Le défenseur des droits humains, Aliou Tine, est monté au créneau pour dénoncer avec vigueur les critiques et attaques dirigées contre le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Dans une déclaration publiée sur la plateforme X (anciennement Twitter), le fondateur d’Afrikajom Center a appelé à un arrêt immédiat des querelles internes qui agitent la mouvance présidentielle.
Aliou Tine rappelle que le Président Faye, aujourd’hui chef de l’État et garant de l’unité nationale, a largement œuvré en faveur de son parti d’origine, Pastef. Selon lui, le chef de l’État a « tout donné à Pastef » en accordant à ses cadres des nominations stratégiques, que ce soit au niveau des ministères, des directions générales ou des présidences de conseils d’administration. Ces choix, insiste-t-il, démontrent que le Président n’a jamais tourné le dos à sa formation politique, malgré les exigences de sa fonction.
L’analyste estime toutefois essentiel de distinguer le « Diomaye cadre de Pastef » du « Diomaye Chef d’État ». Cette nuance, selon lui, est fondamentale dans toute démocratie fonctionnelle. Une fois élu, le Président devient celui de tous les Sénégalais et doit être appuyé sans ambiguïté par sa mouvance, dont le leadership demeure incontestablement entre les mains de Pastef, notamment à travers la forte influence du Premier ministre Ousmane Sonko.
Aliou Tine met en garde contre les risques d’un affrontement interne, qu’il qualifie de véritable scénario de « Pastef contre Pastef ». Une telle situation serait, à ses yeux, non seulement contre-productive, mais également dangereuse pour un pays qui traverse actuellement un contexte difficile. Il avertit qu’en l’absence d’une gestion mesurée et d’une vision à long terme, cette division pourrait être « catastrophique » pour le Sénégal, déjà fragilisé par un déclin sur plusieurs plans.