L’avocat et défenseur des droits humains, Alioune Tine, a tiré la sonnette d’alarme au sujet de la situation sanitaire de l’épouse de Madiambal Diagne et du député Farba Ngom, tous deux actuellement en détention. Selon lui, leur état de santé serait « très grave » et incompatible avec les conditions de leur incarcération, ce qui justifierait une intervention judiciaire immédiate.
Dans une déclaration ferme, Alioune Tine a dénoncé la gravité de la situation, estimant que les deux détenus ne peuvent plus bénéficier des soins adéquats en milieu carcéral. « Le juge devait les libérer pour qu’ils puissent aller se soigner. Ils sont très malades et c’est anormal. Ils sont vraiment malades. Il faut qu’on les libère, c’est grave », a-t-il insisté, appelant les autorités judiciaires à agir avec célérité.
Cette prise de position intervient dans un contexte national marqué par des débats récurrents sur les conditions de détention au Sénégal. Les organisations de défense des droits humains soulignent depuis plusieurs années les insuffisances du système carcéral, notamment en matière d’accès aux soins pour les personnes privées de liberté. Plusieurs rapports ont déjà mis en lumière des situations où la détention prolongée de personnes malades a entraîné une dégradation sévère de leur état de santé, voire des décès évitables.
La demande de libération pour raisons médicales avancée par Alioune Tine s’appuie sur les dispositions prévues par la législation sénégalaise. Celle-ci autorise en effet la mise en liberté d’un détenu lorsque son état de santé requiert des traitements impossibles à assurer en prison. Une telle mesure, qui relève de l’appréciation du juge, peut être accordée afin de garantir le droit fondamental à la santé et de prévenir toute mise en danger de la vie du détenu.
Les autorités judiciaires sont désormais interpellées pour examiner en urgence cette requête, d’autant plus que la situation décrite par Alioune Tine laisse craindre des conséquences irréversibles. Dans une société où la question du respect des droits humains en milieu carcéral suscite régulièrement des préoccupations, cette affaire pourrait relancer les discussions sur la nécessité d’une réforme profonde du système pénitentiaire.