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Après Farba Ngom : son chargé de communication Abdoulaye Ndiaye arrêté par la Cybersécurité

Le chargé de communication de Farba Ngom, député-maire des Agnams, Abdoulaye Ndiaye, a été placé en détention après avoir été arrêté par la Division spéciale de cybersécurité. L’arrestation a eu lieu alors qu’il quittait les locaux du Pool judiciaire financier, où il avait été convoqué dans le cadre d’une enquête en cours.

Abdoulaye Ndiaye, convoqué par les autorités depuis le 22 janvier 2025, avait jusque-là refusé de se présenter devant les enquêteurs. Selon des sources proches de l’affaire rapportées par Seneweb, il avait quitté Dakar en coupant tout contact, tant physique que téléphonique, pour échapper à l’investigation. Cependant, les policiers en civil ont finalement réussi à l’intercepter sur l’avenue Cheikh Anta Diop, marquant ainsi la fin de sa fuite.

L’arrestation de Ndiaye est liée à des propos jugés ethnicistes et outrageants qu’il aurait tenus à l’encontre du tandem Diomaye-Sonko, des déclarations qui ont poussé le procureur à ordonner l’ouverture d’une enquête par la Division spéciale de cybersécurité. Cette dernière est chargée de mener des investigations sur des infractions en ligne et des discours jugés incitant à la haine ou à la violence.

Marques Africaines : Mythe People annonce avec fierté le lancement de Mythe Brands

Fatou Tayinah Sall, Directrice Générale de Mythe People, a procédé ce 27 février 2025, dans les locaux de l’entreprise, au lancement officiel de Mythe Brands, une initiative inédite dédiée aux marques africaines dans les secteurs de la mode, de la beauté et de l’agroalimentaire.

L’événement s’est tenu en présence d’experts du secteur, d’entrepreneurs, d’investisseurs, de chefs d’entreprises, du représentant des artisans et du secrétaire général de l’ADEPME, M. Diouf, entre autres.

« Cet événement marque une étape clé pour l’accompagnement des entreprises locales vers une meilleure structuration, une expansion et une visibilité à l’international », a déclaré Mme Sall.

Interrogée sur les motivations derrière la création de Mythe Brands, elle a expliqué : « Pourquoi Mythe Brands ? Avec la volonté de révéler, faire rayonner et inspirer les marques africaines, cette initiative propose des services innovants axés sur la communication, la gestion de l’image ainsi que le développement de la visibilité des marques à fort impact. »

L’objectif est ainsi d’offrir un accompagnement de qualité aux entreprises en pleine croissance et de soutenir leur positionnement sur de nouveaux marchés, notamment en Afrique et en Europe.

M. Diouf, Secrétaire Général de l’ADEPME, a salué les performances de Mythe People et affirmé l’engagement de l’ADEPME à accompagner les PME vers l’excellence. « Pour atteindre de bonnes performances, il faut des personnes compétentes et dévouées à la réussite du secteur privé », a-t-il ajouté.

Certains partenaires présents ont souligné le rôle essentiel joué par Mythe People dans la stratégie de communication et la commercialisation de leurs produits. Ils ont également mis en avant les nombreux défis et opportunités liés au développement des marques africaines, insistant sur l’importance d’une communication efficace et adaptée.

Fondée par Fatou Tayinah Sall, Mythe People est une agence d’accompagnement 360° spécialisée dans le personal branding, la stratégie de communication, le marketing digital, la visibilité médiatique, les relations presse, l’influence et l’événementiel. Elle accompagne les entrepreneurs, les entreprises africaines et les marques dans leur développement et leur positionnement sur les marchés locaux et internationaux.

Mythe Brands est la branche de Mythe People dédiée aux marques des industries de la mode, des cosmétiques et de l’agroalimentaire en Afrique et dans la diaspora. Elle propose des solutions sur mesure pour le développement de marque, le branding, la création de contenus, ainsi que l’accompagnement à la distribution et au commerce international.

Pour conclure, Mme Fatou Tayinah Sall a invité les médias et les acteurs du secteur à se joindre à cette opportunité unique afin de découvrir leur engagement en faveur de l’entrepreneuriat africain.

Ousmane Sonko aux centrales syndicales : « L’État doit vivre selon ses capacités… »

Lors de la rencontre du jeudi 27 février 2025 entre le gouvernement et les acteurs syndicaux et patronaux, le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné l’importance d’un dialogue transparent et fondé sur la vérité, dans un contexte économique particulièrement difficile pour le pays. Reconnaissant les difficultés rencontrées par plusieurs secteurs, Sonko a insisté sur la nécessité pour l’État de vivre en fonction de ses capacités financières.

« Un État ne peut pas et ne doit pas vivre au-dessus de ses moyens. Dans le dialogue que nous allons avoir, il faut tout mettre sur la table. S’il faut se limiter à un seul mandat, nous sommes prêts, car nous ne tiendrons que le langage de la vérité », a-t-il affirmé. Cette déclaration a mis en lumière la position du gouvernement, qui entend faire face aux réalités économiques du pays en évitant de vivre au-delà de ses ressources disponibles.

Le Premier ministre a également abordé les questions de marges budgétaires et de réformes nécessaires pour un fonctionnement plus efficace de l’État. « L’État doit vivre conformément à ses capacités. Personne ne peut accepter l’injustice. À court terme, certains points seront satisfaits, de même qu’à long terme. Nous devons nous rappeler que le système de la fonction publique avait autrefois une cohérence, mais hélas, cela n’existe plus. Il y a trop de déséquilibres dans l’administration, notamment dans la hiérarchie, avec une déstructuration évidente. Et il faut corriger tout cela… » a ajouté Ousmane Sonko, évoquant la nécessité de rétablir l’équilibre et la cohérence au sein de la fonction publique.

Ainsi, le Premier ministre a mis l’accent sur un avenir où l’État devrait travailler dans les limites de ses ressources tout en poursuivant les efforts pour réorganiser et réformer l’administration publique. Cette position a pour objectif de garantir un environnement plus juste et équitable pour les citoyens tout en abordant les défis économiques avec réalisme et responsabilité.

Dépenses fiscales de l’État : le ministre Cheikh Diba appelle à la prudence dans la gestion du budget du pays

Lors de la rencontre tripartite qui s’est tenue ce jeudi au Grand Théâtre de Dakar, le ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, a mis en lumière les défis économiques majeurs auxquels le Sénégal est confronté, tout en insistant sur l’importance de faire preuve de prudence dans la gestion des finances publiques.

Dans un environnement économique mondial incertain, Cheikh Diba a souligné la nécessité d’une approche plus vigilante et prudente dans la gestion du budget national. « Nous sommes dans un environnement incertain. Quand on est dans un environnement incertain, il faut être regardant et circonspect sur la manière dont nous pilotons notre budget », a-t-il affirmé. Cette déclaration reflète la volonté du gouvernement de faire face aux défis économiques actuels tout en minimisant les risques financiers.

Le ministre a également insisté sur la nécessité pour l’État de maintenir une gestion rigoureuse et transparente des ressources fiscales. « Un État doit avoir une visibilité sur ses dépenses fiscales », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de veiller à ce que les finances publiques soient gérées de manière claire et efficace. Selon lui, une telle gestion permettra de renforcer la stabilité économique du pays, tout en garantissant une meilleure utilisation des ressources disponibles.

Enfin, cette rencontre tripartite a permis d’ouvrir la voie à une réflexion collective sur les mesures à adopter pour renforcer la résilience économique du Sénégal, en vue de faire face aux incertitudes mondiales et aux défis internes. Cheikh Diba a ainsi appelé à une collaboration étroite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat afin d’assurer une gestion économique solide et durable pour le pays.

Affaire Lat Diop : le parquet financier s’oppose à sa demande de liberté provisoire

Le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a rejeté la demande de mise en liberté provisoire de Lat Diop, une figure centrale dans une affaire d’infractions financières. Cette décision fait suite à l’opposition formelle du parquet financier à la demande de libération, confirmant ainsi la volonté des autorités judiciaires de maintenir l’ancien responsable en détention préventive.

Lat Diop, actuellement en détention, est sous enquête pour des infractions liées à des malversations financières. Les faits en question ont conduit à son incarcération il y a plusieurs mois, et malgré plusieurs demandes de sa part pour une mise en liberté provisoire, la justice semble maintenir sa position en raison de la nature des accusations portées contre lui.

Cette nouvelle décision, qui a suscité des réactions dans le milieu judiciaire, reflète la détermination du parquet financier à suivre l’instruction en cours sans relâche. Pour l’heure, Lat Diop restera donc en prison, dans l’attente de la suite de l’enquête qui pourrait entraîner de nouvelles évolutions dans ce dossier sensible.

Kaolack / Santé : Le Khalife Général de Médina Baye reconduit Cheikh Alpha Aliou Niasse au poste de trésorier

Le Comité de Développement Sanitaire (CDS) du poste de santé de Médina Baye, dans la commune de Kaolack, a été renouvelé ce jeudi. À sa tête, Mouhamed Hady Niasse a été nommé Secrétaire Exécutif du comité. De son côté, le trésorier général sortant, Cheikh Alpha Aliou Niasse, a été reconduit à son poste par le Khalife Général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse. Cette reconduction est motivée par sa gestion transparente et inclusive des finances publiques.

“Lorsque nous sommes arrivés en 2018, le compte du poste de santé disposait d’un montant de 200 000 francs CFA. Aujourd’hui, nous avons plus de 19 millions de francs CFA sur ce compte”, a déclaré Cheikh Alpha Aliou Niasse. Il a également souligné l’évolution significative de la masse salariale : “Nous étions à 680 000 francs CFA, et aujourd’hui, nous avons atteint 4 420 000 francs CFA.”

En plus de cette gestion financière rigoureuse, plusieurs réalisations ont été accomplies, notamment l’installation d’un laboratoire et d’un échographe, des équipements essentiels pour améliorer les soins de santé à Médina Baye.

“Cette bonne gestion témoigne de notre engagement en faveur du développement sanitaire de notre cité”, a affirmé Cheikh Alpha Aliou Niasse. Il a annoncé qu’une nouvelle dynamique sera instaurée pour renforcer l’inclusion et la proximité avec la population. “Nous allons instaurer une gestion encore plus inclusive, renforcer le dialogue avec la communauté et mettre en place un plan de communication pour rapprocher davantage les habitants de leur centre de santé”, a-t-il précisé.

Les habitants de Médina Baye ont salué les efforts entrepris ces dernières années, notamment la reconstruction du poste de santé, l’entretien des infrastructures et la promotion de la santé. “Nous remercions toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, ont contribué au bon fonctionnement du poste de santé”, a conclu Cheikh Alpha Aliou Niasse.

Grâce à cette gestion efficace et à la mobilisation de la communauté, le poste de santé de Médina Baye continue de se développer pour mieux répondre aux besoins de la population.

Mansour Faye réagit au mandat de dépôt de Farba Ngom -« Son Altesse est heureux : sa commande exécutée !! »

Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ancien ministre des Transports, n’a pas caché son indignation après l’annonce du placement sous mandat de dépôt de Farba Ngom, maire d’Agnam. Dans une déclaration adressée à Ledakarois, Faye a vivement réagi à cette décision judiciaire, qu’il considère comme une manœuvre politique. Il a d’abord posé une question provocatrice : « Au juste, qu’est-ce que Farba a commis comme délit ? », suggérant que la décision de le mettre en détention n’était pas fondée sur des éléments juridiques clairs, mais plutôt sur des pressions externes.

Mansour Faye insiste sur le fait que cette incarcération résulte d’une « menace d’Agnam », une référence à l’influence supposée d’acteurs extérieurs sur la justice. Il met en doute l’indépendance de la justice sénégalaise et accuse les autorités d’utiliser le système judiciaire à des fins politiques. « Notre justice est à terre. Elle s’est affalée devant les caprices d’un petit prince qui n’a d’autres ambitions que d’extérioriser un haineux complexe qui le ronge et qui va le détruire », a-t-il déclaré, insinuant que le système judiciaire a cédé à l’influence d’un individu aux motivations personnelles.

En poursuivant ses critiques, Mansour Faye a élargi son attaque contre le gouvernement du président Macky Sall, qu’il juge incapable de répondre aux besoins urgents du pays. Pour lui, l’incarcération de Farba Ngom n’est qu’une manifestation de la dégradation politique du régime actuel, qu’il juge en déclin. Il déclare que « l’emprisonnement injuste et injustifié de Farba sonne comme le début de la fin de ce régime!! » en soulignant que cette décision incarne la dégradation du système politique sénégalais.

Mansour Faye s’attaque ensuite directement au leadership du président Macky Sall et de son gouvernement. Il décrit un président « isolé », incapable de prendre des décisions fortes et d’assumer ses responsabilités. Faye va encore plus loin en qualifiant le Premier ministre, Amadou Ba, de « SAS demi-dieu », une allusion à la manière dont il est perçu comme exerçant un pouvoir excessif et nuisible à la cohésion nationale. Faye accuse également le Premier ministre de ternir l’image de la diplomatie sénégalaise et de compromettre l’unité nationale. « Un Président isolé qui n’assume pas ses responsabilités, un PM alias SAS ‘demi-dieu’, en roue libre, qui ternit l’image de notre diplomatie, désagrège la cohésion nationale et menace l’intégrité territoriale, voilà le nouveau visage du Sénégal d’aujourd’hui », a-t-il déploré, dénonçant un gouvernement en crise.

Enfin, Mansour Faye a lancé un appel à la vigilance, affirmant que « LE SÉNÉGAL EST EN DANGER!! Avec une complice coupable : notre Passivité!!! ». Cette déclaration dénonce ce qu’il considère comme l’inaction des citoyens et des institutions face à un régime qu’il juge de plus en plus autoritaire et déconnecté des préoccupations populaires. Pour Faye, l’absence de réaction face à ces dérives politiques pourrait plonger le Sénégal dans une situation plus grave.

Les étudiants dénoncent leur exclusion du dialogue tripartite : Un boycott annoncé en raison du manque de considération

Une onde de choc a secoué les universités publiques du Sénégal, alors que les Amicales d’étudiants des principales institutions universitaires du pays (UCAD, UGB, UASZ, USSEIN) ont dénoncé leur exclusion du dialogue tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Ces organisations étudiantes ont exprimé leur indignation dans un communiqué conjoint, accusant les autorités de faire preuve d’un manque flagrant de considération à leur égard.

Selon les Amicales, bien que la date de la rencontre ait été connue une semaine à l’avance, aucune invitation officielle ne leur a été adressée. Ce n’est que la veille, à 23h, qu’un appel du Ministère de l’Enseignement Supérieur leur a informé que leur absence avait été causée par un oubli. Une explication jugée inacceptable par les étudiants, qui ont rapidement pris la décision de boycotter la rencontre, exprimant ainsi leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de leur rôle crucial dans la vie universitaire.

Dans leur communiqué, les Amicales rappellent que cette situation vient fragiliser davantage le dialogue avec le gouvernement, alors que des problèmes urgents demeurent non résolus dans les universités. Parmi les principales préoccupations des étudiants figurent la livraison des chantiers sociaux et pédagogiques, la réhabilitation des infrastructures universitaires, ainsi que le recrutement d’enseignants pour pallier le déficit de personnel. Les étudiants soulignent également l’absence de moyens de transport adéquats, le règlement définitif des retards de bourses et la nécessité de stabiliser un calendrier académique qui demeure source de perturbations constantes.

Pour les représentants des Amicales, ces revendications ne peuvent être résolues sans une concertation sincère et inclusive avec tous les acteurs du système éducatif. Ils dénoncent fermement tout manque de respect envers les étudiants, qu’ils considèrent comme la composante la plus essentielle de la communauté universitaire. Leur position est claire : ils ne toléreront pas une exclusion systématique de tout dialogue susceptible de résoudre les crises dans l’enseignement supérieur.

En annonçant leur boycott, les étudiants réaffirment leur détermination à défendre les intérêts de leurs camarades. Ils interpellent les autorités gouvernementales sur l’urgence de solutions concrètes et pérennes pour l’enseignement supérieur au Sénégal, appelant à un dialogue véritablement inclusif qui permette de répondre aux besoins urgents des universités publiques.

Cette exclusion des étudiants du dialogue tripartite soulève de nombreuses questions sur la volonté du gouvernement de prendre en compte la voix des étudiants dans les discussions relatives à l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Dans un contexte où les tensions restent vives, la suite de cet épisode pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations entre les autorités et la communauté universitaire.

Paris : Le DG de l’ASEPEX reçu par le SG du BIE pour discuter de la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle Osaka 2025

Modou Mbène Gueye, le Directeur Général de l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), a été reçu ce jeudi par Dimitri S. Kerkentzes, Secrétaire Général du Bureau International des Expositions (BIE). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle d’Osaka 2025, un événement mondial qui débutera le 12 avril prochain au Japon.

Accompagné de Madame Fatoumata Diouf, directrice de la promotion et de la coopération à l’ASEPEX, Modou Mbène Gueye a présenté un état des lieux des préparatifs du pays pour cette prestigieuse exposition. Parmi les points abordés, la vidéo promotionnelle, l’avancement des travaux du pavillon sénégalais, le logo ainsi que la mascotte ont été évoqués. Le Vice-Commissaire Général du Sénégal a exprimé avec enthousiasme les progrès réalisés jusqu’à présent, soulignant la qualité du travail accompli par les équipes sénégalaises.

Dimitri S. Kerkentzes a salué les efforts du Sénégal et a reconnu le travail remarquable mené pour garantir une participation de haut niveau à cet événement international. Il a souligné l’importance de renforcer les liens entre le BIE et le Sénégal, avec la promesse de collaborations futures.

La rencontre a également mis en lumière la nécessité de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les deux institutions. Plusieurs activités se profilent à l’horizon pour assurer une présence marquante du Sénégal lors de l’Exposition Universelle d’Osaka. À cette fin, Modou Mbène Gueye a exprimé le souhait de voir le SG du BIE, Dimitri S. Kerkentzes, devenir l’invité d’honneur du Sénégal lors de la cérémonie de lancement officielle de la participation du pays à l’exposition.

L’Exposition Universelle Osaka 2025 représente une occasion unique pour le Sénégal de mettre en avant ses atouts culturels, économiques et touristiques sur la scène mondiale. La visite à Paris marque ainsi un jalon important dans le processus de préparation de cet événement, et le Sénégal se prépare à faire bonne figure dans cet ambitieux projet mondial.

Disponibilité des denrées de première nécessité : Adama Mohamet Mbaye rassure les consommateurs à l’approche du ramadan

Alors que le mois de ramadan approche à grands pas, les préoccupations concernant la disponibilité des denrées de première nécessité se multiplient. À Kaolack, le chef du service régional du commerce, Adama Mohamet Mbaye, a tenu à rassurer la population sur la situation du marché, affirmant que les stocks sont suffisants et que les prix restent sous contrôle.

Selon Adama Mohamet Mbaye, les inquiétudes des consommateurs sont principalement liées à la disponibilité du sucre, un produit essentiel en cette période de forte consommation. Il a précisé que seul le sucre de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) est actuellement disponible sur le marché, ce qui peut expliquer certaines tensions.

« Les gens craignaient une situation de pénurie. Ceci s’explique par le fait que, ces derniers temps, c’est le sucre de la CSS qui est disponible sur le marché. Alors que l’on sait que, dans la pratique, le sucre importé revient beaucoup moins cher pour les importateurs et les commerçants. Cependant, nous avons pris toutes les dispositions pour assurer une disponibilité suffisante du sucre CSS afin de stabiliser le marché. »

Le responsable du commerce à Kaolack a également insisté sur l’importance de la régulation des prix pour éviter toute flambée abusive en cette période cruciale pour les ménages sénégalais.

Concernant l’évolution des prix, Adama Mohamet Mbaye a rappelé que les plafonds fixés par l’État en juin 2024 n’ont pas encore été atteints, bien que de légères augmentations aient été observées.

« Il y a eu quelques augmentations, mais elles restent en deçà du plafond fixé par l’État. Nous surveillons de près les prix appliqués par les commerçants et toute pratique de prix illicite sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. »

Par ailleurs, il a évoqué la hausse du prix de l’huile, expliquant qu’elle est directement liée aux fluctuations des cours mondiaux et au coût élevé du dollar, rendant l’importation plus coûteuse.

Afin de prévenir toute tentative de spéculation ou de hausse illégale des prix, des contrôles rigoureux sont en cours sur le terrain.

« Si nous constatons que certains commerçants pratiquent des prix illicites, ce sera une volonté délibérée de leur part de contourner la réglementation. Nous les identifierons et prendrons les sanctions qui s’imposent. »

Pool judiciaire financier : Farba Ngom placé sous mandat de dépôt, sa tentative de garantie immobilière rejetée

Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le président du Collège des juges d’instruction financiers du Pool judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur 31 milliards de FCFA, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, selon des sources judiciaires contactées par Ledakarois.sn.

Au cours de son audition, Farba Ngom a nié en bloc les accusations portées contre lui. Pour éviter l’incarcération, il a proposé de mettre en garantie des immeubles d’une valeur équivalente à 31 milliards de FCFA, espérant ainsi convaincre les juges de lui accorder une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Cependant, cette offre a été rejetée, malgré l’insistance de ses avocats, qui ont plaidé pour des mesures alternatives à la détention.

L’homme d’affaires et député proche de Macky Sall, souvent surnommé « le griot de l’ancien président », se retrouve ainsi en détention préventive, dans l’attente d’une éventuelle mise en accusation formelle par la justice.

L’affaire trouve son origine dans une enquête menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui a mis au jour des transactions suspectes d’un montant total estimé à 125 milliards de FCFA. Selon des sources proches du dossier, plusieurs acteurs influents du régime de Macky Sall seraient concernés par cette vaste enquête, qui s’est accélérée avec l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale.

Parmi les noms cités figure également Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans des opérations douteuses liées aux bons de caisse d’un montant de 10 milliards de FCFA. Ces fonds auraient été utilisés pour des transactions non justifiées, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs financiers.

L’incarcération de Farba Ngom constitue un coup dur pour le camp de l’ancien président Macky Sall, dont plusieurs proches sont aujourd’hui sous le coup d’investigations judiciaires. Des observateurs estiment que cette affaire pourrait révéler des pratiques de gestion financière contestables sous l’ancien régime et ouvrir la voie à d’autres poursuites contre d’ex-hauts dignitaires du pouvoir.

Inauguration du musée de la biographie du Prophète et de la civilisation musulmane : un pont vers une meilleure compréhension entre les cultures

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a inauguré ce jeudi 27 février 2025, à Dakar, le Musée de la Biographie du Prophète et de la Civilisation Musulmane. Cet édifice, implanté sur le site du Musée des Civilisations Noires, est dédié à la vie et à l’œuvre du Prophète Mouhammad (Sallallahou alayhi wa salam) ainsi qu’à l’histoire et aux contributions de la civilisation musulmane à travers les siècles.
Un hommage à l’héritage spirituel du Prophète
Lors de son discours inaugural, le chef de l’État a souligné l’importance de ce musée comme un lieu de savoir et de transmission :
« Ce lieu de savoir et de transmission renforce notre attachement à l’héritage spirituel et universel du Prophète. Il rappelle l’importance des valeurs de paix, de tolérance et de fraternité prônées par l’Islam. »
Il a également exprimé la gratitude de la nation sénégalaise envers l’Arabie Saoudite, principal partenaire de ce projet :
« Je tiens à exprimer, au nom de la Nation sénégalaise, ma profonde gratitude au Serviteur des deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud, ainsi qu’à Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed bin Salman, pour leur engagement constant en faveur du rayonnement de l’Islam et leur précieux soutien à la réalisation de ce projet. »
Un espace de dialogue et d’apprentissage
Ce nouveau musée ambitionne d’être un centre de référence pour la connaissance de l’Islam et du Prophète. Il propose une approche pédagogique et immersive, avec des expositions mettant en lumière les grandes étapes de la vie du Prophète, les fondements de l’Islam, et les apports de la civilisation musulmane dans divers domaines comme la science, la médecine, et l’art.
Le président Bassirou Diomaye Faye a conclu son discours en insistant sur le rôle essentiel du musée dans le dialogue interculturel :
« Que ce musée soit une source d’inspiration pour tous, un pont vers une meilleure compréhension entre les cultures, et un vecteur de paix et de fraternité. »

Situation de la dette du Sénégal : Macky Sall se défend et accuse un manque de dialogue

L’ancien président Macky Sall est sorti de son silence concernant la situation préoccupante de la dette sénégalaise, révélée par un rapport de la Cour des Comptes. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, il affirme ne pas avoir été consulté avant la publication de ces conclusions et rejette toute responsabilité sur la gestion de l’endettement du pays.

Alors que les nouvelles autorités dénoncent un endettement excessif, Macky Sall s’étonne d’apprendre ces informations en même temps que tout le monde, par le biais du Premier ministre Ousmane Sonko :

« J’ai été informé du niveau d’endettement en même temps que tout le monde, par la bouche du Premier ministre. À aucun moment, on ne nous a demandé notre version des faits. »

L’ancien chef de l’État estime que l’actuel gouvernement aurait dû consulter son administration avant de tirer des conclusions sur la gestion de la dette.

Le rapport de la Cour des Comptes a révélé une situation financière préoccupante, avec un taux d’endettement très élevé qui limiterait la capacité du Sénégal à honorer ses engagements. Le gouvernement actuel accuse l’ancien régime d’avoir dissimulé des informations et de laisser un pays en difficulté financière.

Macky Sall, lui, défend la politique économique menée sous ses mandats et assure que l’endettement était maîtrisé et justifié par des projets de développement structurants.

Falsification des chiffres de l’État : Macky Sall dénonce une « manipulation politique » et rejette les accusations de Sonko

L’ancien président de la République, Macky Sall, a vivement réagi aux accusations portées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui l’accuse d’avoir falsifié les données financières du Sénégal pour masquer la situation réelle du pays avant son départ du pouvoir. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, en marge d’un sommet sur l’allègement de la dette en Afrique du Sud, Macky Sall a dénoncé une « manipulation politique », affirmant que ces allégations sont sans fondement et qu’elles visent à jeter le discrédit sur son bilan.

Depuis son arrivée au pouvoir, le régime de Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement, dirigé par Ousmane Sonko, ont multiplié les sorties médiatiques pour dénoncer ce qu’ils appellent un « scandale financier d’État ». Selon eux, des audits préliminaires auraient révélé des irrégularités majeures dans la gestion économique du Sénégal sous Macky Sall.

Le Premier ministre Sonko accuse l’ancien régime d’avoir manipulé les chiffres du déficit budgétaire, de la dette publique et de la croissance économique, donnant une image faussée des finances publiques. Cette situation aurait conduit à une perte de crédibilité auprès des agences de notation internationales, aggravant ainsi les difficultés d’accès aux financements extérieurs.

« Je m’inscris totalement en faux contre ces allégations de falsification. C’est un procédé politique. Nous avons toujours travaillé en toute transparence avec l’ensemble de nos partenaires. Chaque année, la Cour des comptes a certifié les comptes financiers de l’État du Sénégal. C’est trop facile de revenir après coup et de prétendre que tout cela était faux. Tout cela est ridicule. »

L’accusation de falsification des chiffres financiers intervient alors que le Sénégal traverse une période économique délicate. Depuis plusieurs mois, le pays fait face à une hausse du coût de la vie, un ralentissement de la croissance et des tensions budgétaires exacerbées par la détérioration de sa note souveraine par Moody’s, qui a abaissé la notation du Sénégal à B3 avec une perspective négative.

Cette dégradation de la note financière, ajoutée à la baisse des réserves de change et aux difficultés d’accès aux financements extérieurs, a conduit le gouvernement actuel à dénoncer une « mauvaise gestion héritée » et à justifier ses réformes économiques en cours.

Les accusations de falsification de chiffres ne sont pas qu’une question économique : elles traduisent un affrontement politique de plus en plus tendu entre l’ancien régime et les nouvelles autorités. Depuis la passation de pouvoir en avril 2024, Macky Sall et ses anciens collaborateurs sont régulièrement la cible d’enquêtes et d’audits lancés par l’administration de Diomaye Faye.

Face à ces attaques, l’ancien président semble déterminé à défendre son bilan et à ne pas laisser son image être ternie. En privé, certains de ses proches évoquent une volonté de « chasse aux sorcières » menée par Ousmane Sonko et son équipe.

