exceptionnel avec plus de 3 000 gendarmes mobilisés

    À l’occasion de la 131ᵉ édition du Magal de Touba, prévue ce mercredi, la Gendarmerie nationale a mis en place un dispositif sécuritaire d’envergure pour garantir la sécurité des millions de fidèles attendus. Pas moins de 3 158 gendarmes, 233 véhicules, 102 motos, plusieurs moyens de levage et sept drones sont déployés pour couvrir la cité religieuse et ses environs.

    La mobilisation ne se limite pas à Touba. Les principaux axes menant à la ville, dont l’autoroute de l’Avenir, l’autoroute Ila Touba, la voie ferrée et les routes nationales 1, 2, 3 et 4, bénéficient également d’un renforcement sécuritaire. Des équipes spécialisées sont positionnées pour assurer le contrôle des moyens de transport empruntés par les pèlerins, qu’il s’agisse de cars, de véhicules particuliers ou de trains.

    La Division communication et relations publiques (DIVCOM) de la Gendarmerie précise que l’Escadrille de drones d’appui de la Légion de gendarmerie aérienne jouera un rôle clé dans la coordination des opérations. Les drones effectueront des survols réguliers pour appuyer les unités au sol, optimiser la fluidité de la circulation et intervenir rapidement en cas d’incident.

    Le Magal de Touba, événement religieux majeur au Sénégal, attire chaque année des fidèles venus des quatre coins du pays et de la diaspora. Cette affluence exceptionnelle exige une organisation sécuritaire millimétrée, combinant présence humaine, moyens technologiques et surveillance renforcée sur tous les points stratégiques.

    Cette année encore, la Gendarmerie entend conjuguer anticipation et réactivité pour que le rassemblement se déroule dans la sérénité, dans le respect des consignes de sécurité et de la tradition d’hospitalité qui caractérise la ville sainte de Touba.

    Sédhiou : Deux morts et plusieurs blessés dans l’effondrement tragique d’un immeuble à Dembaya

    Le drame qui a frappé la commune de Dembaya, dans la région de Sédhiou, a laissé la population sous le choc. Dans la nuit de lundi à mardi, un immeuble de quatre étages s’est effondré, piégeant plusieurs personnes sous les décombres. Après plusieurs heures de recherches intenses, les deux personnes portées disparues ont été retrouvées sans vie en fin de matinée, portant un lourd coup à l’espoir des familles et des habitants du quartier.

    Les opérations de secours, menées par les éléments de la 43e compagnie d’incendie et de secours, ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Des engins lourds, fournis par une entreprise privée située à plus de quarante kilomètres du lieu du sinistre, ont permis d’extraire les corps sans vie, qui ont ensuite été acheminés à l’hôpital régional de Sédhiou. Deux survivants avaient été secourus dans les premières heures d’intervention.

    Selon le lieutenant-colonel Diène Sène, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°4, la rapidité de l’intervention et la mobilisation générale ont été déterminantes pour sauver des vies. « Le sinistre s’est produit à une heure critique, et il a fallu improviser avec les moyens disponibles pour sauver des vies », a-t-il déclaré, saluant l’engagement des équipes et le soutien des autorités administratives.

    Sur les lieux, le gouverneur de Sédhiou, Diadia Dia, n’a pas caché son indignation face à ce qu’il considère comme une tragique conséquence du non-respect des normes de construction. « Il ne faut pas être expert pour constater les défaillances dans le dosage du ciment, l’utilisation du fer et l’absence de plan béton armé », a-t-il déploré, soulignant l’urgence d’une vigilance accrue dans le secteur du bâtiment.

    Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de prévenir la répétition de tels drames. Dans l’attente de ses conclusions, cette tragédie relance le débat sur la sécurité des constructions au Sénégal, dans un contexte où de nombreux immeubles poussent rapidement, parfois au mépris des règles élémentaires de solidité et de sécurité.

    Guy Marius Sagna fustige une « justice à deux vitesses » après la libération provisoire de Lat Diop

    Le député de Pastef, Guy Marius Sagna, est monté au créneau pour critiquer la décision de la justice sénégalaise d’accorder une liberté provisoire à Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, poursuivi dans une affaire financière. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme une « justice à deux vitesses » favorisant les personnalités influentes au détriment des citoyens ordinaires.

    « Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a-t-il fustigé, employant un ton virulent pour illustrer ce qu’il estime être une inégalité de traitement devant la loi.

    Cette sortie intervient après que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a décidé, le mardi 12 août 2025, de remettre Lat Diop en liberté provisoire, assortie de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure a été prise après que le juge d’instruction financier avait, dans un premier temps, rejeté la demande de remise en liberté formulée par la défense.

    Pour Guy Marius Sagna, ce type de décision alimente la défiance des citoyens envers l’institution judiciaire et renforce l’idée que les puissants échappent plus facilement aux rigueurs de la loi. Cette affaire relance ainsi le débat récurrent sur l’équité et l’impartialité de la justice au Sénégal.

    Dakar : démantèlement d’un réseau de falsification d’actes de naissance

    La Sûreté urbaine de Dakar a procédé à l’arrestation de deux individus accusés de produire de faux actes de naissance, révélant ainsi l’existence d’un circuit organisé de falsification de documents administratifs.

    L’affaire a éclaté grâce à la vigilance d’un juge, saisi pour l’annulation d’un acte d’état civil jugé suspect. Constatant des irrégularités flagrantes, ce magistrat a immédiatement alerté les enquêteurs. Les investigations ont rapidement permis de localiser et d’interpeller les suspects, qui ont été entendus dans les locaux de la Sûreté urbaine.

    Lors de leurs auditions, les mis en cause ont reconnu les faits. L’un d’eux a même déclaré n’être qu’un maillon d’un réseau plus vaste, affirmant avoir hérité de cachets officiels et de documents vierges appartenant à un complice décédé. Ces outils servaient à fabriquer des actes de naissance frauduleux destinés à divers clients, en échange de contreparties financières.

    Cette affaire met en lumière la fragilité et les risques qui pèsent sur les registres d’état civil, pilier essentiel de l’identité légale des citoyens. Les autorités redoutent que ces documents falsifiés soient utilisés pour des démarches administratives ou judiciaires, voire pour faciliter des activités criminelles.

    L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices encore en activité et de retrouver les bénéficiaires de ces actes frauduleux. Les forces de sécurité entendent ainsi remonter l’intégralité de la filière et mettre un terme à ce trafic qui mine la fiabilité du système d’état civil sénégalais.

    Gestion des inondations à Touba : l’ONAS déploie 40 camions pour accélérer le pompage des eaux

    Touba, durement touchée par des inondations persistantes, bénéficie d’un renfort important dans la lutte contre les eaux stagnantes. Le 12 août 2025, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), sous la direction de Séni Diène, a mis en service 40 camions flambant neufs dans le cadre du Projet d’acquisition et de renouvellement de camions de vidange (PARC).

    Financé à hauteur de 2 milliards FCFA, ce projet pilote bénéficie du soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la DER/FJ et de la BNDE. Les nouveaux véhicules viennent compléter les efforts déjà engagés par l’ONAS, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DGPI) et l’initiative locale Touba Ca Kanam pour assécher les zones les plus touchées.

    Selon Séni Diène, certaines habitations situées dans des zones basses restent inaccessibles aux canaux de drainage classiques. Le renfort en camions vise donc à pallier cette limite, en assurant un pompage ciblé des eaux stagnantes.

    Sur le terrain, l’action s’intensifie particulièrement dans les quartiers de Keur Niang et Nguélémou, où les ouvrages stratégiques fonctionnent à plein régime. À Nguélémou, un bassin de 72 000 m³ est équipé de quatre pompes, dont deux d’une capacité de 1 260 m³/heure et deux autres de 900 m³/heure. À Keur Niang, une nouvelle pompe de 1 000 m³/heure vient renforcer un bassin de 2 000 m³, accélérant l’évacuation et permettant déjà la réouverture de l’entrée principale de la cité religieuse sur ses deux voies.

    Par ailleurs, une nouvelle station de pompage installée face à la grande mosquée redirige désormais les eaux vers Keur Niang, augmentant significativement la capacité globale d’évacuation. Grâce à ces efforts conjoints, plusieurs habitants peuvent progressivement regagner leurs maisons, tandis que certaines routes, jusque-là impraticables, sont à nouveau accessibles.

    Magal 2025 : plus de 500 interpellations et 1 600 pièces saisies lors des opérations de sécurisation

    À la veille du Grand Magal de Touba, la police a dressé un bilan détaillé des opérations de sécurisation mises en place pour encadrer l’événement religieux. Selon le commissaire principal Diegane Sène, 526 personnes ont été interpellées au total, dont 449 pour vérification d’identité, 12 pour détention de chanvre indien et 2 pour vol. Ces résultats sont issus des opérations spéciales baptisées Karangé Baol, menées conjointement par les différentes unités de police de la région de Diourbel.

    Le dispositif a mobilisé le commissariat central de Diourbel, les commissariats urbains de Mbacké et Bambey, le commissariat spécial de Touba et ses postes secondaires, le Groupe mobile d’intervention (GMI), la brigade régionale des stupéfiants et les services de renseignement. La gendarmerie, notamment la Compagnie de Touba, a également participé à ces actions coordonnées.

    Parmi les interpellations, on note également des arrestations pour ivresse publique manifeste, détention d’armes blanches, exploitation illégale de débit de boissons, détention et usage de produits cellulosiques, conduite sans permis, ainsi que des affaires liées à l’ecstasy. En tout, 102 personnes ont été déférées devant les parquets de Mbacké et de Diourbel.

    Sur le plan routier, les forces de l’ordre ont saisi 1 626 pièces administratives, immobilisé 191 véhicules et mis en fourrière 99 motos. Ce vaste dispositif visait à garantir la sécurité des pèlerins et le bon déroulement de l’un des plus grands rassemblements religieux du pays.

    Forte représentation de la communauté mandingue au Magal de Touba : un témoignage d’unité et de foi

    La ville sainte de Touba a une nouvelle fois vibré au rythme du Magal, cet événement religieux majeur célébrant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Cette année, un fait marquant a retenu l’attention des fidèles et des observateurs : la forte présence de la communauté mandingue, venue de divers horizons pour prendre part à cette commémoration spirituelle.

    À 24 heures de l’événement, les délégations mandingues issues de plus de trente villages de Casamance, de Guinée-Bissau et de la République sœur de Gambie, se sont rendues à Touba sous la conduite de feu Serigne Lamine Biaye, grâce à la clairvoyance de leur guide religieux, Serigne Mountakha Diakhaté Ibn Serigne Absatou Diakhaté.

    Les membres de cette communauté ont investi les artères de la ville dans une atmosphère empreinte de piété, de fraternité et de fierté culturelle.

    Leur participation souligne l’importance du Magal dans le dialogue entre les peuples et la convergence des croyants autour des enseignements du fondateur du mouridisme.

    « Cheikh Ahmadou Bamba appartient à tous les musulmans. Sa vie et son œuvre parlent à notre foi profonde. Notre présence ici est un acte d’unité entre les peuples ouest-africains et une reconnaissance du rôle spirituel de Touba », témoigne El Hadji Gaoussou Biaye Ibn Serigne Lamine Biaye, fidèle talibé mouride.

    Historiquement, les relations entre la communauté mandingue et les confréries sénégalaises, notamment le mouridisme, sont anciennes et marquées par des échanges religieux, commerciaux et sociaux. De nombreux Mandingues se sont intégrés dans les circuits économiques de Touba en tant que commerçants, artisans ou agriculteurs. Le Magal constitue ainsi une occasion de resserrer les liens et de partager des valeurs communes.

    La communauté mandingue s’est également distinguée par une organisation impressionnante. Des dahiras (associations religieuses) spécifiques ont mis en place des dispositifs d’accueil, de restauration et de soins médicaux pour leurs membres, tout en collaborant étroitement avec les services de la ville de Touba. Une démonstration de solidarité saluée par les autorités religieuses.

    La forte participation de la communauté mandingue au Magal de Touba 2025 témoigne non seulement d’un attachement spirituel profond à Cheikh Ahmadou Bamba, mais aussi d’un désir d’unité entre les peuples musulmans de la sous-région.

    Distribution de kits alimentaires : La Ligue Islamique Mondiale au chevet des couches vulnérables de Tivaouane Peulh

    La Ligue Islamique Mondiale a procédé, ce mardi 12 janvier, à une remise de produits alimentaires destinée aux populations vulnérables de Tivaouane Peulh.

