Société
Affaire Abdoulaye Seck : accusations de vol, escroquerie et chantage au cœur d’un scandale entre héritiers dakarois
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par
Diack
Une affaire aux allures de scandale éclabousse actuellement certains cercles huppés de Dakar, mettant en cause Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Selon des informations révélées par le quotidien L’Observateur, le jeune homme est attendu ce mardi devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour répondre de faits présumés particulièrement graves, notamment vol, escroquerie et chantage.
À l’origine de cette procédure judiciaire se trouve une plainte déposée par Dame Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar. Les deux hommes, présentés comme des amis proches, auraient vu leur relation basculer à la suite d’un séjour à Paris. D’après les éléments rapportés, ils partageaient le même hôtel lorsque Dame Amar aurait confié sa carte bancaire à Abdoulaye Seck afin d’effectuer un retrait. Ce geste de confiance aurait, selon le plaignant, été exploité de manière frauduleuse.
La plainte évoque une série de retraits en euros effectués sans autorisation. Un premier retrait de 10 000 euros, soit plus de 6,5 millions de francs CFA, est notamment mentionné. Au total, le montant des sommes détournées avoisinerait les 11 millions de francs CFA. Ces fonds auraient été dépensés dans des établissements nocturnes, accentuant la gravité des accusations portées contre le mis en cause.
Après ces faits supposés, Abdoulaye Seck aurait quitté la France pour se rendre à Dubaï. Déterminé à récupérer son argent, Dame Amar affirme l’y avoir rejoint pour obtenir des explications et exiger un remboursement. Mais selon son récit, cette confrontation aurait marqué un tournant décisif dans l’affaire.
Le plaignant affirme qu’un épisode de chantage serait alors intervenu. Abdoulaye Seck lui aurait envoyé une vidéo jugée compromettante, le montrant en compagnie de jeunes femmes, accompagnée d’un message menaçant exigeant le versement de 20 000 euros sous peine de diffusion sur les réseaux sociaux. Cet ultimatum, perçu comme une tentative d’extorsion, aurait conduit Dame Amar à saisir la Division spéciale de cybersécurité.
À la suite de cette plainte, Abdoulaye Seck a été convoqué puis entendu par les enquêteurs spécialisés. À l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue. Son déferrement devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar est attendu, une étape clé qui devrait déterminer les suites judiciaires de cette affaire désormais suivie de près par l’opinion publique.
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