Farba Ngom placé sous mandat de dépôt : Le Pôle Judiciaire Financier frappe fort

Coup de tonnerre dans la sphère politique sénégalaise. Le député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 27 février 2025, à l’issue de son audition par les magistrats du Pôle Judiciaire Financier (PJF). L’homme politique, connu pour sa proximité avec l’ancien président Macky Sall, est accusé d’être impliqué dans une tentaculaire affaire de blanchiment d’argent portant sur la somme astronomique de 125 milliards de francs CFA.

Convoqué tôt ce matin dans les locaux du PJF, Farba Ngom a été soumis à un long interrogatoire portant sur l’origine de plusieurs transactions suspectes repérées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon des sources proches de l’enquête, il lui est reproché d’avoir mis en place un vaste réseau de sociétés écrans et de comptes bancaires offshore permettant de dissimuler des fonds aux origines douteuses.

Au terme de plusieurs heures d’audition, les juges d’instruction ont décidé de le placer sous mandat de dépôt, estimant que les charges pesant contre lui sont suffisamment graves pour justifier une incarcération immédiate.

Cette décision marque un tournant dans la lutte contre la corruption et l’impunité, priorité affichée par les nouvelles autorités sénégalaises. Farba Ngom, pilier influent de l’Alliance pour la République (APR), était jusque-là perçu comme l’un des barons intouchables du régime de Macky Sall. Son arrestation envoie un signal fort, démontrant que la justice financière ne fera aucun cadeau, même aux figures les plus emblématiques de la classe politique.

L’enquête ouverte par le PJF cherche à retracer l’origine des 125 milliards de francs CFA qui auraient transité par les comptes de Farba Ngom et ses proches collaborateurs. D’après des documents financiers fuités, ces fonds proviendraient de marchés publics frauduleux, de rétrocommissions sur des contrats d’État et de transactions immobilières douteuses.

L’annonce de cette incarcération a immédiatement provoqué une onde de choc au sein de l’APR, où certains dénoncent une “chasse aux sorcières” orchestrée par le pouvoir en place. D’autres, au contraire, y voient une opportunité de tourner la page des années d’opacité financière qui ont marqué la dernière décennie.

Dans son fief des Agnams, la nouvelle a divisé la population. Si certains soutiens dénoncent un “acharnement politique”, d’autres estiment que la lumière doit être faite sur l’origine réelle de la fortune du maire.

Placée sous mandat de dépôt, Farba Ngom passera ses premières nuits en détention préventive à la prison de Rebeuss, en attendant une éventuelle mise en examen formelle. Les avocats du député ont déjà annoncé leur intention de demander une mise en liberté provisoire, arguant de son statut parlementaire et de son ancrage local fort.

Affaire à suivre…

Sénégal : Mouhamadou Farba Ngom placé sous mandat de dépôt pour une affaire de 125 milliards FCFA

Dakar, le 27 février 2025 – La justice sénégalaise a frappé un grand coup. Mouhamadou Farba Ngom, maire de la commune d’Agnam et proche collaborateur de l’ancien président Macky Sall, a été placé sous mandat de dépôt après son deuxième face-à-face avec le juge d’instruction du pool judiciaire financier. L’élu est mis en cause dans une affaire de transactions financières suspectes d’un montant total de 125 milliards de francs CFA, mentionnées dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

D’après les premières informations, l’enquête porte sur des mouvements de fonds jugés suspects par la CENTIF, qui a transmis le dossier aux autorités judiciaires. Selon des sources proches de l’instruction, ces transactions impliqueraient plusieurs comptes et sociétés à l’étranger. Les enquêteurs cherchent à établir l’origine et la destination de ces fonds, ainsi que le rôle joué par Farba Ngom dans ces opérations financières.

Face au juge d’instruction, le maire d’Agnam a nié toute implication dans des pratiques frauduleuses. Ses avocats, Me Doudou Ndoye et ses confrères, dénoncent une procédure qu’ils jugent « bâclée et entachée d’irrégularités ». Ils affirment que leur client est victime d’une cabale politique visant à l’écarter de la scène publique.

L’arrestation de Farba Ngom intervient dans un climat politique déjà tendu, à quelques semaines de l’élection présidentielle. Considéré comme un fidèle parmi les fidèles de Macky Sall, il a été une figure influente du régime précédent. Sa mise en détention pourrait avoir des répercussions sur le camp de l’ancien président, qui fait face à plusieurs enquêtes judiciaires visant d’anciens dignitaires du pouvoir.

Ses avocats ont annoncé une conférence de presse dans les prochains jours pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « règlement de comptes judiciaire ». De leur côté, les autorités judiciaires assurent que l’affaire sera traitée en toute indépendance et conformément à la loi.

Macky Sall face aux accusations : « Je n’ai peur de rien »

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a réagi aux menaces de poursuites judiciaires évoquées par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye après la publication du rapport accablant de la Cour des comptes. Face aux critiques sur sa gestion financière, il se dit serein et dénonce une instrumentalisation politique.

« Je n’ai peur de rien », a déclaré Macky Sall, affirmant avoir toujours gouverné « en toute transparence et dans le respect des institutions ». Il réfute toute irrégularité dans la gestion des finances publiques et défend son bilan, mettant en avant les grandes réalisations de ses mandats.

Le rapport de la Cour des comptes met en lumière des irrégularités dans l’utilisation des fonds publics, notamment concernant la gestion de la dette. Mais pour l’ex-président, ces accusations ne prennent pas en compte le contexte économique global ni les défis auxquels le Sénégal a été confronté. « Le procès sur la dette est un procédé politique visant à discréditer mon administration », affirme-t-il.

Macky Sall rappelle que son passage à la tête du Sénégal a été marqué par des transformations majeures, notamment dans les infrastructures. Il cite des projets phares comme le Train Express Régional (TER), le développement du secteur énergétique et l’amélioration des services publics. « Nous avons travaillé à bâtir un pays moderne, tourné vers l’avenir. Ceux qui nous succèdent devraient se concentrer sur la poursuite de ce travail plutôt que de chercher des boucs émissaires », martèle-t-il.

Depuis son départ du pouvoir, Macky Sall a choisi de s’installer au Maroc, un choix qu’il justifie en rappelant que ses prédécesseurs avaient, eux aussi, opté pour l’étranger après leur mandat. Toutefois, il n’exclut pas un retour au Sénégal : « Rien ne m’empêche d’y aller et je n’exclus pas d’y retourner », assure-t-il. Une manière de montrer qu’il reste attentif à l’évolution politique du pays.

Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye semble déterminé à faire la lumière sur la gestion passée, l’attitude de Macky Sall traduit une volonté de défendre son héritage politique, tout en restant vigilant face aux développements à venir.

Sénégal : Tensions au Pool judiciaire financier lors de l’audition de Farba Ngom

L’audition du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, a été marquée par des tensions ce jeudi 27 février 2025 au Pool judiciaire financier (PJF). Citée dans une affaire de blanchiment de capitaux, selon un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la figure influente de l’Alliance pour la République (APR) a reçu le soutien de plusieurs cadres du parti au pouvoir.

Dès les premières heures de la matinée, de nombreux militants de Farba Ngom ont afflué devant les locaux du PJF pour exprimer leur solidarité. Parmi les personnalités politiques présentes figuraient l’ancien ministre Mbaye Ndiaye et l’ancien ministre des Sénégalais de l’extérieur, Abdoul Malal Diop. Ce dernier a expliqué avoir appris la nouvelle à la radio avant de se rendre sur place pour manifester son soutien à son ancien compagnon de gouvernement.

Mbaye Ndiaye, de son côté, a tenté de faire une déclaration publique devant la juridiction, mais en a été empêché par les forces de l’ordre, selon la RFM.

Face à la mobilisation massive des partisans du député, les forces de sécurité ont rapidement renforcé leur dispositif pour éviter tout débordement. La situation a dégénéré lorsque les manifestants ont refusé de quitter les lieux, poussant la police à disperser la foule à coups de grenades lacrymogènes.

La présence policière autour du Pool judiciaire financier est restée importante tout au long de la journée afin d’empêcher toute nouvelle tentative de rassemblement.

Farba Ngom, un proche du président Macky Sall et figure influente de l’APR, est cité dans une affaire de blanchiment de capitaux qui suscite un vif intérêt au sein de la classe politique et de l’opinion publique. L’ouverture de cette enquête et la convocation du député interviennent dans un contexte marqué par un renforcement de la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites au Sénégal.

Scandale au sein des Douanes : Un agent arrêté pour trafic de drogue

Une opération coup de poing menée par la Division des investigations criminelles (DIC) a permis de démanteler un réseau de trafic de drogue au Sénégal. À la tête de ce réseau se trouvait un agent des Douanes, Abib Samba, en service à Kaolack. Ce dernier est accusé d’avoir détourné des saisies de stupéfiants pour les revendre à des trafiquants.

Tout a commencé par un renseignement reçu par le Groupe de recherches et d’interpellations (GRI) de la DIC. L’information était troublante : un douanier utiliserait son poste pour détourner de la drogue destinée à la destruction et la revendre sur le marché noir. Devant la gravité des faits, les enquêteurs ont décidé de mettre en place une opération d’infiltration.

Se faisant passer pour des acheteurs, les agents de la DIC ont passé une commande de 15 kilos de chanvre indien. Un rendez-vous est fixé à Mbour, et Abib Samba tombe dans le piège. Confiant, il s’y rend avec son complice, Amadou Diop, un habitant de Karang, chargé de jouer les intermédiaires.

La transaction tourne rapidement au fiasco pour les suspects. Dès leur arrivée sur les lieux, les agents de la DIC les interpellent en flagrant délit. La scène est accablante : le douanier, non seulement en possession de la drogue, a utilisé un véhicule officiel des Douanes pour son trafic. Pire encore, il portait sur lui son arme de service, alors qu’il n’était pas en mission officielle.

Cette arrestation soulève des interrogations inquiétantes. Comment un agent chargé de lutter contre la contrebande a-t-il pu trahir sa mission de cette manière ? Opérait-il seul ou bénéficiait-il de complicités au sein de l’administration douanière ?

L’affaire fait déjà grand bruit et risque d’avoir de lourdes répercussions. Avec cette arrestation, la DIC envoie un message clair : personne n’est au-dessus des lois, même ceux qui portent l’uniforme.

Selon les informations du journal Libération, d’autres interpellations ne sont pas à exclure, et l’enquête pourrait révéler des ramifications plus profondes. Ce scandale met en lumière la nécessité d’un contrôle renforcé au sein des forces de l’ordre pour éviter que de tels cas ne se reproduisent.

Yeumbeul Sud : Un enfant de 7 ans meurt après une chute dans une fosse septique

Yeumbeul Sud a été le théâtre d’un drame bouleversant le dimanche 23 février dernier. Un enfant de 7 ans, Ibrahima N., a perdu la vie après être tombé dans une fosse septique en construction, recouverte de nattes, dans le quartier Afia 1.

Tout a commencé vers 16 heures lorsque le petit Ibrahima N. disparaît soudainement, plongeant sa famille dans l’angoisse. Inquiets, ses parents se lancent immédiatement à sa recherche, interrogeant les voisins et fouillant chaque recoin du quartier. Leur inquiétude grandit à mesure que les minutes passent sans aucune trace de l’enfant.

Après des recherches intenses, les proches du garçon se rendent dans une maison où il avait l’habitude de jouer avec d’autres enfants. Là, l’impensable se produit : ils découvrent son corps inerte flottant dans une fosse septique inachevée. Sous le choc, ses parents se précipitent pour le sortir des eaux souillées, mais il est malheureusement trop tard. Les cris déchirants de la famille alertent les habitants du quartier, qui accourent pour prêter assistance, en vain.

Les forces de l’ordre du poste de police de la commune interviennent rapidement pour procéder aux constatations d’usage. Peu après, les sapeurs-pompiers évacuent la dépouille vers l’hôpital pour une autopsie. Face à cette tragédie, le parquet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné l’arrestation du propriétaire de la maison en attendant que la lumière soit faite sur les circonstances exactes du drame.

Ce drame relance le débat sur la sécurisation des chantiers de construction et la responsabilité des propriétaires en matière de prévention des accidents domestiques. Les habitants de Yeumbeul Sud, sous le choc, appellent les autorités locales à renforcer les contrôles afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Maroc : Le Roi Mohammed VI appelle à renoncer au sacrifice du mouton pour l’Aïd al-Adha 2025

Le Maroc connaîtra une fête de l’Aïd al-Adha particulière cette année. Le roi Mohammed VI a appelé la population à ne pas sacrifier de mouton lors de cette célébration prévue début juin 2025, en raison de la forte sécheresse qui frappe le pays et de la flambée des prix du bétail.

Dans un discours lu par le ministre des Affaires religieuses le 26 février à la télévision publique, le roi a souligné les défis climatiques et économiques auxquels le pays est confronté. La sécheresse, qui sévit depuis sept ans, a entraîné une diminution du cheptel de 38 % en un an, avec un déficit pluviométrique de 53 % par rapport à la moyenne des trente dernières années. Il s’agit de la pire sécheresse depuis les années 1980.

Cette baisse du nombre de têtes de bétail a provoqué une flambée des prix de la viande, rendant l’achat d’un mouton inaccessible pour de nombreuses familles. À Casablanca, le prix du kilo de viande rouge oscille entre 11 et 12 euros, alors que le salaire minimum au Maroc est d’environ 290 euros mensuels.

Conscient de l’importance de l’Aïd al-Adha sur les plans religieux, familial et social, Mohammed VI a expliqué que « l’accomplissement de ce rite dans ces conditions difficiles est susceptible de porter préjudice à une grande partie des habitants du pays, particulièrement ceux à revenu limité ».

L’Aïd al-Adha, aussi appelé la « fête du sacrifice », commémore la soumission du prophète Ibrahim à Dieu, symbolisée par le sacrifice d’un mouton. Toutefois, le roi a rappelé que cette pratique relève de la sounna (tradition prophétique) et non des cinq piliers de l’islam, laissant entendre qu’elle peut être suspendue en cas de nécessité.

Cette décision, bien que rare, n’est pas sans précédent. En 1996, le roi Hassan II, père de l’actuel souverain, avait déjà appelé les Marocains à renoncer au sacrifice pour des raisons similaires de sécheresse et de difficultés économiques.

L’annonce de Mohammed VI intervient alors que le gouvernement est critiqué pour ne pas avoir directement subventionné la viande, malgré des aides accordées aux importateurs. Cette mesure vise à éviter une pression supplémentaire sur les ménages déjà affectés par la crise économique et la hausse du coût de la vie.

Si cette annonce vise à soulager financièrement les foyers marocains, elle risque aussi de bouleverser les traditions et d’affecter le secteur de l’élevage. Les éleveurs, dont une grande partie dépend des ventes de moutons pour l’Aïd, pourraient subir d’importantes pertes économiques.

Reste à voir comment les Marocains accueilleront cette décision inédite depuis près de 30 ans et quelles mesures d’accompagnement seront mises en place pour compenser les impacts sur l’économie et les traditions sociales du pays.

Rejet de la proposition de loi de Thierno Alassane Sall : le Bureau de l’Assemblée invoque une non-conformité budgétaire

Le Bureau de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi déposée par Thierno Alassane Sall visant à abroger la loi d’amnistie. Selon Ismaila Diallo, premier vice-président de l’Assemblée, le texte ne respecte pas les exigences constitutionnelles et réglementaires en matière budgétaire.

D’après M. Diallo, l’article 82 de la Constitution et l’article 60 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale imposent que toute proposition de loi ayant un impact financier – soit une diminution des ressources de l’État, soit une augmentation des dépenses – soit accompagnée de mesures de compensation. Or, le texte de Thierno Alassane Sall ne prévoit aucun mécanisme permettant de compenser ces effets budgétaires.

Le Bureau de l’Assemblée a également souligné l’absence d’une étude d’impact budgétaire, élément essentiel pour évaluer la viabilité d’un projet législatif. « La faisabilité économique et financière est un critère incontournable. Sans cette analyse approfondie, une proposition de loi ne peut être débattue », a insisté M. Diallo.

Ce rejet met en lumière la rigueur requise dans l’élaboration des textes législatifs. « Déposer une proposition de loi ne doit pas se limiter à une déclaration d’intention politique. Il est impératif d’anticiper les conséquences budgétaires et de proposer des solutions viables », a ajouté le premier vice-président de l’Assemblée.

Face à cette décision, Thierno Alassane Sall et ses partisans devront revoir leur approche s’ils souhaitent soumettre une nouvelle version de leur texte conforme aux exigences du Parlement. Cette affaire souligne l’importance du respect des procédures institutionnelles et du sérieux requis pour espérer voir aboutir une initiative législative.

Procès en diffamation : Cheikh Yérim Seck jugé par défaut, verdict attendu le 14 mai

Le Tribunal correctionnel de Dakar a examiné, mercredi 26 février, l’affaire opposant le journaliste Cheikh Yérim Seck à l’ancienne Première ministre Aminata Touré. Poursuivi pour diffamation après la publication d’un article sur Seneweb, le 20 octobre 2024, le journaliste a été jugé par défaut. Le procureur a requis six mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA, tandis que la partie civile réclame 500 millions de FCFA en dommages et intérêts.

L’affaire prend sa source dans un article intitulé « Les mesquineries du trio Diomaye-Sonko-Mimi contre Macky Sall ». Dans ce texte, Cheikh Yérim Seck affirmait qu’au cours d’une réunion au Palais de la République, Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko et Aminata Touré auraient évoqué des « méthodes radicales » pour empêcher le retour de l’ancien président Macky Sall au Sénégal, notamment en exerçant des pressions sur sa famille.

Estimant que ces déclarations portaient atteinte à son honneur, Aminata Touré a saisi la justice. Absente lors de l’audience, elle était représentée par son avocat, Me Seyba Danfakha, qui a dénoncé une volonté manifeste de nuire à la réputation de sa cliente.

Dans son plaidoyer, Me Danfakha a souligné que Cheikh Yérim Seck n’en était pas à son premier démêlé judiciaire. Il a rappelé une précédente condamnation du journaliste dans un dossier l’opposant au capitaine Seydina Issa Touré, affirmant que cette récidive plaidait en faveur d’une sanction sévère.

Le procureur de la République a abondé dans ce sens, estimant que les accusations de Seck étaient infondées et constituaient une atteinte grave à la réputation de la partie civile. Il a ainsi requis une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA, une sanction jugée exemplaire pour dissuader de futures dérives.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict le 14 mai prochain. En attendant, cette nouvelle affaire judiciaire vient une fois de plus mettre en lumière la délicate question de la liberté de la presse et des limites de l’expression journalistique au Sénégal.

Si le tribunal suit les réquisitions du parquet, Cheikh Yérim Seck pourrait voir sa responsabilité pénale engagée et être contraint de payer une amende. Reste à savoir si la somme demandée par la partie civile, soit 500 millions de FCFA, sera retenue par la justice.

Affaire à suivre.

Arrestation de l’activiste Assane Diouf : retour sur une affaire aux multiples enjeux

L’activiste Assane Diouf a été interpellé mercredi matin par la Brigade des Affaires Générales (BAG) de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon le journal L’Observateur, son arrestation a eu lieu à son domicile de Guédiawaye avant qu’il ne soit conduit sous haute surveillance au Tribunal de Dakar, où il a été placé en garde à vue. Après une longue audition, il a passé la nuit au commissariat de Rebeuss.

Assane Diouf est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité qui partage les mêmes charges avec le président de la République ». Son arrestation fait suite à une récente vidéo publiée sur YouTube, dans laquelle il accuse le Premier ministre Ousmane Sonko d’avoir menti sur plusieurs aspects de la gestion du pays. L’un des points les plus sensibles de ses déclarations concerne l’existence supposée d’un compte bancaire contenant 1 000 milliards de FCFA.

Dans la même vidéo, Assane Diouf s’en est également pris à la famille du Premier ministre, mettant en cause son père dans des affaires de mœurs. Ces accusations, jugées graves, ont conduit le procureur de la République à s’autosaisir du dossier et à ordonner son arrestation immédiate.

D’après L’Observateur, Assane Diouf s’est montré peu coopératif lors de son audition. Il a toutefois reconnu être l’auteur des propos tenus dans la vidéo, tout en rejetant la responsabilité du montage et de la diffusion des passages incriminés. Selon des sources proches du dossier, l’activiste doit être réentendu ce jeudi afin d’approfondir l’enquête.

Ancien détracteur du régime de Macky Sall, Assane Diouf avait été extradé des États-Unis en 2017 avant d’être arrêté à plusieurs reprises pour des faits similaires. Cependant, son positionnement a évolué ces dernières années : après avoir soutenu le projet politique du nouveau pouvoir, il a récemment intensifié ses critiques contre l’administration actuelle. Cette volte-face, qui surprend certains observateurs, pourrait être à l’origine de son dernier bras de fer avec les autorités.

Si les charges retenues contre lui sont confirmées, Assane Diouf pourrait faire face à de lourdes sanctions judiciaires. Son sort dépendra désormais des conclusions de l’enquête en cours et de la décision du procureur de la République. Son arrestation suscite d’ores et déjà des débats sur la liberté d’expression et la gestion des critiques politiques sous le nouveau régime.

L’affaire est suivie de près par les observateurs politiques et les défenseurs des droits humains, qui s’interrogent sur les implications de cette arrestation pour l’espace démocratique sénégalais.

Affaire des 125 milliards : Farba Ngom face au Pool Judiciaire Financier pour une deuxième audition

L’enquête sur le présumé détournement de 125 milliards de francs CFA continue de captiver l’opinion publique sénégalaise. Accusé de détournement de deniers publics, le maire d’Agnam, Moustapha Ngom, alias Farba Ngom, sera entendu ce jeudi 27 février par le parquet financier pour la deuxième fois.

Selon le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), des mouvements financiers suspects impliquant Farba Ngom et certains de ses proches ont été relevés, justifiant l’ouverture d’une instruction judiciaire. Lors de sa première comparution, ses avocats avaient eu accès au dossier et avaient quitté la salle après deux heures d’audition.

Cette deuxième audition s’annonce cruciale, car elle portera sur le fond des charges retenues contre l’élu et ses supposés complices. Le Pool Judiciaire Financier tentera d’obtenir des explications détaillées sur l’origine et la destination des fonds concernés.

Pour sa défense, Farba Ngom rejette catégoriquement les accusations portées contre lui et se dit victime d’un « acharnement politique ». Ses avocats affirment disposer d’éléments prouvant son innocence et comptent les exposer lors de cette audition.

L’issue de cette nouvelle confrontation avec la justice est très attendue par l’opinion publique, alors que plusieurs figures politiques et économiques du pays sont actuellement dans le viseur des autorités judiciaires pour des affaires de corruption et de détournement de fonds publics.

Gouvernance de Diomaye-Sonko : le FDR fustige une gestion « aventuriste et médiocre » des finances publiques

Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar ce mercredi 26 février, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) a vivement critiqué la gestion économique et politique du gouvernement dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Qualifiant la gouvernance actuelle de « gestion aventuriste et médiocre » des finances publiques, les alliés de Khalifa Sall ont dressé un bilan très négatif des dix premiers mois du régime.

Le FDR a mis en avant la situation économique préoccupante du Sénégal, notamment la récente dégradation de la note de crédit du pays à B3, un indicateur, selon eux, de la fragilité financière croissante. Ils dénoncent un affaiblissement des liquidités de l’État et des difficultés d’accès aux financements internationaux, qui pourraient se traduire par une hausse du coût de la dette et des emprunts.

Les responsables du FDR ont également pointé du doigt la flambée des prix des denrées de première nécessité, rendant la vie de plus en plus difficile pour les Sénégalais. Selon eux, « le gouvernement actuel est incapable d’apporter des solutions concrètes aux souffrances du peuple ».

Sur le plan politique, le mouvement dénonce une « ingérence excessive » d’Ousmane Sonko dans les affaires judiciaires, estimant que le pays est devenu un « État-Sonko », mettant en péril l’indépendance de la justice et le bon fonctionnement des institutions.

Face à cette situation, le FDR a annoncé une grande manifestation après le Ramadan pour protester contre la gouvernance actuelle et exiger des réformes économiques et démocratiques.

Alors que les tensions politiques s’intensifient, le gouvernement de Diomaye Faye et Ousmane Sonko devra faire face à une opposition de plus en plus critique et à une situation économique qui suscite des inquiétudes grandissantes.

Loi d’amnistie : l’Assemblée nationale rejette la proposition d’abrogation mais valide une loi interprétative

Le débat sur la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024 prend un tournant décisif à l’Assemblée nationale. Réuni ce mercredi 26 février 2025, le Bureau de l’Assemblée a examiné deux propositions majeures : l’abrogation pure et simple de cette loi, proposée par le député Thierno Alassane Sall, et son interprétation restrictive, portée par le député Amadou Ba n°2. Si la première a été rejetée, la seconde a été jugée recevable et poursuivra le processus législatif.

La proposition d’abrogation de la loi d’amnistie a été déclarée irrecevable par le Bureau de l’Assemblée nationale, au motif qu’elle entraînerait une aggravation d’une charge publique. Selon l’article 82 de la Constitution, toute proposition de loi susceptible de créer une charge financière doit être assortie de propositions de compensation, ce que le député Thierno Alassane Sall n’a pas fourni. Ce rejet a immédiatement provoqué une réaction du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, qui a dénoncé une tentative de manipulation et d’opportunisme politique. Selon eux, l’initiative du député Thierno Alassane Sall n’est qu’une manœuvre visant à devancer la proposition de loi annoncée par Pastef, sans tenir compte des impératifs constitutionnels et réglementaires.

En revanche, la proposition de loi interprétative du député Amadou Ba n°2 a été validée par le Bureau de l’Assemblée. Son objectif est d’exclure les crimes de sang du champ d’application de la loi d’amnistie, limitant ainsi son effet aux infractions à motivation politique. Cette clarification législative vise à empêcher que des actes graves, tels que les meurtres et la torture, ne soient couverts par l’amnistie. En s’alignant sur les engagements internationaux du Sénégal, notamment la Convention contre la torture et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, cette initiative permet d’éviter un conflit juridique et de garantir une protection aux victimes.

Avec l’adoption de cette proposition, le Sénégal cherche à concilier apaisement politique et exigence de justice. La loi interprétative sera soumise au Président de la République avant d’être débattue en plénière à l’Assemblée nationale. L’enjeu est de taille : préserver la paix sociale tout en évitant une remise en cause de l’État de droit.

Paix en Casamance : le président Faye salue l’accord historique et remercie Embalo

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 26 février 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a mis en avant l’accord de paix signé à Bissau le 23 février dernier, marquant une avancée majeure vers la stabilisation définitive de la Casamance. Il a salué les efforts du gouvernement et exprimé sa gratitude envers le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, pour son rôle clé dans la médiation.

Après plusieurs décennies de conflit, l’accord signé à Bissau ouvre la voie à une réconciliation durable et à la fin des hostilités. Le chef de l’État a également félicité le Premier ministre Ousmane Sonko pour son implication active dans le processus de négociation et la recherche de solutions durables en faveur de la paix.

Dans son allocution, le président Faye a réaffirmé son engagement à accompagner la relance économique et sociale de la Casamance. Il a évoqué le « Plan Diomaye pour la Casamance », un programme intégré visant à transformer la région en un pôle économique dynamique et prospère.

Incendie dévastateur au Parc Lambaye de Pikine : plusieurs magasins réduits en cendres

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré ce mardi soir au Parc Lambaye, à proximité de la gare routière des Beaux Maraîchers à Pikine. Le sinistre, survenu aux alentours de 20 heures, a provoqué une panique générale dans la zone, où plusieurs commerces ont été ravagés par les flammes.

Dès l’alerte donnée, une dizaine de camions de sapeurs-pompiers ont été déployés sur place pour tenter de maîtriser le feu. Toutefois, l’intensité des flammes et l’accès difficile au foyer de l’incendie ont considérablement compliqué leur intervention. Malgré leurs efforts, au moins trois magasins ont été entièrement détruits, et le risque de propagation à d’autres commerces demeure une préoccupation majeure.

Pour l’instant, l’origine de l’incendie n’a pas été déterminée. Une enquête devrait être ouverte afin d’identifier les causes exactes de cette catastrophe qui risque d’avoir un lourd impact économique sur les commerçants du marché.

Rejet de sa proposition de loi sur l’amnistie : Thierno Alassane Sall dénonce une « magouille » du régime de PASTEF

La décision du Bureau de l’Assemblée nationale de déclarer irrecevable la proposition de loi visant à abroger l’amnistie de 2024 a provoqué l’ire de Thierno Alassane Sall. Dans un communiqué au ton virulent, le leader du parti République des Valeurs/Réewum Ngor accuse le régime de PASTEF d’avoir orchestré une « magouille » pour empêcher l’examen de son texte. Selon lui, l’argument d’irrecevabilité avancé par le Bureau, fondé sur l’impact budgétaire de la mesure, est une justification « absurde et fallacieuse ».