    Le directeur du Bureau régional de la Ligue Islamique Mondiale, Abdallah Khalid Otheimin, s’est réjoui de l’accueil réservé par la commune à la délégation venue distribuer les kits.

    « Nous nous réjouissons d’être ici aujourd’hui, en compagnie des autorités et de toute la population de Tivaouane Peulh. Nous remercions le Seigneur de nous avoir permis de partager ces vivres avec les habitants de la commune », a-t-il déclaré.

    Il est également revenu sur la composition des produits distribués :

    « Si nous avons choisi ces denrées, c’est parce que nous savons que ce sont celles que les ménages utilisent le plus : le sucre, le riz et l’huile. Nous poursuivons ces actions dans plusieurs localités du pays et espérons être très bientôt dans une autre région pour répéter ce même geste. Nous remercions très sincèrement toute la commune de Tivaouane Peulh pour son accueil », a-t-il ajouté.

    Concernant le choix de la commune, le directeur régional a expliqué que Tivaouane Peulh compte un nombre important de ménages vulnérables qui nécessitent une assistance. Il a rappelé qu’une enveloppe de plus de 50 millions de francs CFA a été dégagée pour venir en aide à 549 ménages dans le besoin.

    Pour sa part, Mamadou Ba, adjoint au maire de la commune de Tivaouane Peulh Niagues, a chaleureusement remercié les donateurs pour leur soutien, qui contribue au bien-être de la population.

    « Nous sommes très heureux de ce que nous avons vécu aujourd’hui. Tivaouane Peulh est une grande commune qui compte 150 000 habitants. Si Monsieur le Directeur de la Ligue Islamique Mondiale, ainsi qu’Imam Alpha Aw (que je peux considérer comme un habitant de Tivaouane Peulh) s’y intéressent, c’est qu’ils ont compris qu’en raison de sa densité, elle a besoin d’aide. Nous les remercions vivement, au nom du maire et des populations, pour ce geste qui nous fait grand plaisir », a-t-il indiqué.

    Pour rappel, ce programme d’assistance aux couches vulnérables se déroule en étroite collaboration avec les collectivités locales, mais également avec les services techniques de l’Action sociale.

    Aly Saleh

    Kaolack – Veille du Magal de Touba : l’adjointe au maire Sarata Sonko (PASTEF) au service des pèlerins — L’eau comme geste de foi

    À la veille du Grand Magal de Touba 2025, la ville sainte est en effervescence. Des milliers de pèlerins, venus de tout le pays et de la diaspora, convergent vers la cité de Cheikh Ahmadou Bamba pour célébrer cet événement spirituel majeur du mouridisme.

    À Kaolack, au niveau de la grande mosquée de Touba Ndorong — lieu de départ pour la plupart des pèlerins en direction de Touba — une distribution gratuite d’eau fraîche est organisée par Madame Sarata Sonko, responsable politique du parti PASTEF dans la commune, en collaboration avec l’Association des cavaliers de la sécurité routière dirigée par Cheikh Tidiane Sarr.

    Sous un soleil de plomb et des températures dépassant les 40°C, des jeunes militants, derrière Sarata Sonko, s’activent. Munis de bonbonnes d’eau et de sachets plastiques, ils tendent l’eau, avec le sourire, aux pèlerins exténués. Pour certains, c’est un acte de foi ; pour d’autres, un devoir moral.

    « Au-delà de la dimension humanitaire, ces gestes témoignent de l’esprit de solidarité et de dévotion qui anime Touba à l’approche du Magal. Dans une ambiance spirituelle et fraternelle, chaque bouteille d’eau tendue devient un acte d’adoration, un prolongement de l’héritage mouride. Nous avons distribué de l’eau car nous savons que ce liquide précieux est source de vie. Déjà 5 000 sachets d’eau ont été distribués et l’activité va se poursuivre jusqu’à demain. Après le Magal, ce sera au tour des autres cités religieuses pendant le Gamou, comme Médina Baye, Sagne Bambara, Léona Niassène, Bouchra et la famille Dème. Vous savez, la solidarité patriotique que nous enseigne notre leader politique, Ousmane Sonko, c’est d’assister la population. Alors, comme il fait chaud, nous avons jugé nécessaire de mener cette action de solidarité », a expliqué Madame Sarata Sonko.

    Pour sa part, le coordonnateur de l’Association des cavaliers de la sécurité routière, Cheikh Tidiane Sarr, a salué ce geste :

    « Madame Sarata Sonko, responsable du parti PASTEF dans la commune de Kaolack, a une nouvelle fois marqué les esprits par un acte d’une rare générosité envers les pèlerins en partance pour le Magal de Touba. »

    Il a rappelé que ce soutien indéfectible, mêlant respect des valeurs religieuses et engagement citoyen, illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui doit prévaloir en pareille occasion.

    Les bénéficiaires, visiblement émus, n’ont pas manqué de saluer l’initiative. Certains ont adressé à Sarata Sonko des prières et bénédictions publiques, soulignant l’impact concret de cet appui dans la préparation de leur voyage sacré.

    Liberté provisoire de Lat Diop : Guy Marius Sagna dénonce un « traitement judiciaire inéquitable »

    La décision de la Chambre d’accusation financière d’accorder la liberté provisoire, sous bracelet électronique, à l’ancien ministre des Sports, Lat Diop, continue de faire réagir la classe politique sénégalaise.

    Parmi les voix les plus critiques, celle du député de Pastef et membre de la majorité, Guy Marius Sagna, s’est distinguée par un message virulent publié sur ses réseaux sociaux. L’élu a fustigé ce qu’il considère comme un « deux poids, deux mesures » dans le fonctionnement de la justice.

    « Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a écrit le parlementaire, reprenant une expression populaire pour désigner les délinquants.

    Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire financière, avait été placé en détention avant de bénéficier, ce mardi, de cette mesure d’aménagement. Toutefois, son avenir judiciaire reste incertain, le parquet général pouvant encore décider d’un recours contre cette décision.

    Au sommet de l’État — La précipitation du tandem Diomaye-Sonko : entre manque de passion et insuffisance de compétences (Abou Ballé Ndiaye)

    Un peu plus d’un an après leur élection surprise à la tête du Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye, porté par l’élan de rupture initié par son allié Ousmane Sonko, fait aujourd’hui face à des vents contraires.

    S’il a incarné un immense espoir de changement pour une jeunesse en quête de justice sociale et d’équité, ce régime donne parfois l’impression de gouverner dans la précipitation, avec un apparent manque de coordination, de passion et de savoir-faire institutionnel, a souligné Abou Ballé Ndiaye, président du Mouvement Bokk Beug Beug (M3B) et par ailleurs président de la Société Internationale d’Approvisionnement et de Transit (SIAT), basée à Bamako.

    « Depuis sa prise de fonction, les réformes s’enchaînent : renégociations de contrats miniers, volonté de refonte du système judiciaire, suppression de certains privilèges de la haute administration, etc. Mais cette cadence soutenue semble parfois mal maîtrisée. Des décisions mal préparées, des annonces sans suivi et une communication gouvernementale jugée brouillonne laissent entrevoir un manque de stratégie claire », a déploré M. Ndiaye.

    Selon lui, certaines décisions semblent prises sous l’émotion ou la pression populaire, sans réelle maturation. Cette précipitation pourrait nuire à la crédibilité d’un régime qui se voulait celui de la rigueur et de la compétence.

    Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le leader du M3B estime également que certains ministres nommés dans la foulée de l’élection, parfois sans grande expérience de la chose publique, peinent à convaincre. Les critiques portent notamment sur l’amateurisme de certains membres du gouvernement, la faiblesse des relais administratifs et le manque de dialogue avec les corps intermédiaires.

    « Gouverner un pays jeune, politiquement polarisé et avec des attentes sociales fortes, demande bien plus qu’un simple désir de changement », a-t-il insisté.

    Pour Abou Ballé Ndiaye, le régime Diomaye-Sonko dispose encore de temps pour corriger sa trajectoire, mais il devra rapidement démontrer sa capacité à allier rigueur technocratique et passion du service public, sans tomber dans l’improvisation. La sincérité du projet de rupture, prévient-il, ne suffira pas si elle n’est pas portée par une compétence affirmée et un leadership inspirant.

    Le cas Kaolack : un leadership à réinventer

    Évoquant sa ville d’origine, Kaolack, M. Ndiaye a dressé un constat sans appel :

    « Kaolack, malgré son statut de ville-carrefour et son riche potentiel, souffre d’une absence de leadership structuré et visionnaire, tant au niveau municipal que régional. Cette carence se traduit par des infrastructures dégradées, des projets phares inachevés, des tensions internes, un déficit d’assainissement et un sentiment d’abandon de la population. »

    Le Mouvement Bokk Beug Beug plaide ainsi pour un leadership renouvelé, inclusif et prospectif, capable de fédérer chefs d’entreprise, leaders politiques, société civile, diaspora et État, afin de revitaliser durablement Kaolack.

    Affaire Lat Diop : La Chambre d’accusation financière ordonne une liberté provisoire sous bracelet électronique

    La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a tranché ce mardi 12 août 2025 : Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, recouvre sa liberté provisoire… sous étroite surveillance électronique.

    Cette décision infirme l’ordonnance du juge d’instruction financier, qui avait initialement refusé la demande de mise en liberté provisoire. Les avocats de l’ex-patron de la Lonase, Me Seydou Diagne, Me Alioune Badara Fall et leurs confrères, ont interjeté appel et obtenu gain de cause devant la juridiction supérieure.

    Une affaire qui se fragilise

    Après 11 mois d’instruction, coup de théâtre : l’accusation a présenté devant la Chambre un nouveau rapport d’expertise, établi de manière non contradictoire, réclamant désormais 1 milliard de FCFA au lieu des 8 milliards initialement avancés. Une volte-face qui interroge sur la solidité du dossier et la cohérence de l’enquête.

    Rappelons que Lat Diop est détenu depuis septembre 2024 pour détournement de deniers publics, extorsion et blanchiment de capitaux. La liberté provisoire accordée reste toutefois conditionnelle : si le parquet général décide de se pourvoir en cassation, l’issue pourrait encore basculer.

    MAGAL 2025 : 526 interpellations, la Police spéciale de Touba dévoile son bilan

    À la veille du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi 13 août 2025, la Police nationale a dressé le bilan de ses opérations sécuritaires dans la ville sainte. Lors d’un point de presse tenu ce mardi 12 août, le commissaire principal Diègane Sène, à la tête de la Police spéciale de Touba, a annoncé que 526 individus ont été interpellés pour diverses infractions.

    Selon le responsable, ces arrestations concernent des faits variés allant des atteintes aux biens et aux personnes, aux troubles à l’ordre public, en passant par des délits liés à la drogue ou au vol. Le commissaire Sène a insisté sur la détermination des forces de l’ordre à maintenir la quiétude dans la cité mouride, surtout en cette période marquée par l’arrivée massive de pèlerins venus du Sénégal et de la diaspora.

    Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, un dispositif « XXL » a été déployé, mobilisant des centaines d’agents, des patrouilles motorisées et pédestres, ainsi que des unités spécialisées. « Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que le Magal se déroule dans la paix et la sécurité », a affirmé le commissaire principal.

    Chaque année, le Grand Magal de Touba attire plusieurs millions de fidèles en commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Les autorités policières et administratives y mettent en place un dispositif spécial pour anticiper tout risque sécuritaire et fluidifier la circulation dans la ville.

    Dakar : Démantèlement d’un réseau de proxénétisme opéré via Facebook

    La Sûreté urbaine (SU) a mis fin aux agissements d’un réseau de proxénétisme qui opérait dans la capitale sénégalaise, utilisant les réseaux sociaux pour attirer des clients. Quatre femmes ont été déférées au parquet de Dakar pour proxénétisme, incitation à la débauche, outrage public à la pudeur et diffusion d’images à caractère pornographique.

    Selon des informations de Libération, l’affaire a éclaté après la publication sur Facebook d’annonces à caractère sexuel, proposant des prestations tarifées. À la tête de ce réseau, une dénommée R. Barry recrutait et employait trois autres jeunes femmes. Parmi elles, F. Diatié était chargée de gérer les appels téléphoniques et de répondre aux demandes des clients. Les prestations étaient fixées à 5 000 FCFA chacune.

    La perquisition menée par les enquêteurs dans un appartement loué à Ouakam a permis la saisie d’un important lot de préservatifs, neufs et usagés, ainsi que plusieurs téléphones portables servant à la gestion du carnet de clientèle.

