Depuis le 21 juillet 2025, l’Inspection générale des finances (IGF) a lancé un audit exhaustif des arriérés de paiement accumulés par l’État sénégalais. Une initiative jusque-là discrète, mais révélée cette semaine par le Fonds monétaire international (FMI) dans ses conclusions à l’issue de sa dernière mission à Dakar.
Selon l’institution de Bretton Woods, cet exercice constitue une étape décisive pour corriger les déclarations budgétaires erronées et renforcer la transparence dans la gestion publique.
D’après Les Échos, l’audit vise à identifier avec précision l’ensemble des dettes non réglées par l’État et à comprendre les causes profondes des retards de paiement. Administrations publiques, entreprises et fournisseurs concernés par des collaborations avec l’État sont scrutés dans le cadre de cette opération.
Pour mener à bien cette mission, plusieurs équipes spécialisées de l’IGF sont mobilisées. Elles procèdent à une analyse fine des documents comptables et recoupent les informations avec celles des services financiers des ministères et établissements publics.
Au-delà du diagnostic, l’IGF devra également proposer des solutions pour éviter que de tels arriérés ne se reproduisent à l’avenir. L’objectif est clair : restaurer la confiance des prestataires et partenaires de l’État, et améliorer la crédibilité de la gestion budgétaire.
La finalisation de cet audit pourrait cependant avoir un impact direct sur les finances publiques. Le règlement des dettes identifiées pèsera sur les budgets des prochains exercices, nécessitant sans doute des arbitrages difficiles. Mais pour les experts financiers interrogés par Les Échos, ce chantier est incontournable : il représente un pas essentiel vers une discipline budgétaire accrue et une transparence renforcée dans la gestion des deniers publics.
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