L’opposant dénonce une instrumentalisation de l’article 82 de la Constitution, qui empêche l’adoption de toute proposition de loi entraînant une charge financière supplémentaire sans recettes compensatrices. Pour lui, ce raisonnement est biaisé, car l’État alloue déjà un budget au fonctionnement de la justice. Il estime que cet obstacle législatif est une manœuvre pour empêcher la remise en cause de la loi d’amnistie, adoptée dans un contexte de crise politique.

« PASTEF s’agrippe au coût financier pour refuser que justice soit rendue et que toute la lumière soit faite », s’indigne Thierno Alassane Sall, dénonçant une volonté d’éviter tout examen judiciaire des crimes commis lors des manifestations politiques de ces dernières années.

Le député va plus loin en assimilant cette décision à une forme de « banditisme d’État ». Il compare cette situation à une hypothétique abrogation de la peine de mort qui, selon la même logique, pourrait être rejetée sous prétexte qu’elle générerait des coûts supplémentaires liés à l’incarcération des condamnés.

« C’est l’usage le plus absurde du principe d’irrecevabilité financière jamais vu », fustige-t-il. Il affirme que sa proposition de loi était accompagnée d’une note détaillée prouvant l’absence d’impact budgétaire, validée par le Secrétariat de l’Assemblée nationale.

Face à ce rejet qu’il qualifie de manœuvre politique, Thierno Alassane Sall ne compte pas en rester là. Il annonce une conférence de presse ce jeudi, au cours de laquelle il promet de faire « de nouvelles révélations » sur les coulisses de cette décision.

Refus de paternité : Un phénomène qui touche de nombreuses victimes, des témoignages poignants

Le phénomène du refus de paternité a récemment attiré l’attention sur les nombreuses injustices vécues par des milliers d’enfants et de femmes dans certaines régions du Sénégal, notamment à Kaolack.

Selon un récent rapport de l’association « Touche pas à ma sœur », 114 victimes ont été recensées. Ce phénomène n’est pas sans conséquences, et un cabinet spécialisé, Touche pas à ma sœur – Cabinet Rémanagorée, a décidé de prendre en charge cette problématique à travers une campagne de sensibilisation, ciblant principalement les jeunes âgés de 18 à 35 ans. La campagne, qui se déroule du 1er septembre 2024 au 31 janvier 2025, ambitionne de toucher 10 000 personnes, qu’il s’agisse de garçons, de filles, d’hommes ou de femmes.
Le refus de paternité est un acte qui peut avoir des conséquences dramatiques pour les enfants concernés. Il survient souvent lorsqu’un homme refuse de reconnaître un enfant qu’il a pourtant contribué à concevoir. Selon la législation sénégalaise, la paternité peut être contestée si l’homme mentionné dans l’acte de naissance ou celui ayant effectué la reconnaissance ne peut prouver qu’il est le père biologique. Dans ce cadre, un test de paternité peut être ordonné par le juge. Cependant, le Code de la famille actuel, modifié depuis 1972, reste une source de tensions et de discriminations, notamment en ce qui concerne les enfants issus de relations extraconjugales ou non reconnues par le père.
L’article 196 du Code de la famille stipule que « l’établissement de la filiation paternelle est interdit à tout enfant qui n’est pas présumé issu du mariage de sa mère ou n’a pas été volontairement reconnu par son père ». Ce texte législatif suscite de nombreuses critiques, notamment sur le plan de l’égalité des droits entre les sexes et de la dignité des enfants. En effet, ces enfants, victimes de ce refus de reconnaissance, se retrouvent souvent dans une situation de vulnérabilité, privée de leur droit à la filiation et d’un nom de famille.
Les conséquences de ce refus sont multiples et profondes, allant de l’impact psychologique sur l’enfant, à des troubles d’identité, au rejet social. Pour de nombreux enfants, l’absence d’une figure paternelle peut entraîner une perte de repères et un sentiment d’infériorité. Cela peut aussi créer des tensions au sein de la famille, accentuant les difficultés des mères, souvent seules face à leurs responsabilités. Le refus de paternité engendre une injustice qui peut marquer toute une vie, comme en témoignent les récits de victimes de cette pratique.

TÉMOIGNAGES

Armand Faye, un biologiste de 34 ans, a partagé son expérience douloureuse : « Le refus de paternité doit être criminalisé au même titre que le viol », a-t-il affirmé. Victime d’un père ayant refusé de reconnaître sa paternité, Armand porte en lui une souffrance immense, malgré son succès matériel. « Rien ne peut justifier l’acte posé par mon père, et même si des tentatives de réparation sont faites aujourd’hui, le mal est déjà fait. J’ai le cœur lourd à chaque pensée de cette blessure », ajoute-t-il.
Mariama Diop, une jeune ménagère de 22 ans, raconte l’angoisse qu’elle a vécue : « J’ai même pensé à commettre l’infanticide », confie-t-elle en évoquant les moments difficiles qu’elle a traversés. « L’injure, la calomnie, le mauvais traitement, tout a été partagé, et la société ne cesse de me juger. » Mariama explique que la honte de porter un enfant sans la reconnaissance du père est amplifiée par la pression sociale. « Je m’en remets à Dieu et prie pour mon employeur qui m’assiste, mais l’absence de reconnaissance paternelle est un fardeau énorme. »
Ousmane Gueye, un artiste de 32 ans, a également été victime d’une accusation de paternité : « J’ai moi-même été accusé par une fille que j’ai brièvement rencontrée. Elle voulait m’attribuer la paternité de son enfant, mais c’était une aventure d’un soir, et je n’étais pas prêt à assumer cela. » Ousmane illustre la confusion qui peut survenir dans des situations où les relations sont éphémères et où la question de la paternité peut devenir un terrain de conflit.
Les témoignages recueillis par le cabinet Rémanagorée et le groupe Touche pas à ma sœur montrent une réalité frappante : le refus de paternité engendre des souffrances profondes et durablement marquantes, aussi bien pour les victimes que pour la société en général. De nombreux acteurs sociaux appellent à une révision des lois en vigueur pour permettre une reconnaissance équitable de la paternité, notamment en ce qui concerne les enfants issus de relations hors mariage ou non reconnues par le père.
Les organisations militantes, ainsi que des experts en droit familial, plaident pour la modification de l’article 196 du Code de la famille, afin de permettre à tous les enfants, sans distinction, de connaître leur père et d’être reconnus légalement par celui-ci, indépendamment des circonstances de leur naissance.
La campagne lancée par Touche pas à ma sœur – Cabinet Rémanagorée souhaite non seulement sensibiliser la population, mais aussi inciter les autorités à prendre des mesures concrètes pour faire face à ce phénomène de refus de paternité. Une action qui pourrait bien contribuer à la construction d’une société plus équitable, où les droits des enfants et des femmes sont respectés, et où les hommes, tout comme les femmes, assument pleinement leurs responsabilités parentales.

APHONE SUR LA SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : Kéba Kanté a-t-il tourné la page ?

Depuis l’annonce récente du ministre de l’Intérieur sur la réglementation de la lutte sénégalaise, un silence inhabituel entoure Kéba Kanté, ancien président d’école de lutte et fervent défenseur de ce sport traditionnel. Connu pour son engagement en faveur du développement et de l’organisation de la lutte sénégalaise, Kanté a toujours été une voix influente. Pourtant, son absence de réaction face à cette réforme suscite de nombreuses interrogations.

Pourquoi Kéba Kanté n’a-t-il pas pris position publiquement ? A-t-il choisi de s’éloigner du débat ou adopte-t-il simplement une nouvelle stratégie d’engagement ?
Jusqu’à présent, Kéba Kanté n’a fait aucune déclaration officielle sur la nouvelle réglementation, ce qui tranche avec son activisme habituel. Ce mutisme intrigue les observateurs du monde de la lutte et soulève plusieurs hypothèses.
D’abord, il est possible que Kéba Kanté ait choisi de ne pas s’exprimer pour éviter toute polémique dans un contexte politique délicat. La lutte sénégalaise étant un secteur à la fois sportif, culturel et économique, toute prise de position peut être interprétée comme un positionnement politique. En restant en retrait, il pourrait vouloir observer les réactions avant d’émettre un avis réfléchi.
Ensuite, il se peut que Kanté ne soit pas en total désaccord avec certaines des mesures annoncées. Si ces réformes visent à mieux structurer la discipline et à renforcer la réglementation, il est possible qu’il préfère soutenir discrètement les initiatives plutôt que d’entrer dans un débat public houleux.
Après des années d’engagement au sein des écoles de lutte et des instances de promotion du sport, Kéba Kanté pourrait également avoir décidé de se concentrer sur d’autres projets. Il n’est pas rare que des figures influentes du monde sportif prennent du recul après une longue période d’activité, soit pour des raisons personnelles, soit pour préparer un retour sous une autre forme.
Son silence pourrait aussi être une stratégie d’attente. La lutte sénégalaise étant sujette à des évolutions rapides et à des réformes changeantes, Kéba Kanté pourrait choisir de s’exprimer au moment qu’il jugera le plus opportun, lorsque les contours de la nouvelle réglementation seront plus clairs.
L’avenir dira si Kéba Kanté a définitivement pris du recul ou s’il prépare une intervention plus tardive. Son influence sur la lutte sénégalaise est indéniable, et son avis sur la nouvelle réglementation pourrait peser sur les débats à venir.
En attendant, son silence continue d’alimenter les spéculations. Kéba Kanté a-t-il abandonné la lutte sénégalaise, ou reste-t-il dans l’ombre, prêt à revenir au moment opportun ?
Seul le temps nous apportera la réponse.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°407 – 27/02/2025

🔴 REFUS DE PATERNITÉ : QUAND L’INJUSTICE DÉTRUIT DES VIES
🔴 LE CDEPS ET L’APPEL DÉNONCENT LA CRIMINALISATION DE L’ACTIVITÉ DE PRESSE : « NON À LA CONFISCATION DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE ! »

🔴 APHONE SUR LA SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : KÉBA KANTÉ A-T-IL TOURNÉ LA PAGE 

Kaolack : Le chef du service régional du commerce intérieur met en garde les spéculateurs

À la veille du début du Ramadan, les habitants de Kaolack s’inquiètent de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité et de la spéculation sur les prix. Le chef du service régional du commerce intérieur, Adama Mouhamed Mbaye, a tenu à rassurer la population quant au bon ravitaillement des marchés en produits essentiels durant cette période.

“En cette période précédant le mois de Ramadan 2025, l’administration du commerce a la responsabilité d’assurer un approvisionnement correct des marchés en denrées de grande consommation. Nous devons également veiller au contrôle des prix et, surtout, à la qualité des produits. Généralement, nous n’attendons pas ces périodes de forte demande pour nous mobiliser. Nous effectuons régulièrement des relevés de stocks, ce qui nous permet d’avoir une idée précise des quantités disponibles sur le marché et d’anticiper d’éventuelles pénuries”, a expliqué Adama Mouhamed Mbaye, chef du service régional du commerce et commissaire aux enquêtes économiques de Kaolack, face à la presse ce mercredi.

Grâce à ces efforts de surveillance, M. Mbaye assure que les marchés sont actuellement bien approvisionnés en huile, sucre et riz, des denrées particulièrement prisées pendant le Ramadan. Il en va de même pour les produits horticoles tels que l’oignon et la pomme de terre. “Actuellement, ce sont les oignons locaux qui sont disponibles sur le marché, car l’État applique une politique de régulation en bloquant les importations dès lors que la production nationale est suffisante. Cette mesure est en vigueur depuis janvier dernier, ce qui permet à l’oignon local d’inonder les marchés”, a-t-il précisé.

Des contrôles rigoureux sur la qualité et les prix

Le chef du service régional du commerce a également tenu à rassurer la population de Kaolack sur les contrôles effectués pour garantir la qualité des produits mis en vente. “Nous procédons systématiquement au retrait des produits impropres à la consommation”, a-t-il indiqué.

Concernant les prix, M. Mbaye a rappelé qu’un arrêté, en vigueur depuis juin 2024, encadre les prix de certaines denrées alimentaires comme le riz, le sucre, l’huile et le gaz butane. “Grâce à cette réglementation, nous sommes en mesure de contrôler les prix et d’identifier les commerçants en infraction afin de les sanctionner conformément aux lois en vigueur”, a-t-il averti.

Il a également encouragé les consommateurs à être vigilants et à signaler tout non-respect des prix fixés. “Nous invitons la population à procéder à un contrôle personnel des produits qu’elle achète et à nous signaler toute irrégularité. Cela nous permettra de mieux les protéger”, a-t-il insisté.

Enfin, M. Mbaye a mis en garde les commerçants qui tenteraient de spéculer sur les prix réglementés. “En cas de hausse illégale des prix, les responsables seront convoqués et sanctionnés, avec des amendes à la clé”, a-t-il prévenu.

L’administration du commerce de Kaolack se veut donc ferme face aux spéculateurs et entend veiller au respect des règles pour permettre à la population de traverser le mois de Ramadan dans de bonnes conditions.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 26 Février 2025

Le Président de la République a pris les décisions suivantes

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères :

Monsieur Papa DIOP, Conseiller des Affaires étrangères Principal de classe exceptionnelle, matricule de solde 602 570/3, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Pologne, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal, auprès de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, en remplacement de Monsieur Mbaba Coura NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Abdoul Wahab AIDARA. Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 604 130/L, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Inde, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Donald J. TRUMP, Président des Etats Unis d’Amérique, en remplacement de Monsieur Mansour Elimane KANE:

Monsieur Paul Benoît Barka SARR, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 518 962/G, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, en remplacement du Général Daouda NIANG, appelé à d’autres fonctions:

Monsieur Serigne Falilou DIOUF, Chancelier des Affaires étrangères Principal. matricule de solde 616 056/J, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Niger, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Marseille, en remplacement de Monsieur Abdourahmane KΟΙΤΑ.

Communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 26 février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 26 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

Dans le contexte de l’avènement du mois béni de Ramadan, le Président de la République a rappelé au Gouvernement, l’impératif d’assurer sur l’étendue du territoire national, l’approvisionnement correct des marchés en denrées et produits essentiels aux prix officiels fixés. En cette période particulière de dévotion et de ferveur religieuse, il a prié pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité et adressé ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux à la Oummah Islamique. Il a adressé ses félicitations à l’Evêque de Thiès. Monseigneur André GUEYE, nommé Archevêque de Dakar. Il a informé le Conseil qu’il procédera, le jeudi 27 février 2025, à l’inauguration du Musée dédié au Prophète Mouhammad (PSL).

Le Chef de l’Etat a abordé la question de la paix et du développement de la région naturelle de Casamance. Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par l’Etat afin de parvenir à la signature, à Bissau, le dimanche 23 février 2025, d’un accord de paix durable en Casamance. Il a remercié le Président de la République de Guinée Bissau, Son Excellence Umaro Sissoco EMBALO, pour son rôle déterminant de facilitateur et félicité le Premier Ministre Ousmane SONKO, pour le travail remarquable accompli dans le cadre de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Casamance. Il a réitéré son ouverture et sa disponibilité à œuvrer avec toutes les parties prenantes en vue d’asseoir une paix durable et la relance rapide des activités économiques et sociales en Casamance, indispensables à l’amélioration du bien-être des populations. Le nouveau plan intégré de développement durable de la Casamance dit Plan Diomaye pour la Casamance permettra alors, avec la paix retrouvée, de développer le põle-territoire économique Casamance conformément à la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère.

Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Ministre en charge des Collectivités territoriales d’engager un dialogue constructif avec les acteurs territoriaux de chacun des huit ( põles identifiés afin de mieux conduire le déploiement de cette réforme visant la transformation économique inclusive de nos territoires.

Le Chef de l’Etat est revenu sur la 9 édition de la Journée nationale de l’Elevage qu’il a présidée, le samedi 22 février 2025 à Kaolack, précédée par la cérémonie de lancement, la veille à Koungheul, du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN). Il a remercié et félicité les autorités administratives, les élus locaux ainsi que les populations de Koungheul, Kaffrine, Kaolack et Fatick, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation exceptionnelle. Il a félicité le Gouvernement, notamment le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan pour la parfaite organisation des manifestations. Il a aussi adressé ses chaleureuses félicitations à tous les éleveurs du Sénégal au regard de leur contribution remarquable à la politique de souveraineté alimentaire et au développement économique et social du pays. Dès lors, il a indiqué au Gouvernement la nécessité de prendre en charge les doléances récurrentes formulées, sous forme de plan d’action, par les éleveurs et autres opérateurs du secteur de l’élevage et des productions animales, lors de cette importante journée de dialogue sectoriel sur la situation et l’avenir de l’élevage au Sénégal.

Dans la même lancée, le Président de la République a rappelé au Premier Ministre l’urgence de tenir avec toutes les parties prenantes, des concertations nationales devant aboutir à des solutions opérationnelles face à la lancinante question du vol de bétail. Il a instruit également le Premier Ministre à veiller à la finalisation, avant fin juin 2025, de tous les textes d’application du Code pastoral, en cohérence avec l’évaluation et l’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale. Il a invité, en outre, le Gouvernement à finaliser les études relatives au foncier pastoral, à renforcer les politiques d’amélioration génétique du cheptel et à optimiser les financements du secteur en impliquant les éleveurs, les opérateurs et les coopératives. Pour clore ce chapitre, il a demandé au Ministre en charge de l’élevage de faire le point, tous les trimestres, sur l’état d’exécution du plan d’action issu des recommandations de la 9 Journée nationale de l’élevage.

Le Chef de l’Etat a évoqué le lancement du New Deal technologique qu’il a présidé, le lundi 24 février 2025. La mise en œuvre optimale de cette stratégie phare de l’Agenda national de Transformation va renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, la digitalisation des services publics, l’expansion de l’économie numérique et le positionnement international de notre pays dans le développement des technologies de l’information et de la communication. Il a félicité le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, et l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique pour l’élaboration inclusive et collaborative des programmes et projets fondamentaux visant la transformation numérique du Sénégal. Il a souligné, dans la même dynamique, l’importance de consolider les partenariats entre l’Etat et les secteurs privés national et international afin de faciliter l’accès universel à Internet, de développer les start-up et la formation professionnelle dans le secteur du numérique.

Il a demandé au Ministre en charge du Numérique de promouvoir avec les Ministres concernés (éducation, enseignement supérieur et formation professionnelle), l’éducation populaire au numérique et le renforcement des capacités et compétences en la matière. Il a indiqué, également, l’importance de faire de l’Université virtuelle du Sénégal Cheikh Hamidou KANE. le socle et l’emblème du New Deal technologique-

Le Président de la République a rappelé l’urgence d’assurer la cohérence et l’interopérabilité des systèmes d’information de l’Etat, ainsi que la mise en place d’une infrastructure publique numérique performante et résiliente avec une maitrise optimale du cyberespace et des données nationales dont l’hébergement doit être assuré au Sénégal. D’où la priorité à accorder aux projets concernant le cloud souverain, l’identité numérique unique et la numérisation du foncier pour promouvoir un aménagement cohérent du territoire. Il a Indiqué, en outre, la nécessité d’accompagner les projets prioritaires de développement de l’Intelligence artificielle qui doivent bénéficier d’une labellisation de référence à travers le Conseil national du Numérique. Par ailleurs, il a demandé au Premier Ministre de veiller à la mise en œuvre d’un plan concerté et pragmatique de digitalisation intégrale des services publics afin de soutenir l’ancrage d’une administration efficace et transparente dans son action.

Il a invité le Premier Ministre, le Ministre en charge du Numérique et le Ministre en charge de la Recherche et de l’Innovation à proposer des mécanismes et instruments de financement et de partenariat pour l’innovation technologique dans le numérique.

Le Chef de l’Etat a enfin demandé au Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique de rendre compte, tous les mois, en Conseil des Ministres, de l’état de mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal: « le New Deal technologique ».

Dans sa communication, le Premier Ministre a fait le point de la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance (PDC) constitué de vingt-deux (22) mesures d’accompagnement arrêtées lors du Conseil interministériel tenu en octobre 2024, en faveur des déplacés de retour dans leur terroir. À cet égard, des financements ont été affectés à diverses réalisations à l’actif de l’Agence nationale pour la Relance des Activités en Casamance (ANRAC), du Centre national d’Action Antimine au Sénégal (CNAMS), du Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la Résilience (CSAR), de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), du Programme de Modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), du Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), du Programme de Développement économique de la Casamance (PDEC) et du Comité régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance (CRSFPC/USOFORAL).

Ces financements ont permis la réalisation de puits hydrauliques, l’appui à l’entreprenariat agricole des jeunes, la construction d’habitats, l’assainissement, la construction de salles de classe, la poursuite des activités de déminage, de cash transfert, de secours alimentaires ainsi que la poursuite du dialogue communautaire. Pour l’année 2025, outre ces partenaires techniques et financiers, les activités se poursuivront avec l’appui du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage en partenariat avec la société italienne BONFICHE FERRARESI, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et International Charity Organization (ICO).

Le Premier Ministre a invité le Ministre de la Justice et le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires Etrangères, à prendre les dispositions appropriées en vue d’accélérer les actions portant sur la satisfaction des besoins exprimés en actes de naissance et sur les opérations de déminage. Il a informé le Conseil qu’il convoquera prochainement une réunion interministérielle pour faire le point sur le niveau de réalisation des vingt-deux (22) mesures du Plan Diomaye pour la Casamance.

Par ailleurs, le Premier Ministre est revenu sur les mesures conservatoires et correctives que le Gouvernement entend mettre en œuvre, au regard de la situation difficile des finances publiques, notamment la réduction du train de vie de l’Etat, la rationalisation des dépenses publiques et la mobilisation accrue de recettes fiscales. Il a demandé aux membres du Gouvernement, chacun en ce qui le concerne et en particulier le Ministre des Finances et du Budget, le Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération, le Ministre de l’Energie du Pétrole et des Mines, de prendre en charge les diligences requises pour l’application des mesures annoncées dans les délais fixés.

En outre, conformément aux directives du Chef de l’Etat, il prendra les dispositions idoines en vue de la redynamisation et du fonctionnement rigoureux des comités de trésorerie, de la dette publique et de modulation des dépenses publiques, mis en place au sein du Ministère des Finances et du Budget. Il veillera également aux arbitrages nécessaires au titre des projets à retenir dans la Loi de Finances rectificative et à la restructuration du portefeuille de projets convenu avec les principaux partenaires techniques et financiers du Sénégal.

Enfin, le Premier Ministre a rappelé l’importance attachée, dans l’agenda du Gouvernement pour un dialogue social permanent et sincère, à la première édition des rencontres Gouvernement-Organisations syndicales-Organisations d’employeurs, prévue ce jeudi 27 février 2025.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait la situation des travaux du barrage hydroélectrique de Sambangalou:

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité:

Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait le point sur l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026;

Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la campagne de l’arachide et sur la journée de l’élevage.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENATIRES, Le Conseil a examiné et adopté:

Le Projet de loi autorisant le Président de la République à signer l’Instrument d’adhésion aux statuts de la Banque de Commerce et de Développement de l’Afrique de l’Est et Australe (TDB):

Le Projet de loi autorisant le Président de la République à signer l’Instrument d’adhésion à l’Accord portant création de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) signé, à Paris, le 29 mai 1999, tel que modifié le 22 aout 2012 et le 12 septembre 2013:

Le Projet de loi autorisant le Président de la République à signer l’Instrument d’adhésion de la Banque asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (AllB):

Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE

L’ABROGATION DE LA LOI D’AMNISTIE : LA PROCHAINE PROMESSE NON TENUE ? PAR YOUSSOU DIALLO

La proposition de loi de Thierno Alassane Sall (TAS) visant à abroger la loi d’amnistie de février 2024 a été rejetée par le Bureau de l’Assemblée Nationale ce mercredi 26 février 2025. Selon les députés de Pastef, ce rejet est dû au fait que la proposition n’était pas accompagnée de mesures sur le plan budgétaire. Plus concrètement, les incidences budgétaires d’une telle abrogation n’ont pas été estimées en termes de charges supplémentaires pour le budget de l’État. Cela signifie, de manière évidente, que dans la Loi de Finances Initiale (LFI) 2025, l’abrogation de la loi d’amnistie n’est pas programmée.

L’abrogation de cette loi constitue-t-elle déjà une “patate chaude” pour les leaders de Pastef ?

Au regard des incongruités et des difficultés qu’elle risque d’engendrer pour ses initiateurs, cette abrogation pourrait-elle un jour être annulée par l’actuel régime ? En cette période où l’austérité est prônée, l’État aura-t-il les moyens d’augmenter ses charges budgétaires et de les organiser ?

Pour revenir au sujet et laisser les réponses à ces conjectures au Tribunal de l’Histoire, sans risque de nous tromper, nous pouvons affirmer que le député Thierno Alassane Sall (TAS) a politiquement pris en défaut les responsables de Pastef. En effet, par une simple initiative parlementaire, il a montré aux citoyens sénégalais que la volonté d’abroger la loi, exprimée par les députés de Pastef, n’était pas réellement maîtrisée par eux. Pour leurs dirigeants, il ne s’agissait que de poudre aux yeux du peuple, visant à calmer la base de Pastef, très hostile à cette loi d’amnistie.

Les « accords du Cap Manuel » ont joué un rôle dans cette dynamique, et l’histoire révélera un jour que nos amis sont bel et bien les co-auteurs de cette loi d’amnistie, qu’ils n’ont pas eu le courage d’assumer.

L’abrogation de la loi d’amnistie risque donc d’être la prochaine promesse non tenue, encore une fois !

Dakar, le 26 février 2025
Youssou Diallo
Président du Club Sénégal Émergent

Suspension du lotissement Hangar Pèlerin : Les acquéreurs légaux dénoncent un abus de pouvoir et prévoient une contestation

La suspension partielle du lotissement Hangar Pèlerin par l’administration fiscale, intervenue fin janvier 2024, a provoqué un vent de colère parmi les acquéreurs légaux. Ceux-ci dénoncent une décision qu’ils jugent injuste et inexplicable, et ont créé un collectif afin de défendre leurs droits et contester cette mesure.

Les membres du collectif, qui regroupe des détenteurs de titres réguliers, affirment que l’acquisition de leurs parcelles a été réalisée dans le respect strict des procédures administratives. Ils soulignent avoir obtenu tous les documents nécessaires à l’acquisition de leurs terrains, du titre de bail aux autorisations de construire. Ces démarches avaient été validées par la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD), une instance où siège la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS). Ainsi, pour les acquéreurs, la suspension du lotissement semble injustifiée, d’autant plus que cette procédure était censée garantir la légalité de l’opération.

En novembre 2023, la Primature avait demandé aux titulaires des lots de remplir un formulaire d’identification et de fournir l’ensemble des documents nécessaires pour valider leurs droits. « Nous nous sommes conformés à cette exigence et certains d’entre nous ont même reçu un quitus confirmant la validité de nos droits », affirme un représentant du collectif. Cette procédure supplémentaire avait permis d’apporter des garanties aux acquéreurs sur la régularité de leurs titres. Pourtant, malgré cette démarche, la note du 29 janvier 2024 signée par le nouveau directeur général des impôts et des domaines annonçant la suspension provisoire de plusieurs lotissements, dont celui du Hangar Pèlerin, est survenue comme un choc pour les intéressés.

Pour les membres du collectif, la suspension de leurs droits d’occupation et de construction sur ces parcelles est perçue comme un abus de pouvoir de la part des autorités fiscales. Les acquéreurs dénoncent une décision prise de manière unilatérale, sans fondement solide ni consultation préalable, et la jugent dénuée de toute légitimité.

Face à cette situation, les acquéreurs ne comptent pas se laisser faire. Ils annoncent déjà un plan d’action pour contester cette mesure et faire entendre leur voix. « Nous allons exercer tous les recours possibles », ont-ils précisé, déterminés à défendre leurs droits en justice. Le collectif envisage notamment de mener des actions en justice et des mobilisations pour sensibiliser l’opinion publique à cette question.

La suspension du lotissement Hangar Pèlerin risque de provoquer un bras de fer entre l’administration et les citoyens qui ont acquis leurs terrains « au prix de lourds sacrifices », comme le rappelle un autre membre du collectif. Ces derniers insistent sur le fait qu’ils ont respecté toutes les étapes légales pour acquérir leurs propriétés et s’estiment désormais lésés par cette suspension.