    Course-poursuite à Zac Mbao : l’acteur de “Baabel” El Hadj Moda Thioune placé sous mandat de dépôt

    La scène digne d’un scénario de série télé a eu lieu dimanche 10 août 2025, mais cette fois, hors caméra. L’acteur El Hadj Moda Thioune, connu pour son rôle d’Ibrahima Khalil Thiam dans la série « Baabel », a été interpellé après une spectaculaire course-poursuite entre Zac Mbao et Rufisque, avant d’être placé sous mandat de dépôt lundi.

    Selon L’Observateur, tout commence vers 11 heures, au rond-point Brioche Dorée de Zac Mbao. Un policier arrête l’acteur pour un contrôle de routine. Mais lorsque l’agent lui demande ses papiers, Moda redémarre brusquement, laissant son interlocuteur médusé. L’alerte est aussitôt transmise aux forces de l’ordre postées au rond-point Sipres.

    Quelques minutes plus tard, le véhicule réapparaît, filant à vive allure, avec une passagère visiblement paniquée. La police renforce alors le dispositif et des agents se positionnent au rond-point de la clinique Naby, à Rufisque.

    La fuite prend fin dans les ruelles sablonneuses d’un quartier, où le véhicule s’embourbe. Interpellé, l’acteur est conduit au commissariat de Zac Mbao. Les vérifications révèlent qu’il ne détenait sur lui ni permis de conduire, ni carte grise, ni assurance.

    Face aux enquêteurs, El Hadj Moda Thioune reconnaît les faits :

    « J’avais peur lors du premier contrôle, parce que je n’avais pas sur moi mon permis de conduire et les autres documents », a-t-il expliqué.

    Ziguinchor : Trois responsables municipaux déférés au parquet après la démolition d’un bâtiment à Boucotte Sindian

    La tension est montée d’un cran à Ziguinchor suite à la démolition d’un bâtiment situé dans le quartier Boucotte Sindian. Ce mardi matin, trois responsables de la mairie ont été convoqués au commissariat de Yamatogne avant d’être déférés au parquet de Ziguinchor.

    Selon des sources proches du dossier, ces agents municipaux affirment n’avoir fait qu’exécuter des instructions émanant du maire de la commune, Djibril Sonko. Cette affaire met en lumière une opération qui suscite de vives interrogations sur ses motivations et sa légalité.

    Par ailleurs, sept autres agents municipaux restent toujours en garde à vue au commissariat de Yamatogne. Ils seraient entendus dans le cadre de la même affaire, mais aucun avocat n’était présent pour assurer leur défense au moment des interrogatoires.

    L’affaire, qui mêle responsabilité administrative et respect des procédures légales, risque d’alimenter le débat local sur la gestion municipale et les droits des agents. Les familles et proches des personnes interpellées appellent à leur libération et dénoncent ce qu’ils qualifient de « procédure injuste ».

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

    🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
    🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

    🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
    🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

    Thiaroye-sur-Mer submergée par une forte houle : le maire lance un appel urgent à l’aide

    Depuis près de 48 heures, la commune côtière de Thiaroye-sur-Mer, située en banlieue dakaroise, fait face à une situation alarmante due à une forte houle qui a inondé de nombreuses habitations en bordure de mer. Les vagues, d’une violence exceptionnelle, ont envahi plusieurs maisons au point de bloquer certains habitants à l’intérieur, incapables de sortir en raison de l’eau et des déferlantes.

    Le maire de la commune, El Mamadou Ndiaye, a décrit ce phénomène comme une situation inédite et particulièrement grave. Lors d’une intervention sur les ondes de la radio RFM, il a expliqué que toutes les habitations situées sur la bande côtière de six kilomètres, à l’exception des zones industrielles, sont affectées par cette montée des eaux. « Toute la partie où sont construites les maisons aujourd’hui est dans cette situation-là », a-t-il souligné, témoignant de l’ampleur des dégâts.

    Face à cette catastrophe naturelle, le maire a exprimé son sentiment d’impuissance. Il a clairement indiqué que les collectivités locales ne disposent pas des moyens nécessaires pour venir en aide aux populations sinistrées. « Les collectivités ne peuvent absolument pas grand-chose et je pense que l’État doit pouvoir nous venir en aide », a-t-il affirmé, lançant un appel solennel aux autorités nationales pour qu’elles interviennent rapidement afin de protéger les habitants et leurs biens.

    Cette situation critique à Thiaroye-sur-Mer illustre la vulnérabilité des communes côtières face aux aléas climatiques et naturels, et souligne la nécessité d’un appui urgent des pouvoirs publics pour faire face à ces phénomènes et envisager des mesures de prévention à long terme.

    Seydi Gassama plaide pour une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature afin de renforcer l’indépendance judiciaire

    Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a récemment lancé un appel fort en faveur d’une réforme profonde du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Selon lui, cette réforme est essentielle pour garantir l’indépendance réelle de la justice sénégalaise et préserver la séparation des pouvoirs, socle fondamental de toute démocratie.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Gassama souligne que la présence du Président de la République et du ministre de la Justice au sein du CSM compromet cette indépendance. Il plaide donc pour leur exclusion du Conseil, estimant que ces deux figures de l’exécutif ne devraient pas siéger dans cette instance qui joue un rôle clé dans la gouvernance de la justice.

    Pour renforcer la légitimité et la transparence du CSM, Seydi Gassama propose également d’ouvrir cette institution à des représentants extérieurs à la magistrature. Il évoque notamment l’intégration de personnalités issues des corps d’avocats, des professeurs de droit des universités ainsi que de la société civile. Cette ouverture permettrait, selon lui, de mieux refléter la réalité selon laquelle « la justice est rendue au nom du peuple sénégalais » et ainsi d’inscrire la gouvernance judiciaire dans une logique démocratique plus large.

    Cette proposition vise également à dissiper les craintes persistantes liées au corporatisme au sein de la magistrature, et à éviter ce que certains appellent la « république des juges », expression qui dénonce une justice perçue comme fermée et auto-référentielle. En intégrant des acteurs externes, le CSM pourrait accroître sa transparence, renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et garantir une meilleure impartialité dans ses décisions.

    Cette initiative de Seydi Gassama s’inscrit dans un débat plus large, toujours très actuel au Sénégal, sur la réforme des institutions judiciaires et sur la nécessité d’assurer une justice indépendante, transparente et équitable pour tous. La question de la composition et du fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature reste ainsi au cœur des discussions visant à moderniser et à renforcer la justice sénégalaise.

    Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba exclut le président de la République

    À l’approche de l’examen du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine par l’Assemblée nationale, prévu pour le 18 août 2025, le député d’opposition Amadou Ba, membre de Pastef, a tenu à clarifier la portée de ce texte, en excluant explicitement le président de la République de cette obligation. Selon lui, la déclaration de patrimoine du chef de l’État relève d’un régime juridique particulier, intégralement encadré par la Constitution sénégalaise, et notamment par l’article 37.

    Dans une publication, Amadou Ba rappelle que cet article stipule clairement que le président nouvellement élu doit effectuer une déclaration écrite de son patrimoine, déposée auprès du Conseil constitutionnel, qui en assure la publicité. Ce dispositif constitutionnel, selon lui, constitue une lex specialis dérogatoire à la loi ordinaire, plaçant la déclaration du président hors du champ d’application du projet de loi examiné par l’Assemblée nationale.

    Il souligne ainsi que le président Bassirou Diomaye Faye a déjà rempli cette obligation constitutionnelle, déposant sa déclaration auprès du Conseil constitutionnel après son élection en 2024.

    Le projet de loi n°15/2025, adopté en Conseil des ministres le 30 juillet puis officialisé par le décret présidentiel n°2025-1312 du 31 juillet 2025, étend quant à lui la liste des personnes soumises à la déclaration de patrimoine. Cette liste désormais élargie concerne notamment les présidents d’institutions de la République, les membres de l’Assemblée nationale (incluant questeurs, trésorier, directeur du budget), les membres du Gouvernement, ainsi que les personnalités liées à la Présidence, à la Primature et au Secrétariat général du Gouvernement.

    Sont également assujettis les chefs de cours et tribunaux, les magistrats, les membres du pool judiciaire financier, le Médiateur de la République, ainsi que les dirigeants et cadres des autorités administratives indépendantes, des sociétés nationales, établissements publics et agences d’exécution. Enfin, les membres des corps civils, militaires et paramilitaires de contrôle et enquête, ainsi que les directeurs intervenant dans les secteurs des mines, carrières et hydrocarbures, figurent également parmi les personnes concernées.

    Ainsi, le projet vise à renforcer la transparence et la lutte contre la corruption en élargissant le spectre des responsables publics soumis à cette obligation, tout en confirmant que le président de la République reste soumis à un cadre constitutionnel spécifique qui lui est propre.

    Touba : La mairie enregistre 130 000 naissances depuis le début de l’année, alerte Abdou Lahat Ka

    Lors de son intervention dans l’émission RFM Matin du lundi 11 août 2025, Serigne Abdou Lahat Ka, maire de Touba, a révélé que l’état civil de la mairie a enregistré pas moins de 130 000 naissances depuis le début de l’année. Toutefois, il précise que ce chiffre ne représente qu’une partie de la réalité, estimant que près de 50 % des naissances ne sont pas officiellement déclarées auprès des services municipaux.

    Ce constat témoigne de la dynamique démographique très forte de la ville sainte, qui connaît une croissance rapide de sa population. Serigne Abdou Lahat Ka prévient que dans les 20 prochaines années, cette augmentation sera encore plus marquée, surtout avec l’afflux continu de nouveaux habitants venus s’installer à Touba.

    Face à ce défi démographique, le maire exprime son inquiétude quant au déficit d’infrastructures essentielles, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’assainissement et des équipements urbains. Il indique cependant que le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, est conscient de ces enjeux et s’implique dans la réflexion sur les solutions à apporter. Par ailleurs, le maire appelle les autorités politiques à engager rapidement un plan ambitieux et adapté afin d’accompagner cette croissance, pour garantir un développement harmonieux et durable de Touba.

    Abidjan : un bus transportant 70 Sénégalais pour le Grand Magal de Touba porté disparu

    Un convoi de 70 Sénégalais, en route d’Abidjan vers Dakar pour participer au Grand Magal de Touba, est porté disparu depuis ce lundi. Le bus, qui avait quitté la capitale ivoirienne, n’a pas encore atteint sa destination, plongeant dans l’inquiétude les familles et la communauté sénégalaise à l’étranger.

    Selon un responsable d’une association de ressortissants sénégalais en Côte d’Ivoire, l’alerte a été donnée après un appel reçu du chauffeur d’un véhicule-guide accompagnant le bus. Celui-ci a informé que le convoi aurait été la cible d’une attaque jihadiste au Mali, près de la localité de Diéma, non loin de Kayes, à la frontière avec le Sénégal. Depuis cet incident, ni les passagers ni le convoyeur, Aya Lô, ne sont joignables, et leurs proches au Sénégal sont sans nouvelles.

    Face à cette situation préoccupante, l’association a saisi l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, qui aurait promis de prendre contact avec son homologue malien pour clarifier la situation.

    En attendant des informations officielles et rassurantes des autorités, la communauté sénégalaise en Côte d’Ivoire lance un appel à l’aide pour retrouver rapidement les 70 compatriotes portés disparus. Cette disparition inquiète d’autant plus que le Grand Magal de Touba, événement majeur pour les Sénégalais du monde entier, approche à grands pas.

    Turquie : Ousmane Sonko sollicite le soutien d’Erdogan pour surmonter les défis budgétaires du Sénégal

    Lors d’une visite officielle de cinq jours en Turquie, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a engagé un plaidoyer appuyé en faveur d’un renforcement de la coopération bilatérale afin d’aider son pays à faire face à ses difficultés financières. Invité par le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Sonko a présenté avec transparence la situation économique délicate que traverse le Sénégal, marqué par un passif important hérité qui pèse sur les finances publiques.

    Reconnaissant sans détour les défis économiques actuels, le chef du gouvernement a souligné : « Nous n’avons pas honte de vous parler de la situation financière que nous traversons. C’est un passif que nous avons hérité et qui place notre pays dans une situation budgétaire délicate. Cependant, nous sommes déterminés à prendre notre destin en main ». Cette franchise illustre la volonté du Sénégal de surmonter ses obstacles tout en cherchant activement des partenaires stratégiques.

