Société
Affaire Pape Abdoulaye Seck : entre retraits frauduleux et accusations d’extorsion, un dossier aux lourdes implications
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par
Diack
Pape Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de son déferrement ce lundi. Il comparaîtra devant la justice le 4 mai prochain dans une affaire mêlant plusieurs chefs d’accusation graves, notamment retrait frauduleux, collecte illicite et diffusion de données à caractère personnel, ainsi que tentative d’extorsion de fonds, selon les informations rapportées par le quotidien Libération.
L’affaire trouve son origine dans des faits remontant au mois d’août 2025 à Paris. D’après la déposition du plaignant, Dame Amar, le prévenu aurait été mandaté pour effectuer un retrait de 5 000 euros, soit un peu plus de 3 millions de francs CFA, à l’aide de la carte bancaire de ce dernier. L’opération devait être réalisée au guichet de l’hôtel Peninsula, dans un cadre qui semblait a priori de confiance.
Cependant, les faits auraient rapidement pris une tournure différente. Au lieu de remettre les fonds à leur propriétaire, Pape Abdoulaye Seck est soupçonné d’avoir détourné l’argent. Toujours selon le plaignant, il se serait ensuite rendu dans une boîte de nuit en compagnie d’un complice, où il aurait dépensé une somme bien supérieure à celle initialement retirée.
Le montant évoqué par la partie civile est particulièrement élevé. En une seule soirée, la somme de 10 150 291 francs CFA aurait été dépensée sans l’autorisation du détenteur de la carte bancaire et à son insu. Cette utilisation abusive constitue l’un des éléments centraux de l’accusation de retrait frauduleux.
Au-delà de cet épisode, le dossier judiciaire comporte d’autres volets tout aussi sensibles. Les accusations de collecte et de diffusion de données personnelles laissent supposer l’existence d’un usage illégal d’informations privées, possiblement dans un but de pression. À cela s’ajoute une tentative d’extorsion de fonds, qui renforce la gravité des faits reprochés.
L’incarcération du prévenu en attendant son procès témoigne du sérieux avec lequel les autorités judiciaires traitent cette affaire. Le jugement prévu le 4 mai devrait permettre d’éclaircir les circonstances exactes des faits et de déterminer les responsabilités de chacun dans ce dossier qui suscite déjà une vive attention, en raison notamment du profil du mis en cause.
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