Accidents routiers : la Gendarmerie dresse son bilan pour 2024

La Gendarmerie nationale a présenté ce mercredi son bilan annuel pour 2024, mettant en évidence une augmentation préoccupante des accidents de la route, notamment ceux impliquant des motos. Selon les statistiques fournies, les accidents de motos ont augmenté de 3 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de décès liés à ces accidents a progressé de 6 %.

Au total, 5 212 accidents ont été recensés sur l’ensemble du territoire sénégalais en 2024. Ces accidents ont entraîné 687 décès et 8 547 blessés, un bilan qui témoigne de l’ampleur du problème et de la nécessité d’une réaction rapide et efficace des autorités.

La capitale, Dakar, demeure la région la plus touchée par ces accidents, avec 2 841 cas enregistrés. La forte densité du trafic urbain, le non-respect du code de la route et l’augmentation du nombre de mototaxis sont des facteurs qui contribuent à cette situation. Les régions de Thiès et Saint-Louis, bien que moins peuplées que Dakar, ne sont pas épargnées. Thiès a enregistré 431 accidents et Saint-Louis 257. Ces chiffres, bien qu’inférieurs à ceux de la capitale, révèlent que l’insécurité routière est un problème national qui touche aussi bien les centres urbains que les zones périphériques et rurales.

L’augmentation des accidents, notamment ceux impliquant des motos, est une source d’inquiétude majeure pour la Gendarmerie nationale. De nombreux facteurs expliquent cette tendance, notamment l’imprudence des conducteurs, l’état dégradé des infrastructures routières et le non-respect des règles de circulation. Face à cette situation, la Gendarmerie appelle à une prise de conscience collective et insiste sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers, d’intensifier les campagnes de sensibilisation et de mettre en place des mesures plus strictes pour limiter les excès de vitesse et le non-port du casque.

Les experts en sécurité routière recommandent plusieurs actions pour inverser cette tendance. Le renforcement des sanctions contre les infractions routières, notamment le non-port du casque et l’excès de vitesse, est une priorité. L’amélioration des infrastructures routières, avec la réhabilitation des routes endommagées et la mise en place d’une meilleure signalisation, est également essentielle. Une régulation plus stricte du transport en deux-roues, notamment par l’obligation d’enregistrement des motos et une meilleure formation des conducteurs, pourrait réduire les risques. Par ailleurs, l’intensification des campagnes de sensibilisation est cruciale pour encourager une conduite plus responsable.

Immigration clandestine : la Gendarmerie dresse le bilan alarmant de 2024

L’immigration clandestine a atteint un niveau préoccupant en 2024, comme le révèle le bilan annuel de la Gendarmerie nationale. Selon ce rapport, 64 embarcations transportant un total de 34 162 migrants ont été recensées au cours de l’année écoulée. Ces migrants, en quête d’une vie meilleure, tentaient principalement de rejoindre l’Espagne par la dangereuse route atlantique. Ce chiffre illustre non seulement l’ampleur du phénomène, mais aussi la pression croissante sur les autorités sénégalaises et les forces de sécurité engagées dans la lutte contre cette migration irrégulière.

L’année 2024 a été marquée par une recrudescence des départs clandestins vers l’Europe. Comparé aux années précédentes, le nombre d’embarcations interceptées et de migrants appréhendés est en nette augmentation, ce qui témoigne de l’échec des mesures préventives mises en place jusqu’à présent.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que de nombreux migrants risquent leur vie en empruntant des embarcations de fortune, souvent surchargées et mal équipées pour affronter les périls de l’Atlantique. Les naufrages se multiplient, causant des pertes humaines dramatiques et mettant en lumière l’urgence d’une action renforcée.

Face à cette crise migratoire, la Gendarmerie nationale appelle à un renforcement des dispositifs de contrôle et de surveillance sur les côtes sénégalaises. Elle insiste sur la nécessité d’une coordination plus étroite entre les forces de sécurité, les autorités portuaires et les partenaires internationaux pour lutter contre les réseaux de passeurs qui organisent ces voyages clandestins.

Le rapport souligne également l’importance de mesures de prévention plus efficaces. Il préconise des campagnes de sensibilisation ciblées afin d’informer les populations des dangers liés à l’immigration clandestine et de proposer des alternatives viables aux jeunes tentés par l’exil.

La Gendarmerie nationale met aussi en avant l’importance d’une coopération accrue avec les pays de destination, notamment l’Espagne et l’Union européenne, afin d’endiguer ce phénomène. Des accords bilatéraux visant à renforcer la lutte contre les passeurs et à mettre en place des programmes d’aide au retour pourraient constituer des solutions efficaces pour réduire l’attrait de l’immigration irrégulière.

Assemblée nationale : le bureau rejette la proposition de loi abrogeant la loi d’amnistie de Thierno Alassane Sall

Le Bureau de l’Assemblée nationale a rejeté, ce mercredi 26 février 2025, la proposition de loi déposée par le député de l’opposition Thierno Alassane Sall visant à abroger la loi d’amnistie adoptée en décembre 2024. Cette décision repose principalement sur des arguments juridiques et budgétaires, le Bureau invoquant le non-respect des exigences constitutionnelles en matière de gestion des finances publiques.

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, a expliqué que la proposition de loi ne satisfait pas aux conditions prévues par l’article 82 de la Constitution et l’article 60 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (RNI). Selon ces textes, toute initiative parlementaire susceptible d’affecter les finances publiques – soit en diminuant les ressources de l’État, soit en augmentant ses dépenses – doit impérativement être assortie de mesures de compensation financière. Or, selon le Bureau de l’Assemblée, la proposition de Thierno Alassane Sall ne prévoit aucun mécanisme garantissant l’équilibre budgétaire.

« Il est impératif que chaque proposition de loi ayant une incidence financière soit accompagnée d’un dispositif permettant de compenser toute perte de revenus ou augmentation des charges pour l’État. En l’absence d’une telle disposition, le texte devient irrecevable d’un point de vue juridique », a précisé Ismaïla Diallo lors d’un point de presse.

En plus du non-respect des exigences constitutionnelles, le Bureau de l’Assemblée nationale a également relevé un autre manquement majeur : l’absence d’une étude d’impact budgétaire. Une telle analyse est pourtant essentielle pour mesurer les implications économiques et financières d’une réforme législative.

« Une analyse approfondie est indispensable avant d’introduire une modification aussi significative du cadre législatif », a insisté Ismaïla Diallo. Selon lui, une telle étude aurait permis d’évaluer les conséquences de l’abrogation de la loi d’amnistie, notamment en matière de poursuites judiciaires, de réparations financières et de stabilité institutionnelle.

Le rejet de cette proposition de loi constitue un revers pour Thierno Alassane Sall et l’ensemble de l’opposition sénégalaise, qui avaient fait de l’abrogation de la loi d’amnistie un enjeu majeur. Cette loi, adoptée en décembre 2024, avait permis d’effacer les condamnations de plusieurs personnalités politiques impliquées dans des affaires judiciaires. Pour ses détracteurs, elle représentait une atteinte à l’État de droit et une manière de soustraire certains acteurs de la justice.

Dès le dépôt de sa proposition de loi, Thierno Alassane Sall avait souligné la nécessité d’annuler cette amnistie, arguant qu’elle constituait un obstacle à la lutte contre la corruption et à la transparence démocratique. Son rejet sans débat à l’Assemblée nationale réduit considérablement les chances de voir cette loi remise en cause dans un futur proche.

Face à ce blocage institutionnel, l’opposition sénégalaise pourrait désormais chercher d’autres voies pour remettre la question de l’amnistie sur la table. Parmi les options possibles, un recours devant le Conseil constitutionnel pourrait être envisagé, bien que la jurisprudence en la matière rende cette démarche incertaine.

D’autres figures de l’opposition appellent à une mobilisation citoyenne pour faire pression sur les autorités et exiger l’abrogation de la loi d’amnistie. Cependant, dans un contexte politique tendu, cette stratégie pourrait se heurter à des limites, notamment en raison du contrôle du pouvoir législatif par la majorité présidentielle.

Paiement de la dette intérieure, accès au marché : le secteur du BTP attend des actions concrètes de l’État

L’inauguration du nouveau siège du Syndicat professionnel des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics du Sénégal (SPEBTPS), baptisé du nom d’Aliou Ardo Sow, a été l’occasion pour les acteurs du secteur de tirer la sonnette d’alarme. Les professionnels du BTP réclament des mesures urgentes pour résoudre la crise financière qui les frappe de plein fouet.

Face aux nombreuses difficultés rencontrées, Oumar Ndir, président du SPEBTPS, a interpellé l’État sénégalais sur la nécessité d’apporter des réponses rapides et concrètes. Selon lui, les retards de paiement qui s’accumulent mettent en péril la trésorerie des entreprises, compromettent leur capacité à investir et à embaucher, et fragilisent l’ensemble de l’écosystème économique. Le secteur du BTP, considéré comme un moteur essentiel du développement infrastructurel du pays, est aujourd’hui au bord de l’étouffement. Les entreprises locales, souvent dépendantes des commandes publiques, peinent à honorer leurs engagements financiers en raison du non-paiement des créances dues par l’État.

Le constat est partagé par Baidy Agne, président du Conseil national du patronat (CNP), qui alerte sur l’ampleur de la dette intérieure accumulée depuis 2023. Il estime que les entreprises sont de plus en plus endettées auprès des banques et des fournisseurs et qu’elles ont du mal à faire face aux obligations fiscales et sociales, faute de trésorerie suffisante. Cette situation menace la survie de nombreuses PME et impacte négativement l’emploi dans un secteur qui joue un rôle clé dans l’économie nationale.

Présent à la cérémonie d’inauguration, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, s’est voulu rassurant. Il a affirmé que ces requêtes ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, avant de promettre un partenariat solide et équilibré entre l’État et les entreprises du BTP. Le ministre a reconnu que si le BTP marche, c’est le visage du pays qui rayonne, insistant sur l’importance de soutenir les entreprises nationales afin qu’elles puissent se renforcer et être plus compétitives.

Si le gouvernement affirme être conscient des défis, les entrepreneurs attendent des mesures concrètes. Le règlement rapide des arriérés de paiement pourrait permettre de soulager les trésoreries des entreprises et relancer l’activité. L’accès au marché public doit également être facilité pour les entreprises locales, afin de réduire leur dépendance aux grands groupes étrangers. Enfin, des mécanismes de financement adaptés pourraient les aider à se développer et à investir dans de nouveaux projets.

Hôpital régional El Hadj Amadou Sakhir Ndiéguène : les techniciens supérieurs de santé en grève générale

Les techniciens supérieurs de santé de l’hôpital régional El Hadj Amadou Sakhir Ndiéguène, affiliés au Syndicat Autonome des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SATSUS), ont entamé ce mercredi 26 février 2025 une grève générale de 48 heures. Cette mobilisation fait suite à l’échec des négociations avec le ministère de la Fonction publique sur la régularisation de leur situation administrative.

Le comité exécutif national (CEN) du SATSUS avait pourtant suspendu ses actions le 14 janvier 2025, laissant aux autorités le temps de finaliser le processus de régularisation. Cependant, selon le syndicat, cette attente n’a abouti à aucun engagement concret.

Dans un communiqué, le CEN dénonce « le manque de volonté du gouvernement à adopter le décret validant le versement des techniciens supérieurs dans leurs nouveaux corps d’accueil ». Il rappelle que ces professionnels ont suivi une formation complémentaire sanctionnée par des diplômes d’État en tant qu’administrateurs de soins, administrateurs de services de santé et ingénieurs en biologie médicale. Malgré cela, leur intégration dans leurs nouvelles fonctions tarde à se concrétiser.

À Thiès, la grève a été largement suivie par les techniciens supérieurs de santé, même si un service minimum est assuré pour les urgences. Le secrétaire général de la section SATSUS, Mouhamadou Moustapha Sissoko, a souligné l’impact considérable de ce mouvement sur le fonctionnement de l’hôpital.

« Il n’y aura ni programmes, ni analyses, encore moins d’ophtalmologie ou de kinésithérapie », a-t-il déclaré à la presse, précisant que plusieurs services sont pratiquement à l’arrêt.

Cette paralysie met en difficulté de nombreux patients qui, faute de soins, doivent soit reporter leurs consultations, soit se tourner vers des structures privées souvent plus coûteuses.

Face à l’absence de réponse du gouvernement, le SATSUS envisage déjà de renforcer son mouvement. Si aucune avancée n’est enregistrée d’ici la fin de cette grève de 48 heures, d’autres actions plus radicales pourraient être engagées.

Pour l’heure, les techniciens supérieurs de santé restent déterminés à obtenir gain de cause et appellent les autorités à « prendre leurs responsabilités afin d’éviter une crise prolongée qui mettrait en péril le bon fonctionnement du système de santé ».

Dialogue Etat-syndicat: quelques pistes de réflexion pour les syndicats. (Par Papa Malick Ndour, ancien ministre)

Le premier ministre, en pleine polémique sur la baisse ou non des salaires des agents de la fonction publique, rencontrera demain, jeudi, les partenaires sociaux pour échanger avec eux sur la question salariale. Cependant, à l’Assemblée nationale, le gouvernement semblait avoir bien tranché sur la question ! Selon les termes du premier ministre, «Dans le cadre de l’effort national, un rebasing salarial sera opéré en vue de rendre plus équitables les niveaux de revenu…»

Pour information, le rebasing est un processus qui vise à revoir et à ajuster les salaires, à la hausse ou à la baisse, dans le but d’atteindre une plus grande équité dans le traitement des agents.Toutefois, dans le contexte actuel, marqué par un débat sur la recherche de marges budgétaires sur fond de soi-disant «effort national», il semble que cet ajustement soit également motivé par la volonté de réaliser des économies sur la masse salariale.

Dans ce cadre, il faut que les Sénégalais sachent ceci : ajuster à la baisse, c’est diminuer les salaires de certaines catégories d’agents ! Et ajuster à la hausse, c’est augmenter davantage la masse salariale, ce que le gouvernement n’imagine même pas. Drôle de paradoxe ! Finalement, quel est l’objectif visé ? J’attends du gouvernement qu’il soit plus explicite sur la question devant les syndicats. 

Par contre, si le but visé est de reveiller la vieille lune de la recherche d’équilibre entre les salaires des différentes catégories d’agents, il est important de rappeler ceci aux nouvelles autorités:

1. Je comprends bien que le Chef du gouvernement veuille diminuer les salaires des directeurs et des ministres, mais je vous informe, Ousmane, que cette mesure est populiste et n’aura que peu d’impact sur le déficit. D’après mes simulations, une baisse de 40 % des salaires de vos ministres et de vos DG du secteur parapublic ne te fera pas gagner plus de 3,5 milliards par an, donc un plus de 0,2 % de ton déficit actuel.

2. Les autres corps, soi-disant les plus choyés de l’administration (impôts, trésor, commerce, magistrature…), ne devraient aucunement, sous l’autel du rebasing salarial, subir les affres budgétaires découlant de l’absence de vision de votre régime, ne serait-ce que par hommage au passé syndical de Ousmane Sonko, jadis grand défenseur du corps des inspecteurs des impôts. Les agents des régies financières ne méritent pas qu’on touche à leur salaire «compte tenu de leur contribution inestimable au développement de notre nation», selon les termes du syndicaliste Ousmane Sonko.

3. Nous espérons, pour les corps des enseignants, des agents de la santé et des travailleurs du secteur primaire, que ce rebasing se traduira par une hausse généralisée des salaires, conformément aux multiples promesses formulées par les opposants d’alors devenus gouvernants. Pour ce faire, le gouvernement peut ne point besoin de toucher aux indices de la solde ; il n’a qu’à respecter simplement sa promesse électorale d’indexation des tranches de l’impôt sur le revenu (IR) sur l’inflation devenue galopante depuis. (Je reviendrai sur cette promesse que les Sénégalais peuvent relire à la page 57 du programme de campagne de Pastef et qui, appliquée, augmenterait le salaire de tous les travailleurs, y compris ceux du secteur privé, comme ce fut le cas en 2013).

Bref, je vous conseillerai, M. Le premier ministre, de ne pas toucher aux salaires, de répondre favorablement aux attentes légitimes des secteurs en crise et de négocier un pacte social où la grève ne sera pas la règle, mais où le gouvernement s’engage à arrêter la provocation et la diabolisation des agents de l’administration.

Ce soir, sur la 2stv à partir de 20 h 30mn, je vous ferai des suggestions sur votre décision irréfléchie de vouloir cibler les beneficiaires de la subvention et de vouloir centraliser une bonne partie de la commande publique. Sur ce point, vous risquez de tuer une très grande partie des PME sénégalaises au bénéfice des grosses entreprises qui rafleront désormais toute la commande publique….. Les syndicats sont investis de la mission de defendre le pouvoir d’achat devant le gouvernement…
Bonne journée et bon Mercredi, qu’Allah protége le Senegal !!

Crise dans le secteur des médias : CDEPS et APPEL dénoncent les dérives du ministre de la Communication

La tension monte entre les organisations patronales des médias et le ministre de la Communication du Sénégal. Ce mercredi 26 février 2025, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) ont vivement dénoncé la saisine du ministère de l’Intérieur par le ministre de tutelle pour activer la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et la Division spéciale de la Cybercriminalité (DSC). Une démarche perçue comme une tentative de répression et de criminalisation de l’activité de presse sous couvert de « mesures de régulation ».

Selon CDEPS et APPEL, le processus d’enregistrement des médias a été entaché de nombreuses irrégularités. La première liste de médias « reconnus », suivie d’une seconde liste de médias « conformes », a révélé des failles techniques et des omissions, reconnues même par le ministère de la Communication. Les professionnels du secteur s’interrogent : si cette dernière liste est bien définitive, pourquoi n’a-t-elle pas encore été officialisée par un arrêté ministériel ? Depuis sa publication le 6 février dernier, le flou persiste et alimente les inquiétudes des acteurs du secteur.

De plus, des erreurs graves auraient été relevées par les services du ministère, les membres de la Commission d’examen et de validation des entreprises de presse ainsi que les organisations professionnelles des médias. Pourtant, au lieu de rectifier ces anomalies, le ministre de la Communication semble poursuivre un agenda solitaire, au mépris du dialogue et des recommandations issues des Assises nationales des médias.

Les organisations patronales des médias rappellent qu’elles ont toujours soutenu la régulation et la professionnalisation du secteur, notamment à travers la création de la Coordination des Associations de Presse (CAP) en 2016 et leur participation active aux Assises nationales des médias. Cependant, elles dénoncent fermement la gestion autoritaire du ministre de la Communication, qu’elles accusent d’avoir aggravé la crise d’un secteur déjà en grande difficulté.

En effet, la presse sénégalaise traverse une période critique, marquée par des faillites d’entreprises de presse et des licenciements massifs. La précarité des travailleurs s’intensifie, menaçant la viabilité économique des médias et la liberté d’informer.

Face à cette situation préoccupante, CDEPS et APPEL en appellent au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et au Premier ministre pour qu’ils interviennent d’urgence. Malgré les instructions du chef de l’État en faveur d’un « dialogue rénové » avec les acteurs des médias, aucun progrès n’a été constaté. Le ministre de la Communication continue d’ignorer les revendications du secteur et bloque la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales.

CDEPS et APPEL avertissent qu’ils utiliseront tous les moyens légaux pour défendre la liberté de la presse et empêcher ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire. Ils refusent la confiscation des libertés fondamentales et réclament des médias républicains, libres, indépendants et économiquement viables.

Affaire des 125 milliards de la Centif : Amadou Sall dans la tourmente

L’affaire des 125 milliards de francs CFA révélée par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) prend une nouvelle tournure avec l’implication supposée d’Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Selon le journal Libération dans son édition de ce mercredi 26 février, le procureur du Pool judiciaire financier (PJF) a requis le placement sous mandat de dépôt de neuf personnes ainsi que de X, à l’exception de Mamadou Daff, ancien directeur général de la Couverture Maladie Universelle (CMU), impliqué pour un virement suspect de 35 millions de francs CFA.

D’après Libération, Amadou Sall serait éclaboussé en raison de bons de caisse d’un montant total de 10 milliards de francs CFA. Une partie de ces fonds aurait été transférée vers le compte de la société Woodrose Investment Ltd, domicilié à la NSIA. Or, bien que cette entreprise soit officiellement détenue par Ndèye Seynabou Ndiaye, la Centif révèle que cette dernière avait accordé une procuration à Amadou Sall pour la gestion du compte, laissant ainsi supposer qu’il en serait le bénéficiaire économique réel.

Les proches d’Amadou Sall réfutent toute irrégularité et avancent une explication à ces mouvements de fonds. Selon eux, les bons de caisse en question correspondent à la vente d’une parcelle de terrain que Macky Sall aurait offert à son fils aîné en 2014. La transaction aurait été pilotée par Farba Ngom, influent homme politique et proche de l’ancien président, qui est lui aussi visé par le procureur du PJF. Ce dernier aurait joué un rôle clé dans la cession du terrain, ce qui expliquerait les flux financiers entre lui et Woodrose Investment Ltd.

Un proche d’Amadou Sall, cité par Libération, assure que ce dernier « dispose de tous les justificatifs » prouvant l’origine légale des fonds. Toutefois, ces éléments seront désormais examinés par la justice, qui devra établir si les transactions en question relèvent d’une simple opération immobilière ou s’inscrivent dans un schéma de blanchiment d’argent et de détournement de fonds publics.

L’évolution de l’enquête reste incertaine, mais si les charges retenues par le PJF sont confirmées, Amadou Sall pourrait être placé en détention préventive. Cette affaire suscite déjà un vif intérêt au sein de l’opinion publique, d’autant plus qu’elle concerne le fils d’un ancien chef d’État. L’ouverture d’une information judiciaire devrait permettre d’éclaircir les responsabilités des différentes personnes mises en cause.

Médias non conformes : Le ministre de la Communication passe à l’action

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a officiellement saisi son homologue de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, pour engager des mesures fermes contre les médias ne répondant pas aux exigences légales. Cette initiative marque une nouvelle étape dans l’application du Code de la presse, après la publication de la liste définitive des médias en conformité avec la réglementation.

Dans une correspondance datée du 17 février, Alioune Sall a sollicité l’intervention du ministère de l’Intérieur pour la cessation immédiate des activités des médias jugés non conformes. Selon des sources proches du dossier, cette demande a conduit à l’activation de plusieurs organes sécuritaires, notamment la Direction de surveillance du territoire (DST) et la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Ces entités sont désormais chargées de veiller à l’application des décisions prises en matière de régulation médiatique.

Cette démarche du gouvernement vise à assainir le paysage médiatique et à s’assurer que seules les structures respectant les normes légales puissent exercer. Le ministre de la Communication avait déjà mis en garde les acteurs du secteur sur la nécessité de se conformer au Code de la presse, qui encadre les conditions d’exploitation des organes de presse et de diffusion.

Les mesures envisagées pourraient inclure la fermeture de médias illégaux, la saisie de matériel et des sanctions administratives contre les responsables des entités concernées. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de contrôle et de modernisation du secteur de la communication et du numérique au Sénégal.

Cette annonce risque de susciter des réactions au sein du milieu médiatique et de la société civile, certains pouvant y voir une atteinte à la liberté de la presse si les décisions ne sont pas prises de manière transparente. Toutefois, le gouvernement assure que ces mesures visent uniquement à garantir un environnement médiatique réglementé et professionnel, en accord avec les lois en vigueur.

Affaire à suivre, alors que les autorités s’apprêtent à mettre en œuvre ces directives dans les prochains jours.

Dakar : Le chroniqueur Adama Fall relaxé après des accusations de diffusion de fausses nouvelles

Le chroniqueur et membre de l’Alliance Pour la République (APR), Adama Fall, a comparu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar après avoir été poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles. L’affaire remonte à une émission diffusée sur YouTube, où il avait évoqué une prétendue migration de jeunes Sénégalais vers le Qatar contre une somme de 1 500 000 FCFA.

Placé sous mandat de dépôt depuis le lundi 25 février, Adama Fall a été jugé en flagrant délit au tribunal de grande instance de Dakar. Lors de son audition, il a tenu à clarifier ses déclarations, affirmant qu’il assumait l’entière responsabilité de ses propos mais sans intention de nuire.

« J’assume en toute responsabilité mes propos, mais j’avais ni intention de nuire ni de détruire », a-t-il déclaré devant le juge.

Malgré ses explications et ses excuses, le procureur de la République a requis une peine lourde : six mois de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA, estimant que ses propos pouvaient semer la confusion et l’inquiétude au sein de la population.

Le tribunal, après délibération, a finalement décidé de relaxer Adama Fall, rejetant ainsi la demande du parquet. Cette décision a été accueillie avec soulagement par le prévenu et ses soutiens présents dans la salle d’audience.

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la liberté d’expression et des limites de la communication dans l’espace médiatique sénégalais, notamment sur les plateformes numériques comme YouTube. Elle met également en lumière la vigilance des autorités judiciaires face aux contenus susceptibles d’alimenter des polémiques ou de provoquer des troubles sociaux.

Avec la montée en puissance des médias numériques, le Sénégal fait face à un défi majeur : encadrer la liberté d’expression tout en garantissant la véracité des informations diffusées. Ce procès pourrait ainsi relancer le débat sur la nécessité d’un cadre juridique plus strict pour éviter la propagation de fausses nouvelles, tout en préservant le droit des journalistes et chroniqueurs à s’exprimer librement.

Aminata Touré répond sèchement à Macky Sall : « Une provocation à la mémoire des victimes »

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, n’a pas mâché ses mots en réponse à la récente déclaration de l’ex-président Macky Sall sur les potentialités de l’Afrique et son affirmation sur la scène internationale. Dans un message publié sur sa page Facebook, elle a vivement critiqué l’ancien chef d’État, l’accusant de vouloir incarner une voix qui, selon elle, ne lui revient pas.

Aminata Touré, qui a été une proche collaboratrice de Macky Sall avant de devenir l’une de ses opposantes les plus féroces, a jugé sa prise de parole comme une « provocation » à la mémoire des jeunes Sénégalais qui ont perdu la vie sous son régime. « La communication actuelle de Macky Sall est une véritable provocation à la mémoire des 80 jeunes Sénégalais morts sous son régime », a-t-elle déclaré, faisant référence aux nombreuses victimes des violences politiques et répressions enregistrées sous l’ère Sall.

Elle ne s’est pas arrêtée là, enchaînant sur les scandales financiers qui éclaboussent l’ancien pouvoir : « Sans compter les scandales financiers que les Sénégalais découvrent quotidiennement ! La voix de l’Afrique ne saurait être portée par Macky Sall, qui doit rendre des comptes ici et maintenant », a-t-elle martelé.

Depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en mars 2024, plusieurs voix s’élèvent pour demander des comptes à l’ancien régime. Des accusations de corruption, de mauvaise gestion des ressources publiques et de violations des droits humains ont été portées contre l’administration Sall, notamment par des figures de l’opposition et de la société civile.

Aminata Touré, qui s’est éloignée de Macky Sall après avoir dénoncé son refus d’instaurer une gouvernance transparente et démocratique, continue de se positionner comme une fervente critique de l’ancien président. Sa déclaration reflète un climat politique toujours marqué par des tensions et une demande pressante de justice et de reddition de comptes.

Alors que Macky Sall tente de maintenir son influence sur la scène africaine et internationale, il est clair que ses opposants ne comptent pas lui laisser le champ libre. Reste à savoir si les nouvelles autorités donneront suite aux appels à enquêter sur sa gestion du pays.

Arrestation de l’activiste Assane Diouf par la DIC : les détails

Ce mercredi 26 février 2025, les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC) ont procédé à l’arrestation de l’activiste sénégalais Assane Diouf. Selon les informations recueillies par Dakaractu, l’interpellation a eu lieu très tôt dans la matinée. Les raisons de cette arrestation restent pour l’instant floues, aucune communication officielle n’ayant été faite concernant les motifs de cette action.

Assane Diouf est actuellement présenté sur les lieux par les autorités. Connu pour ses prises de position souvent controversées, il a déjà été interpellé à plusieurs reprises par le passé. En janvier 2025, il avait été arrêté par la DIC, bien que les détails de cette interpellation demeurent également peu clairs. 

En 2021, Assane Diouf avait été arrêté par la DIC, à peine un mois après sa libération de prison. Son avocat de l’époque, Me Khoureyssi Ba, avait indiqué que son client avait été interpellé de manière musclée à son domicile. 

