La contestation ne faiblit pas autour de l’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga. Une importante mobilisation est annoncée ce vendredi 11 juillet à partir de 10 heures au tribunal de Dakar, où des soutiens venus de tous horizons entendent manifester leur solidarité. Depuis sa convocation, suivie de son placement en garde à vue prolongée par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), le dossier a pris une tournure nationale, cristallisant les critiques contre ce que beaucoup qualifient de dérive autoritaire.
Acteurs de la société civile, figures politiques de l’opposition, journalistes et simples citoyens dénoncent unanimement une « tentative d’intimidation » contre une voix jugée libre et critique. Plusieurs formations politiques ont exprimé leur indignation dans des communiqués, rappelant que la liberté d’expression est un principe garanti par la Constitution et qu’aucun pouvoir n’a le droit de la restreindre par des procédés coercitifs.
Le collectif d’avocats commis pour sa défense a également fait savoir qu’il engagera toutes les procédures nécessaires pour contester la légalité de la garde à vue et obtenir sa libération sans condition. En parallèle, des associations de journalistes ont appelé leurs membres à se joindre massivement à la mobilisation de ce vendredi.
Cette démonstration de solidarité devrait constituer un test pour les nouvelles autorités, déjà accusées par de nombreux observateurs de multiplier les mesures répressives contre les voix critiques. Les organisateurs préviennent qu’il ne s’agit là que d’un premier rassemblement et que d’autres actions suivront si Badara Gadiaga n’est pas remis en liberté.