La tension reste vive autour de l’affaire impliquant la journaliste Ngoné Saliou Diop. Ce lundi matin, elle a été convoquée et entendue par les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), dans le cadre de plusieurs plaintes déposées contre elle. Selon des sources proches du dossier, cette audition s’inscrit dans une série de procédures judiciaires qui se sont multipliées ces derniers jours, après la diffusion de propos controversés sur les réseaux sociaux.
Deux nouvelles plaintes ont été enregistrées ce même jour par les enquêteurs de la DSC. Elles émanent respectivement des Halpulaar de la diaspora et de l’Association internationale des Diawando. Ces deux entités reprochent à la journaliste d’avoir tenu des déclarations considérées comme offensantes, discriminatoires et de nature à attiser les divisions communautaires.
Depuis la publication de ses propos, largement relayés sur les plateformes numériques, Ngoné Saliou Diop fait l’objet d’une vive polémique. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ses prises de position, jugées contraires au vivre-ensemble et à la cohésion nationale. D’autres, en revanche, appellent à la retenue et à la préservation du droit à la liberté d’expression, estimant que ses mots ont pu être sortis de leur contexte.
La Division spéciale de cybersécurité, chargée de lutter contre les infractions commises sur internet, poursuit son enquête pour déterminer la portée exacte des déclarations incriminées et identifier d’éventuelles infractions au Code pénal ou à la loi sur la cybercriminalité.
Ngoné Saliou Diop, de son côté, n’a pour l’instant fait aucune déclaration publique depuis le déclenchement de cette nouvelle vague de plaintes. Son audition, selon nos informations, pourrait se poursuivre dans les prochaines heures, en présence de ses avocats.