Pour l’heure, les autorités n’ont pas fourni de détails supplémentaires sur les motifs de la récente arrestation d’Assane Diouf. Nous continuerons de suivre cette affaire et fournirons des mises à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles.

Me Moussa Diop critique sévèrement la gouvernance de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, n’a pas mâché ses mots contre la gouvernance du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration relayée par le journal L’Indépendance, l’avocat et homme politique a exprimé son inquiétude quant à la situation du pays, allant jusqu’à affirmer qu’il commence à croire « franchement » que le Sénégal est en ruine partout.

Me Moussa Diop rappelle son engagement passé contre l’ancien président Macky Sall, notamment pour le respect de la Constitution. Cet engagement lui avait coûté, selon lui, un limogeage sec et une détention de trois mois. Cependant, celui qui se présentait comme un fervent défenseur du changement semble aujourd’hui désabusé par le nouvel exécutif.

« Apparemment, nous sommes mal barrés par la tortuosité, les reniements spectaculaires, les banalités, et enfin par le défaut de boussole pour trouver la bonne direction afin de sortir le Sénégal du maxi-pétrin économique et financier », a-t-il dénoncé.

Me Diop s’interroge sur la capacité réelle du gouvernement à tenir ses promesses de rupture et de redressement du pays. Pour lui, ce concept semble aujourd’hui vidé de son sens et réduit à un simple slogan creux.

Cette sortie critique intervient alors que le gouvernement Faye-Sonko est sous pression pour répondre aux attentes économiques et sociales des Sénégalais. Alors que le régime actuel continue d’affirmer qu’il travaille sur des réformes structurelles, des voix comme celle de Me Moussa Diop s’élèvent pour remettre en question l’efficacité et la cohérence des mesures prises.

Le débat reste donc ouvert : le Sénégal est-il sur la bonne voie ou s’enfonce-t-il dans une crise plus profonde ?

Paris : Un homme abattu par la police après une attaque au couteau

Un homme en possession de deux couteaux a été abattu par les forces de l’ordre mercredi matin à Paris. Selon les informations de BFMTV, qui cite la préfecture de police, l’individu, assis à un arrêt de bus, a attiré l’attention des policiers avant de se précipiter sur eux, armes en main.

L’incident s’est produit alors que des policiers patrouillaient dans le secteur. En repérant l’homme muni de couteaux, ils ont tenté de l’interpeller. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu n’a prononcé aucun mot avant de se ruer sur les agents. Face à cette menace imminente, les forces de l’ordre ont ouvert le feu, atteignant l’assaillant au thorax.

Après les tirs, les secours sont rapidement intervenus sur place. Un massage cardiaque a été administré dans l’espoir de stabiliser la victime. Cependant, l’homme a succombé à ses blessures avant même l’arrivée des pompiers.

Cet événement dramatique a conduit les autorités à ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque et de la riposte policière. Des investigations sont en cours pour identifier l’homme et établir ses motivations.

L’affaire, relayée par plusieurs médias, dont Anadolu via le journaliste Salim Boussaïd, suscite déjà de nombreuses réactions. L’identité et le profil de l’assaillant, ainsi que les raisons qui l’ont poussé à agir, restent à préciser.

Affaire West African Energy : Samuel Sarr voit une nouvelle demande de libération rejetée

L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Améte Sarr, devra encore patienter derrière les barreaux. Pour la troisième fois, la justice sénégalaise a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. Le juge d’instruction du 8ᵉ cabinet du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, Madjiguène Touré Diène, a une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour une remise en liberté.

Inculpé pour abus de biens sociaux dans le cadre de l’affaire West African Energy, Samuel Sarr est en détention provisoire depuis plusieurs mois. Ses avocats avaient déjà essuyé un premier refus le 5 février 2025, et leur nouvelle tentative du 21 février s’est soldée par un nouvel échec. Selon les informations du journal L’Observateur, le juge a motivé sa décision par l’absence d’évolution notable dans l’instruction et la gravité des faits reprochés.

L’enquête étant toujours en cours, la justice craint que sa remise en liberté ne compromette les investigations, notamment en facilitant une concertation entre les différents protagonistes du dossier. Cette position est également soutenue par le procureur de la République, qui estime qu’une libération provisoire pourrait nuire au bon déroulement de l’instruction.

Malgré cette nouvelle décision défavorable, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas baisser les bras. Ils ont immédiatement interjeté appel, espérant obtenir une révision de la décision devant une juridiction supérieure. Toutefois, au vu de la fermeté affichée par la justice jusqu’à présent, les chances de succès restent incertaines.

En attendant une éventuelle évolution, l’ancien directeur général de Senelec et ex-ministre de l’Énergie reste en détention provisoire, dans l’attente d’un jugement qui pourrait être décisif pour son avenir judiciaire.

Violences conjugales : Le chef du bureau des Cadastres de Pikine en garde à vue

Un scandale judiciaire secoue Pikine. Gaynack Sène, chef du bureau des Cadastres de Pikine et ancien responsable du bureau de Mbour, est en garde à vue depuis 48 heures à la brigade de gendarmerie de la Foire. Il est accusé de violences conjugales sur l’une de ses épouses, qui a porté plainte après avoir subi des agressions physiques ayant entraîné des blessures ouvertes au visage.

D’après les déclarations de la plaignante, l’incident s’est produit le jeudi 20 février 2025, en début de soirée. Elle aurait été violemment frappée par son mari alors qu’elle tentait de corriger leur fille. Après avoir obtenu un certificat médical attestant une incapacité temporaire de travail (ITT) de 6 jours au centre de santé de Yoff, la victime affirme avoir subi une nouvelle agression à son retour au domicile conjugal.

Selon des proches du couple, les violences conjugales étaient récurrentes, mais n’avaient jamais atteint un tel niveau de gravité. La victime aurait déclaré aux enquêteurs que ce n’était « la quatrième fois » que son mari la battait. Cette fois-ci, l’homme lui aurait lancé une menace glaçante : « Je peux te tuer sans que rien ne m’arrive, puisque mes amis sont au pouvoir. » Prise de peur, elle a trouvé refuge chez des parents avant de se rendre à la brigade de gendarmerie de la Foire pour porter plainte le 21 février.

Convoqué par la gendarmerie, Gaynack Sène a d’abord été entendu puis relâché. Mais le lendemain, il s’est présenté à nouveau aux enquêteurs avec un certificat médical attestant une ITT de 5 jours, affirmant avoir été blessé par une morsure de son épouse lors de l’altercation. Cette situation a conduit les autorités à requalifier l’affaire en « coups et blessures volontaires réciproques », une technique souvent utilisée pour inciter les parties à un règlement à l’amiable.

Cependant, cette stratégie n’a pas fonctionné. Face aux preuves accablantes, notamment l’état physique de la victime – avec une arcade sourcilière ouverte et le visage tuméfié – le procureur de la République a ordonné l’arrestation de Gaynack Sène.

Les autorités judiciaires ne se sont pas arrêtées à l’inculpation de l’accusé. Elles ont également ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles Gaynack Sène a obtenu son certificat médical. Un médecin est actuellement sous investigation pour déterminer s’il y a eu une complaisance dans la délivrance de ce document.

En attendant la décision du procureur, le chef du bureau des Cadastres de Pikine reste en détention, illustrant ainsi une volonté de la justice de ne pas laisser l’impunité s’installer dans les affaires de violences conjugales.

Conflit entre Électricité du Rip et l’État du Sénégal : une bataille judiciaire à l’issue incertaine

Le contentieux opposant la société Électricité du Rip (EDR), filiale d’Enco appartenant à Serigne Abdou Sy Al Makhtoum, à l’État du Sénégal a connu un nouveau rebondissement. La Chambre de commerce internationale (CCI) du Tribunal de Paris a rejeté les demandes formulées par l’Agent judiciaire de l’État, ouvrant ainsi la voie à la poursuite de la procédure engagée en 2021 pour rupture unilatérale de contrat.

L’arbitrage international, enclenché par EDR après la résiliation unilatérale de son contrat par l’État, semblait déjà mal engagé pour le gouvernement sénégalais. La situation s’est encore compliquée lorsque la CCI a refusé d’admettre le caractère abusif de la procédure initiée par EDR, un argument central défendu par le cabinet Lazareff Le Bars, représentant l’État du Sénégal.

Selon L’Observateur, les tentatives des avocats de l’État de faire supporter à EDR les frais d’avocats engagés par le Sénégal ont été rejetées. De plus, la stratégie de non-paiement de la quote-part des frais d’arbitrage par l’Agent judiciaire de l’État a été sévèrement critiquée par le Tribunal arbitral. En effet, bien que l’État ait refusé de payer sa part des 157 millions FCFA (environ 260 000 USD), il a débloqué près de 3 milliards FCFA pour financer les honoraires de ses avocats et experts.

Ce différend trouve son origine dans la politique d’électrification rurale adoptée par l’État sénégalais depuis 2006. Dans le cadre de ce programme soutenu par plusieurs bailleurs de fonds (Banque mondiale, Union européenne, AFD, KFW, BAD…), des concessions avaient été attribuées à des opérateurs privés pour étendre l’accès à l’électricité en zone rurale.

La société EDR avait ainsi obtenu en 2006 une concession de 25 ans pour électrifier la zone Kaolack-Nioro-Fatick-Gossas. Toutefois, en 2016, l’État sénégalais a décidé d’harmoniser les tarifs de l’électricité, réduisant ainsi le coût du kilowattheure pour les usagers ruraux. Une subvention devait alors être versée aux opérateurs privés pour compenser ce manque à gagner, via le Fonds de soutien à l’électricité (FSE).

Or, les ressources du FSE se sont rapidement révélées insuffisantes, privant les opérateurs, dont EDR, des compensations promises. Face à cette impasse financière, le gouvernement a décidé de résilier le contrat liant l’État à EDR, déclenchant ainsi la bataille judiciaire actuelle.

Avec l’arrivée d’un nouvel Agent judiciaire de l’État en mai dernier, une question clé se pose : la nouvelle équipe poursuivra-t-elle la ligne dure adoptée jusqu’ici, ou cherchera-t-elle une issue négociée avec Serigne Abdou Sy Al Makhtoum pour éviter une condamnation potentiellement lourde ?

L’arbitrage devant la CCI est déjà très coûteux pour le Sénégal et les derniers développements ne semblent pas jouer en faveur de l’État. Une conciliation pourrait permettre de limiter les pertes et d’éviter d’autres révélations embarrassantes sur la gestion des finances publiques, notamment concernant les 3 milliards FCFA dépensés en frais d’avocats contre un contentieux de 157 millions FCFA.

Dans un contexte où l’endettement du pays atteint des niveaux préoccupants, ce dossier illustre les tensions entre l’État et le secteur privé, ainsi que les défis persistants de l’électrification rurale au Sénégal.

Les Eléments français au Sénégal organisent un plan social pour leurs employés sénégalais licenciés

Les Eléments français au Sénégal (Efs) mettent en place un plan d’accompagnement pour leurs 162 employés sénégalais, en vue de leur permettre une transition professionnelle après leur licenciement collectif prévu le 1er juillet 2025. Dans ce cadre, un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises seront organisés pour faciliter leur reclassement.

Conformément aux dispositions du droit du travail sénégalais et de la convention collective régissant ces employés, les Efs s’engagent à verser un total de 1,5 million d’euros (soit 982 millions de FCFA) en indemnités légales et complémentaires. Cependant, ces montants ne sont pas encore versés, les négociations étant en cours. Le général de brigade Yves Aunis, en charge du désengagement des Efs, espère qu’un accord définitif sera trouvé d’ici le 15 mars avec l’Inspecteur du travail.

Au-delà des indemnités, le général Aunis insiste sur l’importance d’un soutien actif pour la réinsertion des salariés. Ainsi, les cadres militaires (officiers et sous-officiers) seront mobilisés pour aider les employés dans la rédaction et la mise à jour de leurs CV.

Le Forum des métiers se tiendra le jeudi 6 mars de 9h à 14h au quartier Geille, à Ouakam. Cette initiative vise à mettre en relation les employés concernés avec des entreprises locales et internationales opérant dans plusieurs secteurs :

• BTP et infrastructures

• Menuiserie et plomberie

• Sécurité et prévention

• Transport et mécanique automobile

• Administration, comptabilité et informatique

• Relations clients et commerce

Le général Aunis se dit optimiste quant à la réponse des entreprises et à leur participation à cet événement.

En parallèle du forum, les Efs prévoient, avant la fin du mois de mars, d’organiser des ateliers de formation à la création d’entreprises. L’objectif est d’offrir aux employés une opportunité de reconversion professionnelle, en leur fournissant les outils nécessaires pour lancer leurs propres activités.

Cette vague de licenciements fait suite à la décision du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des Eléments français du territoire sénégalais avant fin 2025. Malgré la situation, l’autorité militaire en charge du dossier tient à garantir une transition la plus douce possible pour les travailleurs concernés.

Macky Sall et d’anciens dirigeants africains plaident pour un allègement global de la dette africaine

Ce lundi 25 février 2025, l’ancien président sénégalais Macky Sall, accompagné de plusieurs anciens chefs d’État africains, a rencontré le président sud-africain Cyril Ramaphosa à Cape Town. L’objectif de cette réunion : plaider en faveur d’un allègement généralisé de la dette africaine afin de favoriser la reprise économique du continent.

Lors de cet entretien, Macky Sall et ses homologues ont mis en avant l’urgence d’une solution durable pour alléger la pression financière qui pèse sur de nombreux pays africains. « En compagnie de collègues anciens Chefs d’État africains, j’ai rencontré ce 25 février 2025 à Cape Town, le président Cyril Ramaphosa, Président du #G20. Ensemble, nous plaidons pour un allègement global de la dette africaine afin de favoriser les conditions d’une relance », a écrit l’ancien président sénégalais sur X (anciennement Twitter).

La dette africaine, qui dépasse 1 000 milliards de dollars selon la Banque mondiale, constitue un frein majeur au développement économique du continent. De nombreux États consacrent une part importante de leurs ressources au remboursement des emprunts contractés auprès de créanciers internationaux, au détriment des investissements dans les infrastructures, la santé et l’éducation.

En tant que président en exercice du G20, Cyril Ramaphosa joue un rôle central dans les négociations internationales sur les questions économiques et financières. L’Afrique du Sud, seul pays africain membre permanent du G20, représente un porte-voix essentiel pour les intérêts du continent dans les grandes instances économiques mondiales.

L’initiative de Macky Sall et des autres anciens dirigeants africains vise à inscrire la question de l’allègement de la dette au cœur des priorités du G20. Ce plaidoyer s’inscrit dans la continuité des discussions entamées depuis plusieurs années sur la restructuration des dettes souveraines des pays en développement, notamment après les impacts économiques dévastateurs de la pandémie de Covid-19.

Si des efforts ont déjà été consentis, notamment avec le Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette, plusieurs observateurs estiment que ces mesures restent insuffisantes. L’Afrique continue de faire face à des taux d’intérêt élevés, à la dépréciation de ses monnaies et à une faible marge budgétaire pour financer son développement.

L’initiative de Macky Sall et de ses pairs pourrait donc relancer le débat au sein du G20 et pousser les créanciers internationaux – notamment la Chine, l’Union européenne et les institutions financières mondiales – à envisager de nouvelles solutions pour alléger le fardeau de la dette africaine.

En attendant des avancées concrètes, cette rencontre marque une étape importante dans la mobilisation des anciens dirigeants africains pour défendre les intérêts économiques du continent sur la scène internationale.

Gambie : Yahya Jammeh exclut un député dissident de son parti et réaffirme son influence politique

L’ancien président gambien Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale depuis 2017, a annoncé l’exclusion du député Bakary Badjie de son parti, l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APCR). Cette décision fait suite à l’annonce par M. Badjie de sa candidature à l’élection présidentielle de 2026.

Malgré son exil forcé après 22 ans à la tête de la Gambie, Yahya Jammeh continue d’exercer une influence sur la politique nationale. Fin janvier, il avait affirmé son intention de reprendre la tête de son parti et de “revenir” sur la scène politique, sans donner plus de précisions. Son dernier message audio, consulté par l’AFP, illustre encore son rôle dans la gestion de l’APCR.

L’exclusion de Bakary Badjie a été annoncée avec “effet immédiat” dès le 24 février. M. Jammeh a justifié cette décision en affirmant qu’aucun membre du parti ne devait “suivre son intérêt égoïste au lieu de travailler pour les intérêts du pays”. Il a également insisté sur la nécessité pour les membres de l’APCR de rester unis et de ne pas privilégier leurs ambitions personnelles.

Bakary Badjie, 40 ans, appartient à une faction dissidente de l’APCR. Son soutien à une proposition de loi visant à lever l’interdiction de l’excision et des mutilations féminines, en vigueur depuis 2015, a suscité des controverses. Ce projet de loi a finalement été rejeté par le Parlement en juillet 2024, mais il a marqué un clivage au sein de la classe politique gambienne.

L’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2026 a probablement contribué à son exclusion du parti, alors que Yahya Jammeh tente de conserver son emprise sur l’APCR.

Pendant que Yahya Jammeh s’accroche à son influence politique, son passé reste une menace pour son avenir. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) soutient la création d’un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis sous son régime.

En 2022, le gouvernement gambien avait approuvé les recommandations d’une commission qui a enquêté sur les atrocités perpétrées sous le régime Jammeh. Soixante-dix personnes, dont l’ancien président lui-même, devraient être poursuivies en justice.

La Gambie, pays de deux millions d’habitants et parmi les 20 nations les moins développées au monde selon l’ONU, reste marquée par les séquelles de la dictature. Alors que l’échéance de 2026 approche, le rôle que jouera Yahya Jammeh dans la politique gambienne continue de soulever des interrogations.

SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 Fillettes de moins de 5ans mutilées

Le 15 février 2025, un drame a eu lieu dans la région de Sédhiou, au Sénégal, où 11 fillettes âgées de cinq mois à cinq ans ont été excisées collectivement dans le département de Goudomp. Cet acte barbare, qui intervient après la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), a suscité une profonde indignation au sein de la communauté nationale et internationale.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ONU Femmes ont immédiatement réagi, exprimant leur consternation face à cette nouvelle violation des droits fondamentaux des filles. Dans un communiqué publié le 21 février 2025, les agences des Nations Unies ont dénoncé cette pratique néfaste qui continue de faire des victimes, malgré les efforts considérables du Gouvernement sénégalais pour éradiquer les MGF.
« Il est difficile de comprendre qu’une violation aussi grave des droits fondamentaux des filles ait lieu dans un pays pionnier dans la lutte contre les MGF », a déclaré Arlette Mvondo, Représentante d’ONU Femmes au Sénégal. Cette condamnation s’ajoute aux nombreuses prises de position des acteurs internationaux qui jugent inacceptable ce retour en arrière, sachant que le Sénégal a été l’un des premiers pays en Afrique à adopter des lois strictes contre les MGF.
Les MGF, en plus des souffrances physiques et des risques mortels qu’elles engendrent, laissent des séquelles psychologiques profondes et irréversibles. Les conséquences peuvent inclure des infections, des complications à la naissance, et une vie marquée par des douleurs chroniques. Mais au-delà des souffrances corporelles, c’est toute la dignité des filles qui est bafouée.
Les Nations Unies rappellent que les MGF portent atteinte aux droits humains les plus fondamentaux, notamment le droit à l’intégrité physique, à la sécurité et à la dignité. « L’excision n’est pas seulement une atteinte à l’intégrité physique des filles, c’est une négation de leur avenir », a insisté Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF au Sénégal.
Les agences de l’ONU appellent le Gouvernement sénégalais à prendre des mesures fermes pour appliquer la loi et pour faire face à l’impunité qui entoure trop souvent ces pratiques. Bien que les autorités sénégalaises aient adopté la loi 99-05, criminalisant l’excision, la pratique continue de se répandre, parfois avec la complicité de certains membres des communautés locales.
Le Sénégal, par l’intermédiaire de ses ministères, de ses collectivités territoriales et de la société civile, a pris des mesures importantes pour lutter contre les MGF, mais des actions plus déterminées sont encore nécessaires pour mettre fin à cette pratique néfaste.
L’UNFPA et l’UNICEF s’engagent à soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de lutte contre les MGF. Ces organisations appellent à une intensification des efforts pour garantir que plus aucune fille ne soit victime de mutilations. À l’approche de l’échéance des Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2030, le Sénégal doit renforcer son engagement pour l’élimination totale des MGF. « Un seul cas est de trop », a averti Tracey Hebert-Seck, Représentante de l’UNFPA au Sénégal.
Le Gouvernement sénégalais doit maintenant intensifier ses efforts pour assurer une application stricte des lois, poursuivre les auteurs de ces actes et renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés, notamment celles où l’excision reste encore une pratique courante.
L’excision collective de ces 11 fillettes est un appel à l’action pour tous les Sénégalais et pour la communauté internationale. Ce crime odieux ne doit pas rester impuni. C’est un combat que nous devons mener collectivement pour garantir un avenir libre de violences pour toutes les filles et les femmes du Sénégal.

Ledakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°406 – 26/02/2025

🔴 GRÈVE DES AGENTS DE LA SANTÉ ET DE L’ENSEIGNEMENT : L’ÉTAT ASPHYXIÉ
🔴 SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 FILLETTES DE MOINS DE 5 ANS MUTILÉES

🔴 SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : 140 LUTTEURS ET 7 PROMOTEURS DANS L’IMPASSE
🔴 ARRÊT DES SUBVENTIONS AUX CLUBS : MASSATA DIACK INTERPELLE LA FSF

Mouvement « Jëf-Citoyens d’Action » : Ousseynou Diallo dénonce les licenciements abusifs et l’absence de validation du rapport de la Cour des comptes

Dans un contexte de crise économique et de turbulences politiques, Ousseynou Diallo, juriste et leader du Mouvement « Jëf – Citoyens d’Action », dénonce avec vigueur les vagues de licenciements abusifs au sein des institutions publiques, l’inquiétante absence de validation du rapport de la Cour des comptes, ainsi que l’illégalité manifeste d’une éventuelle anticipation des élections locales. Plus encore, il s’élève contre la précarité grandissante qui frappe de plein fouet la population sénégalaise, et en particulier les habitants de Hann/Bel-Air, une commune stratégique pour l’économie nationale, mais négligée et privée de la considération et du soutien qu’elle mérite.

Face à l’urgence du chômage et de la précarité, comment interprétez-vous les récentes vagues de licenciements et la réduction des salaires au sein des administrations étatiques ?

L’emploi et le salaire sont des droits fondamentaux, piliers de la dignité humaine. C’est pour cette raison que, sous ma direction, le Mouvement « Jëf-Citoyens d’Action » forme et outille les jeunes pour un emploi durable et encourage l’entrepreneuriat féminin. Les licenciements orchestrés par certains dirigeants sont des manœuvres destructrices, sectaires et intolérables, plongeant nos frères et sœurs sénégalais dans une misère humiliante. Un dirigeant compétent doit privilégier le redéploiement et la réorganisation fonctionnelle au lieu de recourir à des licenciements massifs. Le Président de la République Son Excellence Bassirou Diomaye Faye doit exiger de son Gouvernement qu’il mette un terme aux licenciements abusifs et qu’il engage des réformes profondes pour garantir une politique salariale plus équitable au sein de l’État. Il est impératif de réduire les écarts de rémunération injustifiés entre les fonctionnaires et de supprimer les dispositifs financiers abusifs qui nuisent à notre économie, tels que les fonds politiques ou secrets.

Les programmes de migration professionnelle entre le Sénégal, l’Espagne et le Qatar représentent-ils une solution pérenne au chômage structurel ou ne constituent-ils qu’un palliatif temporaire?

À mon avis, bien que les programmes de migration offrent des opportunités professionnelles temporaires, ils ne constituent pas une véritable solution au chômage structurel au Sénégal. D’ailleurs, le gouvernement en place a toujours refusé de considérer l’émigration des jeunes comme une réponse aux défis socio-économiques du pays, privilégiant plutôt leur rétention pour contribuer au développement national. Cette contradiction illustre une politique hésitante. En tout cas, les programmes de migration permettent d’accéder à des emplois à l’étranger aux causes profondes du chômage au Sénégal, notamment un système éducatif défaillant, un manque de formation adéquate et l’absence d’un véritable secteur industriel. Pour résoudre le chômage structurel au Sénégal, il est crucial de réformer le système éducatif, de développer la formation professionnelle adaptée aux besoins du marché et de favoriser la création d’emplois locaux dans des secteurs clés comme l’industrie et l’agriculture.

Que pensez-vous du dernier rapport de la Cour des comptes ?

La publication d’un rapport non signé par la Cour des comptes soulève effectivement des interrogations légitimes. L’absence de cette formalité cruciale devrait obliger la Cour à fournir une explication officielle par le biais d’un communiqué, afin d’éclairer les Sénégalais sur les raisons de cette omission. En démocratie, il est du droit des citoyens d’exiger des réponses de la part de nos institutions publiques, y compris la Cour des comptes. Sans adhérer aux théories de manipulation des chiffres qui ont été évoquées, je considère qu’il est essentiel de fournir aux Sénégalais une analyse rigoureuse et impartiale de la gestion publique, libre de toute instrumentalisation politique ou suspicion de manipulation, afin de prévenir toute justification de poursuites partiales.

Lors des élections législatives, quelles motivations vous ont conduit à soutenir la liste du parti Pastef, et comment ce choix s’intègre-t-il dans votre vision politique globale ?

Lors des législatives anticipées, nous avons effectivement choisi de soutenir la liste du parti Pastef. Accorder la majorité à une opposition déconnectée des véritables attentes de notre jeunesse et de l’ensemble des Sénégalais aurait conduit à un blocage institutionnel, freinant des réformes cruciales. Pastef partageait notre vision : faire de l’emploi et de la formation des jeunes et des femmes une priorité absolue. En lui apportant notre soutien, nous voulions bâtir une majorité parlementaire forte, porteuse de politiques ambitieuses, capable d’accélérer l’insertion professionnelle et de transformer en profondeur nos institutions. Ce choix était, pour nous, le moteur d’un changement durable, fidèle aux aspirations du peuple sénégalais.

Comment évaluez-vous votre alliance avec le parti Pastef et, plus largement, la gouvernance de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye ?

Notre soutien n’a pas seulement renforcé les rangs du Pastef, il a déclenché une ascension électorale fulgurante. Aujourd’hui, bien que nous restions fidèles à notre objectif de changement durable, nous ne pouvons ignorer notre regret face à la gouvernance actuelle, qui ne répond pas entièrement aux attentes placées en elle. En effet, la gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye révèle une forte tendance à la gestion partisane et opaque. Les appels à l’inclusion ne sont que des illusions, dissimulant un système de nominations partisanes qui trahit l’essence même d’un engagement citoyen sincère. Pendant ce temps, le président prône la Vision Sénégal 2050, exhortant tous les Sénégalais, y compris la diaspora, à bâtir un avenir prospère et juste. Il est par conséquent urgent de briser cette façade et d’exiger une gouvernance réellement ouverte, transparente et efficace.

La récente séance de questions à l’Assemblée nationale, à laquelle a participé le Premier ministre Ousmane Sonko, a-t-elle répondu aux attentes des citoyens ?

J’estime que derrière l’image démocratique de cette séance, ce n’est qu’une mise en scène. L’Assemblée nationale, censée être un contre-pouvoir, était devenue un simple spectacle où les députés ont privilégié questions politiques plutôt que les vrais problèmes des citoyens. Malgré les annonces d’Ousmane Sonko sur le coût de la vie et les finances publiques, les préoccupations des populations sont restées intactes. Ma proposition est qu’il faut créer une plateforme où les citoyens définissent les questions à poser au Gouvernement, que les députés soumettront officiellement, pour rendre l’Assemblée plus en phase avec les préoccupations des populations.

Vous êtes juriste. Quelle est votre analyse juridique et politique face à l’annonce controversée de l’anticipation des élections locales, déplacée de 2027 à 2025 ?

Forcer des élections municipales en 2025 serait non seulement contraire à la loi, mais aussi une démarche inacceptable. Le Code électoral est clair : les élections locales ne peuvent se tenir avant la cinquième année du mandat, soit à partir de fin janvier 2026, avec un calendrier officiel prévoyant même une date au plus tard en janvier 2027. Toute tentative de les avancer relèverait d’une manœuvre politique et ignorerait les réelles préoccupations des Sénégalais. Le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre Ousmane Sonko, ont la responsabilité de respecter scrupuleusement ce calendrier électoral afin de préserver la stabilité et la légitimité des institutions.

