Société
Affaire Mbaye Sylla Khouma : un couple condamné pour injures et propos contraires aux bonnes mœurs
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par
Diack
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans une affaire mêlant accusations d’injures, de propos jugés contraires aux bonnes mœurs et d’utilisation de données personnelles. À l’issue de l’audience, un couple poursuivi à la suite d’une plainte déposée par le président du conseil d’administration de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) a été reconnu coupable de certains faits retenus contre lui.
Âgés respectivement de 49 et 42 ans, les deux prévenus avaient été interpellés par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) avant d’être placés sous mandat de dépôt. Leur arrestation faisait suite à une plainte portant sur plusieurs infractions présumées, notamment la diffamation, les injures commises par le biais d’un système informatique, la diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs ainsi que le stockage et la menace de publication de données à caractère personnel.
Selon les éléments exposés devant la juridiction, l’affaire trouve son origine dans des publications et échanges ayant conduit le plaignant à saisir les autorités compétentes. Les enquêteurs de la Dsc ont alors ouvert une procédure afin de déterminer la nature exacte des faits dénoncés et d’évaluer les responsabilités de chacun des mis en cause.
Après plusieurs semaines de procédure, le dossier a été examiné devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Lors du délibéré, les juges n’ont pas retenu l’ensemble des infractions visées au départ. En revanche, ils ont estimé que les éléments du dossier permettaient d’établir la culpabilité des deux prévenus pour des faits de discours contraires aux bonnes mœurs et d’injures non publiques.
Dans sa décision, le tribunal a prononcé des peines distinctes à l’encontre des époux. L’épouse a été condamnée à six mois d’emprisonnement dont quinze jours ferme, le reste de la peine étant assorti du sursis. Cette condamnation implique qu’elle devra effectivement purger la partie ferme de sa peine, sauf disposition contraire liée à la détention déjà effectuée.
Son mari a, pour sa part, été condamné à six mois de prison avec sursis. Il échappe ainsi à une incarcération immédiate, mais reste sous la menace d’une exécution de sa peine en cas de nouvelle infraction durant la période prévue par la loi.
Cette décision met un terme à une procédure suivie avec attention en raison des accusations initiales portant sur l’usage des technologies numériques et la protection des données personnelles. Elle rappelle également la vigilance accrue des autorités judiciaires face aux contenus diffusés ou conservés sur les plateformes numériques lorsque ceux-ci sont susceptibles de porter atteinte à l’honneur des personnes ou de contrevenir aux dispositions légales relatives aux bonnes mœurs.
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