Le Cap-Vert est en deuil et en alerte. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence sur les îles de São Vicente et Santo Antão après les inondations dévastatrices survenues lundi à la suite du passage de la tempête tropicale Erin. Selon un bilan provisoire, au moins neuf personnes ont perdu la vie et près de 1 500 habitants ont dû être évacués de leurs domiciles.
En seulement cinq heures, 193 millimètres de pluie se sont abattus sur São Vicente, soit largement plus que la moyenne annuelle habituelle. Routes, maisons et véhicules ont été submergés ou détruits, laissant derrière eux un paysage de désolation. Les opérations de secours se poursuivent, avec la recherche active de plusieurs disparus.
Le vice-Premier ministre Olavo Correia a décrit la situation comme « catastrophique », tandis qu’Ester Brito, de l’Institut de météorologie, a rappelé le caractère exceptionnel de ces précipitations, soulignant que le pays ne dispose pas encore de radar météo pour anticiper de tels phénomènes extrêmes.
Face à l’ampleur de la catastrophe, la diaspora capverdienne s’est rapidement mobilisée. En France, au Luxembourg, au Portugal et aux États-Unis, des campagnes de financement participatif ont déjà permis de récolter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ces fonds servent à fournir des vivres, de l’eau potable, des produits d’hygiène et d’autres secours d’urgence aux sinistrés.