La révocation de M. Barthélémy Dias, maire de Dakar, ne plaide-t-elle pas pour une réforme du Code électoral en ce qui concerne les règles d’inéligibilité des élus ?

La révocation de M. Barthélémy Dias, bien que regrettable, s’inscrit dans le cadre de l’application des règles prévues par notre législation. En effet, l’article L.277 du Code électoral dispose qu’en cas d’inéligibilité ou d’incompatibilité, le maire peut être démis de ses fonctions par le représentant de l’État, au même titre que n’importe quel conseiller. Il faut souligner que le maire demeure avant tout un conseiller municipal. Cependant, j’estime qu’il est essentiel de réévaluer certaines des règles d’inéligibilité et d’incompatibilité, afin de qu’elles n’entravent pas l’efficacité de l’action publique. Il devient crucial de réformer ces critères en tenant compte des situations des élus déjà en fonction, tout en veillant à leur offrir une meilleure protection juridique, afin de préserver leur droit à participer pleinement à la vie politique sans risquer des sanctions injustifiées ou à connotation politique.

Face aux débats intenses sur l’abrogation de la loi d’amnistie de mars 2024, quelle position adoptez-vous : son annulation totale ou une révision partielle ?

Plutôt que d’annuler purement et simplement cette loi – une décision qui ne ferait qu’alimenter des tensions déjà vives –, je suis d’avis qu’il est impératif de la repenser en profondeur et avec discernement pour combler les failles de l’impunité. Adoptée en mars 2024 pour apaiser une crise politique aiguë, l’amnistie visait à restaurer la cohésion nationale. Pourtant, certaines de ses dispositions semblent protéger des actes d’une gravité inquiétante. Une révision partielle et ciblée, distinguant clairement les délits politiques des abus intolérables, offrirait un équilibre essentiel entre réconciliation et justice.

Comment jugez-vous le plan d’indemnisation mis en place par le gouvernement sénégalais en réponse aux troubles politiques et aux violences survenues entre 2021 et 2024 ?

Sans la moindre enquête judiciaire ni mesure sérieuse pour identifier les responsables des violences, ce plan d’indemnisation ressemble davantage à manœuvre politicienne déguisée en geste de justice. Pire encore, en excluant arbitrairement de nombreuses victimes, notamment les commerçants ruinés par les pillages, il impose une vision biaisée et partiale de la notion même de victime. Cette désignation partiale des victimes constitue une injustice manifeste, semblant exclusivement bénéficier aux militants de Pastef. Pour garantir justice, une commission indépendante aurait dû enquêter de manière impartiale sur les violences, afin de déterminer les responsabilités et élargir l’indemnisation à toutes les victimes, y compris les commerçants, sur des critères objectifs et transparents.

Plusieurs organisations soutiennent la réforme du Code de la famille au Sénégal, notamment sur la « puissance paternelle ». Quels sont les principaux obstacles à cette réforme, selon vous ?

L’article 277 du Code de la famille accorde l’autorité parentale exclusivement au père durant le mariage, un principe aujourd’hui contesté pour rendre une certaine justice aux femmes et aux enfants. A mon avis, une collaboration entre juristes, leaders religieux et société civile est la clé pour créer un cadre légal équilibré. En attendant une réforme législative, les juges devraient, en cas de divorce, permettre au parent gardien, souvent la mère, de prendre certaines décisions pour l’enfant et dans son intérêt sans l’accord systématique du père.

En tant que plus jeune candidat de la présidentielle 2024, quelles ambitions nourrissez-vous pour les prochaines échéances électorales, notamment au niveau local ?

Je refuse de voir le Sénégal s’enliser dans la médiocrité, où la jeunesse, les femmes et nos aînés sont étouffés par une politique politicienne stérile. C’est cette révolte qui m’a poussé à briguer la présidence, mais je crois que le changement commence localement. À Hann/Bel-Air, je veux accomplir ce que Babacar Mbengue n’a pas fait en 20 ans.

Hann/Bel-Air, qui porte 70% du tissu industriel du pays et génère une part substantielle de la richesse nationale, est négligée. Les jeunes et les femmes manquent d’opportunités, faute d’emplois, de formations et de financements. C’est une forme de « paradoxe économique ». Face à cette injustice, nous avons formé des alliances stratégiques, notamment avec le parti Natangué Askan Wi, pour apporter des solutions concrètes et transformer la réalité locale.

Propos recueillis par Sophie Loraine Ba

Suspension du lotissement Hangar Pèlerin : Un collectif se forme pour contester la décision

Un collectif d’habitants et de détenteurs de titres fonciers réguliers du lotissement Hangar Pèlerin a récemment vu le jour pour contester la suspension de ce lotissement, décidée par les autorités sénégalaises. Ces propriétaires légaux ont exprimé leur mécontentement face à cette décision qui, selon eux, met en péril leurs droits de propriété.

Le collectif rappelle que ses membres ont acquis leurs terrains dans les règles de l’art, en se conformant aux procédures administratives en vigueur et en obtenant tous les documents nécessaires auprès des autorités compétentes. Ces actes ont été validés par la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD), dont la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) fait partie.

Dans un communiqué diffusé par Ledakarois, les membres du collectif insistent sur le fait qu’ils ont scrupuleusement respecté les démarches administratives requises pour l’acquisition de leurs terrains. Ils rappellent également qu’ils ont payé le prix pour ces parcelles, souvent au prix de sacrifices importants, et qu’ils ont soumis les documents demandés, y compris les baux, notifications, états de droits réels et autorisations de construire, à la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS), conformément aux instructions des autorités.

Certains membres ont même reçu leur quitus, un document officiel qui leur permet de continuer leurs projets immobiliers. Cependant, la suspension provisoire de certaines parties du lotissement Hangar Pèlerin, décidée par le nouveau directeur général des impôts et des domaines, a pris ces propriétaires par surprise. Cette décision a été mal comprise par le collectif, qui considère que les démarches administratives et les titres de propriété ont été validés en toute légalité.

Le collectif, composé de plusieurs propriétaires, entend maintenant contester cette suspension en exerçant toutes les voies légales à leur disposition. Leur objectif principal est de récupérer leurs terrains et de pouvoir poursuivre leurs projets immobiliers. Ils estiment qu’ils ont agi en toute légalité et qu’il est injuste que la décision de suspension remette en cause des démarches validées par les autorités compétentes.

Le collectif prévoit de poursuivre son combat pour la régularisation de la situation et la reprise des activités liées à leurs acquisitions foncières. Les membres appellent à une réévaluation de la décision et à un respect des droits de propriété de tous les détenteurs légaux de terrains dans le lotissement Hangar Pèlerin.

La suspension du lotissement Hangar Pèlerin soulève des questions importantes sur la gestion foncière et les processus administratifs liés à l’attribution des terrains au Sénégal. Le collectif des propriétaires contestataires cherche à faire valoir ses droits en justice et à obtenir une clarification sur les raisons de cette décision, qu’ils jugent injustifiée et préjudiciable.

Vers une réforme du Conseil National de la Jeunesse : Un conseil consultatif des jeunes pour renforcer la représentativité

Ziguinchor, Samba Gare, directeur de la vie associative au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, a annoncé une réforme majeure du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) visant à le transformer en un conseil consultatif des jeunes. Cette réforme, qui touche la tranche d’âge des 18 à 35 ans, a pour objectif de permettre une meilleure prise en compte des recommandations et des avis des jeunes à travers le pays.

Samba Gare a précisé que ce modèle réformé partirait de la commune pour atteindre le niveau national, avec un principe fondamental d’équité territoriale. Chaque commune, département et région du Sénégal, quelle que soit sa démographie, sera considérée sur un pied d’égalité dans cette nouvelle structure. « Nous ne considérons pas la démographie comme un point de référence. Le découpage administratif fait que toutes les communes se valent, tous les départements sont à égal dignité, et toutes les régions aussi », a-t-il souligné.

L’objectif est d’assurer une représentativité nationale inclusive, en offrant également aux mouvements associatifs d’envergure nationale la possibilité d’avoir leurs représentants dans ce nouveau conseil.

La réforme du CNJ s’inscrit dans un contexte où l’ancien format associatif a montré ses limites, notamment en matière de représentativité et d’efficacité. Selon Samba Gare, « le format de la représentativité associatif a montré ses limites. Aujourd’hui, le Conseil national de la jeunesse a montré que si nous voulons reconstruire ce conseil en nous basant sur ce format, nous risquons d’avoir le même problème ». Il a ajouté que la nouvelle réforme mise sur un format de désignation et de représentativité plus adapté aux besoins actuels des jeunes.

La rencontre à Ziguinchor a permis aux différents acteurs du secteur de la jeunesse de réfléchir ensemble sur les modalités de cette réforme. Le gouverneur de la région, Alsény Bangoura, qui a présidé la rencontre, a précisé que l’objectif était de réfléchir sur les critères d’élection des représentants, les conditions d’organisation et de fonctionnement du futur conseil consultatif des jeunes.

Bangoura a insisté sur l’importance de la concertation avec l’ensemble des acteurs jeunesse pour identifier les besoins réels et assurer la mise en place d’un modèle adapté. Des recommandations ont notamment été formulées sur la représentativité et l’équité territoriale, ainsi que sur les modalités d’élection, telles que le choix entre un jeune issu d’une association ou un jeune de la population en général.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de permettre à chaque acteur de la jeunesse, qu’il soit issu de la société civile, d’un mouvement associatif ou d’une organisation politique, de donner son avis sur la réforme en cours. En ce sens, le comité régional de développement a offert une plateforme de débat et de réflexion pour s’assurer que la nouvelle structure du Conseil Consultatif des Jeunes soit réellement représentative des aspirations des jeunes Sénégalais.

La transformation du Conseil National de la Jeunesse en un Conseil Consultatif des Jeunes marque un tournant dans la manière dont les jeunes sont impliqués dans les décisions nationales. Avec l’objectif d’assurer une plus grande représentativité et équité territoriale, cette réforme vise à renforcer l’influence des jeunes dans la prise de décisions qui les concernent. Le processus de concertation en cours devrait permettre de créer une structure qui réponde aux attentes des jeunes et participe activement à leur développement social, économique et politique.

Alexis SAGNA

Logements sociaux : « 12 projets retenus, 18.000 ha dont 4.000 sécurisés et 20 promoteurs triés sur le volet » (Moussa Bala Fofana)

Le logement reste l’une des préoccupations majeures des Sénégalais, et constitue un enjeu stratégique pour les autorités du pays. En effet, les dépenses liées au logement, notamment le loyer, représentent jusqu’à 54% du budget d’un ménage. Face à cette réalité, il devient impératif de mettre en place des solutions durables pour répondre à la demande croissante en logements. C’est dans cette optique que le Programme National d’Accès au Logement et de la Rénovation Urbaine (PNALRU) a été lancé, visant à mobiliser le secteur bancaire pour faciliter l’accès au logement et stimuler le développement du crédit habitat.

Lors de la cérémonie de lancement du programme, présidée par le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, en présence des acteurs du secteur bancaire et d’autres parties prenantes, l’importance de structurer le programme a été soulignée. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une collaboration entre plusieurs ministères et acteurs clés, notamment ceux du secteur bancaire, des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), des assureurs, et d’autres. « Nous sommes conscients que le continent est confronté à des défis liés à la résorption du déficit en logements, et qu’ensemble, nous devons conjuguer nos efforts », a affirmé le ministre.

Le PNALRU s’inscrit dans une démarche à moyen et long terme, avec l’objectif de combler le déficit en logements et de garantir l’accès au logement pour tous. Ce programme se projette sur une période de dix ans, avec un objectif ambitieux : construire 500.000 logements pour répondre aux besoins urgents des citoyens.

Pour 2025, le gouvernement a déjà identifié 12 projets de logements, avec des sites et des promoteurs déjà sélectionnés. Ces projets sont répartis sur 18.000 hectares de terrain, dont 4.000 hectares sont déjà sécurisés. Le ministre Moussa Bala Fofana a précisé que la pose de la première pierre de ces projets devrait être actée cette année. « Nous avons sélectionné 20 promoteurs qui seront chargés de mener à bien ces projets », a-t-il ajouté.

Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de suivre l’ensemble de la chaîne de production du logement, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la remise des clés aux bénéficiaires. Il a insisté sur la nécessité de prendre en compte les difficultés rencontrées par chaque acteur pour mieux répondre aux besoins réels et à la réalité du terrain.

L’ambition du gouvernement sénégalais est de répondre efficacement à la demande de logements tout en permettant un développement urbain harmonieux. La sélection rigoureuse des promoteurs et la sécurisation des terrains visent à garantir la réussite des projets et à minimiser les risques. Le rôle du secteur bancaire, ainsi que celui des SFD et des assureurs, est crucial pour la mobilisation des fonds nécessaires à la réalisation de ces projets ambitieux.

Le ministre Fofana a conclu en soulignant que la réussite du PNALRU dépend de l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les autorités locales et les citoyens. « Il est essentiel de travailler ensemble pour transformer ce défi en opportunité, et garantir à chaque Sénégalais un accès à un logement décent », a-t-il déclaré.

Avec la mise en œuvre de ce programme, le Sénégal ambitionne de résoudre une partie de son déficit en logements, un défi qui a des répercussions sur de nombreuses familles et qui freine le développement du pays. Les 12 projets de logements, accompagnés d’une stratégie de financement solide et de la sélection de promoteurs compétents, marquent une avancée importante dans la réalisation de ce grand chantier national. Le suivi rigoureux de l’ensemble du processus, de la construction à la remise des clés, sera essentiel pour assurer le succès de cette initiative qui devrait transformer le paysage urbain sénégalais dans les années à venir.

Abdou Mbow, Député du Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal : « Monsieur le Premier Ministre, la paix n’est pas un spectacle ! »

« La paix a besoin de discrétion et d’humilité. Les blessures causées par des années de conflit entre Sénégalais méritent un autre type de baume cicatrisant, que celui de la prétention qui parade et gesticule pour injurier l’avenir.
 
Il est dit : « Le Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont conclu un accord ce dimanche 23 février 2025 à Bissau, consolidant les acquis notés ces dernières années ». Que nenni !
 
La vérité est plus prosaïque, et elle nous est transmise par le Bureau d’Information et de la Communication du gouvernement sénégalais (BIC-GOUV), qui relate que « le texte paraphé sous l’égide du Président Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló est une suite de l’accord signé en août 2022, par le gouvernement sénégalais avec César Atoute Badiate, chef de la troisième faction (Front Sud), qui s’était engagée à déposer les armes ».
 
Monsieur le Premier Ministre, un peu de retenue, sinon de tenue, simplement.
D’abord je vous fais part de mon étonnement au sujet d’un Premier Ministre du Sénégal qui effectue un déplacement hors du pays pour brandir un accord avec le MFDC devant les caméras, sans même avoir l’élégance patriotique de nous renseigner sur la nature de l’accord qu’il a signé, si tant est qu’il y en a eu un.
 
Il est de ma responsabilité de parlementaire et de citoyen de demander la publication de l’accord en question, tout en vous abjurant par respect pour les Sénégalais que vous êtes en responsabilité de gouverner, de ne plus politiser le conflit en Casamance qui a toujours été traité avec diplomatie et responsabilité.
 
Monsieur le Premier Ministre, l’Histoire nous enseigne enfin que la Paix est par essence…fragile. »

Plainte en diffamation : Omar Dramé attendu à la DIC demain mercredi

Omar Dramé, secrétaire général du Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, est attendu demain, mercredi 26 février 2025, à la Division d’investigation criminelle (DIC) suite à une plainte pour diffamation déposée par la directrice du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience. Cette plainte fait suite à un communiqué publié le 16 février 2025 par l’intersyndicale des travailleurs, un communiqué rapporté par le journal Sud Quotidien.

Le document en question, signé par 44 agents en cessation d’activités au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, remettait en cause la légitimité du Conseil d’administration du ministère. Plus précisément, il dénonçait la décision de ce conseil de valider le recrutement de dix travailleurs, qui ont ensuite été licenciés. Ce communiqué a été perçu comme une atteinte à la réputation du Conseil d’administration, ce qui a conduit à la plainte en diffamation.

La directrice du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience, partie prenante de cette affaire, a estimé que les accusations contenues dans le communiqué étaient fausses et nuisibles à son image ainsi qu’à celle des autres membres de l’administration. Cela a donc conduit à une action en justice pour diffamation, accusant les auteurs du communiqué d’avoir porté atteinte à leur dignité et à leur honneur.

Omar Dramé, de son côté, est resté ferme dans sa position. Selon lui, cette plainte n’est qu’une tentative de faire taire le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, mais il est convaincu que cette procédure judiciaire est vouée à l’échec. Lors d’une interview, il a précisé qu’ils ne se laisseraient pas intimider et continueraient à défendre les travailleurs qu’ils estiment injustement licenciés.

Le Collectif, qui se décrit comme une organisation syndicale œuvrant pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, insiste sur le fait qu’ils ne cesseront pas leur combat, même face à des menaces judiciaires. Selon Dramé, leur objectif reste de soutenir les travailleurs qui ont perdu leur emploi, qu’ils considèrent comme victimes d’une décision injustifiée.

Les 44 agents du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines concernés par cette situation avaient été mis en cessation d’activités, et leur licenciement a été un point de friction majeur entre les syndicats et l’administration. Ce groupe a exprimé ses frustrations face à ce qu’ils considèrent comme une gestion injuste de la part du Conseil d’administration, et a vu dans la signature du communiqué une manière de dénoncer cette situation.

Le communiqué de l’intersyndicale dénonçait non seulement la manière dont ces licenciements avaient été effectués, mais aussi la gestion globale de la situation par le ministère, remettant en question la transparence et la légitimité des décisions prises. Cette position a exacerbé les tensions entre les agents licenciés, le syndicat et les autorités administratives.

La convocation d’Omar Dramé à la DIC pour répondre à la plainte en diffamation pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement sur cette affaire spécifique, mais aussi sur les relations entre les syndicats et les autorités gouvernementales. Si la procédure judiciaire aboutit à une condamnation, cela pourrait dissuader d’autres syndicats ou organisations de défendre publiquement des travailleurs licenciés, de peur de faire face à des accusations de diffamation.

En revanche, si l’affaire est jugée en faveur du Collectif, cela pourrait envoyer un message fort sur la liberté d’expression des syndicats, ainsi que sur le droit de défendre les intérêts des travailleurs, même lorsque ces derniers sont en conflit avec les décisions prises par les autorités administratives.

Cette affaire de diffamation met en lumière les tensions existantes entre les travailleurs de l’administration publique et les autorités, en particulier dans le cadre des licenciements jugés injustes par les syndicats. Omar Dramé et le Collectif des agents de l’administration sénégalaise ont juré de continuer à défendre les travailleurs qu’ils estiment lésés, malgré les obstacles juridiques et les pressions externes. Le dénouement de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour la relation entre les syndicats, les travailleurs et le gouvernement sénégalais.

Report des événements de lutte : 140 lutteurs et 7 promoteurs impactés par la décision du CNG

Le monde de la lutte sénégalaise traverse une période difficile après la décision prise par le ministère de l’Intérieur de suspendre la couverture sécuritaire des arènes de lutte jusqu’au 1er mars 2025. Cette décision, qui fait suite aux violences survenues lors du combat entre Franc-Ama Baldé et Babacar Diagne le dimanche 16 février 2025, a un impact majeur sur plusieurs acteurs du secteur.

Au total, ce sont 140 lutteurs qui sont affectés par cette suspension. Ces lutteurs étaient engagés dans des compétitions prévues sur les sept journées concernées par la mesure. Chaque journée devait réunir environ 10 lutteurs, soit un total de 70 lutteurs par semaine. Les compétitions avaient déjà été programmées, et plusieurs lutteurs avaient reçu des avances sur leurs cachets, anticipant ainsi la concrétisation de leurs contrats.

« Les lutteurs étaient déjà prêts, les organisateurs avaient tout préparé et, malheureusement, cette décision nous affecte gravement. Ce sont 140 lutteurs, chacun ayant son engagement, qui sont désormais dans l’incertitude », a déclaré Ousseynou Laye Dieng, membre du groupe des « Petits promoteurs ». Ces lutteurs se trouvent dans une situation précaire, les privant non seulement de leurs compétitions, mais aussi de leurs revenus pour les mois à venir.

Les promoteurs ne sont pas épargnés par cette décision. Au nombre de sept, ces acteurs clés de l’organisation des événements de lutte voient leurs projets suspendus. Ils avaient prévu d’organiser plusieurs combats et avaient investi temps et argent dans la préparation des événements. La suspension de la couverture sécuritaire a rendu impossible l’organisation des compétitions, et cela a un lourd impact sur leur activité économique.

Ces promoteurs, souvent appelés « petits promoteurs », ont exprimé leur mécontentement face à cette situation, soulignant que leurs investissements sont désormais en péril. Beaucoup d’entre eux comptaient sur ces événements pour maintenir leur activité dans un secteur déjà fragile économiquement.

Cette suspension de la couverture sécuritaire est une réponse directe aux violences survenues après le combat entre Franc-Ama Baldé et Babacar Diagne, qui ont entraîné la mort de ce dernier. Un événement tragique qui a choqué toute la communauté de la lutte, incitant les autorités à revoir les dispositifs de sécurité autour des combats.

Le ministre de l’Intérieur a justifié cette décision en soulignant la nécessité d’assurer la sécurité des lutteurs, du public et des organisateurs, afin d’éviter d’autres incidents tragiques. Selon le ministre, cette suspension vise à renforcer les mesures de sécurité et à instaurer des protocoles plus stricts pour encadrer les événements de lutte.

Alors que la lutte occupe une place essentielle dans la culture sénégalaise, il devient urgent de trouver un équilibre entre la sécurité et la reprise des compétitions. Les autorités sénégalaises ont promis de travailler en étroite collaboration avec les acteurs du milieu pour définir des normes de sécurité plus strictes tout en permettant aux lutteurs et aux promoteurs de reprendre leurs activités dans des conditions sûres.

Les lutteurs et les promoteurs espèrent que des solutions concrètes seront rapidement mises en place afin de relancer les compétitions sans compromis sur la sécurité. Le ministère de l’Intérieur a précisé qu’il allait intensifier ses efforts pour améliorer les conditions de sécurité et éviter de nouveaux drames dans l’avenir.

La lutte sénégalaise, une fierté nationale et un secteur qui emploie des milliers de personnes, reste un pilier du paysage sportif et culturel du pays. En attendant une solution durable, les acteurs du secteur devront faire face à une pause imprévu, qui pourrait affecter leur carrière et leurs finances.

Le secteur de la lutte sénégalaise se trouve donc à un tournant. Les lutteurs et les promoteurs sont dans l’attente de mesures compensatoires et de solutions à long terme. Le gouvernement, de son côté, assure qu’il met tout en œuvre pour garantir un environnement sûr pour les compétitions futures. En attendant, la communauté de la lutte reste mobilisée, avec l’espoir que ce secteur pourra rapidement retrouver son dynamisme et sa popularité.

Crise dans le secteur de la santé : Le SATSUS décrète une grève générale les 26 et 27 février

Le Syndicat Autonome des Techniciens Supérieurs de Santé (SATSUS) a annoncé un mouvement de grève générale pour les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025, en réponse à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications. Cette mobilisation vise à exiger la régularisation administrative des techniciens supérieurs de santé, un problème qui dure depuis plusieurs années.

Le SATSUS dénonce le retard dans l’adoption du décret d’application relatif au statut des techniciens supérieurs de santé, un texte pourtant essentiel pour clarifier leur situation professionnelle. Selon le syndicat, l’absence de ce décret bloque la progression de carrière de nombreux agents, crée des injustices dans la grille salariale et limite l’accès aux formations et promotions.

« Cela fait trop longtemps que nous attendons des réponses concrètes. Nos collègues sont laissés dans une précarité administrative qui impacte non seulement leur motivation, mais aussi la qualité des services de santé fournis à la population », a déclaré un porte-parole du syndicat.

Les membres du SATSUS dénoncent également des conditions de travail de plus en plus difficiles, avec un manque criant de matériel, des effectifs insuffisants et une charge de travail excessive. Cette frustration a atteint un point critique, poussant le syndicat à durcir le ton et à organiser ce mouvement de grève nationale.

Dans plusieurs hôpitaux et centres de santé, la grogne monte parmi les techniciens supérieurs qui se sentent marginalisés par l’administration et peu considérés par les autorités sanitaires.

« Nous sommes des acteurs essentiels du système de santé, mais nous sommes traités comme de simples figurants. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités », a martelé un technicien en radiologie en poste à l’hôpital de Grand-Yoff.

Le SATSUS n’exclut pas un renforcement des actions de protestation si les autorités continuent d’ignorer leurs demandes. Une extension de la grève à une durée illimitée ou des sit-in devant le ministère de la Santé font partie des options envisagées si aucune solution rapide n’est trouvée.

En attendant, les patients risquent de subir les conséquences de cette paralysie du secteur, car de nombreux services hospitaliers dépendent des techniciens supérieurs de santé pour le bon fonctionnement des soins.

Crise universitaire : Le SAES maintient la grève et refuse toute négociation sur la réversion des pensions

Le bras de fer entre le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) et le gouvernement se poursuit, avec en toile de fond un point de discorde majeur : la réversion des pensions. Dr Yankoba Seydi, porte-parole du SAES, a affirmé que le syndicat ne transigera pas sur cette question, malgré une rencontre prévue avec les autorités ce mardi.

Le mouvement de grève décrété par le SAES se prolongera au moins jusqu’au mercredi 26 février 2025, en attendant l’issue des discussions avec le gouvernement. Selon Dr Seydi, le syndicat reste ouvert aux négociations sur plusieurs revendications, mais refuse catégoriquement tout compromis sur la réversion des pensions.

« Tout est négociable dans les différents points de revendication sauf un point. Ce point-là, il n’est pas négociable », a-t-il martelé. Il a également rappelé que le secrétaire général du SAES et les membres du bureau national ont déjà acté cette position et ne comptent pas revenir dessus.

La réversion des pensions, qui permet aux conjoints survivants de bénéficier d’une partie des pensions de retraite des enseignants, constitue un enjeu central pour les syndicalistes. Le SAES redoute une réforme qui pourrait réduire ces droits ou les rendre conditionnels, fragilisant ainsi la protection sociale des enseignants et de leurs familles.

Alors que les négociations restent ouvertes, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, a exprimé sa déception face à l’enlisement de la situation. Il regrette que le dialogue entre les parties ne soit pas suffisant pour éviter le recours aux grèves.

« Il est regrettable que des grèves soient décrétées alors que le dialogue entre les parties n’a jamais été rompu », a-t-il déclaré, appelant à plus de flexibilité de la part des syndicats pour trouver un terrain d’entente.

Malgré cet appel à l’apaisement, les enseignants du supérieur restent fermes. Pour eux, la réversion des pensions n’est pas un simple point de négociation, mais un droit fondamental qui garantit une sécurité financière aux familles des enseignants en cas de décès.

La prolongation de la grève du SAES risque de paralyser les universités publiques et d’affecter le bon déroulement du semestre académique. Déjà perturbé par d’autres tensions sociales, le secteur de l’enseignement supérieur fait face à des blocages qui compromettent la continuité pédagogique.

Ziguinchor : Les ex-agents du programme ISMEA entament une grève illimitée pour réclamer leurs salaires

Les anciens agents du programme Investir sur la Santé de la Mère, de l’Enfant et de l’Adolescent (ISMEA) ont décidé d’entamer une grève illimitée à partir de ce mercredi 26 février 2025. L’annonce a été faite sur les ondes de la RFM, où ils ont dénoncé le non-paiement de leurs salaires malgré des contrats signés depuis novembre 2024 et effectifs depuis janvier 2025.

Dr Ousmane Djiba, médecin généraliste et porte-parole des grévistes, a exprimé l’exaspération des agents qui, selon lui, n’ont toujours pas perçu leurs salaires du mois de janvier. « Jusqu’à ce lundi 24 février 2025, nous n’avons pas reçu nos salaires, alors que nous avons signé nos contrats et que nous exerçons depuis le début de l’année », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’hôpital de la paix de Ziguinchor.

Le programme ISMEA, mis en place pour renforcer les ressources humaines dans les régions à fort déficit sanitaire, avait permis le recrutement de 889 agents de santé qualifiés pour intervenir dans des localités comme Kaffrine, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. Cependant, après leur intégration au sein du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS), ces agents font face à des retards de paiement qui compromettent leur travail et leur quotidien.