    Ousmane Sonko a ainsi sollicité un accompagnement ferme et concret de la Turquie durant cette période sensible. « Je solliciterai avec beaucoup d’insistance votre accompagnement durant cette période. Nous croyons qu’une Turquie déterminée à nos côtés nous aidera à stabiliser nos finances publiques », a-t-il affirmé, affichant son optimisme quant à l’impact positif d’une coopération renforcée.

    Au-delà du soutien financier, le Premier ministre a également encouragé les entreprises turques à investir de manière significative au Sénégal, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie. Il a demandé à Recep Tayyip Erdogan d’agir en tant que relais auprès d’autres partenaires internationaux afin d’élargir les opportunités de coopération et renforcer l’intégration économique du Sénégal à l’échelle globale.

    La visite officielle s’est conclue par la signature de plusieurs accords bilatéraux dans des domaines jugés stratégiques par les deux gouvernements, témoignant d’une volonté partagée de consolider leurs liens politiques, économiques et sociaux.

    Cette rencontre marque un tournant dans la dynamique des relations sénégalo-turques, avec l’espoir d’un soutien durable qui permettra au Sénégal de relever ses défis budgétaires tout en accélérant son développement économique.

    Supposé viol d’une mineure : la FSVB dément tout lien avec l’entraîneur accusé et réaffirme son engagement pour la sécurité des athlètes

    Suite à la diffusion, ce lundi 11 août 2025, d’une information faisant état d’un homme se présentant comme entraîneur de volleyball et accusé d’avoir abusé d’une jeune fille d’une quinzaine d’années, la Fédération Sénégalaise de Volleyball (FSVB) est rapidement intervenue pour clarifier sa position.

    Dans un communiqué officiel, la FSVB tient à informer l’opinion publique qu’elle « n’entretient aucun lien officiel ni institutionnel avec M. Idrissa A. Sow », la personne mentionnée dans cette affaire grave impliquant une mineure. La Fédération précise que cet individu n’est pas inscrit dans ses structures et ne participe en aucun cas à ses programmes officiels de formation ou d’encadrement des jeunes sportifs.

    L’instance fédérale dénonce avec vigueur le fait que le volleyball soit mêlé à cette affaire, regrettant également la manière dont les médias ont traité le sujet. Selon la Fédération, un souci d’exactitude et d’équilibre aurait dû conduire à recueillir le point de vue des instances fédérales avant toute publication.

    Enfin, la Fédération Sénégalaise de Volleyball rassure les jeunes athlètes et leurs familles en affirmant que la sécurité, le respect et le bien-être des sportifs constituent des priorités absolues. Elle rappelle que des mesures strictes sont mises en place afin de garantir un environnement sain, sécurisé et protecteur dans toutes ses disciplines et compétitions.

    Drame à Orkadiéré : un jeune joueur de navétanes poignardé en plein match

    Ce dimanche 10 août 2025, ce qui devait être une journée de fête sportive à Orkadiéré s’est tragiquement transformé en drame. Lors d’un match très attendu du championnat populaire des navétanes, un jeune supporter de 19 ans, Yaya Sy Deh, a été mortellement poignardé. L’auteur présumé de l’attaque est un adolescent du même village, Wendou Bosséabé, nommé Kodel Lo.

    Le match opposait l’ASC Wendou Bosséabé à l’équipe d’Aynoumadji et se déroulait au stade municipal d’Orkadiéré, dans le département de Kanel. Selon plusieurs témoins, l’incident est survenu alors que Yaya Sy Deh célébrait un but marqué par son équipe. C’est à ce moment précis qu’il a été agressé avec une arme blanche par Kodel Lo, qui lui a porté un coup fatal à la poitrine.

    Les secours sont rapidement intervenus, mais le jeune homme a succombé à ses blessures avant même de pouvoir être évacué à l’hôpital. La gendarmerie de Waoundé, informée de la situation, a immédiatement ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de cette attaque.

    Ce drame a profondément choqué la communauté locale, endeuillant une rencontre sportive qui rassemblait plusieurs habitants du village et de la région. Les autorités et les forces de l’ordre ont appelé au calme et à la retenue en attendant les résultats de l’enquête.

    Magal de Touba : 5 morts et 170 victimes recensés dans 75 accidents de la circulation, selon les sapeurs-pompiers

    Lors de la couverture de la 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a enregistré un bilan préoccupant avec cinq décès survenus lors de 75 accidents de la circulation, totalisant 170 victimes. C’est ce qu’a annoncé ce lundi le commandant Yatma Dièye, chef de la Division information et relations publiques, lors d’une intervention sur la radio RFM.

    Le commandant Dièye a précisé que la brigade avait réalisé 120 interventions au total, dont 75 accidents routiers ayant fait 170 blessés, dont malheureusement cinq corps sans vie. Il a souligné que cette situation critique survenait à seulement deux jours du grand événement, ce qui pousse à un appel urgent au respect rigoureux du code de la route.

    Le responsable a particulièrement insisté auprès des piétons sur la nécessité de respecter les règles de traversée des routes, tout en rappelant aux conducteurs et passagers l’importance vitale du port de la ceinture de sécurité. Il a également invité les automobilistes à modérer leur vitesse, à éviter les surcharges dans les véhicules, ainsi que les dépassements ou sorties non réglementaires qui constituent des facteurs majeurs d’accidents.

    Pour les motocyclistes, le commandant Dièye a rappelé l’obligation de porter systématiquement un casque de protection afin de réduire le risque de blessures graves en cas d’accident. Ce bilan alarmant met en lumière les défis liés à la sécurité routière dans le contexte du Magal, invitant tous les usagers de la route à une vigilance accrue afin d’éviter de nouveaux drames dans les jours à venir.

    Magal de Touba : Plus de 1,32 milliard FCFA investis dans la gratuité des soins à Diourbel

    À l’occasion du Grand Magal de Touba, l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) a mis en place un dispositif spécial d’immatriculation et de production de cartes d’assurés à l’Université Cheikhoul Khadim et au centre Guindi. Cette campagne nationale d’enrôlement débutera officiellement le mardi 12 août 2025, sous la présidence du directeur général de la SEN-CSU, Dr El Hadji Séga Guèye, a appris PressAfrik.

    Dans son bilan pour la région de Diourbel, l’agence révèle qu’entre juin et juillet 2025, un montant total de 1 323 395 050 FCFA a été mobilisé pour financer des initiatives de gratuité dans les structures sanitaires de la région. Ces paiements couvrent les dépenses effectuées en 2024 ainsi que celles des deux premiers mois de 2025. Parmi les principales prises en charge, la césarienne représente la plus grande part avec 491 650 000 FCFA, suivie par la dialyse avec 394 825 000 FCFA. Le Plan Sésame a bénéficié d’un financement de 361 623 750 FCFA, tandis que la prise en charge des enfants âgés de 0 à 5 ans a représenté 75 296 300 FCFA.

    Pour renforcer l’accès aux soins, la SEN-CSU a signé plusieurs conventions stratégiques. Ces partenariats concernent les quatre établissements publics de santé (EPS) de la région, ainsi que 116 officines privées chargées de la distribution de médicaments et produits pharmaceutiques. L’agence a aussi collaboré avec le Dahira Hizbout Tarqiyya pour faciliter l’enrôlement et la production des cartes, et avec le guide religieux Serigne Khabane Mbacké pour intégrer près de 1 994 daaras dans le dispositif de couverture sanitaire universelle, représentant environ 120 000 Ndongo Daaras.

    Dans le cadre de cette opération, la SEN-CSU a implanté et équipé des bureaux dédiés dans 13 centres de santé et 4 EPS, tout en formant de nouveaux agents prestataires afin d’assurer un accueil de qualité et une communication de proximité avec les populations.

    À partir du 16 août 2025, la région de Diourbel accueillera des ateliers de signature de conventions pour la prise en charge avec l’ensemble des districts sanitaires. Ces rencontres se tiendront sous la présidence du gouverneur de la région, en présence du directeur régional de la Santé ainsi que des différents acteurs impliqués dans le programme. Cette initiative vise à consolider les efforts pour garantir un accès élargi et durable à la gratuité des soins, un élément essentiel au bien-être des populations lors du Grand Magal et au-delà.

    Investissements turcs au Sénégal : Plus de 5 400 milliards de francs CFA envisagés dans le secteur de l’énergie

    L’ambassadeur du Sénégal en Turquie, Moustapha Sokhna Diop, a récemment annoncé un projet d’investissement massif de la part d’investisseurs privés turcs, qui envisagent de mobiliser près de 5 400 milliards de francs CFA, soit environ 9 milliards de dollars, pour financer des projets dans le secteur de l’énergie au Sénégal. Ce montant ne prend pas en compte les investissements supplémentaires prévus dans d’autres domaines clés tels que l’agriculture, la construction et le développement industriel.

    Cette annonce a été faite lors d’un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (APS) dans le cadre d’un forum organisé conjointement par l’Association des hommes d’affaires privés de Turquie, le Conseil des relations économiques étrangères (DEIK) et l’Agence pour la Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX). Ce forum, qui a rassemblé environ 300 opérateurs économiques, dont 50 représentants sénégalais, a constitué une plateforme d’échanges et de présentation d’opportunités économiques bilatérales.

    En marge de ce rendez-vous, plusieurs dirigeants d’importantes entreprises turques ont rencontré le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, en visite officielle de cinq jours en Turquie à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan. Ces échanges ont permis de présenter diverses propositions d’investissements non seulement dans l’énergie, mais aussi dans les secteurs de l’agriculture, de l’automobile et de l’armement.

    L’ambassadeur Moustapha Sokhna Diop a souligné que ces projets se présenteront sous des formes variées, notamment des partenariats public-privé et des investissements directs. Il a insisté sur le fait que ces investissements structurants ont été pensés de manière à ne pas aggraver la dette publique sénégalaise, ce qui constitue une priorité dans la stratégie économique nationale.

    Les investisseurs turcs sont attendus prochainement à Dakar pour poursuivre les discussions. Ils rencontreront les ministres en charge des secteurs concernés afin d’examiner en détail les dossiers, affiner les modalités de collaboration et engager les démarches nécessaires pour la concrétisation de ces investissements majeurs. Ce partenariat promet ainsi de renforcer significativement la coopération économique entre le Sénégal et la Turquie, tout en contribuant au développement durable du Sénégal.

    Grand Magal 2025 : Un dispositif de secours exceptionnel déployé à Touba

    À l’occasion de la 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a mis en place un dispositif de sécurité et de secours d’une ampleur inédite, couvrant la période du 7 au 15 août. Ce déploiement vise à garantir la sécurité des millions de pèlerins attendus dans la cité religieuse et ses environs, tout en assurant une gestion optimale des risques et des situations d’urgence.

    Ce dispositif repose sur la mobilisation de 554 sapeurs-pompiers et de 93 véhicules, comprenant 17 engins d’incendie, 24 ambulances, 9 véhicules de secours routier et 14 camions-citernes de grande capacité, ainsi que d’autres engins spécialisés. Le commandant Yatma Dièye, chef de la division information et relations publiques de la Brigade, a précisé que ces moyens visent à répondre efficacement aux besoins de prévention, d’intervention rapide et de prise en charge des victimes, notamment lors des situations critiques.

    Parmi les innovations opérationnelles mises en avant, figure l’unité de secours d’urgence médicale, chargée d’assurer la para-médicalisation des interventions et de prendre en charge, dès la phase préhospitalière, les victimes présentant des blessures graves. De plus, des motos d’intervention rapide ont été déployées dans les zones difficiles d’accès ou fortement congestionnées, afin de réduire le temps d’arrivée sur les lieux d’accident et d’améliorer la réactivité des secours.

    Ce dispositif exceptionnel n’est pas limité aux seules opérations liées au Magal. Un détachement est sur place depuis le 3 août à Touba et Kaolack, en appui aux opérations de gestion des inondations provoquées par les fortes pluies du 2 août. Cette anticipation traduit la volonté des autorités de sécuriser non seulement le rassemblement religieux, mais aussi de répondre aux aléas climatiques susceptibles de perturber son bon déroulement.

    Par cette organisation rigoureuse et la synergie des moyens humains et matériels, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers entend assurer une couverture sécuritaire optimale, dans un contexte où l’afflux massif de pèlerins, conjugué aux risques climatiques et routiers, exige vigilance et efficacité de chaque instant.

    15ᵉ Congrès du SAES : David Célestin Faye reconduit à la tête du syndicat pour un second mandat

    Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a reconduit, dimanche, David Célestin Faye à sa tête pour un second et dernier mandat de trois ans. Cette réélection, obtenue à l’unanimité lors du 15ᵉ Congrès, vient prolonger le leadership qu’il exerce depuis août 2022.

