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Société

Affaire Soya Diagne : un mandat d’arrêt requis contre Akhenaton pour “propos contraires aux bonnes mœurs”

Un nouveau tournant vient d’être pris dans l’affaire dite Soya Diagne, qui continue de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques. Selon des informations rapportées par Seneweb, le procureur de la République a transmis le dossier au juge du premier cabinet du tribunal de Dakar, ouvrant ainsi la voie à une information judiciaire. Cette décision marque une étape importante dans le traitement de ce dossier aux contours sensibles.

Dans le même temps, le parquet a requis la délivrance d’un mandat d’arrêt contre Akhenaton, figure bien connue sur les réseaux sociaux et présentée comme un proche du parti Pastef. Le motif avancé par le procureur est la « diffusion de propos et de discours contraires aux bonnes mœurs », une infraction prévue et punie par le Code pénal sénégalais.

D’après les éléments rapportés par Seneweb, l’affaire découle d’un message que l’intéressé aurait publié sur sa page Facebook. Dans ce post, Akhenaton aurait fait état d’un viol présumé impliquant une ressortissante rwandaise, accusation qu’il aurait attribuée au président d’une institution nationale. Cette publication, jugée particulièrement grave, aurait conduit le parquet à s’autosaisir pour atteinte à la morale publique et diffusion d’informations jugées diffamatoires et non fondées.

L’ouverture d’une information judiciaire permettra désormais au juge d’instruction de mener des investigations approfondies afin de déterminer la véracité des faits allégués et la responsabilité pénale de l’auteur présumé. En attendant, la demande de mandat d’arrêt contre Akhenaton témoigne de la fermeté des autorités judiciaires face à la propagation de contenus jugés attentatoires à la réputation et à la dignité des institutions.

Ce rebondissement intervient dans un contexte politique tendu, où plusieurs activistes et figures proches de l’opposition font déjà l’objet de poursuites pour des publications considérées comme diffamatoires ou subversives. L’affaire Akhenaton pourrait ainsi relancer le débat sur la liberté d’expression au Sénégal et la responsabilité des acteurs politiques et numériques dans l’usage des réseaux sociaux.


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