Dr Djiba a rappelé que ces agents de santé travaillent dans des conditions particulièrement difficiles, notamment en brousse et dans des zones reculées, où ils jouent un rôle crucial dans l’accès aux soins. « Nous ne pouvons pas continuer à exercer nos missions sans recevoir nos salaires. Beaucoup d’entre nous se retrouvent dans des situations précaires alors que nous avons fait le choix de servir dans des localités où le besoin est le plus criant », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, la grève illimitée a été décrétée comme seule option pour se faire entendre. « Nous allons arrêter le travail tant que nos revendications ne seront pas prises en compte. Cette grève est un cri d’alarme lancé aux autorités pour qu’elles agissent rapidement et règlent cette injustice », a insisté le porte-parole.

Ce mouvement de protestation pourrait avoir des conséquences sur la prise en charge des patients, notamment dans les structures sanitaires des régions concernées. Pour les agents en colère, la responsabilité incombe aux autorités, et il est impératif que le gouvernement et le MSAS trouvent une solution rapide afin d’éviter une détérioration de la situation sanitaire dans ces zones déjà vulnérables.

Guy Marius Sagna interpelle l’État sur le financement des dynamiques LGBTQ+ par l’ambassade du Canada

Le député Guy Marius Sagna a saisi officiellement le gouvernement sénégalais ce mardi à travers une question écrite portant sur les financements accordés par l’ambassade du Canada à des initiatives qu’il qualifie de « dynamiques LGBT » au Sénégal. Selon lui, ces fonds, notamment issus du programme des Fonds Canadiens d’Initiatives Locales (FCIL), soutiennent des projets contraires aux valeurs et à la conception sénégalaise de la diversité.

Dans sa correspondance, le parlementaire souligne que les priorités thématiques du Canada au Sénégal incluent des volets tels que la gouvernance inclusive et la diversité, y compris la communauté 2ELGBTQI+. Pour lui, ce positionnement traduit une volonté d’ »impérialisme culturel » qui tente d’imposer au Sénégal des modes de vie étrangers à ses valeurs sociétales.

Guy Marius Sagna exhorte ainsi le gouvernement du Sénégal à rappeler à l’ordre l’ambassade du Canada et à lui signifier clairement les limites de son action dans le pays. Il estime que la coopération internationale doit se faire dans le respect des principes et valeurs du Sénégal et non selon les conditions imposées par les partenaires étrangers.

Il rappelle notamment que le Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà mis en garde contre les « velléités extérieures de nous imposer l’importation de modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs », et demande que cette position soit réaffirmée face aux actions de l’ambassade canadienne.

Dans sa déclaration, le député de Pastef s’appuie sur un parallèle avec une déclaration du Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui avait affirmé aux États-Unis : « Vous ne pouvez pas prendre notre pays — et vous ne pouvez pas prendre notre sport. » Guy Marius Sagna reformule cette phrase en demandant à l’ambassade du Canada de comprendre que « le Canada ne peut pas prendre notre Sénégal — et ne peut pas prendre l’esprit de notre peuple. »

Moustapha Guirassy plaide pour une intégration renforcée des langues nationales dans l’éducation

L’UNESCO a célébré, ce lundi 24 février, la Journée internationale de la langue maternelle lors d’une rencontre organisée à son siège à Paris. À cette occasion, le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a pris la parole pour insister sur l’importance de l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs, notamment en Afrique.

Dans son intervention, il a mis en lumière les défis liés à l’apprentissage dans une langue étrangère, expliquant que « la langue dans laquelle l’enfant est éduqué peut constituer une barrière importante ». Selon lui, l’éducation dans une langue que l’enfant comprend dès son jeune âge favorise la réussite scolaire et renforce l’inclusion sociale.

Le Sénégal a entamé une réforme visant à intégrer progressivement les langues nationales dans le système éducatif. Pour Moustapha Guirassy, cette politique ne se limite pas à la préservation du patrimoine culturel, mais constitue un véritable levier pour améliorer la qualité de l’enseignement et réduire les inégalités. « Les langues nationales ne sont pas de simples outils de communication, elles sont un vecteur essentiel pour l’appropriation du savoir et un facteur clé du développement durable », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que plusieurs études ont démontré que les élèves ayant bénéficié d’une éducation dans leur langue maternelle au cours des premières années scolaires obtiennent de meilleurs résultats académiques et développent plus aisément des compétences en langues étrangères par la suite.

Moustapha Guirassy a profité de cette tribune pour réitérer l’engagement du Sénégal à promouvoir les langues locales. Il a plaidé pour une collaboration renforcée entre les pays africains et les institutions internationales afin d’accélérer la mise en œuvre de politiques linguistiques inclusives dans l’éducation.

Autosuffisance laitière : le Sénégal réceptionne 1 307 vaches pour booster la production locale

Un navire transportant 1 307 vaches en provenance de France a accosté lundi au mole 1 du port autonome de Dakar. Ce débarquement s’inscrit dans le cadre du programme ANIPL 5B, porté par l’Association Nationale pour l’Intensification de la Production Laitière (ANIPL), visant à renforcer la filière laitière nationale et à réduire la dépendance aux importations.

Le cheptel livré comprend 1 250 génisses gestantes et 27 taureaux destinés à améliorer la génétique des troupeaux locaux. En plus des bovins destinés au Sénégal, le navire transportait également des génisses pour la Gambie (27), le Mali (20) et la Guinée-Bissau (12).

Le Sénégal dépense chaque année plus de 100 millions d’euros (environ 65 à 70 milliards de FCFA) en importations de lait. Pour inverser cette tendance, le pays ambitionne de constituer un cheptel de 55 000 vaches et de consacrer 20 000 hectares de terres aux cultures fourragères (sorgho et maïs) destinées à leur alimentation.

Présent lors du débarquement, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba, accompagné de Mme Dr Fatou Diouf, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a souligné l’importance de cette initiative. L’objectif est d’augmenter la productivité laitière nationale et de renforcer le secteur pastoral, qui constitue un levier stratégique pour l’indépendance alimentaire du pays.

Depuis 2017, le Sénégal a réalisé six opérations d’importation de bovins laitiers, permettant d’acquérir 5 482 génisses de races laitières (Holstein, Montbéliarde, Normande, Jersiaise) et 49 taureaux. En parallèle, 265 caprins et 67 ovins ont été importés avec une part subventionnée par l’État. Ces efforts ont permis d’augmenter le nombre de bénéficiaires, passant de 64 éleveurs en 2017 à 632 en 2024.

Le coût total de ces importations s’élève à 10,510 milliards FCFA, dont 6,323 milliards ont été financés par les bénéficiaires et 4,187 milliards par l’État. Cette stratégie a pour but d’améliorer la qualité génétique des troupeaux et d’assurer une production laitière durable et compétitive.

Avec une production estimée à 17 litres de lait par jour par génisse, les 1 250 génisses gestantes récemment importées devraient générer 21 250 litres de lait quotidiennement, soit 637 500 litres par mois et 7 650 000 litres par an. Les 27 taureaux importés contribueront à renforcer la qualité du cheptel en améliorant la productivité et la résistance des vaches aux conditions climatiques locales.

Toutefois, la réussite de cette initiative repose sur une gestion efficace de l’alimentation animale, ce qui implique un développement accru des cultures fourragères pour éviter les pénuries de nourriture.

Le 1er mars 2025, une cérémonie officielle se tiendra à Niague pour marquer la distribution des génisses gestantes aux éleveurs. Cet événement symbolise une étape clé dans la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à atteindre l’autosuffisance laitière.

Conseil National du Numérique : Birahim Seck alerte sur des risques de conflits d’intérêts concernant 1105 milliards de FCFA

Le débat autour du Conseil National du Numérique prend une nouvelle tournure avec les préoccupations exprimées par Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International. Dans une déclaration faite ce mardi, il a mis en garde contre d’éventuels conflits d’intérêts qui pourraient découler de la composition actuelle du conseil et compromettre la gestion transparente des 1105 milliards de FCFA alloués à la transformation numérique du Sénégal.

Birahim Seck estime que la structure dévoilée dans la presse ne reflète pas la transversalité du numérique, un secteur stratégique qui concerne toutes les sphères économiques et sociales. Il critique le fait que le Conseil semble davantage conçu comme une entité sectorielle, favorisant des intérêts particuliers plutôt qu’une approche inclusive et équilibrée.

Selon lui, cette configuration crée un terrain propice à des connexions douteuses entre certains membres du Conseil et des entreprises privées susceptibles de bénéficier des investissements dans le cadre du New Deal Technologique. Cette situation pourrait aller à l’encontre des ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye, qui souhaite faire de la digitalisation un outil central dans la lutte contre la corruption.

Le gouvernement du Sénégal a officiellement lancé, lundi dernier, un vaste plan numérique sous l’appellation New Deal Technologique. Ce programme, doté d’un budget global de 1105 milliards de FCFA, ambitionne de faire du Sénégal un leader du numérique en Afrique et de renforcer la souveraineté technologique du pays.

Ce projet inclut plusieurs initiatives majeures, telles que la modernisation des infrastructures numériques, le développement de l’administration électronique pour améliorer l’efficacité des services publics, la promotion des startups et de l’entrepreneuriat numérique, ainsi que la formation et l’inclusion numérique pour permettre aux jeunes de bénéficier des opportunités offertes par le secteur.

Cependant, Birahim Seck rappelle que si ces initiatives sont prometteuses, la gouvernance et la transparence restent des défis majeurs. Il appelle ainsi à une révision de la composition du Conseil National du Numérique, afin de garantir une véritable représentation des acteurs du secteur, incluant les experts indépendants, la société civile et les consommateurs.

L’activiste anti-corruption insiste sur la nécessité de mettre en place des garde-fous institutionnels pour éviter les favoritismes et les détournements dans l’attribution des marchés liés à ce programme. Il exhorte le gouvernement à instaurer des mécanismes de contrôle efficaces, impliquant notamment la Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’État (IGE) et la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

« Nous ne voulons pas que ces 1105 milliards de FCFA deviennent une manne détournée au profit d’une minorité, au détriment de la population sénégalaise. Il faut une transparence totale sur l’utilisation de ces fonds », a déclaré Birahim Seck.

Mauritanie : Verdict en appel imminent pour l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz

L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz attend un verdict décisif dans son procès en appel, un tournant majeur dans une affaire judiciaire qui ébranle le pays. Condamné en décembre 2023 à cinq ans de prison pour enrichissement illicite, l’ex-chef d’État risque désormais une peine bien plus lourde.

Lors de l’audience du lundi 24 février 2025, le procureur Sidi Mohamed Ould Di Ould Moulay a requis une peine de vingt ans de prison ferme contre Mohamed Ould Abdel Aziz. Selon l’accusation, l’ancien président aurait transformé la présidence en un instrument de chantage à l’encontre des investisseurs, accumulant une fortune considérable de manière frauduleuse.

En parallèle, le procureur a demandé la dissolution de l’association Rahma, soupçonnée d’être un canal de détournement de fonds au profit de la famille Aziz. Cette ONG, officiellement dédiée aux œuvres de bienfaisance, est accusée d’avoir été un levier financier au service des intérêts personnels de l’ex-président et de ses proches.

Mohamed Ould Abdel Aziz a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019, une période durant laquelle il a été salué pour avoir consolidé la stabilité du pays face aux menaces djihadistes régionales. Toutefois, son passage au pouvoir est aussi marqué par de nombreuses accusations de corruption et de clientélisme.

Après son départ, une enquête parlementaire a mis en lumière des détournements de fonds massifs et des abus de pouvoir. Cette enquête a conduit à son inculpation en 2021, suivie d’un premier procès qui s’est soldé par une condamnation à cinq ans de prison. Aziz, qui a toujours clamé son innocence, affirme être victime d’un règlement de comptes politique orchestré par son successeur, Mohamed Ould Ghazouani.

L’issue de ce procès en appel est attendue avec une grande attention en Mauritanie, où le dossier polarise l’opinion publique. Une condamnation plus lourde renforcerait l’image d’un pouvoir déterminé à lutter contre la corruption au plus haut sommet de l’État, tandis qu’un allègement de peine ou une révision du verdict pourrait relancer le débat sur l’indépendance de la justice.

Le verdict final sera déterminant pour l’avenir politique de Mohamed Ould Abdel Aziz, mais aussi pour la crédibilité du système judiciaire mauritanien face aux défis de la bonne gouvernance et de la lutte contre l’impunité.

Le pari perdant de Nafi Diouf : quand l’addiction aux jeux brise un destin

Une simple mise, un espoir de fortune rapide… et une chute vertigineuse. Nafi Diouf, étudiante à l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) et gérante d’un multiservices, a appris à ses dépens que les jeux de hasard peuvent coûter bien plus qu’une poignée de billets. Accusée d’avoir détourné 3 millions de FCFA des caisses de son employeur pour les parier, elle a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar.

Moussa Diop pensait faire une bonne action en embauchant Nafi Diouf. Sensible à sa situation après la perte de son précédent emploi, il lui confie la gestion de l’un de ses points de service. Mais ce geste bienveillant se retourne contre lui lorsque l’étudiante, prise dans l’engrenage du jeu, vole dans les caisses du commerce pour tenter sa chance sur des paris sportifs.

L’histoire prend un tournant inattendu lorsqu’elle arrive au travail en retard, l’air troublé, avant de disparaître sans explication. Peu après, sa mère débarque en larmes dans la boutique, implorant le pardon de Moussa Diop. La vérité éclate alors : sa jeune employée a tout perdu aux jeux.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 19 février 2025, Nafi Diouf ne cherche pas à fuir ses responsabilités. Devant le tribunal, elle admet les faits sans détour. Elle indique avoir déjà restitué 1 million de FCFA, mais son ancien employeur réclame encore le reste.

Le procureur a requis l’application stricte de la loi, mais le tribunal a finalement statué sur une peine d’un mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de remboursement de 2,1 millions de FCFA.

Si la sanction judiciaire est relativement clémente, la sanction sociale, elle, est bien plus lourde. En quelques jours, Nafi Diouf a perdu bien plus que de l’argent : un emploi, la confiance de son entourage et une réputation entachée.

Quant à Moussa Diop, il reste avec un sentiment de trahison et un trou béant dans ses finances. Cette affaire illustre une fois de plus les ravages de l’addiction aux jeux d’argent, un fléau qui, chaque jour, pousse des individus à tout risquer… pour souvent tout perdre.

Licenciement des employés sénégalais des EFS : Un accompagnement en cours de finalisation

Les Éléments français au Sénégal (EFS) s’apprêtent à accompagner leurs employés sénégalais dans leur transition professionnelle après leur licenciement collectif effectif le 1er juillet 2025. En vue de faciliter leur réinsertion sur le marché du travail, plusieurs initiatives sont mises en place, dont un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises.

D’après les premières estimations, le montant total des indemnités à verser aux employés concernés s’élèverait à environ 1,5 million d’euros (982 millions de francs CFA). Ces indemnités comprennent à la fois :

• Les indemnités légales, conformément à la législation sénégalaise et à la convention collective en vigueur.

• Les indemnités complémentaires, dont le montant reste à négocier.

Le général Yves Aunis, chargé du dossier, espère finaliser ces négociations d’ici le 15 mars 2025, avec une validation officielle par l’inspecteur du travail.

Conscients des défis que représente ce licenciement collectif, les EFS mettent en place un dispositif d’accompagnement pour aider leurs anciens employés à retrouver un emploi ou à se reconvertir.

• Aide à la recherche d’emploi : Des officiers et sous-officiers se mobilisent pour assister les travailleurs dans la rédaction et la mise à jour de leur CV.

• Forum des métiers : Cet événement permettra de mettre en relation les employés licenciés et les entreprises sénégalaises évoluant dans divers secteurs comme les BTP, infrastructures, sécurité, mécanique auto, comptabilité, informatique et commerce.

• Formation à la création d’entreprises : Avant la fin du mois de mars, des formations seront dispensées afin d’aider ceux qui souhaitent monter leur propre activité.

Le général Yves Aunis a lancé un appel aux entreprises locales pour qu’elles recrutent ces travailleurs, qu’il qualifie de « professionnels et d’authentiques patriotes sénégalais ».

Ce plan d’accompagnement intervient dans un contexte de redéfinition des relations franco-sénégalaises, marqué par la volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des troupes françaises avant la fin de l’année 2025, dans le cadre de sa politique de souveraineté nationale.

Avec ces mesures, les EFS espèrent atténuer l’impact de ce licenciement collectif et offrir à leurs anciens employés une transition professionnelle réussie.

Sénégal : Une opération financière controversée en pleine transition politique

Trois jours après l’élection présidentielle de mars 2024, alors que le Sénégal entrait dans une phase de transition politique, une transaction financière d’une ampleur inédite s’est déroulée dans la plus grande discrétion. Selon le journal Libération, la Banque de Dakar (BDK) a reçu six Certificats nominatifs d’obligations (CNO) pour un montant total de 117,16 milliards de FCFA, dans des conditions opaques qui interrogent sur leur légalité et leur impact sur les finances publiques.

Les CNO, titres de créance généralement utilisés pour reconnaître une dette d’un État envers une entité financière, ont été émis par le gouvernement sous prétexte du “financement de dépenses prioritaires”. Toutefois, le processus, initié le 27 mars 2024, ne semble pas avoir suivi les procédures budgétaires habituelles.

D’après Libération, cette émission s’inscrit dans un mécanisme de titrisation visant à solder des échéances de 2023 et 2024 sur un emprunt global de 121,2 milliards de FCFA, contracté par la BDK en collaboration avec plusieurs banques. Ce montage financier impose un surcoût important à l’État, qui devra rembourser la totalité du montant, intérêts inclus, au détriment des finances publiques.

Au-delà des aspects techniques, le timing de cette opération soulève des interrogations. Pourquoi une transaction d’une telle envergure a-t-elle été réalisée juste après l’élection présidentielle, alors que le pays s’apprêtait à changer de leadership ?

Certains observateurs y voient une stratégie délibérée pour contraindre le nouveau régime à honorer une dette potentiellement contestable. Ce montage financier aurait été conçu de manière à rendre toute annulation difficile, voire impossible, imposant ainsi une charge budgétaire massive aux nouvelles autorités.

Avec ces révélations, l’ouverture d’une enquête approfondie sur cette opération devient une nécessité. Plusieurs questions doivent être clarifiées :

• Qui a autorisé cette émission de CNO ?

• Quels étaient les véritables bénéficiaires de cette opération ?

• Pourquoi cette transaction a-t-elle été effectuée en urgence, sans respecter les circuits budgétaires classiques ?

Cette affaire illustre les risques liés aux décisions financières prises en fin de mandat, souvent sous couvert d’urgences budgétaires, mais pouvant servir des intérêts particuliers.

Désormais, le nouveau gouvernement devra choisir entre accepter cette dette colossale ou lancer des investigations pour en contester la légitimité. Une chose est certaine : la transparence financière et la gestion rigoureuse des finances publiques seront des enjeux cruciaux pour l’avenir du Sénégal.

Mamadou Racine Sy dément les accusations d’escroquerie et de blanchiment de capitaux

La Cellule de Communication de Mamadou Racine Sy a réagi avec fermeté aux accusations d’escroquerie et de blanchiment de capitaux relayées récemment dans certains médias. Dans un communiqué officiel, elle a catégoriquement rejeté ces allégations, dénonçant une campagne de désinformation visant à ternir l’image de l’homme d’affaires.

Selon le communiqué, Mamadou Racine Sy, entrepreneur reconnu et actif depuis plus de 30 ans, n’a jamais été impliqué dans la gestion de fonds publics. Son équipe affirme qu’il peut justifier l’origine de son patrimoine et que toute tentative de l’associer à des pratiques illégales relève de la diffamation pure et simple.

“Il s’agit d’une tentative manifeste de porter atteinte à sa réputation et à son intégrité. Mamadou Racine Sy a toujours œuvré dans la transparence et le respect des lois”, précise le texte.

Face à ces accusations, le camp de Mamadou Racine Sy ne compte pas en rester là. La Cellule de Communication annonce l’engagement de poursuites judiciaires contre les auteurs de cette publication jugée calomnieuse. “Toutes les dispositions légales seront prises pour que la vérité triomphe et que justice soit rendue”, affirme le communiqué.

Pour l’instant, aucune preuve tangible n’a été apportée pour étayer ces accusations. En attendant d’éventuels développements, Mamadou Racine Sy et son entourage restent déterminés à défendre leur honneur devant les juridictions compétentes.

Dalifort sous le choc après la découverte d’un gendarme mort dans sa chambre

La tristesse et la consternation ont envahi le quartier « Ibou Ndao », également appelé « quartier 10 », à Dalifort. Un gendarme, âgé de 30 ans et originaire de la région de Fatick, a été retrouvé mort dans sa chambre, plongeant ses proches et ses voisins dans l’émoi.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le défunt était en service la veille, dimanche 23 février. Après sa descente, il avait regagné sa chambre sans plus donner de nouvelles. Le lendemain matin, son épouse, inquiète de ne pas pouvoir le joindre au téléphone, a alerté les voisins. Ces derniers, pressentant une situation anormale, ont décidé de vérifier. C’est alors qu’ils ont fait la macabre découverte.

Aussitôt informée, la police s’est rendue sur place pour procéder aux constats d’usage, tandis que les sapeurs-pompiers ont acheminé le corps vers une structure hospitalière pour autopsie. Les causes exactes du décès restent inconnues et seules les conclusions du médecin légiste permettront d’en savoir davantage.

Les voisins du défunt, encore sous le choc, ont tenu à lui rendre hommage, soulignant son sens du devoir et sa bienveillance. « C’était quelqu’un de discret et respectueux, nous sommes bouleversés », a confié l’un d’eux.

La disparition tragique de ce jeune gendarme laisse un vide dans son entourage. Sa famille, ses collègues et les habitants du quartier attendent désormais les résultats de l’autopsie pour tenter de comprendre ce drame qui endeuille toute une communauté.

Mamadou Massaly critique la gouvernance et appelle à la résistance

À quelques jours du 27 février, Mamadou Massaly, porte-parole de l’opposition et représentant de la coalition, a vivement dénoncé l’incapacité du gouvernement actuel à répondre aux attentes sociales du pays. Selon lui, le Sénégal traverse une crise de leadership, et la résistance devient l’unique recours pour préserver l’avenir du pays.

Dans un discours marqué par une ferme opposition, Massaly a dénoncé la stratégie de certains acteurs politiques, notamment Ousmane Sonko. Il a critiqué les contradictions du leader de l’opposition, qui, selon lui, insiste sur des accusations de corruption et de manipulation tout en exploitant les mêmes institutions qu’il avait auparavant rejetées.

Massaly a aussi mis en garde contre toute tentative de division ou d’instauration de la violence comme méthode de gouvernance. Il a qualifié le projet politique de Sonko de « fantôme », soulignant un manque de propositions concrètes pour répondre aux défis du pays.

À l’approche du 27 février, Massaly appelle à une mobilisation ferme pour défendre la paix et la stabilité nationale. Il a également affirmé que l’opposition resterait déterminée face à toute tentative de persécution, notamment à l’égard de Farba Ngom, une figure influente du paysage politique.

L’avenir politique du Sénégal s’annonce donc sous haute tension, avec une opposition déterminée à faire face au pouvoir en place, dans un climat marqué par des tensions croissantes.

Affaire des 125 milliards F CFA : Amadou Sall et Racine Sy dans le viseur de la justice

L’affaire des 125 milliards de francs CFA, révélée par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), prend une nouvelle tournure. Selon L’Observateur, qui a ébruité le scandale lundi 24 février 2025, le procureur financier a pris un réquisitoire visant plusieurs personnalités, dont Amadou Sall, fils de l’ancien président de la République, et Racine Sy, influent homme d’affaires.

D’après les informations du quotidien, les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie sur les deniers publics et complicité de blanchiment de capitaux. Le rapport de la Centif aurait mis en lumière des flux financiers suspects et des transactions jugées irrégulières, justifiant l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie.

Le journal L’Observateur précise aussi qu’une proche d’Amadou Sall figure parmi les personnes visées par le réquisitoire du procureur financier. Toutefois, son identité et son rôle exact dans cette affaire restent à éclaircir.

Cette affaire intervient dans un contexte politique délicat, où plusieurs figures de l’ancien régime font l’objet de poursuites judiciaires. La présence d’Amadou Sall, fils de l’ex-président, parmi les accusés suscite déjà des remous dans la sphère politique. Quant à Racine Sy, son implication pourrait avoir des répercussions dans le secteur économique, où il joue un rôle majeur.

L’instruction suit son cours, et il reviendra à la justice de faire la lumière sur cette affaire qui s’annonce comme l’un des plus grands scandales financiers de ces dernières années.

DÉGRADATION DE LA NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL : Les investisseurs sur le qui-vive

La nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s ne se limite pas à une crise de confiance des investisseurs internationaux : elle représente aussi une menace directe pour les entreprises sénégalaises et l’économie nationale.

Moody’s a récemment abaissé, une nouvelle fois, la note souveraine du Sénégal, passant de B1 à B3 en l’espace de cinq mois, tout en l’accompagnant d’une perspective négative. Cette dégradation signifie que le pays pourrait voir sa notation encore baisser dans les 12 à 18 mois à venir. En cause, une dette publique réévaluée à 99,7 % du PIB en 2023, bien supérieure aux chiffres précédemment publiés.
Le Sénégal bascule ainsi dans la catégorie des obligations spéculatives, aussi appelées “Junk Bonds”, synonymes d’un risque élevé pour les investisseurs.
Cette détérioration de la note fragilise la position du pays sur les marchés financiers et entraîne une hausse du coût des emprunts. Plus le risque est jugé important, plus les taux d’intérêt exigés par les créanciers augmentent, rendant le financement des projets publics plus onéreux.
En outre, la perte de confiance des investisseurs étrangers pourrait ralentir les flux de capitaux vers le Sénégal, au moment même où le pays a besoin de financements pour exploiter ses ressources pétrolières et gazières.
Au-delà des marchés financiers, cette dégradation risque d’avoir des effets concrets sur l’économie nationale. Une dette plus coûteuse réduit les marges de manœuvre budgétaires, limitant ainsi la capacité de l’État à investir dans les infrastructures et les services publics. Ceci pourrait également fragiliser le franc CFA, exerçant une pression supplémentaire sur les réserves de change.
Par ailleurs, le secteur privé sénégalais pourrait être affecté par la détérioration de la note souveraine. En effet, les entreprises cherchant à lever des fonds feront face à des conditions de financement plus strictes, ce qui pourrait freiner leur développement et impacter la croissance économique. En d’autres termes, avec un accès au financement plus difficile et des coûts d’emprunt en hausse, de nombreuses sociétés risquent de voir leurs projets ralentis, voire compromis. Dans un contexte où l’économie nationale dépend largement des investissements pour se développer, ceci pourrait freiner la croissance, peser sur l’emploi et fragiliser tout le tissu entrepreneurial du pays.
Face à cette situation, les autorités devront réagir rapidement en adoptant des mesures de rigueur budgétaire et en renforçant la transparence sur l’état des finances publiques. L’enjeu dépasse les considérations politiques et / ou financières. Il ne s’agit pas seulement de restaurer la confiance des investisseurs, mais aussi de garantir la stabilité économique et le bien-être des Sénégalais.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°405 – 25/02/2025

🔴 DÉGRADATION DE LA NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL PAR MOODY’S : UN DANGER POUR LE PRIVÉ NATIONAL
🔴 ACCÈS UNIVERSEL À L’INTERNET : CAP VERS LE « NEW DEAL TECHNOLOGIQUE »

🔴 LUTTE / BAGARRE D’AVANT-COMBAT : LE CNG CONFISQUE LE RELIQUAT D’AMA BALDÉ
🔴 KARATÉ / COUPE DU SÉNÉGAL SENIORS : SABÉ KARATÉ CLUB S’OFFRE UN BEAU BUTIN !

Mamadou Racine Sy dément toute implication dans une affaire de blanchiment et d’escroquerie

Une polémique secoue le monde des affaires au Sénégal. Mamadou Racine Sy, figure influente du secteur privé et président du Conseil d’administration du King Fahd Palace, se retrouve au cœur d’une affaire médiatique. Ce lundi 24 février 2025, le journal L’Observateur a publié un article affirmant qu’il serait suspecté dans une affaire de complicité d’escroquerie et de blanchiment de capitaux portant sur un montant de 91 milliards de francs CFA. Face à ces accusations, sa cellule de communication a réagi rapidement, dénonçant des allégations « fallacieuses et diffamatoires ».