    Au cours de son premier mandat, M. Faye s’est illustré par plusieurs initiatives, dont l’adoption d’un décret accordant des allocations spéciales aux familles des enseignants et chercheurs décédés. Cette mesure, bien qu’applaudie par certains, avait aussi provoqué une série de mouvements de grève, témoignant de la complexité des négociations entre l’État et le corps enseignant.

    La reconduction de David Célestin Faye intervient dans un contexte particulier, marqué par la célébration des 40 ans du SAES. Cette cérémonie, organisée du 8 au 11 août 2025, a rassemblé les membres du syndicat autour de réflexions sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Avec plus de 76 % des enseignants et enseignants-chercheurs des universités du pays dans ses rangs, le SAES demeure un acteur incontournable du secteur, capable d’influer sur les grandes orientations éducatives nationales.

    Pour ce second mandat, les attentes sont fortes. Le secrétaire général réélu devra à la fois consolider les acquis obtenus, apaiser les tensions avec les autorités et poursuivre le plaidoyer pour de meilleures conditions de travail et de vie des universitaires, dans un contexte où l’enseignement supérieur sénégalais fait face à d’importants défis structurels et financiers.

    Suppression des bourses familiales, dette cachée et tensions économiques : la CDS fustige la gestion des nouvelles autorités

    La Convergence Démocratique Sénégal (CDS) est montée au créneau pour dénoncer la gestion économique des nouvelles autorités, qu’elle juge défaillante et préjudiciable aux populations les plus vulnérables. Dans un communiqué au ton virulent, la formation politique s’alarme de la suspension des bourses de sécurité familiale, de la montée en flèche de la dette publique et des conséquences de la rupture de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI).

    Selon la CDS, l’arrêt du programme de bourses de sécurité familiale, qui représentait un soutien direct de 30 milliards de francs CFA en faveur de plus de 300 000 Sénégalais parmi les plus démunis, a plongé des milliers de ménages dans le désarroi. Cette décision est qualifiée « d’iniquité » par le parti, qui y voit un signe d’indifférence des autorités face aux difficultés quotidiennes des citoyens les plus fragiles.

    Sur le plan macroéconomique, la CDS estime que le pays est dans une situation critique, aggravée par la perte de confiance des investisseurs et partenaires financiers. Les nouvelles autorités, incapables selon le parti de répondre aux besoins primaires des Sénégalais, se contenteraient de justifier leur inertie en accusant le régime sortant d’avoir dissimulé une partie substantielle de la dette publique. Ces accusations, toujours selon la CDS, ont contribué à détériorer davantage la crédibilité du pays sur les marchés internationaux.

    Le Fonds Monétaire International, qui saluait encore en juin 2024 les performances économiques du Sénégal, a demandé dès septembre 2024 un audit et des clarifications avant tout nouveau décaissement. Parallèlement, les agences de notation ont revu à la baisse la note souveraine du pays, avec des perspectives de plus en plus pessimistes.

    Dans ce contexte tendu, malgré l’entrée récente du Sénégal dans le cercle restreint des producteurs de gaz et de pétrole, le gouvernement aurait été contraint de recourir à des emprunts auprès de fonds spéculatifs, qualifiés de « fonds vautours » par la CDS, à des taux jugés usuraires. Le ratio dette/PIB, déjà préoccupant, atteindrait désormais 119 %, un niveau qui pèse lourdement sur la capacité de l’État à investir dans des secteurs prioritaires et à soutenir la croissance.

    Plan de redressement économique : La CDS charge le nouveau régime et alerte sur la situation financière du pays

    La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), regroupant l’AJ/PADS-A, l’AJS, la CNNO, la LD, Niaxx Jarinu/Mag, le PIT-S, le RTA-S et l’UDS/Mbooloo Mi, a tenu une importante déclaration le 8 août 2025 sous le thème évocateur « Un mois, deux discours, deux fractures ! ». À travers cette sortie, la CDS a exprimé ses vives préoccupations sur la gestion actuelle du pays, tout en dénonçant les attaques répétées du nouveau régime et la dégradation inquiétante des finances publiques.

    Dès l’entame, les leaders de la coalition ont fustigé ce qu’ils qualifient d’« attaques intempestives » provenant de certains membres du PASTEF, y compris du président de ce parti, visant les institutions nationales et même le Président de la République. Pour eux, cette posture fragilise l’unité nationale et détourne l’attention des véritables défis du moment.

    La CDS a surtout insisté sur la gravité de la situation économique, décrite comme « catastrophique ». Selon ses membres, l’état des finances publiques a atteint un niveau critique qui a contraint le gouvernement à mettre en place un plan de « Redressement économique et social », dévoilé le 1er août 2025 au Grand Théâtre national par le Premier ministre Ousmane Sonko. Toutefois, pour la CDS, ce plan, loin de rassurer, traduit davantage l’ampleur des difficultés auxquelles le Sénégal est confronté.

    Les leaders de la coalition estiment que le pays traverse une véritable « zone de turbulence », marquée à la fois par une tension politique exacerbée et par une fragilité économique inquiétante. Ils appellent à un sursaut national et à une gestion responsable, axée sur le dialogue, la cohésion sociale et une vision claire pour sortir le Sénégal de cette passe difficile.

    En conclusion, la CDS interpelle le nouveau régime sur la nécessité de rompre avec les discours clivants et de concentrer ses efforts sur des réformes inclusives et réalistes. Pour eux, seule une gouvernance apaisée et tournée vers l’intérêt général permettra de redonner espoir au peuple sénégalais et de remettre le pays sur la voie du progrès.

    Orefonde réclame la libération de Farba Ngom pour raisons médicales

    Lors de son conseil municipal tenu ce samedi, la commune d’Orefonde a réaffirmé son soutien sans réserve à l’honorable député Farba Ngom, actuellement en détention et dont l’état de santé suscite de vives inquiétudes. Les élus locaux ont tenu à exprimer publiquement leur solidarité à l’égard de leur fils et leader, estimant qu’il traverse une épreuve injuste et particulièrement difficile.

    Dans leur déclaration, les membres du conseil municipal ont dénoncé avec vigueur ce qu’ils qualifient de « prise d’otage politique » orchestrée, selon eux, par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ils accusent ce dernier d’avoir publiquement promis, lors de la campagne des législatives à Agnam, de faire arrêter coûte que coûte Farba Ngom. Pour les élus d’Orefonde, cette arrestation relève davantage d’une volonté politique que d’un processus judiciaire impartial.

    Le conseil municipal pointe également du doigt l’acharnement supposé du Pool Judiciaire Financier (PJF) qui, malgré un rapport médical favorable émanant d’un médecin mandaté à cet effet, refuse toujours d’accorder une liberté provisoire au député. Ce rapport conclut pourtant que l’état de santé de Farba Ngom est incompatible avec la détention carcérale.

    Face à ce qu’ils considèrent comme une situation incompréhensible et potentiellement dramatique, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme. Elles appellent l’opinion publique nationale et internationale à prendre la mesure des risques encourus si la détention se poursuit dans ces conditions. La commune d’Orefonde demande ainsi à la justice de faire preuve de responsabilité et de statuer rapidement afin d’éviter que le pire ne se produise.

    Économie du Sénégal : la CDS dénonce l’arrêt des chantiers et la montée du chômage

    La Convergence Démocratique du Sénégal (CDS) tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’économie nationale, qu’elle juge marquée par une morosité extrême et un climat de découragement. Selon cette formation politique, la situation actuelle résulte de décisions jugées inappropriées et insuffisamment réfléchies, ayant fragilisé plusieurs secteurs clés, notamment celui du bâtiment.

    La CDS rappelle qu’en décidant de suspendre la quasi-totalité des chantiers en cours, le gouvernement a porté un coup sévère à un domaine considéré comme l’un des moteurs de l’économie sénégalaise. Cette mesure, loin d’être anodine, a entraîné un arrêt brutal de nombreuses activités connexes, provoquant ainsi une hausse inquiétante du chômage.

    L’organisation déplore également que cette suspension ait été accompagnée d’une vague de licenciements touchant divers organismes publics et parapublics. Le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal (RTS) avance le chiffre de plus de 30 000 agents déflatés. Pour la CDS, cette politique de déflation a été aggravée par une volonté de remplacer les travailleurs licenciés par des militants du parti au pouvoir, le PASTEF, ce qui alimente un sentiment d’injustice et de frustration sociale.

    À travers cette sortie, la CDS interpelle les autorités sur la nécessité urgente de relancer les chantiers et de réinjecter de la dynamique dans l’économie nationale. Elle met en garde contre les conséquences d’une telle paralysie, non seulement sur le marché de l’emploi, mais aussi sur la confiance des citoyens et des acteurs économiques.

    Madjiguène Diouf recadre la coordination communale de PASTEF Kaolack après les attaques contre leur leader Sérigne Mboup

    Depuis plusieurs semaines, Sérigne Mboup, maire de la commune de Kaolack, fait l’objet de critiques virulentes sur les réseaux sociaux ainsi que dans certains cercles politiques.

    En réaction, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement, Madjiguène Diouf, par ailleurs présidente du mouvement And Takhawou Madjiguène Dolel Sérigne Mboup, est montée au créneau pour défendre son leader. Face à la presse, ce lundi 11 août 2025, elle a déclaré :

    « Quand les arguments politiques manquent, certains se rabattent sur l’attaque personnelle. Mais s’en prendre à Sérigne Mboup de cette façon est une insulte, non seulement à sa personne, mais aussi à l’intelligence politique de toute une commune. »

    Réagissant à une déclaration de trois membres de la coordination communale de PASTEF Kaolack, publiée sur les réseaux sociaux, Mme Diouf les a qualifiés de misogynes, corruptibles, manipulateurs et papotins. Selon elle, ces personnes « manipulent la vérité ou exagèrent les faits pour séduire l’opinion publique » et « agissent en contradiction avec les valeurs qu’ils prétendent défendre ». Elle leur reproche également de « déformer ou cacher la vérité pour servir leurs propres intérêts ».

    La responsable du mouvement And Nawlé et présidente de And Takhawou Madjiguène Dolel Sérigne Mboup a lancé un appel à la coordination communale de PASTEF Kaolack :

    « Il est temps d’oser. Oser dire non à ceux qui veulent nous imposer leur présence comme une nécessité. Oser tourner la page des responsables de l’APR qui cherchent à vous faire croire que, sans eux, vous n’avez ni poids ni avenir. »

    Madjiguène Diouf a rappelé que, « à l’échelle nationale comme locale, les citoyens ont appelé à un changement profond ». Ce changement, selon elle, ne peut se construire « sur les mêmes bases qui ont affaibli notre pays et plongé Kaolack dans l’oubli ».

    « Kaolack n’a pas besoin de visages usés par les mêmes pratiques, ni de discours creux qui sonnent faux. Notre ville a besoin de fils et filles dignes, crédibles et empathiques, capables de placer l’intérêt collectif au-dessus des calculs personnels. Des hommes et des femmes animés par la volonté sincère de faire renaître Kaolack, de redonner espoir à sa jeunesse, de protéger nos ressources et de valoriser notre potentiel. »

    Elle estime que le développement de Kaolack ne viendra pas « par la complaisance envers les destructeurs d’hier », mais par « l’audace de rompre avec eux ». Elle appelle à faire preuve de courage, de constance et de clarté dans la vision à adopter.

    « Osons affronter le changement. Osons bousculer les habitudes, déranger les intérêts et marcher fièrement vers un avenir nouveau. Comme l’a démontré M. le Maire Sérigne Mboup, le progrès n’est jamais le fruit de la peur ou de l’attentisme, mais celui d’actes concrets, posés avec détermination, même face aux résistances les plus dures. »

    « Kaolack mérite mieux. Kaolack mérite le meilleur. Et ce meilleur, c’est nous qui devons le bâtir — ensemble, avec courage, vérité et engagement. »

    Kolda–Salikégné : une route stratégique au cœur des revendications du Fouladou

    Dans les profondeurs du Fouladou, la route reliant Kolda à Salikégné, en passant par les communes frontalières de Dioulacolon et Guiro Yoro Bocar, cristallise toutes les attentes et frustrations des populations. Ce tronçon, considéré comme l’un des plus stratégiques de la région, est aussi connu sous le nom de « route de la CEDEAO » en raison de son rôle crucial dans les échanges économiques et sociaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

    Pour les habitants et les acteurs locaux, cette route n’est pas un simple ruban d’asphalte. Elle incarne l’espoir d’un désenclavement tant attendu, d’un accès plus rapide aux services sociaux de base et d’une intégration économique plus fluide avec le reste de la sous-région. Mais pour l’heure, cet axe reste un chemin chaotique, rongé par les nids-de-poule, les bourbiers en saison des pluies et la poussière en saison sèche, rendant la circulation difficile et dangereuse.

