Politique
Affaire Madiambal Diagne : Bassirou Kébé recadre le débat et rappelle la primauté de la justice
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par
Diack
Le Directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a tenu à clarifier la position de l’État du Sénégal dans l’affaire concernant le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne. Invité d’une émission diffusée en direct sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), le haut fonctionnaire a livré une réponse ferme et mesurée à une question du journaliste Oumar Gningue portant sur la gestion de ce dossier sensible.
Tout est parti d’une interrogation directe du journaliste, qui s’interrogeait sur le traitement de cette affaire par les autorités et sur la situation actuelle de Madiambal Diagne, actuellement en France. « Aujourd’hui, la gestion de cette affaire-là… Est-ce que finalement, vous ne le mettez pas dans une position confortable lui, actuellement, qui est en France ? », a demandé Oumar Gningue.
Sans se laisser emporter, Bassirou Kébé a tenu à rappeler les fondements de l’État de droit et la distinction stricte entre les pouvoirs exécutif et judiciaire. « Je pense que quand vous vous adressez à nous, j’espère que vous vous adressez à la justice, parce que ça, c’est une affaire totalement judiciaire. Vous savez, dans un État de droit, le pouvoir exécutif, la puissance publique, est soumise à la loi », a-t-il affirmé avec fermeté.
Le Directeur général de la SN HLM a précisé que c’est le Parquet judiciaire financier qui a émis le mandat d’arrêt visant Madiambal Diagne, insistant sur le caractère purement judiciaire du dossier. Selon lui, les faits reprochés à M. Diagne relèvent de la sphère financière, et non de considérations politiques ou médiatiques. « Ce monsieur a pris ses responsabilités, tout en sachant qu’il était recherché, parce qu’on le lui a notifié à l’aéroport. Il a décidé de quitter le territoire national alors que sa famille est entre les mains de la justice. C’est une affaire purement judiciaire. On lui reproche des choses financières. Ça n’a rien à voir avec la politique, ni avec la presse », a martelé Bassirou Kébé.
Face à ce qu’il considère comme une confusion entre solidarité professionnelle et responsabilité individuelle, le responsable public a tenu à interpeller directement le journaliste de la RTS. « Est-ce qu’aujourd’hui, Monsieur Gningue, si un journaliste sort tout de suite dans la rue, commet un crime, est-ce que toute la presse va se réunir pour dire qu’on le soutient parce que c’est un journaliste ? Non. C’est un crime, c’est un citoyen comme un autre, et il doit répondre devant la justice », a-t-il lancé, visiblement agacé par ce qu’il estime être un amalgame récurrent.
Dans sa conclusion, Bassirou Kébé a réaffirmé la volonté du gouvernement de laisser la justice faire son travail en toute indépendance, sans aucune interférence politique ou pression médiatique. « Cela n’a rien à voir avec nous. C’est la justice qui fait son travail, et l’État du Sénégal laissera la justice faire son travail jusqu’au bout », a-t-il insisté.
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