Dans un communiqué publié ce même jour, la cellule de communication de Mamadou Racine Sy a rejeté en bloc ces accusations. Elle a affirmé que l’homme d’affaires n’a jamais été visé par une quelconque procédure judiciaire en rapport avec des infractions financières. « Le sieur Mamadou Racine Sy n’a jamais été impliqué dans une affaire de complicité d’escroquerie ou de blanchiment de capitaux, et aucun dossier ne l’oppose à ces accusations », précise le communiqué.

Le document insiste sur le fait que Mamadou Racine Sy est un entrepreneur respecté, actif dans le développement du secteur privé depuis plus de 30 ans. Son engagement dans l’hôtellerie, l’assurance et d’autres domaines économiques en font une personnalité incontournable du paysage économique sénégalais.

Au-delà du simple démenti, la cellule de communication du patron du King Fahd Palace fustige une tentative délibérée de ternir son image. « Cette information savamment distillée par voie de presse et mise en exergue à la Une dans l’unique intention de nuire ne restera pas sans suite judiciaire », avertit-elle.

Selon des proches de Mamadou Racine Sy, cette publication intervient dans un contexte particulier, où des campagnes de déstabilisation visent régulièrement des personnalités influentes du monde économique et politique. L’homme d’affaires, connu pour sa discrétion et son influence dans le secteur privé, estimerait que cette attaque médiatique ne repose sur aucun fondement sérieux.

Le communiqué tient également à rappeler que Mamadou Racine Sy évolue exclusivement dans le secteur privé. Contrairement à certaines figures publiques mises en cause pour des détournements de fonds, il n’a jamais exercé de fonction lui permettant de gérer des ressources publiques.

« Il est en mesure de justifier à tout moment son patrimoine, fruit de plusieurs décennies d’engagement et d’investissement dans le secteur privé », souligne la cellule de communication.

En outre, son parcours témoigne d’une ascension bâtie sur des investissements structurés et transparents. Propriétaire de plusieurs entreprises et administrateur de sociétés majeures, Mamadou Racine Sy a toujours prôné une gestion rigoureuse de ses affaires, évitant ainsi toute implication dans des pratiques douteuses.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte à sa réputation, Mamadou Racine Sy pourrait engager des poursuites contre le journal L’Observateur pour diffamation. Son entourage laisse entendre qu’une procédure judiciaire pourrait être enclenchée si les accusations ne sont pas retirées ou corrigées.

L’APR dénonce l’acharnement contre Farba Ngom et fustige le gouvernement

Dakar, le 26 février 2025 – L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau ce lundi pour défendre son camarade Farba Ngom, convoqué devant le Parquet Financier Judiciaire (PFJ). Face à la presse, les responsables du parti ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une persécution politique orchestrée par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole de l’APR, a fustigé une tentative de « sacrifice politique » de Farba Ngom, maire des Agnam et proche de l’ancien président Macky Sall. « Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote », a-t-il déclaré avec fermeté.

L’ancien ministre a également accusé le pouvoir en place de détourner l’attention des Sénégalais des véritables problèmes du pays. « Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter », a-t-il martelé.

Cette nouvelle sortie de l’APR s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu entre l’opposition et le pouvoir en place. Les accusations portées contre Farba Ngom, dont les détails n’ont pas encore été officiellement révélés, risquent d’envenimer davantage les rapports entre les deux camps. En attendant, le dossier suit son cours devant la justice.

Criminalisation de l’homosexualité : And Samm Jikko Yi rappelle Ousmane Sonko à ses engagements

Le collectif And Samm Jikko Yi a intensifié sa mobilisation pour la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Lors d’un point de presse tenu récemment, Imam Babacar Sylla, coordonnateur du mouvement, est revenu sur une audience accordée par le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, le 19 février dernier. L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner la proposition de loi visant à durcir les sanctions contre les actes homosexuels, un projet qui suscite un large intérêt au sein de plusieurs segments de la société.

Selon les propos d’Imam Babacar Sylla, la discussion avec El Malick Ndiaye a permis de mettre en évidence la volonté du pouvoir législatif de ne pas laisser cette proposition de loi « bloquée » au Parlement. Le Président de l’Assemblée nationale aurait affirmé son engagement à accompagner le processus, tout en prenant en compte les réserves sur l’applicabilité de la loi.

Le collectif And Samm Jikko Yi a tenu à rappeler les engagements pris par le Premier ministre, Ousmane Sonko, durant la campagne électorale. Ce dernier avait promis de faire de la criminalisation de l’homosexualité une priorité s’il était élu. Aujourd’hui, les activistes attendent des actes concrets pour transformer cette promesse en réalité législative.

And Samm Jikko Yi préconise une stratégie parlementaire qui consisterait à faire porter cette proposition de loi par un député, avec l’appui du Président de la République. Ce processus pourrait accélérer son adoption, répondant ainsi aux attentes d’une large frange de la population qui plaide pour un durcissement des lois en la matière.

Dans cette optique, le collectif envisage de rencontrer les plus hautes autorités de l’Etat afin d’obtenir des garanties sur le sort réservé à cette proposition de loi. « Nous restons mobilisés et vigilants. Il est impératif que cette question ne soit pas reléguée au second plan », a martelé Imam Babacar Sylla.

Fidèle à son engagement, And Samm Jikko Yi se positionne comme une « sentinelle » des valeurs sociétales du Sénégal. Le collectif affirme que cette législation est essentielle pour la préservation de l’ordre moral et de l’identité culturelle du pays.

Journée nationale de l’élevage : le fort plaidoyer de Serigne Mboup

Le maire de la commune de Kaolack, M. Serigne Mboup, a plaidé pour que l’élevage devienne un moteur durable de l’autonomie alimentaire du Sénégal. Prenant la parole devant le Président de la République lors de la Journée nationale de l’élevage, dont le thème était “La valorisation des produits d’origine animale, stimulateur de la souveraineté alimentaire au Sénégal”, il a dénoncé la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits laitiers.

“Prenons l’exemple d’une simple vache laitière au Sénégal. Elle incarne paradoxalement un pays qui pourrait être autosuffisant, mais qui reste dépendant d’une production européenne dépouillée de toutes ses valeurs nutritionnelles et importée à des prix subventionnés à hauteur de 90 % pour être vendue sous forme de poudre au peuple sénégalais, au détriment de notre production locale. Comment peut-on imaginer que le lait des producteurs de Nouvelle-Zélande, un pays situé à 15 000 km, soit disponible dans nos boutiques de quartier, alors que le lait produit à Daara Djoloff, au Fouta ou même dans le Saloum ne l’est pas ?”, s’est interrogé le maire de Kaolack.

Selon lui, ce phénomène ne touche pas seulement l’élevage, mais affecte également d’autres secteurs stratégiques comme l’industrie huilière et le textile. “Nos matières premières brutes sont exportées, tandis que nous importons des produits finis. Mais nous avons aujourd’hui une opportunité unique de renverser cette tendance. Certes, des avancées ont été réalisées, notamment avec certaines industries et le programme Anipal, mais cela reste insuffisant pour garantir notre souveraineté alimentaire.”

Un appel à repenser le rôle du secteur informel

Par ailleurs, Serigne Mboup a attiré l’attention du Chef de l’État sur les malentendus persistants entre l’administration et le secteur informel.

“Un grand malentendu existe entre l’Administration et cet important maillon du secteur privé. Le secteur informel, souvent représenté par les Modou-Modou et les Baol-Baol, n’est pas suffisamment compris par les pouvoirs publics. Une méfiance réciproque subsiste. Les acteurs informels craignent que leur modernisation n’engendre qu’une augmentation des impôts, sans contrepartie tangible de la part de l’Administration.”

Il a rappelé que, malgré 25 ans de tentatives de structuration et de modernisation du secteur informel, le problème demeure entier. Toutefois, il a souligné le rôle proactif des chambres de commerce dans l’organisation du tissu économique, notamment à travers des initiatives comme la Maison de l’Entreprise et le Centre de gestion et de développement des PME.

Monsieur le Président, c’est fort de tout cela que je vous suggère respectueusement d’instituer la “Semaine des Chambres Consulaires”, a proposé le maire de Kaolack.

Un plaidoyer pour un nouveau modèle de financement

En tant que président de l’Union nationale des chambres de commerce, Serigne Mboup a insisté sur la nécessité de repenser le modèle de financement du secteur privé. Il a rappelé que ce dernier contribue à de nombreux prélèvements obligatoires (COSEC, Caisse de Sécurité Sociale, IPRES, Fonds de l’Emploi, Caisse des Dépôts et Consignations, etc.), qui pourraient jouer un rôle clé dans le développement économique et la réalisation d’infrastructures. Il a cependant plaidé pour une révision du mode de fonctionnement et de la mutualisation de ces fonds.

“Le développement local est indissociable du dynamisme du secteur productif. Nous avons réussi à optimiser nos ressources, économisant ainsi 60 % de nos revenus. Cela nous a permis, entre autres, de mettre en place un service municipal de travaux publics, grâce notamment à l’appui du génie militaire, du commandant de zone, du gouverneur et du préfet, que nous remercions vivement. Cette initiative a considérablement réduit notre dépendance aux prestataires externes. Toutefois, les collectivités ont besoin d’un appui plus conséquent pour être de véritables relais de votre politique nationale.”

Un budget en hausse, mais des défis financiers persistants

Kaolack dispose aujourd’hui d’un budget qui est passé de 4 à 8 milliards de FCFA, dont plus de 5 milliards sont consacrés aux investissements. Toutefois, entre les marges des fournisseurs, la TVA, les impôts et les charges salariales, plus de 2 milliards sont absorbés, limitant ainsi la capacité d’action de la municipalité.

Pour pallier ces défis, le maire de Kaolack a demandé au Chef de l’État de repenser les modes de financement des collectivités locales en intégrant de nouvelles ressources et en restaurant la police municipale.

Les impactés du TER à Dakar dénoncent une injustice dans les indemnisations

Les citoyens affectés par le projet du Train Express Régional (TER) dans le département de Dakar sont en colère contre l’APIX et les autorités sénégalaises. Ils dénoncent une injustice dans le processus d’indemnisation et affirment être discriminés par rapport aux impactés d’autres régions, qui ont bénéficié d’un recasement sur un site de 1 500 hectares au Lac Rose.

Fatou Dione, porte-parole des impactés de Dakar, a exprimé l’exaspération des populations concernées. « Nous n’accepterons pas cette injustice. Il est inconcevable qu’une partie des citoyens soit indemnisée pendant que d’autres sont laissés-pour-compte. Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités et de corriger cette anomalie », a-t-elle déclaré. Elle insiste sur la nécessité pour les nouvelles autorités de traiter ce dossier avec diligence.

Pour les impactés, l’État semble les avoir abandonnés, alors qu’ils ont perdu leurs terres, leurs logements et, pour certains, leurs activités économiques. Mbakane Sall, coordonnateur des impactés, appelle à une intervention immédiate du Premier ministre Ousmane Sonko : « Il doit réagir rapidement. La Banque Africaine de Développement était prête à accompagner le gouvernement pour une solution définitive, mais face au manque de volonté politique, elle s’est désengagée du financement de la deuxième phase du projet. »

Les impactés dénoncent aussi de graves inégalités dans la manière dont les indemnisations ont été attribuées. Selon Mbakane Sall, certains commerçants du marché Mame Diarra ont reçu 900 000 FCFA pour l’indemnisation d’une simple table, alors que d’autres, possédant des boutiques entrières, ont été indemnisés à des montants inférieurs.

« Nous ne comprenons pas pourquoi des citoyens qui auraient dû percevoir 8 millions de FCFA se retrouvent avec seulement 1 million. Il y a un problème de transparence dans la gestion de ces indemnisations, et nous exigeons des explications », a-t-il ajouté.

Dans le quartier de Hann Park, certains habitants ont vu leurs demandes de titres de propriété rejetées, alors que d’autres ont reçu des documents officiels sans justification. Cette opacité alimente un sentiment d’injustice profond chez les impactés du TER.

Les populations concernées refusent de se voir exclues du processus de recasement qui a bénéficié aux impactés de Pikine et Rufisque. « Nous exigeons un traitement équitable pour tous les citoyens affectés par le projet du TER. Il est hors de question que seuls certains soient recasés pendant que d’autres sont laissés à leur sort », a réaffirmé Fatou Dione.

Les artisans et brocanteurs de Colobane et du marché Mame Diarra sont aussi directement touchés. Ils demandent à l’État d’honorer ses engagements en prévoyant un espace de recasement pour relancer leurs activités économiques.

Les impactés promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce qu’une solution juste et équitable soit trouvée. Leur lutte, disent-ils, ne vise pas seulement à obtenir des indemnisations financières, mais aussi à faire respecter leur dignité et leurs droits en tant que citoyens sénégalais.

« Vision 2050 » : le Sénégal déploie son « New Deal Technologique » pour une transformation numérique et un accès universel à Internet

Le Sénégal a officiellement lancé ce lundi sa nouvelle stratégie numérique intitulée « New Deal Technologique ». Ce programme ambitieux vise à instaurer une croissance durable et à moderniser l’administration pour mieux servir les citoyens et les entreprises. La cérémonie de lancement s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Lors de son discours, le président Faye a souligné « l’importance de la digitalisation des services publics, notamment dans les domaines du cadastre, de la gestion foncière, de l’état civil, de la facturation électronique et de la télémédecine ». Il a mis en avant la simplification et la standardisation des procédures administratives, avec l’objectif d’offrir un accès universel à Internet à un coût abordable. « Beaucoup de nos concitoyens font face à des processus longs, coûteux et parfois inefficaces pour accéder à l’information ou effectuer des démarches administratives de base », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également mis en exergue « la création d’une identité numérique unique basée sur la biométrie, permettant de générer des identités sectorielles utilisables dans divers domaines tels que la santé, l’éducation et la justice ». Un guichet unique citoyen sera aussi mis en place pour centraliser les interactions entre les usagers et l’administration.

Le New Deal Technologique prévoit également un soutien aux startups locales grâce à un programme d’incubation et de financement, dans le but de favoriser l’innovation technologique. L’administration verra une amélioration de sa performance grâce à l’interopérabilité des services, à l’élargissement de l’assiette fiscale et à la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale via une traçabilité accrue.

Selon Bassirou Diomaye Faye, « le développement de l’économie numérique du Sénégal passera par la consolidation d’un écosystème d’innovation et d’entrepreneuriat axé sur les PME et les startups technologiques ». Le Président a insisté sur la nécessité pour ces entreprises de « s’aligner sur les standards mondiaux afin de renforcer leurs compétences et atteindre un niveau de production industrielle performant et sécurisé ».

Dans ce cadre, « l’accent sera mis sur l’actualisation et l’opérationnalisation de la stratégie pour les startups, incluant la labellisation et la mise en place d’un cadre incitatif. Des ressources et infrastructures numériques modernes seront déployées pour transformer les environnements de travail et améliorer la productivité ».

La souveraineté numérique est devenue une priorité pour le Sénégal. Le chef de l’État a affirmé la volonté du pays de réduire sa dépendance aux solutions étrangères en renforçant la recherche et l’innovation locales. « Nous nous engageons à construire un espace numérique souverain en sécurisant nos infrastructures, en protégeant nos données critiques et en favorisant la production de technologies locales », a-t-il précisé.

Bassirou Diomaye Faye a exhorté les investisseurs et les acteurs technologiques à accompagner le Sénégal dans cette transformation numérique. « Le Sénégal offre un cadre propice aux investissements avec un marché dynamique, des ressources humaines qualifiées et un environnement juridique renforcé », a-t-il souligné.

L’initiative vise à positionner le pays comme un centre d’excellence en intelligence artificielle, cybersécurité, cloud computing, réalité virtuelle et robotique, permettant aux entreprises nationales de rayonner sur la scène africaine et internationale.

Me Moussa Bocar Thiam défend Farba Ngom : « Nous n’accepterons pas qu’il soit l’agneau du sacrifice »

L’Alliance pour la République (APR) a tenu une conférence de presse ce lundi pour apporter son soutien à Farba Ngom, député-maire des Agnam, convoqué prochainement par le Parquet Financier Judiciaire (PFJ). Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole du jour du parti, a fermement dénoncé ce qu’il considère comme une manœuvre politique visant à faire de Farba Ngom un bouc émissaire.

« Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote », a déclaré Me Moussa Bocar Thiam, maire de la commune de Ourossogui, devant un parterre de militants réunis au siège du parti.

Selon lui, cette convocation s’inscrit dans une stratégie de diversion du gouvernement pour masquer ses lacunes dans la gestion des affaires publiques. « Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter », a martelé l’ancien ministre.

Le député Farba Ngom, connu pour son influence au sein de l’APR et sa proximité avec l’ancien président Macky Sall, est actuellement sous le coup d’une enquête qui, selon ses soutiens, serait davantage motivée par des considérations politiques que par des raisons judiciaires.

Thierno Alassane Sall critique la gestion économique du gouvernement Sonko-Diomaye

Le président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, a formulé de vives critiques à l’encontre de la gestion du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Lors d’un point de presse tenu cet après-midi, il a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la dette publique, le coût de la vie et la gouvernance économique du pays.

Selon TAS, l’exécutif s’apprête à abandonner le budget 2025, dont l’exécution vient à peine de commencer, pour s’engager dans un « plan de stabilisation » qu’il assimile à une politique d’austérité. Il dénonce une improvisation dans la mise en place de l’Agenda 2050, qu’il juge peu pragmatique et insuffisamment préparé.

« L’exécutif Sonko-Diomaye ne saurait nous donner rendez-vous en 2029, voire en 2050, sans détailler concrètement ce qu’il comptait faire en 2024 et 2025 pour soulager les souffrances insoutenables des Sénégalais », a-t-il affirmé.

Il estime que ces décisions économiques risquent d’aggraver la situation sociale et de plonger le pays dans une crise encore plus profonde.

Thierno Alassane Sall a pointé du doigt l’augmentation exponentielle de la dette publique, qui atteindrait 3 855 milliards de FCFA pour la seule année 2025, soit 40 % des dépenses budgétaires. Il souligne que cette situation oblige l’État à mobiliser environ 321 milliards de FCFA par mois pour rembourser les engagements financiers du régime précédent.

« L’explosion du service de la dette place le gouvernement dans une situation critique, le contraignant à des ajustements budgétaires douloureux », a-t-il déclaré.

Pour TAS, la rencontre prochaine du Premier ministre Ousmane Sonko avec les syndicats et les partenaires sociaux témoigne d’une position de faiblesse du gouvernement. Il estime que cette démarche ne vise pas à rectifier les erreurs de gestion, mais plutôt à trouver un consensus pour faire accepter les mesures drastiques à venir.

« Ousmane Sonko a besoin de la bienveillance des syndicats pour faire accepter les sacrifices qu’impose la situation économique actuelle », a-t-il analysé.

Avec la pression sociale croissante et l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, TAS estime que le gouvernement devra impérativement clarifier sa feuille de route économique sous peine de voir la contestation s’intensifier.

Sénégal : And Samm Jikko presse le gouvernement sur la criminalisation de l’homosexualité

L’organisation And Samm Jikko a tenu une conférence de presse ce lundi pour exhorter les nouvelles autorités sénégalaises à adopter rapidement une loi criminalisant l’homosexualité. Imam Ababacar Sylla et ses compagnons estiment que le gouvernement a eu suffisamment de temps pour agir sur cette question et rappellent les engagements pris par l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, lorsqu’il était dans l’opposition.

Selon And Samm Jikko, leurs revendications ont déjà été portées à l’attention du président de l’Assemblée nationale, qui leur aurait donné des assurances quant à l’adoption prochaine de cette loi. Cependant, l’organisation juge que le délai d’attente devient trop long, en raison des urgences que le gouvernement a dû gérer depuis son arrivée au pouvoir.

« Nous avons été patients, mais aujourd’hui, nous demandons que cette loi soit une priorité », a insisté Imam Ababacar Sylla, soulignant que la protection des valeurs culturelles et religieuses du Sénégal doit être une préoccupation majeure des autorités.

Durant la campagne électorale et même avant, Ousmane Sonko avait affirmé son soutien à l’adoption d’une loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité. And Samm Jikko rappelle cet engagement et insiste sur la nécessité pour le gouvernement d’agir rapidement pour répondre aux attentes de leurs militants et d’une partie de la population.

Cette sortie de l’organisation relance ainsi le débat sur la question de la législation en matière de mœurs au Sénégal, dans un contexte où les nouvelles autorités doivent jongler entre leurs engagements politiques et les défis économiques et sociaux du pays.

Sénégal : Le Président Bassirou Diomaye Faye lance le « New Deal Technologique »

Ce lundi 24 février 2025, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé la nouvelle stratégie numérique du pays, baptisée « New Deal Technologique ». Cette initiative ambitieuse, inscrite dans l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », vise à positionner le pays en tant que leader de l’économie numérique en Afrique.

Lors de la cérémonie de lancement, le Chef de l’État a mis en avant l’importance de la souveraineté technologique pour le développement national. « Le Sénégal doit prendre en main son destin numérique en développant des solutions locales et en assurant la sécurité de ses infrastructures », a-t-il déclaré. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation et d’indépendance technologique du pays.

Le programme repose sur plusieurs piliers clés :

  • Renforcement de la souveraineté numérique : développement de solutions locales et sécurisation des infrastructures stratégiques.
  • Digitalisation de l’administration et des services publics : déploiement de plateformes accessibles à tous pour une administration plus efficace et transparente.
  • Accès universel à Internet : extension des infrastructures de télécommunications pour garantir une connexion fiable et abordable sur l’ensemble du territoire.
  • Soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat : mise en place d’un environnement favorable à l’émergence de startups technologiques et de champions nationaux.
  • Identité numérique unique : instauration d’un système biométrique moderne pour simplifier l’accès aux services administratifs et renforcer la sécurité

Le Président Faye a également mis l’accent sur la création d’un cadre légal et réglementaire adapté aux nouveaux enjeux numériques. Il a insisté sur la protectio des données personnelles et la cybersécurité, garantissant ainsi que l’innovation ne se fasse pas au détriment des droits des citoyens.

Avec cette nouvelle stratégie, le Sénégal ambitionne de franchir une étape décisive vers la transformation digitale, en mettant le numérique au service du développement économique et social. Le « New Deal Technologique » marque ainsi une avancée majeure dans la modernisation du pays et son rayonnement sur la scène africaine et internationale.

Kaolack / Santé : Renouvellement du CDS de Sam – Cheikh Tidiane Sarr reconduit par la population

Le Comité de Développement Sanitaire (CDS) du poste de santé de Sam a organisé, ce lundi, son assemblée générale de renouvellement de son bureau exécutif. Le secrétaire exécutif sortant, Cheikh Tidiane Sarr, a été reconduit par la population.

« Le Comité de Développement Sanitaire (CDS) de Sam, dans la commune de Kaolack, vient d’être renouvelé ce lundi en présence du préfet du département de Kaolack, Leyti Ndiaye. L’équipe sortante, dont je fus le secrétaire exécutif, a été reconduite à l’unanimité. Je vais donc continuer à diriger ce secrétariat exécutif du poste de Sam pour un second mandat, toujours avec la même équipe. C’est une grande satisfaction pour nous d’être reconduits par la population de Sam », a expliqué le secrétaire exécutif du poste de santé de Sam.

« Nous avons désormais une nouvelle mission : renouveler notre engagement envers la communauté. Celle-ci souhaite la continuité et des résultats concrets dans la gestion du poste de santé de Sam.

Dès à présent, nous allons nous remettre au travail en instaurant une gestion inclusive du poste de santé, en renforçant le dialogue avec la population et en mettant en place un plan de communication pour rapprocher encore davantage la communauté de son centre de santé », a ajouté M. Sarr.

« Nous allons poursuivre nos efforts afin de donner une nouvelle vision à ce poste de santé et d’améliorer la prise en charge en santé primaire. Beaucoup de choses ont été réalisées au cours des trois dernières années : la réhabilitation du bâtiment, l’entretien des infrastructures et la promotion de la santé. C’est ce qu’a souligné la population, qui témoigne de l’impact positif de nos actions.

Nous avons constaté que la demande est très forte par rapport à l’offre. C’est pourquoi nous avons décidé d’aménager des espaces pour améliorer l’accueil des patients, notamment lors des périodes de vaccination des enfants.

Nous remercions toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, ont contribué au bon fonctionnement du poste de santé de Sam », a conclu Cheikh Tidiane Sarr.

Perturbations électriques : la Senelec promet un rétablissement rapide

Depuis plusieurs heures, de nombreux quartiers font face à des coupures d’électricité qui perturbent les activités des habitants. La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a confirmé ces dysfonctionnements dans un communiqué succinct et assure que des travaux d’entretien sont en cours pour rétablir la situation dans les plus brefs délais.

Dans sa déclaration, la Senelec indique que « notre réseau subit des perturbations sur votre secteur, un entretien se poursuit actuellement pour le rétablissement dans les plus brefs délais. Senelec vous présente ses excuses pour les désagréments ». Cependant, l’entreprise n’a pas précisé l’origine exacte du problème ni la durée estimée des interruptions.

Ces coupures électriques ont provoqué de vives réactions de la part des usagers, notamment des commerçants et des ménages qui dépendent de l’électricité pour leurs activités quotidiennes. Certains habitants expriment leur frustration face à ces perturbations récurrentes qui affectent aussi bien la conservation des denrées alimentaires que l’exploitation des équipements électriques.

Si la Senelec assure travailler activement pour un retour à la normale, les habitants espèrent que ces désagréments ne dureront pas longtemps et que des solutions durables seront mises en place pour éviter de telles interruptions à l’avenir. Affaire à suivre.

Phase 2 du TER à l’arrêt : un blocage financier freine le chantier

L’extension du Train Express Régional (TER) entre Diamniadio et l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), initiée le 5 mars 2022 par l’ancien président Macky Sall, est actuellement à l’arrêt. Ce projet ambitieux, d’un coût estimé à 208 milliards de FCFA, est paralysé en raison d’un problème de financement. La dette accumulée par l’État sénégalais envers l’entreprise en charge des travaux, le groupe français Equans, empêche la poursuite du chantier.

Face à cette impasse, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a rencontré les responsables d’Equans afin de leur exposer l’état d’avancement des solutions envisagées. Lors de cet entretien, il a appelé l’entreprise à la patience, affirmant que des mesures sont actuellement à l’étude pour résorber la dette.

« Nous sommes informés de la situation et nous vous demandons de faire preuve de patience en vue d’une solution durable. Des solutions de remboursement de la dette sont en cours d’étude à l’APIX et au ministère des Finances », a déclaré le ministre. Il a également rappelé que depuis avril 2024, les nouvelles autorités mettent tout en œuvre pour débloquer la situation.

Ce retard dans l’avancement du projet soulève des inquiétudes quant à l’impact sur la mobilité des usagers et sur l’optimisation des infrastructures de transport du pays. La phase 2 du TER vise à renforcer la connectivité entre Dakar et l’AIBD, en facilitant les déplacements et en désengorgeant les axes routiers encombrés.

Si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, ce projet crucial risque de prendre un retard considérable, compromettant ainsi les objectifs de modernisation des infrastructures ferroviaires au Sénégal.

Samuel Sarr face à la Chambre d’accusation le 4 mars : vers un nouveau rebondissement judiciaire

L’ancien ministre de l’Énergie et ex-directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, est au centre d’une affaire judiciaire défraie la chronique. Incarcéré depuis le 28 novembre 2024 pour abus de confiance dans la gestion de la société, un préjudice estimé à plus de 8 milliards de francs CFA, il tente aujourd’hui d’obtenir sa mise en liberté provisoire.

Toutefois, cette demande a été rejetée par le parquet, qui a émis un avis défavorable à sa libération, malgré la volonté de la défense d’accepter un contrôle judiciaire. Suite à ce refus, ses avocats se tourneront vers la Chambre d’accusation le 4 mars prochain pour contester cette décision et plaider une nouvelle fois en faveur de la libération de leur client.

Ce développement marque une étape cruciale dans ce dossier sensible qui implique d’importantes sommes d’argent et met en lumière la gestion des ressources énergétiques au sein de West African Energy. D’un côté, la défense insiste sur la présomption d’innocence de Samuel Sarr et estime que son maintien en détention est infondé. De l’autre, le parquet semble considérer que son incarcération est nécessaire au bon déroulement de l’enquête.

L’audience du 4 mars sera donc décisive pour l’avenir de l’ancien ministre. En attendant, l’affaire continue de faire réagir l’opinion publique, entre soutien de ses proches et critiques sur la gestion des fonds de West African Energy.

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