    Bambo Diaité, président de l’association Dioguisali, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le bitumage de ce tronçon est une urgence absolue et un droit légitime des populations. « Le développement de nos trois communes dépend du bitumage de cette route. Elle est vitale pour le commerce, pour le transport, pour la santé et pour l’éducation », déclare-t-il avec fermeté. Son organisation, qui regroupe des acteurs communautaires et associatifs, mène une campagne active afin que ce projet figure parmi les priorités du gouvernement.

    L’enjeu dépasse largement le cadre local. Cette route, qui traverse des zones à fort potentiel agricole et commercial, est un corridor économique qui pourrait dynamiser les échanges entre les deux pays et renforcer la coopération régionale. Pourtant, malgré son importance géopolitique et économique, elle reste reléguée au second plan dans les programmes d’infrastructures.

    Pour les habitants, cette situation traduit un sentiment d’oubli et de marginalisation. Le département de Kolda, riche en potentialités mais longtemps laissé à la périphérie des investissements structurants, voit dans ce chantier l’opportunité de rattraper un retard historique. « Il est temps de sortir le Fouladou de l’isolement », insiste Bambo Diaité, qui appelle à une mobilisation de tous, des autorités locales aux instances régionales, en passant par la CEDEAO, pour faire avancer ce projet.

    Au moment où l’intégration régionale est érigée en priorité par les dirigeants ouest-africains, le sort de la route Kolda–Salikégné apparaît comme un test. Sa réhabilitation ne serait pas seulement un gain pour les habitants du Fouladou, mais aussi un signal fort en faveur d’une coopération plus concrète entre les nations de la sous-région.

    Lutte contre la corruption : le Forum civil salue les initiatives du gouvernement mais pointe une lacune majeure

    Le coordinateur du Forum civil, Birahim Seck, a exprimé sa satisfaction à l’égard des quatre projets de loi déposés récemment par le gouvernement dans le cadre du renforcement de la lutte contre la corruption, tout en soulignant la nécessité de combler certaines insuffisances.

    « Nous félicitons le président de la République et le gouvernement pour ces initiatives », a déclaré M. Seck. Il a précisé que deux de ces textes s’inscrivent dans la continuité de l’arsenal juridique existant : la loi portant création de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et celle relative à la déclaration de patrimoine. Les deux autres sont inédits : une loi sur l’accès à l’information et une autre réformant certaines procédures administratives et judiciaires.

    Le Forum civil relève plusieurs avancées notables inspirées des réformes de 2024, parmi lesquelles :

    la suppression de la garde à vue dans certaines situations, la limitation, non renouvelable, des mandats des membres du conseil de l’OFNAC, et le renforcement de la transparence dans les appels à concurrence.

    Toutefois, Birahim Seck regrette une omission majeure dans ce dispositif : « Il manque un maillon : les membres du bureau de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, seul le président de l’Assemblée est tenu de déclarer son patrimoine. Nous estimons que cette obligation doit s’étendre à tout le bureau ».

    Sénégal : Mobilisation réussie de 40 milliards F CFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Le 8 août 2025, le Sénégal a confirmé la solidité de sa signature souveraine en réussissant une levée de 40 milliards F CFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette opération, conduite par adjudication simultanée de bons du Trésor à 364 jours et d’obligations à 3 et 5 ans, a connu un taux de couverture de 109,18 %, témoignant de l’appétit marqué des investisseurs régionaux et internationaux.

    Les titres émis affichent des rendements compris entre 6,97 % et 7,64 %, en fonction des maturités, offrant un équilibre attractif entre rentabilité et maîtrise du risque. Selon les autorités, ces ressources visent principalement à sécuriser le financement du budget national, dans un contexte où la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une priorité stratégique.

    Ce succès renforce la crédibilité financière du Sénégal et traduit la confiance renouvelée des marchés dans sa trajectoire économique. Porté par une politique budgétaire prudente et un cadre macroéconomique jugé stable, le pays s’affirme comme un acteur fiable et un pilier de stabilité au sein de l’espace UEMOA, malgré un environnement régional souvent marqué par la volatilité.

    Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba précise que le Président de la République n’est pas concerné

    Le député de Pastef, Amadou Ba, a tenu à apporter des précisions sur le champ d’application du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, qui sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.

    Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’élu rappelle que la déclaration de patrimoine du Président de la République est encadrée par un régime juridique particulier, prévu par l’article 37 de la Constitution. Ce dernier stipule notamment que « le Président nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique ».

    Pour Amadou Ba, cette disposition constitutionnelle place le Président de la République en dehors du périmètre du projet de loi en discussion. « La Constitution est au-dessus de la loi simple », a-t-il souligné, précisant ainsi que le texte ne saurait s’appliquer au chef de l’État, déjà soumis à un cadre légal distinct et supérieur.

    Diplomatie : Ousmane Sonko quitte la Türkiye après une visite officielle fructueuse

    Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a quitté la Türkiye ce lundi matin, mettant fin à une visite officielle marquée par des échanges de haut niveau et la conclusion d’accords stratégiques.

    Accueilli avec les honneurs à Ankara dès son arrivée, M. Sonko a multiplié les rencontres avec les autorités turques, en tête desquelles le président Recep Tayyip Erdoğan. Les deux dirigeants ont abordé des dossiers majeurs touchant aux domaines économique, commercial, éducatif, ainsi qu’à la coopération sécuritaire.

    Point d’orgue de cette visite, plusieurs accords de partenariat ont été signés, ouvrant la voie à un renforcement significatif des relations bilatérales. Ces engagements portent notamment sur le développement des infrastructures, l’augmentation des échanges commerciaux et la promotion des investissements croisés.

    Ce matin, le président Erdoğan a personnellement raccompagné le Premier ministre sénégalais à l’aéroport, geste hautement symbolique témoignant de la solidité et de la cordialité des liens entre Dakar et Ankara.

    Ousmane Sonko, qui a salué « l’excellence des relations sénégalo-turques » et la vision partagée pour un partenariat gagnant-gagnant, a réaffirmé la volonté du Sénégal de poursuivre cette dynamique de coopération.

    Secteur Pêche:L’union nationale des mareyeurs du Sénégal dit non à la grève…

    A travers un point de presse l’UNAMS s’est prononcée sur la situation actuelle concernant les camions frigorifiques acquis grâce au soutien du DER (Délégation à l’Entreprenariat Rapide) pour certaines organisations professionnelles de mareyeurs.

    ‎La SG de ladite association a encouragée le gouvernement sur sa politique actuelle de transparence sur les camions frigorifique destinés a la conservation et la commercialisation des produits halieutiques.

    Cependant, si certaines organisations professionnelles de mareyeurs n’ont pas respecter leurs engagements contractuels en matière de paiement, l’UNAMS désapprouve une tentative de chantage de ces organisations sur le gouvernement .

    En outre l’UNAMS dit non au mot d’ordre de grève décréter par ces organisations.

    Secteur Pêche:L'union nationale des mareyeurs du Sénégal dit non à la grève...

    Visite d’amitié à Touba : Nazir Seck renforce les liens historiques entre disciples de Baye Niass et Mourides

    Lors du Magal 2025, une délégation officielle conduite par Cheikh Mouhamadou Nazir Moukhtar Seck, accompagnée de Mame Baye Seck, a été reçue par le Khalife général des Mourides, Cheikh Mouhamadou Mountakha Mbacké. Cette rencontre symbolise la perpétuation d’un héritage de cordialité entre les disciples de Baye Niass de Kaolack et la famille de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.

    Nazir Seck incarne cet esprit de fraternité, œuvrant sans relâche à consolider les ponts tissés depuis des décennies. Son écoute attentive des orientations du Khalife, reconnu pour sa sagesse et son rôle de guide avisé, témoigne d’une relation fondée sur le respect mutuel et la recherche de l’unité. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des enseignements de ses aïeux, pour qui le dialogue interconfrérique est un levier essentiel de cohésion communautaire.

    La présence de Mame Baye Seck aux côtés de Nazir Seck illustre leur engagement commun à préserver cet héritage spirituel. Le Khalife a salué cette initiative, rappelant l’importance de telles rencontres pour l’harmonie religieuse au Sénégal.

    Au cœur du Magal, cette visite réaffirme que la tradition de respect entre ces deux courants demeure un pilier de la paix sociale, transcendante des générations et orientée vers la construction d’un avenir commun.

    Abdou Khadre à Ousmane

    Monsieur le Premier Ministre

    La Diaspora : un levier économique clé pour un Sénégal prospère et intègre

    La Diaspora sénégalaise constitue un pilier essentiel de notre économie, non seulement par sa consommation, mais surtout par ses investissements stratégiques dans de grands projets de développement tels que :

    Infrastructures durables : financement de projets structurants comme les routes, les énergies renouvelables, etc. Entrepreneuriat : soutien aux initiatives locales pour stimuler l’économie, appuyer les PME et les startups. Éducation et formation : mise en place de programmes visant à renforcer les compétences locales.

    En investissant dans ces domaines, les Sénégalais de la Diaspora contribuent à la création d’emplois et à la croissance économique de notre cher pays.

    Au-delà de l’apport financier, la Diaspora joue également un rôle déterminant dans le transfert de compétences et de savoir-faire, renforçant ainsi les capacités nationales.

    Il est donc nécessaire que le gouvernement du Sénégal encourage et accompagne les initiatives visant à mobiliser la Diaspora pour un développement durable et inclusif.

    Pour garantir une inclusion équitable dans la gestion de nos ressources, je formule une proposition spécifique : institutionnaliser un quota réservé aux Sénégalais de la Diaspora dans les grands projets pétrochimiques, sur le modèle du fonds intergénérationnel, afin qu’ils puissent bénéficier directement des retombées économiques liées à nos ressources naturelles.

    Une telle mesure, portée par une législation populaire, permettrait de reconnaître et de valoriser à sa juste mesure la contribution de la Diaspora au développement national.

    Enfin, Monsieur le Premier Ministre, concernant l’annonce de l’autorisation d’importer des voitures de moins de 10 ans, une très grande majorité de nos compatriotes de la Diaspora a salué cette décision, la considérant comme une avancée positive pour notre communauté.

    #Diaspora #DéveloppementÉconomique #Investissement #Communauté

    Abdou Khadre DIOKHANE, l’Officiel

    Ex-candidat député Europe du Sud – Diaspora

    Responsable PDS – Italia

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°535 – 11/08/2025

    🔴 40 MILLIARDS DE PLUS LÉVÉS SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL VIT À CRÉDIT RÉGIONAL
    🔴 INONDATIONS À KAOLACK : THIOFFACK PRESQUE RAYÉ DE LA CARTE

    🔴 ANGLETERRE : ISMAÏLA SARR OFFRE LE COMMUNITY SHIELD À CRYSTAL PALACE
    🔴 DEMI-FINALE DU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE VOLLEYBALL / VICTOIRE DU CAMEROUN SUR LE SÉNÉGAL : FIN DU RÊVE U20 DAMES

    Politique : Guy Marius Sagna sonne l’alerte contre un « complot » visant à affaiblir Ousmane Sonko

    Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) ce 10 août sur iRadio, le député Guy Marius Sagna a livré un réquisitoire virulent contre ce qu’il considère comme une manœuvre organisée pour « isoler » le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, cette opération de déstabilisation ne vise pas seulement l’homme, mais aussi le projet politique porté par le Pastef et, plus largement, l’avenir du Sénégal.

    Dans ses propos, l’élu a mis en garde contre une volonté de réduire Ousmane Sonko à un « Premier ministre rabougri et chétif », incapable de déployer la vision qui l’a porté au sommet de l’État aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye. Il y voit un plan savamment orchestré par certains segments de l’opposition, une partie de la presse et des « chroniqueurs » qui, depuis l’accession du Pastef au pouvoir, multiplient les attaques pour discréditer le chef du gouvernement.

    Guy Marius Sagna accuse ses adversaires politiques de vouloir opposer Ousmane Sonko au président Diomaye Faye, afin de fissurer un tandem qu’il décrit comme « une chance pour le Sénégal ». Pour lui, cette tentative de division ne serait qu’un prétexte pour freiner, voire empêcher, la mise en œuvre du programme du Pastef, qu’il présente comme un projet souverainiste, transparent et bénéfique pour l’ensemble de la population.

