Ce jour, le député Guy Marius Sagna s’est rendu au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à la tête d’une délégation citoyenne pour poser un acte fort dans le dossier dit « Softcare ». À cette occasion, il a procédé au dépôt collectif de lettres de protestation accompagnées d’une pétition, exigeant une prise de parole immédiate et sans ambiguïté des autorités sanitaires sur la situation entourant les serviettes hygiéniques et les couches pour bébés de cette marque.
Selon le parlementaire, le silence observé par le ministre de la Santé depuis le 18 décembre 2025 est particulièrement préoccupant. Il estime que cette absence de communication officielle, dans un contexte marqué par des interrogations sur la conformité sanitaire des produits Softcare, expose inutilement les femmes et les nourrissons à des risques potentiels. Pour Guy Marius Sagna, l’enjeu dépasse largement le cadre d’un simple différend administratif et touche directement à la protection de la santé publique.
Au cœur de ses accusations figure le rôle de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP). Le député soutient que cette structure aurait autorisé l’utilisation des produits Softcare avant même la réception complète des rapports d’inspection émanant des services compétents. Il affirme que ces rapports, transmis ultérieurement, auraient contredit le communiqué initial de l’ARP en précisant que les corrections exigées n’avaient pas encore été effectuées. Dans ces conditions, les produits concernés seraient, selon lui, impropres à la consommation jusqu’à nouvel ordre.
Cette succession d’événements soulève, aux yeux du parlementaire, de sérieuses interrogations sur la gestion globale du dossier et sur le respect des procédures de contrôle sanitaire. Il s’interroge notamment sur les responsabilités engagées et sur les garanties réellement offertes aux consommateurs, en particulier aux catégories les plus vulnérables que sont les femmes et les bébés.
Face à ce qu’il considère comme une situation à risque, Guy Marius Sagna invoque le principe de précaution. Il appelle le ministre de la Santé à s’adresser directement aux Sénégalais afin de dire clairement s’il est sûr ou non de continuer à utiliser les produits Softcare. En attendant ces éclaircissements officiels, il estime que la prudence doit prévaloir et justifie ainsi son appel à la suspension provisoire de l’utilisation des serviettes hygiéniques et couches pour bébés de la marque.
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