L’ambition d’accéder au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est brutalement arrêtée pour Amadou Lamine Sall. Depuis 2025, l’écrivain nourrissait l’espoir de succéder à Louise Mushikiwabo à la tête de Organisation internationale de la Francophonie . Mais faute d’avoir obtenu le parrainage officiel de l’État du Sénégal, condition indispensable pour valider toute candidature, son projet s’est effondré avant même d’entrer pleinement en compétition.
Dans une interview accordée au journal L’Observateur, le poète sort de sa réserve avec une émotion palpable. Il dénonce ce qu’il considère comme un manque total de considération de la part des autorités sénégalaises. Selon lui, le silence du pouvoir, notamment celui du chef de l’État, relève d’une « incivilité républicaine ». L’absence d’audience présidentielle pendant plusieurs mois a été vécue comme un désaveu personnel autant qu’institutionnel.
Au cœur de ses critiques figure également Mary Teuw Niane, qu’il accuse d’avoir bloqué son élan. Dans des propos empreints d’amertume, Amadou Lamine Sall affirme que toutes les portes lui ont été fermées, rendant impossible toute avancée de son dossier. Ce qu’il pensait être une mobilisation constructive pour porter sa candidature se serait finalement transformé, selon ses mots, en une démarche qui a précipité son échec.
Cette désillusion est d’autant plus forte que l’écrivain dit avoir investi énergie et conviction dans ce projet à dimension internationale. Il évoque une forme de sanction implicite pour avoir tenté de rechercher des soutiens en dehors des circuits officiels. Une démarche qui, au lieu de renforcer sa position, aurait contribué à fragiliser davantage sa crédibilité auprès des décideurs.
Malgré cette épreuve, Amadou Lamine Sall ne renonce pas à faire entendre sa voix. Il annonce la publication prochaine d’un ouvrage dans lequel il promet de dévoiler les coulisses de cette aventure avortée. À défaut d’accéder à la tribune institutionnelle de la Francophonie, il entend utiliser la littérature comme espace d’expression et de transmission de son projet pour l’OIF.
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