    Le député a également interpellé les militants et sympathisants du camp patriotique, les exhortant à se dresser en véritable « bouclier » pour protéger Ousmane Sonko et défendre la cohésion au sommet de l’État. « Briser ce duo, c’est compromettre l’application de notre projet de société », a-t-il prévenu, appelant à la vigilance et à la mobilisation contre ce qu’il considère comme un complot politique d’ampleur.

    Plan de redressement économique et social : Moussa Tine met en garde contre une gouvernance centrée sur la fiscalité

    Invité de l’émission dominicale Face au Jury sur PressAfrik TV HD, ce dimanche 10 août, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a exprimé de vives réserves sur l’orientation du Plan de redressement national économique et social présenté récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon l’ancien député, il est dangereux pour un État de baser sa gestion uniquement sur le levier fiscal.

    « On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité », a-t-il affirmé, soulignant qu’une pression fiscale excessive risquerait d’étouffer les entreprises, de réduire leur capacité d’investissement et d’embauche, et in fine de provoquer des licenciements massifs. Pour lui, les conséquences seraient rapidement perceptibles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais, notamment des couches les plus fragiles.

    Moussa Tine prévient qu’un tel cercle vicieux pourrait entraîner une contraction de la consommation. « Le pouvoir d’achat va diminuer, les produits des entreprises ne trouveront pas preneur, et l’État verra ses recettes fiscales chuter drastiquement », a-t-il alerté, ajoutant que « l’économie est une chaîne et l’austérité n’est pas une solution ».

    Pour inverser la tendance et redonner de l’oxygène à l’économie, le leader de Pencco plaide pour des mesures ciblées, au premier rang desquelles une baisse significative du prix du carburant. Il estime que l’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole justifie pleinement une révision à la baisse des tarifs à la pompe.

    Selon lui, une telle décision aurait des effets en cascade : diminution du coût de l’électricité, baisse des tarifs de transport et réduction des prix des denrées de première nécessité. « Il est inadmissible de continuer à payer le carburant au même prix qu’avant le début de l’exploitation de notre pétrole », a-t-il déploré.

    En liant ainsi fiscalité, compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat, Moussa Tine entend rappeler que la relance économique passe, selon lui, par un équilibre entre recettes de l’État et stimulation de l’activité, plutôt que par une pression accrue sur les contribuables et le secteur productif.

    C’est officiel : Aliou Sall tourne la page politique et se retire de la scène publique

    L’annonce est tombée ce dimanche 10 août. Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye et ex-président de l’Association des maires du Sénégal, a officiellement déclaré son retrait de la vie politique. Dans un message clair, le frère de l’ancien chef de l’État Macky Sall a expliqué qu’il souhaite désormais se consacrer à d’autres activités, loin des arènes partisanes. Selon lui, cette décision a été mûrie depuis les dernières élections législatives, qui ont donné une « écrasante majorité à qui il revient de droit de gouverner dans la sérénité ».

    Ce départ intervient dans un contexte politique marqué par des tensions, mais aussi par des polémiques qui ont souvent entouré la trajectoire d’Aliou Sall. Il a tenu à mettre fin à l’une d’elles en démentant « catégoriquement » toute volonté de porter plainte contre le Premier ministre Ousmane Sonko, à propos des accusations de « détournement de 6000 milliards ». « C’est dénué de tout sens », a-t-il insisté, balayant ainsi les rumeurs qui circulaient à ce sujet.

    L’ancien édile de Guédiawaye a également réagi au regain médiatique autour de l’affaire Petrotim, dossier qui avait fortement terni son image à l’époque. Qualifiant cette agitation de « tapage médiatique savamment orchestré », il a confié avoir tourné la page. « J’ai oublié cette page sombre de mon parcours et surtout j’ai sincèrement pardonné à tous ceux qui m’ont fait du mal, que ce soit volontairement ou sous l’influence de personnes de mauvaise foi », a-t-il déclaré.

    Aliou Sall affirme que ce pardon n’exclut personne : il vise aussi bien des acteurs de la majorité actuelle que certains responsables de l’ancienne majorité à laquelle il appartenait. Sans amertume apparente, il dit vouloir se consacrer à une autre passion, qu’il considère « tout aussi noble que la politique », sans pour l’instant en dévoiler la nature.

    En tournant définitivement le dos à la politique active, Aliou Sall met un terme à une carrière marquée par des responsabilités importantes mais aussi par des controverses retentissantes. Ce retrait pourrait ouvrir un nouveau chapitre personnel pour celui qui a été, pendant plusieurs années, l’une des figures les plus médiatisées de l’entourage de l’ancien président Macky Sall.

    Audits des mairies : Babacar Mbengue dénonce une opération ciblée contre l’opposition

    Le maire de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a vivement réagi à la circulaire du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire annonçant des audits dans plusieurs mairies, dont celle de Dakar. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a affirmé que toutes les collectivités visées sont dirigées par l’opposition, ce qui, selon lui, remet en cause l’impartialité et l’objectivité de la démarche.

    S’il dit ne pas s’opposer au principe d’un contrôle de gestion — qu’il juge normal pour toute autorité manipulant des deniers publics — Babacar Mbengue estime que la procédure actuelle s’écarte des règles habituelles. « Contrairement aux audits institutionnels classiques, aucune note de mission précisant la période ou les projets concernés n’a été communiquée », a-t-il souligné, rappelant avoir exercé ses fonctions de maire sous Abdoulaye Wade, Macky Sall et aujourd’hui Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, la transparence exige que les règles soient claires et identiques pour tous, et non utilisées comme un instrument politique pour « écarter » certains élus.

    L’édile de Hann Bel-Air a également insisté sur le rôle des institutions légalement habilitées à mener ce type de vérification. Il a cité la Cour des comptes et l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), qui agissent dans un cadre procédural bien défini, ainsi que l’Inspection générale d’État (IGE). En revanche, il considère que le ministère de l’Urbanisme n’a ni la mission légale ni les compétences techniques pour réaliser des audits financiers et administratifs approfondis. « On ne leur demande pas d’auditer et ce n’est pas leur rôle. Ils n’ont même pas le personnel adéquat pour le faire », a-t-il affirmé.

    Cette polémique prend racine dans une lettre circulaire datée du 10 juillet, signée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Celle-ci annonce l’envoi d’une mission de vérification administrative et budgétaire dans plusieurs collectivités : les villes de Dakar, Pikine, les communes de Mbao, Wakhinane Nimzath, Diamniadio, Saly, Mbour, Malicounda, Tivaouane, Saint-Louis, Dagana, Ross Béthio, Mbane, Diourbel, Louga, ainsi que le Conseil départemental de Rufisque.

    Pour Babacar Mbengue, le calendrier et le ciblage de ces audits soulèvent de sérieuses interrogations. Il appelle ainsi à un respect strict des procédures et à l’intervention exclusive des organes compétents, afin que les contrôles ne se transforment pas en instruments de règlement politique.

    Élections locales : Moussa Tine annonce une grande coalition et plaide pour des réformes institutionnelles

    L’ancien député et président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a dévoilé, ce dimanche, sur le plateau de l’émission Face au Jury de PressafrikTVHD, l’existence de tractations au sein de l’opposition pour mettre en place une vaste coalition en vue des prochaines élections locales. Objectif affiché : constituer une force politique capable de rivaliser avec le parti au pouvoir, Pastef, et de lui disputer le contrôle des collectivités territoriales. Selon lui, les discussions avancent et visent à réunir des sensibilités diverses autour d’un programme commun, afin de proposer une alternative crédible sur le terrain.

    Au cours de l’entretien, Moussa Tine a également évoqué ses relations avec certaines figures politiques majeures. Sur Khalifa Sall, il a insisté sur des liens allant au-delà du champ purement politique, rappelant l’existence d’une amitié et de relations familiales. En ce qui concerne Barthélemy Dias, il a précisé que, bien qu’ils n’aient pas échangé depuis quatre ou cinq mois, il n’existe aucun différend entre eux. Il explique cette distance par des cheminements politiques distincts, tout en soulignant qu’il ne ferme pas la porte à la collaboration.

    Moussa Tine n’a pas hésité à critiquer certaines pratiques actuelles du pouvoir, notamment les arrestations pour délit d’« offense ». Il a dénoncé l’absence de tolérance vis-à-vis de la critique et les incohérences dans la manière dont les insultes sont sanctionnées. « Ce n’est pas parce qu’on te traite de gougnafier que tu dois envoyer une personne en prison. Et puis, de ton côté, tu traites des gens de fumiers et tu n’es pas inquiété, ce n’est pas normal », a-t-il martelé. À travers cet exemple, il a voulu illustrer le déséquilibre et le manque de cohérence dans l’application de la loi, appelant les autorités à accepter le jeu démocratique et la contradiction.

    Pour l’ancien parlementaire, l’État ne doit pas être réduit à des individus, mais doit incarner des valeurs et des principes immuables. Il estime nécessaire d’instaurer une constance dans la défense de ces principes, quel que soit le statut politique du moment. Il dénonce l’attitude de certains acteurs qui, une fois arrivés au pouvoir, reproduisent les mêmes dérives qu’ils condamnaient auparavant.

    Sur le plan institutionnel, Moussa Tine a réaffirmé sa conviction que l’indépendance de la justice doit être une priorité. Il considère comme problématique le fait que le président de la République préside le Conseil supérieur de la magistrature, ce qui, selon lui, met à mal l’équilibre des pouvoirs. Il a également pointé la position dominante du procureur de la République face aux juges, plaidant pour un réajustement qui passerait par la création d’un « juge des libertés », garant impartial des droits fondamentaux et de la protection des citoyens.

    En exposant à la fois ses ambitions électorales et ses propositions de réformes profondes, Moussa Tine cherche à ancrer son discours dans une double dynamique : affronter le Pastef sur le terrain politique local et contribuer à un débat national sur la gouvernance et la justice. À quelques mois du scrutin, ses prises de position visent à mobiliser l’opposition tout en posant les jalons d’un programme qui mêle stratégie électorale et réformes structurelles.

    Mohamed Gallaye Ndiaye appelle à l’intégration des enseignements de Khadim Rassoul dans l’éducation nationale

    À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu le mercredi 13 août, la voix de l’imam principal francophone de la Grande Mosquée de Bruxelles, Mohamed Gallaye Ndiaye, résonne avec force. Invité de l’émission Grand Jury du dimanche sur RFM, le 10 août 2025, le théologien belgo-sénégalais a lancé un vibrant plaidoyer pour que les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, soient intégrés dans les programmes scolaires du Sénégal.

    « Je pense que jusqu’à aujourd’hui, nous sommes encore des complexés. Pourquoi ne peut-on pas enseigner notre héritage, l’inscrire dans les programmes scolaires pour nos enfants ? » s’est-il interrogé, dénonçant la marginalisation des savoirs et valeurs issus du patrimoine religieux et culturel sénégalais. Pour lui, préserver et transmettre l’héritage de Khadim Rassoul ne relève pas seulement de la foi, mais constitue également un acte fort de construction identitaire et culturelle.

    L’imam Ndiaye a insisté sur la nécessité de s’approprier cet héritage à travers un travail collectif, structuré et multidimensionnel. « Nous devons cerner cet héritage. Nous devons l’étudier et nous l’approprier comme il le faut intellectuellement, culturellement, artistiquement, sur tous les plans », a-t-il affirmé, soulignant que nul ne peut se valoriser à l’international sans d’abord exister pleinement dans sa propre identité.

    En liant son appel au contexte du Grand Magal, il propose que ce rassemblement religieux et culturel majeur soit également un moment de réflexion sur les moyens concrets d’inscrire la pensée bambaïenne dans l’éducation nationale. À ses yeux, il s’agit de donner aux jeunes générations les outils pour comprendre, vivre et incarner les valeurs spirituelles, intellectuelles et morales transmises par Cheikh Ahmadou Bamba, afin qu’elles puissent s’en inspirer dans la construction d’un Sénégal plus affirmé dans son identité et plus solide face aux défis contemporains.

    Moussa Tine met en garde contre les conséquences d’un éventuel divorce politique entre Sonko et Diomaye

    Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTVHD, le 10 août 2023, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a lancé un avertissement solennel quant aux risques majeurs qu’engendrerait une rupture politique entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, un tel scénario pourrait plonger le Sénégal dans une zone de turbulences politiques et institutionnelles d’une gravité inédite.

