Le chroniqueur Modou Fall a été entendu par les enquêteurs de la Brigade de recherches dans le cadre de l’affaire liée à sa sortie médiatique controversée, qui lui a valu un placement sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles. Face aux questions des enquêteurs, il a tenu à clarifier ses propos et à repréciser sa pensée.
Selon des informations rapportées par le journal Libération, Modou Fall a affirmé n’avoir jamais soutenu que l’État ou des membres de la mouvance présidentielle auraient remis de l’argent à des étudiants. Il soutient avoir simplement voulu « lancer une alerte », sans accuser formellement une autorité ou un camp politique précis. Il a insisté sur le fait que ses déclarations ne visaient pas directement le pouvoir en place.
Interrogé sur l’identité des supposés financeurs évoqués dans sa sortie, le chroniqueur n’a avancé aucun nom. Il aurait parlé de « personnes malintentionnées », sans fournir davantage de précisions. Confronté à l’insistance des enquêteurs, il a reconnu ne disposer d’aucune preuve tangible pour étayer ses affirmations, admettant qu’il s’agissait en réalité d’une rumeur.
Modou Fall a également contesté avoir directement accusé les autorités d’avoir rétribué des étudiants dans le but d’incriminer certaines figures de l’opposition, notamment Bougane Guèye Dany, Barthélemy Dias et Thierno Alassane Sall. Il soutient que ses propos ont été mal interprétés ou sortis de leur contexte.
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