L’affaire Farba Ngom connaît un nouveau tournant judiciaire. Comme annoncé, les avocats du maire des Agnams ont déposé un pourvoi devant la Cour suprême pour contester la décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel, qui a maintenu leur client en détention tout en ordonnant son transfert dans un centre hospitalier. Cette nouvelle étape marque la poursuite d’une bataille juridique qui s’intensifie autour du sort de l’un des responsables les plus influents de l’Alliance pour la République (APR).
Les conseils de Farba Ngom fondent leur recours sur ce qu’ils considèrent comme une violation des droits de leur client, notamment au regard de son état de santé. Selon le quotidien Les Échos, ils plaident la levée pure et simple du mandat de dépôt, estimant que le maintien en détention du maire des Agnams met gravement en danger sa vie.
En amont de cette procédure, les avocats avaient déjà saisi le juge d’instruction financier chargé du dossier pour solliciter une mise en liberté provisoire, arguant de la fragilité physique de leur client. Le magistrat instructeur avait alors ordonné une expertise médicale, suivie d’une contre-expertise, afin d’évaluer la compatibilité de son état de santé avec la détention. Les deux rapports médicaux avaient abouti à la même conclusion : Farba Ngom risquait sa vie en restant en milieu carcéral.
Malgré ces conclusions alarmantes, le juge d’instruction a refusé d’accorder la liberté provisoire. Il a toutefois consenti à transférer le mis en cause au Pavillon spécial de l’hôpital, un service réservé aux détenus nécessitant des soins. Une décision que la défense a immédiatement contestée, estimant qu’elle ne répondait pas à la gravité de la situation médicale du maire.
La Chambre d’accusation financière, saisie du recours des avocats, a finalement confirmé le mandat de dépôt, tout en ordonnant que Farba Ngom soit pris en charge dans un centre hospitalier adapté. Ce compromis n’a pas apaisé les défenseurs du responsable politique, qui y voient une mesure insuffisante et injustifiée. Selon eux, seule une mise en liberté conditionnelle permettrait de garantir la santé et la dignité de leur client.
Face à cette situation, les avocats de Farba Ngom ont donc décidé de porter l’affaire devant la plus haute juridiction du pays. Leur pourvoi devant la Cour suprême vise à obtenir l’annulation de l’arrêt de la Chambre d’accusation et la levée du mandat de dépôt. Ils espèrent ainsi un réexamen complet de la procédure et un jugement plus favorable à leur client.