    Pour illustrer ses propos, Moussa Tine a rappelé un épisode marquant de l’histoire politique sénégalaise : la crise institutionnelle de décembre 1962 entre le président Léopold Sédar Senghor et son puissant président du Conseil, Mamadou Dia. Ce conflit, qui avait profondément divisé l’exécutif et mis en péril la stabilité du jeune État, avait débouché sur l’emprisonnement de Mamadou Dia et l’instauration d’un régime présidentiel renforcé. À partir de cet épisode, le Sénégal n’a cessé de consolider les prérogatives du chef de l’État, réduisant progressivement tout espace de partage réel du pouvoir exécutif.

    L’ancien député, également expert en droit et en science politique, estime que le fonctionnement des institutions sénégalaises place le président de la République au sommet de la pyramide étatique. Il en est, selon lui, la « clé de voûte », garant de la cohésion et du bon fonctionnement de l’État. Dès lors, toute tentative de dualité ou de rivalité au sein de l’exécutif est, d’après Moussa Tine, vouée à l’échec.

    L’homme politique a été clair : dans un affrontement au sommet, c’est toujours le président qui finit par l’emporter. « Le président est l’homme fort qui gagne toujours », a-t-il martelé, soulignant ainsi l’importance de préserver l’unité et la collaboration entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour éviter de replonger le pays dans une crise aux conséquences imprévisibles.

    Si ce discours se veut un avertissement, il sonne aussi comme un appel à la prudence et à la responsabilité, dans un contexte où le Sénégal, confronté à de multiples défis économiques et sociaux, ne peut se permettre une guerre ouverte au sommet de l’État.

    Kaolack : Serigne Mboup dénonce la « marginalisation » de la ville et exige des comptes sur les 1000 milliards promis au Saloum

    Kaolack, ville stratégique du centre du Sénégal, serait-elle laissée pour compte dans les politiques publiques ? C’est en tout cas l’alerte lancée par son maire, Serigne Mboup, qui a exprimé sa colère face à ce qu’il considère comme une « marginalisation » de sa commune. Lors d’une rencontre avec la presse, l’édile a pointé du doigt la lenteur, voire l’absence, de réponses concrètes de l’État face aux problèmes structurels de la ville, notamment en matière d’assainissement et d’infrastructures.

    Au cœur de son indignation : les 1000 milliards de F CFA promis par l’ancien régime pour le développement du Saloum. « Où sont les 1000 milliards promis ? », s’est-il interrogé, insinuant que cette promesse pourrait n’avoir été qu’un « bluff » ou que les fonds auraient été « orientés ailleurs ». Une déclaration qui relance le débat sur la transparence et le suivi des engagements gouvernementaux.

    Serigne Mboup dénonce également une fragilisation progressive de l’autorité municipale, qu’il juge contraire à l’esprit de la décentralisation. S’appuyant sur l’article 105 du Code des collectivités locales, il a rappelé que l’autorité du maire est protégée dans l’exercice de ses missions, appelant au respect des prérogatives des élus locaux.

    Mais le maire ne se limite pas aux critiques : il affiche aussi une vision pour l’avenir de Kaolack. Parmi ses projets phares, il cite la mise en place de près de 12 000 logements sociaux, le développement des infrastructures sportives et éducatives, ainsi que le renforcement de la sécurité publique. À long terme, il ambitionne de transformer Kaolack en métropole agro-industrielle d’ici 35 ans, misant sur le potentiel économique de la région.

    Sur le plan politique, Serigne Mboup n’entend pas céder sa place. À ceux qui spéculent sur un éventuel retrait, il répond avec fermeté : « Quelqu’un qui n’est pas mort encore, vous voulez l’enterrer. » Une manière de réaffirmer qu’il sera bel et bien candidat lors des prochaines élections, déterminé à poursuivre son combat pour le développement de Kaolack.

    Ndoffane : dénonciation de graves dérives administratives et financières au sein de la municipalité

    Le collectif citoyen Samu Suñu Gox de Ndoffane a adressé, ce 10 août 2025, une lettre ouverte au chef de l’État, dans laquelle il dénonce de graves dérives administratives et financières au sein de la municipalité.

    Adressée également aux ministères et services concernés, cette lettre dénonce une série de scandales et dysfonctionnements compromettant, selon le collectif, le développement de Ndoffane et la confiance des citoyens envers leurs institutions.

    Morcellement illégal d’une réserve publique

    Un lotissement nocturne aurait été opéré sur la réserve de Darou Salam Nord, sans aucune autorisation du Conseil municipal, en violation des lois et du principe de transparence.

    Route bitumée FERA (3 km) : un chantier fantôme

    Le projet, financé par le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) et démarré en 2022, souffrirait d’une exécution défaillante et resterait inachevé à ce jour, malgré les fonds alloués.

    Marché de canalisation (30 millions FCFA) : un travail indigent

    L’ouvrage financé par le FERA utiliserait des tuyaux PVC de diamètre inadapté, enterrés sans respecter les normes techniques, ce qui constituerait un gaspillage des deniers publics.

    Branchement clandestin au réseau SEN’EAU : privation d’eau du stade

    Selon le collectif, un conseiller municipal aurait autorisé frauduleusement un branchement illégal au stade municipal, privant celui-ci d’eau pendant près d’un an.

    Détournement des fonds destinés à la Coupe du Maire

    Le collectif affirme que les budgets alloués à la coupe, aux récompenses et aux prix auraient été décaissés depuis 2023, sans que la finale de l’édition 2024 ne soit organisée.

    Absentéisme notoire et injoignabilité du maire

    Le maire de Ndoffane, El Mouhadou Hady Diaw, serait régulièrement absent et injoignable, allant jusqu’à boycotter le vote du compte administratif 2024, ce qui aurait paralysé l’institution municipale.

    Face à ces dérives présumées, le Collectif Samu Suñu Gox exige de l’État du Sénégal :

    L’ouverture immédiate d’une enquête administrative et judiciaire sur ces irrégularités. Le recadrage urgent du maire et de son équipe pour rétablir la légalité républicaine.

    Du FERA, il demande :

    Une clarification publique concernant les accusations du maire, publiées sur Facebook, rejetant la responsabilité du choix de l’entrepreneur sur le FERA. Un audit technique et financier des chantiers incriminés (route, marché).

    De la SEN’EAU, il exige :

    Une enquête interne sur le branchement frauduleux au stade municipal et la publication des responsabilités.

    « Nous, citoyens de Ndoffane, refusons que notre commune soit otage de pratiques clientélistes », conclut le collectif, qui appelle les hautes autorités à rétablir la justice, la transparence et le respect des biens publics, sous le mot d’ordre : Jub, Jubal, Jubanti.

    Plan de redressement économique : Thierno Bocoum démonte la stratégie du gouvernement

    Dans une vidéo publiée ce dimanche, à la suite de la sortie médiatique du Premier ministre Ousmane Sonko, le président du mouvement AGIR Les Leaders, Thierno Bocoum, a vivement critiqué la démarche du gouvernement en matière de relance économique et sociale.

    L’ancien député a jugé « impertinent » le choix de mobiliser des ressources financières principalement par le biais de taxes et d’impôts prélevés sur les contribuables. Selon lui, cette approche ne vise qu’à assurer le fonctionnement courant de l’État, et non à financer de véritables projets structurants et ambitieux.

    « Ce n’est pas une option pour bâtir l’avenir, mais simplement pour maintenir la machine administrative », a-t-il martelé, estimant que cette méthode prive le pays d’une vision claire et innovante pour son développement.

    Thierno Bocoum a également pointé du doigt la lenteur dans la rationalisation des dépenses publiques, un engagement qu’il estime n’avoir toujours pas trouvé de traduction concrète. « La volonté n’y est pas, et la vision non plus », a-t-il regretté, appelant à une gestion plus rigoureuse et stratégique des ressources de l’État.

    Touba – Magal 2025 : L’APR exprime compassion et solidarité auprès du Khalife général des Mourides

    Fidèle à une tradition bien ancrée, l’Alliance Pour la République (APR) a effectué, ce dimanche, son déplacement annuel à Touba à la veille du Grand Magal 2025. Mandatée par le président Macky Sall, la délégation était conduite par Amadou Mame Diop, ancien président de l’Assemblée nationale, qui a été reçue en audience par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

    Lors de cette rencontre, Amadou Mame Diop a transmis le message de compassion et de solidarité du parti au guide spirituel et à l’ensemble de la communauté mouride. Abordé sur la situation politique nationale, il a préféré observer la réserve :

    « Ce n’est ni le moment ni le lieu pour parler d’autre chose que du Magal », a-t-il affirmé avec fermeté.

    Toutefois, le responsable politique n’a pas éludé la question des inondations qui touchent certains quartiers de Touba et perturbent les déplacements des pèlerins. « Nous manifestons toute notre solidarité agissante à l’endroit des populations de Touba et de tous les pèlerins », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement de l’APR à soutenir les efforts de résilience.

    La délégation comptait plusieurs figures politiques de premier plan : Sidiki Kaba, ancien ministre des Forces armées ; Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse ; Mbaye Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur ; Mor Ngom, ancien ministre-conseiller ; Abdou Lahad Seck Sadaga, ancien député et responsable politique à Touba, entre autres.

    Guy Marius Sagna réaffirme la légitimité du tandem Diomaye–Sonko et dénonce une campagne de déstabilisation

    Invité, ce dimanche, de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, le député Guy Marius Sagna n’a pas mâché ses mots face à la polémique déclenchée par sa récente publication distinguant « président légal » et « président légitime ».

    Sans détour, le parlementaire du PASTEF a balayé les critiques venues de l’opposition et d’autres acteurs politiques. « Je n’ai aucune explication ni justification à fournir à des coulounas qui ont volé, détourné, dépouillé et assassiné le peuple sénégalais pour perpétuer leur système néocolonial et parasitaire », a-t-il lancé.

    Pour lui, l’objectif n’est pas de convaincre ses détracteurs, mais d’emmener progressivement les Sénégalais à comprendre et partager la vision du PASTEF. « Si un seul militant ou citoyen a compris mon message, cela me suffit. Demain, je convaincrai un deuxième », a-t-il insisté.

    Le député a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme une campagne orchestrée contre le Premier ministre et président du PASTEF, Ousmane Sonko, impliquant « une certaine opposition », « une partie de la presse » et « certains chroniqueurs ». Selon lui, ces acteurs chercheraient à fragiliser le tandem présidentiel Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko. « Oui, il y a une combine, un complot. Nous devons protéger Ousmane Sonko, le PASTEF et son projet. Ceux qui le haïssent haïssent en réalité le Sénégal », a-t-il martelé.

    Pour Guy Marius Sagna, l’unité entre Diomaye et Sonko est une « ingéniosité politique » qui a permis de déjouer les « pièges » tendus par l’ancien président Macky Sall. « Ce duo est une chance pour le Sénégal, inédite dans notre histoire politique. Certains tenteront de s’interposer, mais nous devons le protéger », a-t-il affirmé.

    Kaolack : Ababacar Diagne Pastef recadre le maire Serigne Mboup suite de sa sortie médiatique.

    Suite à votre sortie dans l’émission faram facce avec Pape Ngagne Ndiaye, où vous avez accusé Pastef Kaolack d’être dans la division et la jeunesse d’être « influencés » pour vous attaquer, nous tenons à vous rappeler que notre parti se porte tres bien contrairement à ton souhait, et l’engagement des militants (majoritairement jeunes)n’est dicté par personne.

    Les Kaolackois et Kaolackoises qui adhèrent à Pastef le font par conviction, parce qu’ils croient à un projet politique clair, honnête et au service du peuple.

    Si aujourd’hui des voix s’élèvent contre votre gestion, c’est simplement parce que vous administrez la mairie de Kaolack de manière insatisfaisante aux yeux d’une grande partie de la population. Les critiques sont le reflet du mécontentement populaire, pas le fruit d’une quelconque manipulation.

    Lors de l’élection présidentielle, vous avez été battu à Kaolack. Ce message des urnes est clair : en 2027, il ne vous restera qu’à préparer vos valises et céder la place à une gestion plus transparente, plus efficace et véritablement tournée vers l’intérêt général.Pastef kaolack s’est tres bien positionné,aura un candidat et saura relever le défi.
    Un conseil avant de terminer mon propos monsieur le maire serigne mboup:
    « Savoir comprendre quand il faut partir,c’est de la sagesse,
    Etre capable de le faire,c’est du courage,
    Pouvoir partir la tête haute,c’est de la dignité

    Ababacar DIAGNE Coordonnateur adjoint pastef commune kaolack

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